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Commerce : le désir de dépenser

Commerce : le désir de dépenser

Tags : Carte Bancaire CDLK COVID-19 Paiement

Juin 2020

Article paru dans  L'Express le 25 juin 2020

"Tous canaux de distribution pris en compte, boutiques et Internet, les paiements par carte bancaire sont revenus à 96% de leur niveau d'avant confinement", abonde Benoît Gruet, à la tête de la fintech CDLK. [...] C'est sans doute la meilleure nouvelle de ce début d'été : les Français ont repris le chemin des magasins... pour l'instant. [...] Les commerces d'alimentation, les jardineries et animaleries, les magasins de sport, les salons de coiffure et de beauté ont retrouvé, voire dépassé leurs niveaux de fréquentation d'avant l'épidémie.

Juin 2020

Financial NewTech Watchlist 2020 (Capgemini, EFMA)

Cette liste a été dévoilée le 28 mai lors de la cérémonie en ligne du Financial NewTech Challenge 2020. Sélectionnée par un panel d'experts de Capgemini et de l'Efma, la Watchlist comprend 100 nouvelles technologies financières (start-ups ou scale-ups fournissant une solution B2B aux institutions financières) dans le monde entier qui contribueront à remodeler le paysage des services financiers en 2020.

CDLK y figure dans la catégorie Retail Banking.

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Déconfinés, les Français dépensent pour bricoler, jardiner et se chausser

Déconfinés, les Français dépensent pour bricoler, jardiner et se chausser

Tags : Big Data Carte Bancaire CDLK COVID-19 Paiement

Juin 2020

Article paru dans Les Echos le 5 juin 2020

Avec la réouverture des magasins, les consommateurs retrouvent leurs marques et leurs habitudes. Parmi les grands gagnants figurent le secteur de la maison et du jardin ainsi que les distributeurs de chaussures, selon une étude menée par la fintech CDLK. Quant au succès des boucheries-charcuteries, né pendant le confinement, il ne se dément pas.

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Petit à petit, les Français reprennent leurs habitudes d'achat d'avant le confinement. Sur un indice 100 de dépenses début mars, un point bas à seulement 47 était atteint le 24 mars après une semaine de sidération passée à domicile, selon une étude menée par la fintech CDLK sur les paiements par carte bancaire de 150.000 personnes. Mais à la fin du confinement, l'indice était déjà remonté à 70 avant de grimper à 87 le 29 mai.

En parallèle, la part des achats en ligne revient à ses niveaux d'autrefois, à près de 30 % contre 40 à 43 % durant le confinement. « On retrouve les positions antérieures. Mais il va falloir continuer à observer les évolutions. Les gens ont été contents de retrouver les boutiques. Rien ne dit qu'il n'y aura quand même pas un effet de cliquet sur les habitudes d'achat en e-commerce », nuance cependant le président et co-fondateur de CDLK, Benoit Gruet. Ajoutant qu'il va également falloir être attentif aux effets de « l'anxiété économique forte ».

Porté par la saisonnalité

Le grand gagnant du déconfinement est le secteur de la maison, du jardin et de l'animalerie. Début mars, il pesait 8 % des dépenses en cartes tous univers confondus. Après un temps de très forte baisse, il a progressivement repris de la vigueur aidé par la réouverture assez tôt des jardineries et celle, notamment en drive, des magasins de bricolage. Fin mai, il caracolait à 14 % des emplettes.

« Le boom est très net, même s'il faut intégrer un effet de saisonnalité lié aux beaux jours », précise Benoit Gruet. Les Français ont envie de continuer à bricoler, à équiper son intérieur et à s'occuper du coin de verdure ou du balcon qui ont été si précieux pendant le confinement. D'autant que, pour un certain nombre de professions, le télétravail perdure une partie de la semaine, donnant à son cadre de vie encore plus d'importance.

Si les Français chouchoutent leur chez-eux, ils prennent aussi soin de... leurs pieds. « Depuis le déconfinement, il existe une vraie frénésie en matière d'achat de chaussures », constate Benoit Gruet, surpris de l'ampleur du phénomène. Fin mai, l'indice dépassait les 180 par rapport à 100 trois mois plus tôt. La mode est aussi en croissance par rapport à la normale mais de manière bien plus modérée. Pour les vêtements et accessoires, la part des achats en ligne reste d'ailleurs plus élevée qu'avant.

Les coiffeurs sont moins chanceux que les distributeurs de souliers. S'ils ont fait l'objet de discussions enflammées durant tout le confinement et si les sommes dépensées chez eux ont explosé dès leur réouverture, trois semaines plus tard, le mouvement s'est tassé, même s'ils travaillent encore davantage que d'habitude.

Regain de dépenses chez les cavistes et les boulangers

Côté alimentaire, les dépenses en super et hypermarchés retrouvent plus ou moins leur rythme de croisière tout en restant au-dessus de la moyenne habituelle. Mais les boucheries, charcuteries et poissonneries continuent à afficher des performances spectaculaires. Ces commerces de proximité gardent un indice de 140 contre 100 le 1er mars. « Les boucheries-charcuteries ont très bien tiré leur épingle du jeu durant le confinement et continuent à attirer les consommateurs », observe le président de CDLK.

La fin du confinement rime aussi avec retour en fanfare chez les cavistes, même si ceux qui le souhaitaient avaient pu rester ouverts. Les boulangeries-pâtisseries, dont la chute des achats par cartes pendant les huit semaines où il fallait une autorisation pour sortir reflétait notamment le fait qu'on s'y procurait du pain mais plus beaucoup de sandwichs et de gâteaux, retrouvent de leur côté leurs standards. La reprise du travail y favorise la consommation le midi, et le temps à consacrer aux pâtisseries faites maison a nettement diminué.

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Consommation : le soufflet de l'e-commerce retomberait-il en sortie de crise?

Consommation : le soufflet de l'e-commerce retomberait-il en sortie de crise?

Tags : Big Data Carte Bancaire CDLK COVID-19 Paiement

Juin 2020

Article paru dans  Point Banque le 5 juin 2020

Les données les plus récentes issues des porteurs de cartes bancaires témoignent d'un regain de consommation en mai.  Son niveau reste toutefois inférieur à la normale à la fin du mois, se situant sur un plateau. Après avoir été l'objet d'un certain engouement au coeur de la période de la crise -confinement-, le commerce en ligne revient en arrière.

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Selon des données obtenues et analysées par CDLK, à partir d'un échantillon de 150.000 cartes bancaires, la consommation a repris des couleurs en maiCependant, au cours de la dernière semaine de mai, les achats ont cessé de progresser, se situant sur un plateau inférieur de plus de 13% à la normale (niveau de consommation au premier mars). Tous les achats n'ont effectivement pas repris, notamment, au premier chef, les dépenses de voyages, hôtels-restaurants. 

Reflux du commerce en ligne 

Si le commerce en ligne a été, comme on le sait, dopé par la crise, atteignant 40% des achats (par carte) le 24 mars, il se situe désormais en net reflux. Fin mai, il ne représentait plus que 29% de la consommation, soit un niveau proche de l'avant crise (31%). Les acheteurs ont sans doute eu envie de retrouver le chemin des magasins physiques, d'où ce contrecoup. Toujours est-il qu'aucun effet de cliquet n'est enregistré s'agissant de l'e-commerce.

Ce constat est valable pour les dépenses en alimentation, supermarchés et hypermarchés, où avait été enregistrée une forte hausse des achats en ligne. Ceux-ci étaient passés de 5 à 11% du total. Un reflux a lieu fin mai, cette part retombant à 8%.

Boom du secteur "Maison, jardin et animalerie"

Si, sans surprise, la consommation a plongé dans tous les secteurs au début du confinement (hors alimentaire et vente à distance), la reprise n'a pas lieu partout au même rythme. CDLK relève un véritable boom des achats dans le secteur, "Maison, jardin et animalerie", avec des ventes supérieures de 60% à la normale! 

Sous l'effet de la ruée vers les coiffeurs, les achats "beauté et bien être" ont eux aussi fortement progressé après le 11 mai, mais ils retombent déjà. Le secteur de la mode s'est repris aussi, avec un engouement inattendu pour les achats de... chaussures.

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Avec SUPPORT MERID, le relevé bancaire joue enfin la carte de la transparence !

Avec SUPPORT MERID, le relevé bancaire joue enfin la carte de la transparence !

Tags : Carte Bancaire CDLK Paiement Relevé de compte SUPPORT MERID

Février 2020

Article paru dans RiskAssur le 28 février 2020

Alors que plus de 55% des paiements sont effectués par carte bancaire en France (Observatoire de la sécurité des moyens de paiement), plus d'1 Français sur 2 admet avoir déjà rencontré des difficultés pour recouper et identifier ses dépenses effectuées par carte bancaire lors de la consultation de ses relevés. Ce chiffre s'élève même à 72% chez les 25-34 ans (étude OpinionWay pour CDLK, avril-mai 2019).

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Des relevés bancaires trop opaques 

Il est parfois bien difficile de comprendre à quoi correspondent vraiment les intitulés mentionnés sous certaines dépenses dans son relevé bancaire. De nombreux commerces sont en effet enregistrés sous un nom qui n'est pas celui du point de vente fréquenté, voire qui sont localisés dans un autre département. Ce défaut d'information peut devenir une véritable source d'anxiété pour un client : quand on ne parvient pas à identifier une dépense, la suspicion de fraude vient très vite à l'esprit. 

Ainsi, les services clients des banques comptabilisent en moyenne 2 appels par conseiller et par jour liés à ce problème. Malheureusement, la banque dispose du même niveau d'information que son client et se retrouve donc dans l'incapacité de l'aider. Seule possibilité pour le consommateur : mener l'enquête sur Internet sans garantie de succès. Une situation que CDLK a parfaitement identifiée et à laquelle la FinTech apporte aujourd'hui une solution résolument innovante avec SUPPORT MERID.

CDLK fait toute la lumière sur le relevé bancaire !

SUPPORT MERID repose sur une solution Smart Data (la PDMP) développée par CDLK, qui permet de traiter, filtrer et enrichir les données issues des transactions par carte bancaire en les croisant avec d'autres données externes. La solution s'appuie également sur un référentiel de marchands actualisé en temps réel et identifiant plus d'1,2 million de points de vente.

Cette particularité permet à CDLK de renseigner les dépenses par carte bancaire de façon ultra fine et précise. Par exemple, le libellé de dépense « 77Velizy 2 » affiché aujourd'hui dans le relevé bancaire apparaîtra, grâce à la solution SUPPORT MERID, sous sa réelle appellation « Vertbaudet ». Le client a même la possibilité de géolocaliser son achat sur un plan (Centre Commercial de Vélizy) et de voir sa dépense catégorisée de manière fiable et automatique (Habillement). Il a également accès à un historique de ses dépenses réalisées chez ce commerçant, information bien pratique pour gérer son budget ou pour détecter un cas de fraude récurrent.

De façon totalement transparente, la fonctionnalité est intégrable en quelques semaines par une banque à son relevé de compte en ligne existant, website et app bancaire. Une fois l'API activée, il suffit ensuite pour le client de cliquer sur une dépense pour afficher les détails de l'enseigne débitrice, tels que le type de paiement effectué (en boutique ou en ligne) et son adresse physique le cas échéant. La solution propose une catégorisation des dépenses fiable à plus de 99%, un taux bien supérieur à celui observé actuellement sur le marché, ainsi qu'une consultation de l'historique des dépenses par point de vente.

Enrichir encore l'expérience digitale de la banque au quotidien 

En facilitant l'identification des dépenses, SUPPORT MERID apporte une meilleure compréhension du relevé de compte. Cette solution peut également s'avérer très utile pour accélérer une décision d'opposition en cas de fraude avérée.

Pour les banques, cette fluidité se traduit par une meilleure productivité et rentabilité, grâce à la réduction instantanée du nombre d'appels au service clients. C'est également l'opportunité pour elles de développer, à l'intention de leurs clients, des outils de maîtrise de budgets beaucoup plus fins et réalistes que ceux qui existent aujourd'hui : les solutions actuelles reposant sur des libellés de dépenses imprécis ne permettent pas une bonne catégorisation. 

Au final, SUPPORT MERID participe d'une expérience bancaire digitale enrichie, rassurante et donc plus satisfaisante, avec tous les avantages que cela génère, la fidélisation et la recommandation en tête !  

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Le cashback bancaire : une tendance forte

Le cashback bancaire : une tendance forte

Tags : Banque Cashback CDLK Paiement

Février 2020

Article paru dans le Magazine Points de Vente le 18 février 2020


Allier marketing et monétique, le pas est aujourd'hui fait. « Partant du principe qu'il existe 50 millions de cartes bancaires en France dont l'offre est relativement standardisée et que les banques exploitent difficilement la donnée transactionnelle appliquée aux cartes bancaires, qui aujourd'hui sont clairement le moyen de paiement préféré des Français, un large fossé s'ouvre sur des possibilités particulièrement intéressantes de segmentation et de comportement d'achat » observe Benoît Gruet, président et cofondateur de CDLK. 

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Le cash back “promotionnel" consiste ainsi à exploiter l'audience des banques, souvent plusieurs millions de porteurs de cartes bancaires, pour pousser de manière privilégiée des messages et intervenir comme nouveau canal de communication promotionnel pour le marchand. Un système très présent sur Internet mais qui n'existait pas, jusqu'à présent, pour les magasins physiques. La banque propose, ainsi, à ses porteurs de cartes, d'obtenir des réductions sur les achats réalisés auprès de commerçants faisant partie d'un programme. LCL et la Société Générale ont ainsi passé le pas. Le porteur ciblé reçoit un message pour se rendre chez un commerçant, réaliser des achats et bénéficier d'une remise, de manière totalement transparente. La banque du porteur constate qu'un achat a été effectué chez un partenaire du programme et, si les conditions sont respectées, déclenche un remboursement, un cash back, du montant décidé sur le compte bancaire du porteur. Pour ce faire, une plate-forme internalisée ou externalisée aura poussé des messages et réalisé du ciblage entre les clients venus en point de vente et les non clients, par exemple.

« Nous avons observé en 2010 un fort démarrage de ce modèle aux États-Unis et, désormais, le cash back appliqué aux cartes bancaires apparait pour le retail comme  un nouvel outil marketing à la performance » souligne-t-il.

 ATTENTION AUX GAFA

Côté commerçant, il s'agit de toucher sa cible clientèle mais, également, de créer du trafic dans sa boutique, le tout via le canal bancaire. Côté banque, l'objectif est de tisser une relation commerciale et marketing autre que l'installation d'un simple TPE. « L'adoption progressive de ce modèle par les banques va dans le sens de l'histoire » continue Benoît Gruet. Ces outils permettent à la banque de partager avec les commerçants la mesure de chaque campagne au niveau de sa performance en termes de volumes de cash back ou de taux de pénétration. Il est possible d'analyser les données avant et après campagne, au niveau du panier moyen, de la fréquence d'achat dans le point de vente, si le client fréquente déjà le point de vente. À la fin d'une campagne, les résultats sont observés par rapport aux critères existants et sur les porteurs de cartes qui ne sont pas venus. La banque peut sous-segmenter la population des clients existants, des anciens clients qui ne fréquentent plus le point de vente depuis 6 mois par exemple, et les réactiver avec des offres différentes. « Les banques ont été jusque-là attentistes, mais aujourd'hui, compte tenu de l'arrivée sur leur marché des GAFA et autres BATX, le risque est devenu réalité. En résumé, si les banques n'exploitent pas rapidement et vertueusement la donnée transactionnelle au sein de leur modèle, la menace de désintermédiation sera indubitablement plus élevée » prédit Benoît Gruet. L'écosystème banque-commerçant pourrait, ainsi, connaître un élan nouveau, avec l'exploitation de l'audience, une vraie valeur ajoutée pour le commerçant qui bénéficie de nouveaux canaux de communication d'offres promotionnelles, payés à la performance.

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Janvier 2020

Mapping Fintech France 2020 (NewAlpha AM, Exton Consulting)

La société de gestion NewAlpha Asset Management et le cabinet de conseil Exton Consulting ont associé leurs expertises et leurs complémentarités afin de proposer la troisième édition de leur cartographie annuelle des fintech entrepreneuriales françaises établie à fin décembre 2019.

CDLK figure pour la 3ème consécutive dans la catégorie "Payment - Loyalty" / Fintech de plus de 5 ans.

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Janvier 2020

PANORAMA 2020 ECOSYSTEME FINTECH EN FRANCE

Le cabinet de conseil en innovation Klein Blue, en partenariat avec Finance Innovation, présente son panorama des fintechs françaises. L'écosystème compte 863 startups en janvier 2020 vs 706 en janvier 2019. 

CDLK figure dans la catégorie Paiement, qui regroupe les acteurs proposant un service innovant de paiement.

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Janvier 2020

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2020

France FinTech et BlackFin Tech publient le panorama des fintech françaises 2020. Dans cette nouvelle édition, près de 600 entreprises innovantes des services financiers opérant sur les métiers bancaires, assurantiels, de la regtech et de la gestion d'actifs sont présentées.

CDLK y figure, en tant que leader français des solutions de Cashback Bancaire (catégorie Fidélisation - Programmes de cashback). 

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Ces cartes bancaires qui vous rendent de l'argent

Ces cartes bancaires qui vous rendent de l'argent

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback LCL Paiement Société Générale

Janvier 2020

Article paru dans Le Monde le 20 janvier 2020


Certaines banques remboursent une fraction des achats. Le client peut dépenser ses gains à sa guise, contrairement aux programmes de fidélité traditionnels des commerçants donnant droit à des bons d'achat. Votre carte bancaire vous coûte cher ? Il est parfois possible de la rentabiliser.

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Certaines banques ont mis en place un service de « cashback » qui rembourse au client une fraction de ses dépenses par carte. C'est le cas notamment dans certaines caisses du Crédit agricole, chez LCL, ou encore à la Société générale, chez Revolut et N26.

« Il s'agit d'une tentative, pour les banques, de redonner du pouvoir d'achat à leurs clients et de contrebalancer le prix élevé de leurs cartes, qui atteint en moyenne 44 euros pour une carte classique et 127 euros pour une version haut de gamme », décrypte Maxime Chipoy, le responsable de Meilleurebanque.com. Un système inspiré des cartes de fidélité des grandes enseignes de la distribution comme Franprix, Casino, Sephora ou Go Sport.

Autour de 5 % de l'achat

En mieux. « Les programmes de fidélité des distributeurs procurent des avantages sous forme de bons d'achat utilisables dans leur enseigne. A l'inverse, le cashback mis en place par les banques est directement versé sur le compte du client, qui peut les dépenser comme bon lui semble », confirme Maxime Chipoy. Les programmes de cashback des banques rapportent autour de 5 % de l'achat, avec des taux allant de 2 % à 20 %, voire plus pour certaines opérations ponctuelles. Ainsi, les clients de N26 (offre standard incluse) ont bénéficié jusqu'au 10 janvier d'un cashback de 10 % sur leurs réservations sur le site de réservation Booking.

« Le cashback est financé par les commerçants, qui l'utilisent comme un outil de conquête et de fidélisation de leur clientèle. C'est pourquoi le taux varie d'une enseigne à l'autre au sein d'un même programme », décrypte Stéphanie Vuillemin, responsable marketing services aux particuliers de la Société générale, dont le programme reverse entre 2 % et 15 %, avec une moyenne de 5,4 %. Il inclut 24 grandes enseignes nationales représentant 1 500 points de vente en France ainsi que 800 sites d'e-commerce (Fnac, Booking, Expedia, etc.).

« Le programme a été lancé en 2014 pour les achats en ligne, puis étendu aux commerces physiques en octobre 2019. Les enseignes partenaires ont versé 300 000 euros à nos clients sur les deux derniers mois de l'année », indique Stéphanie Vuillemin.

De son côté, LCL met l'accent sur les commerçants locaux, en plus d'une dizaine d'enseignes nationales et de plus de 200 sites Internet. « Plus de 4 000 commerces de proximité sont concernés depuis le lancement de CityStore en août 2019 : le client peut les identifier via la géolocalisation sur son appli LCL », précise Olivier Balima, directeur marchés et clients.

Beaucoup plus ciblé, Orange Bank ne propose du cashback que sur les achats de ses clients dans les boutiques Orange, tandis que, de son côté, la carte Air France-KLM-American Express permet d'accumuler des miles de la compagnie aérienne à chaque dépense.

Mais tout n'est pas perdu pour les clients des réseaux ne proposant pas de dispositif de fidélité. Ainsi, la néobanque Max s'apprête à lancer en février un programme incluant 5 000 commerçants physiques et en ligne.


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Le Cashback débarque en France

Le Cashback débarque en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Paiement

Décembre 2019

Article paru dans le magazine Point Banque  [Extrait]

La Société Générale a annoncé une offre élargie, ce sera bientôt le cas de la Banque Postale, et d'autres banques y réfléchissent : les solutions de cashback, qui se veulent simples – il suffit pour le client de payer avec sa carte bancaire pour obtenir un remboursement d'une fraction de ses achats – fleurissent en France. Une manière pour les banques de fidéliser les clients porteurs de cartes, au moment où les Gafa lorgnent sur le marché des paiements.

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Présentant le 15 novembre sa nouvelle solution de cashback, la Société Générale a mis en avant son caractère innovant : « C'est l'offre de cashback la plus large en France » a affirmé Stéphanie Vuillemin, responsable marketing, services aux particuliers. Seul LCL propose une offre du même genre, a souligné la responsable bancaire, mais l'ex Crédit Lyonnais vise surtout le commerce de proximité. Alors que, de son côté, la Société Générale, propose désormais à tous ses clients porteurs de cartes un remboursement d'une partie de leurs achats dans une vingtaine de grandes chaînes de magasins physiques. Voilà la vraie nouveauté : à côté du cashback existant depuis plusieurs années pour le commerce en ligne, via les offres bancaires de LCL et de la Société Générale (seules banques à s'être lancées dans cette expérience) ou surtout par le biais de sites spécialisés, la SocGen propose désormais des remboursements pour des achats dans des enseignes « en dur » comme Conforama, André, Go Sport, BP (stations-services), Roady, Oui Sncf... Au total, 1.500 points de vente sont concernés. Le mot d 'ordre est : simplicité. Il suffit de payer avec sa carte bancaire, aucun coupon ou autre carte de fidélité n'est à présenter, c'est ce que les Américains appellent le CLO (Card-Linked-Offer). L'objectif est l'expérience client la plus fluide, semblable au fameux « one click » d'Amazon. Les clients de la Société Générale disposent d'une cagnotte, transférable sur leur compte courant, en euros sonnants et trébuchants, dès qu'elle a atteint 20 euros. Cette cagnotte est bien visible. Tout comme l'offre de cashback, désormais insérée sur la page du compte en ligne de chaque client, alors que l 'ancienne proposition - purement on line - était accessible seulement via un site dédié. La Société Générale a cherché à faire progresser fortement la communication sur le sujet...

La recherche de la fidélisation

La ristourne va de 10% chez André à 4% pour Oui Sncf. La moyenne est de 5%. Par ailleurs, de nombreuses enseignes en ligne, liées à l'ancienne offre de cashback de la banque, réservée à sa clientèle premium, restent aussi disponibles. Selon les calculs de la Société Générale, sur la base des dépenses actuelles des porteurs de carte, l'économie atteindrait en moyenne une centaine d'euros par an par client. Une manière pour celui-ci de se voir rembourser le coût annuel de la carte bancaire, et même au-delà. Une incitation à rester client de la banque. C'est cette fidélisation qui est recherchée avant tout, affirme la Société Générale. 250.000 clients avaient été séduits par la précédente offre de cashback, pour les achats en ligne. La banque veut aller évidemment beaucoup plus loin. Il faut dire que la marge de progression est immense, en regard des pratiques des pays anglo-saxons, et si l'on considère les Français désormais mûrs pour ce système. Aux Etats-Unis, 60% des consommateurs bénéficient de telles offres, contre environ 10% en France. Le cashback ne génère que 700 millions d 'euros de chiffre d'affaires dans l'hexagone. 

Ce modèle, dont on pensait qu'il ne pourrait être adapté en France, inspire désormais d'autres banques. [...] Toutes réfléchissent au cash back, et une grande banque à réseau va bientôt annoncer qu'elle franchit le pas : La Banque Postale devrait proposer une telle offre en janvier, selon nos informations, obtenues de plusieurs sources. La banque n'a pas souhaité commenter officiellement cette information.

Avec quelles données fonctionner ?

Derrière la simplicité affichée du modèle pour le client, apparaissent en arrière-plan plusieurs questions à la fois techniques et de stratégie commerciale. La première, c'est sur la base de quelles données le cash back est-il actionné et versé au client ? Les offres de cash back online fonctionnent au moyen d'un cookie, mis en place quand le client s'y inscrit. Lors de l'achat sur un site de commerce en ligne partenaire, cookie est actionné, et la ristourne peut ainsi être attribuée au client. Bien évidemment, il faut trouver une autre solution pour les commerçants « en dur ». La problématique ? Bien identifier le commerçant chez lequel l'achat par carte bancaire a eu lieu, être sûr qu'il participe effectivement au programme de cashback. Une question plus difficile à résoudre qu'il n 'y paraît au premier abord.

La Société Générale a fait le choix de confier cette partie du business à CDLK. Sur son site, cette entreprise, fondée en 2013, affiche directement son objectif : « CDLK convertit les données transactionnelles en nouveaux services pour la banque ». Précisément, s'agissant du cashback, « le principe repose sur l'identification de la signature monétique de chaque commerçant partenaire du programme ». L'information est ensuite traitée pour la banque, qui peut attribuer le cashback correspondant à son client.

Il s'agit « de données monétiques précises, obtenues avant d'être appauvries et non du résultat retraité par la banque, qui arrive in fine sous la forme du relevé de carte bancaire fourni à chaque client » souligne Benoit Gruet, fondateur de CDLK, interrogé par Point Banque. « Vous voyez bien que ce relevé est souvent peu lisible, avec des dénominations absconses. En outre, il comporte des erreurs, les commerçants pouvant par exemple changer de chaîne de commerces dans changer leur dénomination ». Comment dès lors ne pas attribuer du cashback à un client ayant fait apparemment un achat chez Bricorama -par exemple-, alors que le franchisé a décidé, pour telle ou telle raison, de ne pas participer au programme ou a changé de franchise ?

Pour Benoit Gruet, « une donnée qui a de la valeur est une donnée brute, non retraitée. C'est celle issue du contrat monétique avec la banque acquéreuse, où figurent le Siret, le nom du commerçant, sa ville, son code postal ». Le cash back mis en place par LCL dès 2015 fonctionnait donc, aussi, sur la base de données monétiques brutes, traitées par CDLK.

Selon le patron de CDLK, il n'est donc pas possible paiements mettre en place un programme de cashback fondé sur l'utilisation des données bancaires obtenues via la DSP2 - ou en attendant son application réelle, en webscraping - autrement dit les données concernant les commerçants telles quelles figurent sur les comptes bancaires des consommateurs. Des données souvent imprécises, avec des libellés peu explicites, comme peut le constater tout un chacun. 

[...]

 

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Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Paiement Société Générale

Novembre 2019

Article paru sur  MindFintech le 15 novembre 2019

Alors que les nouveaux acteurs positionnés sur le cashback promettent des programmes de plus en plus personnalisés, Société Générale fait un choix inverse en ajoutant un nouveau volet à son programme Grande Avenue, dévoilé le 15 novembre. Ce projet concerne le cashback en magasin, car depuis la création de Grande Avenue (opérée par la filiale du groupe CFC Services) en 2014, seules des offres en ligne étaient proposées aux membres du programme de cashback via des liens d'affiliation. La nouvelle offre est baptisée "Le Cashback Société Générale". 

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Objectif : apporter un service différenciant par rapport aux concurrents, dont très peu proposent actuellement ce type de programmes. LCL, pionnier en la matière, développe Avantage+ depuis 2015. Banque Casino pilote également un programme, mais le cashback ne peut être dépensé que dans les magasins du distributeur. Des start-up comme Capital Koala, Joko ou Poulpeo sont aussi actives. 

L'ancien programme Grande Avenue s'élargit donc avec une offre de cashback en magasin. Le mot d'ordre : simplicité pour le client. Pas besoin de pré-activation des offres : une fois le client enrôlé dans le programme, le cashback est engrangé automatiquement à chaque paiement chez un partenaire avec la carte Société Générale. Le bonus est versé sur une cagnotte trois jours après l'achat. Pour cela, CFC Services a fait appel à CDLK. Contrairement aux nouveaux entrants qui accèdent aux données via des agrégateurs dans le cadre de la DSP2, la start-up récupère le flux monétique directement auprès de la banque puis les analyse de manière à identifier les enseignes et points de vente partenaires (lire notre dossier “ comment mettre en oeuvre un programme de cashback"). La cagnotte dédiée au cashback est affichée dans la synthèse des comptes du client, et peut être reversée sur le compte courant à partir de 20 euros. 

Pas d'offres personnalisées

Tous les clients reçoivent le même pourcentage de cashback, quel que soit la gamme de leur carte Société Générale. Et, alors que les nouveaux acteurs du cashback (dont CDLK) proposent aux commerçants partenaires de cibler leurs campagnes grâce à l'analyse des données bancaires (en offrant par exemple une réduction plus élevée aux nouveaux clients, à ceux qui ont l'habitude d'aller chez le concurrent, etc...), Société Générale refuse toute personnalisation. “Nous ne voulons pas exploiter les données des clients auprès des partenaires", indique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing services aux particuliers.  

Mais si l'offre est pensée pour être simple pour les clients, convaincra-t-elle les commerçants, qui financent la totalité du cashback ? “L'enseigne a une visibilité sur le site Société Générale, auprès d'une audience de qualité", assure Stéphanie Vuillemin. Reste qu'avec l'automaticité du versement du cashback, il n'est pas garanti que les clients prennent la peine d'aller régulièrement voir qui sont les partenaires et que le programme permettra de recruter de nouveaux clients ou d'augmenter la fidélité et le panier moyen des existants. “Les clients pourront voir sur leur cagnotte quels achats leur ont rapporté de l'argent", rappelle la responsable marketing.  

Un seul partenaire de référence

Pour mettre les commerçants en avant, le programme vise donc un nombre restreint “de grandes enseignes nationales, contrairement à LCL qui enrôle de plus petits commerçants pour son programme Avantage+", commente Stéphanie Vuillemin. Et pour la plupart des secteurs, comme les stations-service par exemple, Société Générale “choisira un seul partenaire de référence", indique  Bertrand Cozzarolo, directeur adjoint clients, distribution et marketing du groupe bancaire. 

Pour l'instant, CFC Services a signé avec vingt partenaires commerçants, qui représentent 1 500 points de vente en France (parmi lesquels SIXT, BP, Conforama, les marques d'habillement Caroll, Kaporal, André et Cyrillus, GoSport, Oui.SNCF, Urban Sports Club...). Le programme va continuer à s'enrichir, notamment sur le voyage et les loisirs, pour monter jusqu'à une quarantaine de partenaires environ. 

Si le marché évolue vers la personnalisation, SocGen s'adaptera

“Nous présenterons tous les mois à nos partenaires commerçants des statistiques anonymisées montrant quel pourcentage de chiffre d'affaires est constitué par des personnes qui n'étaient pas clientes auparavant", assure la directrice marketing, qui indique que le programme est encore trop jeune pour disposer de chiffres. 

“Pour l'instant, nous avons réussi à obtenir des remises génériques très satisfaisantes de la part des commerçants partenaires, et nous ne voulons pas être trop agressif en poussant des offres commerciales aux clients, explique Bertrand Cozzarolo. Le cashback oscille entre 3 et 12% chez les vingt partenaires du programme. Pour autant, Bertrand Cozzarolo reconnaît que “cibler grâce à de la donnée client est une demande forte des enseignes". “Si l'on se rend compte que des logiques de ciblage avec accord du client sont nécessaires pour obtenir des remises intéressantes, alors nous pourrons y réfléchir. Mais pour l'instant, nous n'y avons pas été obligés."

250 000 adhérents

Grande Avenue comptait 180 000 adhérents quand le programme, jusque-là réservé à une clientèle haut de gamme, a été ouvert à tous les clients de Société Générale  en avril 2018. mind Fintech révélait alors qu'un total d'un million d'euros de cashback avait été reversé aux clients depuis la création du programme, en 2014. Il en comptait entre 220 000 et 230 000 fin octobre et, avec le lancement du cashback en magasin début novembre, le compteur serait déjà grimpé à 250 000. Depuis début novembre, 15 000 euros de cashback ont été reversés (à la fois en ligne et en magasin).   

Le programme va être promu via des notifications sur les applications dans les semaines à venir. “Nous estimons que la moyenne de nos clients pourraient, en combinant le cashback en ligne et en magasin, recevoir en moyenne 100 euros par an", assure Stéphanie Vuillemin. Tous les porteurs de carte du groupe sont ciblés, soit 5 millions de clients environ.  

 

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Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Paiement Relevé de compte

Juillet 2019

A la Une de Point Banque le 8 juillet 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà éprouvé des difficultés à identifier l'origine d'une dépense sur son relevé de carte bancaire et plus d'un quart a même craint un risque de fraude. Telle est la conclusion d'une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de la Fintech CDLK : « Les Français et le suivi des dépenses par carte bancaire ».

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Alors qu'une grande majorité des Français (86 %) considère que leur banque évolue positivement en intégrant les dernières technologies à leur offre de service, les relevés bancaires ne sont pas encore jugés satisfaisants.

Dépenses difficiles à identifier et risques de fraude

52 % des sondés ont déjà éprouvé des difficultés, lors de la consultation de leur relevé de dépense carte bancaire, à identifier un commerçant. Cette ambiguïté inquiète plus de la moitié des personnes concernées (54%), qui ont craint un risque de fraude.

Cette difficulté engendre des inquiétudes, et un taux d'appel téléphonique vers la banque assez important: 38 % des sondés ont eu recours à leur banque pour obtenir une clarification, et poser des questions qui restent souvent sans réponses, ce qui génère un grand nombre d'appel.

Les Millenials sont particulièrement concernés, avec 72 % des 25-34 ans ayant éprouvé des difficultés dans la lecture de leur relevé. 45 % ont craint un risque de fraude.

Un intérêt grandissant pour un suivi précis des dépenses

La possibilité d'obtenir un meilleur suivi des dépenses effectuées par carte bancaire intéresse de  nombreux sondés. 77 % déclarent ainsi qu'ils seraient intéressés par la possibilité d'identifier le commerçant sur le relevé pour chacune des dépenses effectuées, dont 33 % sont très intéressés.

Parmi les sondés ayant eu un doute sur l'origine d'une dépense carte bancaire, 91 % sont intéressés par des libellés plus précis et plus explicite des dépenses effectuées. L'intérêt pour cette amélioration dépasse même le périmètre des personnes directement confrontées à cette problématique d'identification puisque 73 % des utilisateurs réguliers ayant déclaré n'avoir jamais rencontré cette difficulté sont intéressés par ce service.

Les jeunes apparaissent également en forte attente de ce type d'évolution : 83 % des utilisateurs réguliers âgés de moins de 35 ans (contre 76 % des utilisateurs plus âgés) sont intéressés par la possibilité d'avoir des informations plus précises sur les dépenses effectuées.

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Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire Open Banking Paiement

Juin 2019

Article paru sur  Cbanque le 06 juin 2019

Vos données bancaires sont riches d'informations hautement confidentielles. Mais que deviennent-elles quand vous changez de banque ? Le point sur la question, un an après l'entrée en vigueur d'un règlement européen qui est censé avoir tout changé.

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RGPD, an 1. Le 25 mai 2018, le « règlement général sur la protection des données » entrait en application. Objectif : encadrer et harmoniser, à l'échelle de l'Union européenne, le traitement des données à caractère personnel. Il y avait urgence : la précédente directive sur le sujet datait de 1995. Trois ans, donc, avant la création de Google, en 1998 en Californie...

Pensé pour répondre aux nouveaux défis posés par les géants du numérique - notamment les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) - le texte s'applique plus généralement à toutes les entreprises qui détiennent des données personnelles. Notamment aux banques qui doivent, comme les autres, permettre à leurs clients de faire valoir leurs droits, certains créés, d'autres consolidés par le RGPD. Deux en particulier : le droit à la portabilité et le droit à l'oubli. En résumé, la possibilité de récupérer, à la demande, ses données personnelles, le cas échéant pour les transmettre à un tiers, ou d'en demander l'effacement.

Quelles sont les données concernées ?

C'est la première question à laquelle les banques ont dû répondre pour mettre en oeuvre ces droits. Il n'y a pas d'ambiguïté pour les informations fournies directement par l'usager : son état-civil, son adresse, ses situations familiale et professionnelle, etc. Il en va différemment des données dites transactionnelles, celles qui figurent sur les relevés de compte : virements, prélèvements, retraits de cash, paiements par carte, etc. S'agit-il de données personnelles ?

D'un point de vue juridique, cela ne fait pas vraiment débat. « Sauf s'il est anonymisé, l'historique des transactions est considéré comme une donnée personnelle, et à ce titre rentre dans le champ du droit à la portabilité et à l'oubli », explique Thibault Verbiest, avocat associé au sein du cabinet DS Avocats et spécialiste du sujet. Confirmation du côté de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui supervise la mise en oeuvre du RGPD en France. « Le Comité européen de la protection des données a estimé que les informations figurant sur les relevés bancaires, produites dans le cadre de l'activité du compte, étaient des données personnelles et relevaient du droit à la portabilité », annonce Clémence Scottez, cheffe du service des affaires économiques de la CNIL.

Puis-je emporter mes données de paiement avec moi quand je quitte ma banque ?

A partir du moment où il s'agit de données personnelles, la réponse est oui : le droit à la portabilité s'applique aussi aux données de paiement. En ce sens, « le RGPD est de nature à renforcer la mobilité bancaire », estime Thibaut Verbiest, en complétant les dispositifs existants, notamment le  mandat de mobilité lancé en février 2017. L'intérêt de s'emparer de ce droit dans le cadre d'un changement de banque est assez clair. Plus besoin, en effet, de repartir de zéro : vous conservez l'historique de vos transactions, et votre nouvelle banque acquiert sur le champ une large connaissance de vos habitudes, qu'elle peut transformer en services à valeur ajoutée : aide à la gestion budgétaire, conseils hyper-personnalisés, avantages fidélité, etc.

 

Quand je quitte ma banque, puis-je lui demander d'effacer mes relevés de compte, entre autres données personnelles ?

La réponse est encore oui, au titre du droit à l'oubli. Dans les faits toutefois, sa mise en oeuvre se frotte à certaines limites. Les banques, en effet, ont « des obligations réglementaires de conservation des données », rappelle Clémence Scottez, de la CNIL. Pendant cinq ans, par exemple dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. « Les banques doivent conserver les données pendant une durée raisonnable, ou imposée par la loi le cas échéant », confirme Me Thibault Verbiest.

La CNIL, toutefois, encourage certaines bonnes pratiques. « Les données doivent passer dans un état d'archivage intermédiaire », détaille Clémence Scottez. « De cette façon, elles ne sont plus consultables par les conseillers en agence, mais reste accessibles en cas de demande de Tracfin ».

Les banques françaises remplissent-elles leurs obligations ?

La plupart des banques ont joué le jeu du RGPD en adaptant leurs conditions générales et en nommant des délégués à la protection des données (DPD). Dans les faits toutefois, l'exercice des droits à la portabilité ou à l'oubli dans la banque semble très imparfait.

Premier problème : certaines enseignes refusent, contre l'évidence, de considérer les relevés de compte comme des données personnelles, limitant de fait le droit à la portabilité. « Cela suscite des plaintes d'usagers, qui sont en cours d'instruction », confirme Clémence Scottez. Autre obstacle : la mise en oeuvre concrète. Talend, qui vend aux banques des solutions pour gérer les données de leurs clients, a effectué quelques tests grandeur nature sur des demandes de portabilité. Bilan : « Les banques ne sont pas prêtes », tranche Jean-Michel Franco.

Plus généralement, le directeur marketing de Talend s'étonne qu'aucune banque n'ait fait le choix d'utiliser ce droit à la portabilité de manière offensive, en proposant à des futurs clients de leur confier leurs données en échange de services à valeur ajoutée. « Elles ont mis en oeuvre le RGPD comme une contrainte réglementaire, pas comme un avantage concurrentiel », constate-t-il. Ce faisant, elles ratent une opportunité : la plupart des observateurs du secteur s'accordent en effet à dire que la donnée transactionnelle, et sa valorisation, sera au coeur des futurs modèles économiques de la banque de détail.

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La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

Tags : Banque Carte Bancaire GAFA Paiement

Juin 2019

Dossier paru dans   Le Monde le 05 juin 2019

Longtemps assimilée à une austère affaire de tuyauterie bancaire, la facilitation des paiements du quotidien fait désormais figure de véritable mine d'or. De puissants acteurs émergent, se disputant à coups de milliards une activité innovante et stratégique.

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Payer l'addition au restaurant sans faire signe au serveur, sans attendre la 
note, grâce à un identifiant sur la table du déjeuner, fait partie des innovations sur lesquelles travaille Lyf Pay, l'application de paiement mobile soutenue notamment par BNP Paribas et le Crédit mutuel. Un autre projet maison permet de régler son parking sans quitter son volant, par la lecture de la plaque d'immatriculation.

Tapie derrière ces petits services du quotidien se dessine la nouvelle obsession de l'industrie du paiement : faire disparaître le paiement. A l'image de l'achat avec le one clic (« en un clic ») d'Amazon. Ou d'un Uber, le géant du VTC, qui transporte ses clients sans qu'ils aient à sortir leur portefeuille, la course étant réglée automatiquement par le biais de l'application mobile. « On aime consommer, mais personne n'aime payer. Progressivement, pour toute une série de transactions liées à la vie quotidienne, le paiement va s'effacer en arrière-plan », prédit Marc Niederkorn, spécialiste de la question au sein du cabinet McKinsey.

Le paiement n'a longtemps été qu'une affaire de tuyauterie déléguée dans les banques 
aux collaborateurs les moins gradés. En quelques années, cette industrie austère a entamé une étonnante « remontada », transformant une simple commodité en une activité innovante et stratégique, que se disputent à coups de milliards de dollars les institutions financières, les start-up et les géants de la tech.

Plus de code SMS


Le succès du néerlandais Adyen illustre cette nouvelle puissance. Si la start-up n'a pas quinze ans d'existence, elle a réussi une razzia sur le marché des e-commerçants. Son nom reste inconnu du grand public, mais c'est notamment elle qui traite les paiements d'Uber (elle a contribué à installer dans le paysage le paiement en « zéro clic »), Blablacar, Netflix, Spotify et Deezer, eBay, Gap, H&M, Leboncoin ou Showroomprivé et de plus de 3 400 autres clients. « En France, Adyen a déjà la même part de marché qu'un grand réseau bancaire sur le secteur du commerce en ligne », ne peut que constater un banquier français. Pour les paiements en ligne, Adyen vend à ses commerçants un paiement « sans friction », qui saute la case de la sécurisation de la transaction par l'envoi d'un code SMS. L'e-marchand n'est plus protégé par une banque en cas de fraude. En contrepartie, il ne perd pas de clients en route, alors que l'étape du SMS ferait échouer « 12 % des achats en France, et 40 % aux Etats-Unis », selon la start-up.

Et pour sécuriser ses transactions, Adyen utilise un algorithme qui lui permet, par exemple, de déceler si le numéro de la carte bancaire a été entré par un robot, en évaluant si la vélocité avec laquelle les chiffres sont reproduits dépasse la dextérité humaine.

Aux marchands en ligne, comme aux chaînes de magasins ayant pignon sur rue, l'entreprise propose une offre clés en main, qui leur permet d'accepter toutes les solutions de paiement, y compris les chinoises Alipay ou WeChat Pay. « Quand un groupe veut se lancer dans plusieurs pays, il doit signer avec 70 ou 80 banques locales. Avec nous, le commerçant ne signe qu'un contrat, pour une seule intégration technique. Nous remplaçons tous les intermédiaires », explique Philippe de Passorio, directeur général d'Adyen France. Nous voulons être le moteur silencieux du commerce mondial. »

Le secteur est en effervescence

Les investisseurs apprécient. Alors que son revenu net n'a pas dépassé les 350 millions d'euros en 2018, l'entreprise vaut désormais en Bourse plus de 20 milliards d'euros, soit plus que la Société générale. Dès son premier jour de cotation à Amsterdam, en juin 2018, Adyen a surpris le marché en doublant sa valeur en quelques dizaines de minutes.

Son concurrent américain Stripe, avec un positionnement identique, a été valorisé lors de sa dernière levée de fonds, en janvier, 22,5 milliards de dollars (20 milliards d'euros). Depuis, le secteur est en effervescence. L'américain Fiserv a mis la main sur son compatriote First Data pour 22 milliards de dollars, le britannique Worldpay a accepté une offre d'achat de 43 milliards de dollars du géant américain Fidelity National Information Services (FIS) – la plus grosse opération dans le métier des paiements –, et, très récemment, l'américain Global Payments a annoncé le rachat de TSYS pour 21,5 milliards de dollars.

Autant de signes avant-coureurs de la formation d'une bulle ? « Le secteur offre une réelle plus-value économique et une capacité à se développer », analyse Marc Niederkorn. Selon McKinsey, le paiement (au sens large, en intégrant le compte courant utilisé pour les transactions) représente plus d'un tiers des revenus d'une banque. Et les perspectives s'annoncent excellentes : le nombre de transactions par carte bancaire augmente chaque année de 6 % à 8 % en Europe, porté par le sans-contact et le déclin du cash.

Surtout, l'expansion de l'e-commerce rebat les cartes. « Aujourd'hui, seulement 4 % à 5 % des dépenses dans le monde se font sur Internet. Nous n'en sommes donc qu'au tout début. Ce marché va exploser, avec des modèles d'affaires très différents de ceux du passé, affirme Guillaume Princen, directeur général Europe Continental de Stripe. En France, par exemple, un tiers des entreprises qui se sont créées ces dernières années sont des plates-formes ou des places de marché. »Les accompagner à l'international pour la partie paiement constitue une aubaine pour des spécialistes du paiement électronique comme Stripe ou Adyen.

Les GAFA, un pied dans la porte

Les GAFA ont déjà mis un pied dans la porte. Google, Apple, Facebook et Amazon déploient leurs solutions de paiement à travers le monde. « La véritable valeur de l'activité des paiements, c'est la donnée. Ils permettent de comprendre encore mieux les comportements des consommateurs, indique Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Les Google de demain devront maîtriser la donnée de paiement. Soit les GAFA remporteront le match et renforceront leur puissance, soit de nouveaux acteurs, comme Adyen ou Stripe, deviendront les nouveaux géants. »

Quelle place restera-t-il alors aux banques ? Elles qui tenaient le haut du pavé conservent certes les tuyaux où circulent les flux financiers, mais commencent à voir les relations avec leurs clients commerçants leur échapper. « Le modèle traditionnel où l'on équipait les commerçants avec des terminaux de paiement est remis en cause », reconnaît un grand banquier de la place. Entre levées de fonds, cotations et rachats, leurs concurrents disposent de beaucoup plus de moyens pour investir dans les technologies les plus performantes.

Par le passé, l'Europe bancaire n'a pas su résister à la toute-puissance des réseaux américains Visa et MasterCard. Face à l'appétit des nouveaux champions américains et chinois du paiement, elle a choisi de répliquer en lançant un moyen de paiement domestique. Depuis le mois de novembre 2018, avec le soutien technique de la Banque centrale européenne, de nombreuses institutions proposent à leurs clients d'échanger des paiements instantanés, de compte à compte, sans passer par la carte bancaire. Ces virements électroniques, effectués en quelques secondes, devraient entrer progressivement dans les habitudes des Européens pour payer « de personne à personne », pour régler ses courses en supermarché, ou payer en ligne chez un e-commerçant. Le paiement est devenu un enjeu de stratégie industrielle et de souveraineté.

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Avril 2019

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2019

Pour la troisième année consécutive, France Fintech publie le Panorama des fintech françaises en partenariat avec  BlackFin Tech.

Plus de 500 entreprises recensées, CDLK y figure dans la section Bankin - PFM, sans oublier la partie fidélisation et programmes de cash-back qui reste l'un des services phares de notre fintech !


Mars 2019

Top 10 Trends in Payments 2019 by Capgemini

Customers' increasing expectations for value-added services are stirring fast-paced disruption in today's payments industry while regulators push collaboration and open ecosystems, and agile new entrants transform the scene even further. Business as usual now demands continuous innovation and adoption of emerging technologies such as application programming interfaces (APIs), real-time payment (RTP) infrastructure, robotic process automation (RPA), and the Internet of things (IoT). Powered by these enabling new technologies, open banking is encouraging firms to adopt Platform-as-a-Service (PaaS) delivery models to connect various stakeholders for the exchange of data and value. Heightened openness is spurring the need for robust digital identity, advanced data and privacy protection, and regulators' emphasis on balancing supply push with market-demand pull. Based on the latest industry activity, our analysis of the top-10 payments trends for 2019 explores changing landscape dynamics and potential challenges and benefits.