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Carte bancaire : les dessous du cashback

Carte bancaire : les dessous du cashback

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK

Décembre 2019

Article paru sur  MoneyVox le 5 décembre 2019


Quasi-inexistant jusqu'ici, le cashback, qui permet d'obtenir le remboursement différé d'une partie de ses dépenses, entame une percée dans les banques et néobanques françaises. Qui en propose déjà ? Et comment ça marche ?


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Le 15 novembre dernier, la Société Générale dévoilait à la presse l'extension de son programme de cashback, proposé depuis 2018 à tous les clients porteurs de carte bancaire. Jusqu'ici limité à quelques boutiques en ligne, il intègre désormais des commerces ayant pignon sur rue. Parmi les nouveaux partenaires annoncés, le loueur de voitures Sixt, la marque de chaussures André ou encore la grande surface d'ameublement Conforama.

L'effort de la Société Générale est symptomatique de l'intérêt croissant des banques et néobanques exerçant en France pour le cashback. Cette pratique - qu'il ne faut ne pas confondre avec le retrait d'espèces en magasin, souvent désignée par le même anglicisme - consiste à rembourser à un consommateur une petite partie - jusqu'à 12% dans le cas de la Société Générale - des sommes payées chez des commerçants partenaires. Tout le monde y trouve son compte : le commerçant, qui attire dans ces boutiques des nouveaux clients ; le client, bien sûr, qui profite de la ristourne ; et la banque, qui enrichit son offre avec ce service supplémentaire. Courant dans les pays anglo-saxons ou asiatiques, le cashback, pourtant, était jusqu'ici plutôt rare en France. Mais c'est en train de changer.

Qui propose du cashback ?

Rare, le cashback n'était pas inexistant, en particulier du côté des émetteurs de carte. Depuis 1998, le réseau American Express distribue en France une carte bancaire émise en partenariat avec Air France-KLM et son programme de fidélité, Flying Blue. Elle permet, à chaque achat, de récupérer des Miles, échangeables ensuite contre des billets d'avion, des surclassements, des nuits d'hôtel... Mastercard dispose de son côté d'un programme baptisé Priceless Specials. Il est toutefois plutôt contraignant : pour en bénéficier, il faut en effet transmettre soi-même ses tickets de carte au réseau.

Le cashback est également présent chez certains établissements de crédit spécialisés. Banque Casino, filiale du groupe de grande distribution, émet des cartes Mastercard Casino, Casino Gold et Cdiscount, qui permettent à leurs porteurs de récupérer de 1 à 2% du montant de tous leurs achats, mais à dépenser seulement chez Casino et Cdiscount. Sofinco, de son côté, a tissé un partenariat avec la Fnac. La carte Fnac Mastercard, gratuite, offre 1% de cashback sur tous les achats. Une cagnotte qui, là aussi, ne peut être dépensée que dans les magasins de l'enseigne.

Côté banques de détail, l'autre précurseur, avec la Société Générale, s'appelle LCL. Depuis 2015, la filiale du Crédit Agricole a lancé « Avantage Plus », un programme rebaptisé « CityStore » depuis avril 2019. Mais le cashback se développe aussi chez les néobanques. La carte premium d'Orange Bank permet ainsi de bénéficier d'un remboursement différé de 5% des dépenses effectuées dans les boutiques Orange. Chez N26, le cashback (0,1% des sommes payées) est disponible uniquement avec l'offre business. Chez Revolut, c'est Metal, la carte haut de gamme, qui récompense ses porteurs à hauteur de 0,1% de l'ensemble des achats en Europe et 1% ailleurs dans le monde. Enfin, Max, la néobanque du groupe Arkea, va lancer en janvier son propre programme, qui portera à la fois sur les achats effectués avec la carte Max, mais aussi avec les cartes liées à d'autres comptes agrégés sur l'application Max.

Comment ça marche ?

Un même terme, plusieurs modes opératoires. Tous les programmes de cashback ne fonctionnent pas de la même façon. Historiquement, le principe est le suivant : pour encourager un client à utiliser sa carte, une banque partage avec lui une partie de sa commission d'interchange. Lorsque vous payez par carte, votre banque est en effet rémunérée par la banque du commerçant qui accepte le paiement, sous la forme d'un pourcentage du montant réglé. Cette méthode, très courante aux Etats-Unis ou en Asie, n'a pas vraiment pris en Europe. La raison en est simple : les commissions d'interchange y sont faibles, car plafonnées à 0,20% pour les cartes de débit et 0,30% pour les cartes de crédit. Il y a donc moins à partager avec le client.

Une autre approche intéresse plus les banques françaises : celle qui consiste à proposer à des commerçants d'intégrer des programmes de fidélisation destinés spécifiquement aux porteurs de leurs cartes bancaires. C'est l'option prise notamment par LCL et la Société Générale. Pour déterminer à quel client verser le cashback, ces programmes, souvent désignés par l'acronyme CLO (pour Card-linked Offers), s'appuient sur l'analyse des flux monétiques de compensation, fournies par les processeurs de paiement, ces entreprises chargées de traiter les opérations par carte entre commerçants et acheteurs. Des données brutes - incluant pour chaque paiement une dizaine d'informations (le Siret du commerçant, le lieu du paiement, le type de transaction, etc.) - qu'il faut « raffiner » pour déterminer avec précision qui a acheté quoi, où et quand. Un « challenge technique » , explique Benoît Gruet, le patron de CDLK, une fintech créée en 2013, leader du CLO en France et dont la solution accomplit cette tâche d'identification pour les programmes de LCL et de Société Générale, notamment.

D'autres fournisseurs s'appuient sur une autre source d'informations : les relevés de comptes. A l'image des agrégateurs du type Bankin' ou Linxo, ils accèdent, avec l'accord des clients, à leur espace bancaire en ligne, y récupèrent la liste des opérations et repèrent les achats donnant lieu à un remboursement différé. 

Pourquoi les banques s'y intéressent de plus en plus ?

Ce traitement de données sensibles explique en partie pourquoi les banques françaises, souvent promptes à se présenter comme des championnes de la confidentialité, avancent avec prudence sur le terrain du cashback. Mais c'est en train de changer, et ce pour au moins deux raisons.

La première, c'est l'évolution des mentalités. « Les consommateurs, en particulier les plus jeunes, ont compris que si le programme était sécurisé et qu'il avait de la valeur pour eux, ils avaient tout intérêt à accepter de partager leurs données », explique Xavier Starkloff, co-fondateur de Joko. La seconde, c'est l'intérêt économique que les banques peuvent y trouver. Le cashback, en effet, leur permet « d'adresser un nouveau marché, celui des annonceurs », explique Benoît Gruet. En clair, de se faire rémunérer pour pousser des offres commerciales, et apporter ainsi des clients supplémentaires aux commerçants partenaires. Résultat : « La question n'est plus de savoir si les banques vont lancer des programmes de cashback, mais quand », annonce Benoît Gruet.

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Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Paiement Société Générale

Novembre 2019

Article paru sur  MindFintech le 15 novembre 2019

Alors que les nouveaux acteurs positionnés sur le cashback promettent des programmes de plus en plus personnalisés, Société Générale fait un choix inverse en ajoutant un nouveau volet à son programme Grande Avenue, dévoilé le 15 novembre. Ce projet concerne le cashback en magasin, car depuis la création de Grande Avenue (opérée par la filiale du groupe CFC Services) en 2014, seules des offres en ligne étaient proposées aux membres du programme de cashback via des liens d'affiliation. La nouvelle offre est baptisée "Le Cashback Société Générale". 

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Objectif : apporter un service différenciant par rapport aux concurrents, dont très peu proposent actuellement ce type de programmes. LCL, pionnier en la matière, développe Avantage+ depuis 2015. Banque Casino pilote également un programme, mais le cashback ne peut être dépensé que dans les magasins du distributeur. Des start-up comme Capital Koala, Joko ou Poulpeo sont aussi actives. 

L'ancien programme Grande Avenue s'élargit donc avec une offre de cashback en magasin. Le mot d'ordre : simplicité pour le client. Pas besoin de pré-activation des offres : une fois le client enrôlé dans le programme, le cashback est engrangé automatiquement à chaque paiement chez un partenaire avec la carte Société Générale. Le bonus est versé sur une cagnotte trois jours après l'achat. Pour cela, CFC Services a fait appel à CDLK. Contrairement aux nouveaux entrants qui accèdent aux données via des agrégateurs dans le cadre de la DSP2, la start-up récupère le flux monétique directement auprès de la banque puis les analyse de manière à identifier les enseignes et points de vente partenaires (lire notre dossier “ comment mettre en oeuvre un programme de cashback"). La cagnotte dédiée au cashback est affichée dans la synthèse des comptes du client, et peut être reversée sur le compte courant à partir de 20 euros. 

Pas d'offres personnalisées

Tous les clients reçoivent le même pourcentage de cashback, quel que soit la gamme de leur carte Société Générale. Et, alors que les nouveaux acteurs du cashback (dont CDLK) proposent aux commerçants partenaires de cibler leurs campagnes grâce à l'analyse des données bancaires (en offrant par exemple une réduction plus élevée aux nouveaux clients, à ceux qui ont l'habitude d'aller chez le concurrent, etc...), Société Générale refuse toute personnalisation. “Nous ne voulons pas exploiter les données des clients auprès des partenaires", indique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing services aux particuliers.  

Mais si l'offre est pensée pour être simple pour les clients, convaincra-t-elle les commerçants, qui financent la totalité du cashback ? “L'enseigne a une visibilité sur le site Société Générale, auprès d'une audience de qualité", assure Stéphanie Vuillemin. Reste qu'avec l'automaticité du versement du cashback, il n'est pas garanti que les clients prennent la peine d'aller régulièrement voir qui sont les partenaires et que le programme permettra de recruter de nouveaux clients ou d'augmenter la fidélité et le panier moyen des existants. “Les clients pourront voir sur leur cagnotte quels achats leur ont rapporté de l'argent", rappelle la responsable marketing.  

Un seul partenaire de référence

Pour mettre les commerçants en avant, le programme vise donc un nombre restreint “de grandes enseignes nationales, contrairement à LCL qui enrôle de plus petits commerçants pour son programme Avantage+", commente Stéphanie Vuillemin. Et pour la plupart des secteurs, comme les stations-service par exemple, Société Générale “choisira un seul partenaire de référence", indique  Bertrand Cozzarolo, directeur adjoint clients, distribution et marketing du groupe bancaire. 

Pour l'instant, CFC Services a signé avec vingt partenaires commerçants, qui représentent 1 500 points de vente en France (parmi lesquels SIXT, BP, Conforama, les marques d'habillement Caroll, Kaporal, André et Cyrillus, GoSport, Oui.SNCF, Urban Sports Club...). Le programme va continuer à s'enrichir, notamment sur le voyage et les loisirs, pour monter jusqu'à une quarantaine de partenaires environ. 

Si le marché évolue vers la personnalisation, SocGen s'adaptera

“Nous présenterons tous les mois à nos partenaires commerçants des statistiques anonymisées montrant quel pourcentage de chiffre d'affaires est constitué par des personnes qui n'étaient pas clientes auparavant", assure la directrice marketing, qui indique que le programme est encore trop jeune pour disposer de chiffres. 

“Pour l'instant, nous avons réussi à obtenir des remises génériques très satisfaisantes de la part des commerçants partenaires, et nous ne voulons pas être trop agressif en poussant des offres commerciales aux clients, explique Bertrand Cozzarolo. Le cashback oscille entre 3 et 12% chez les vingt partenaires du programme. Pour autant, Bertrand Cozzarolo reconnaît que “cibler grâce à de la donnée client est une demande forte des enseignes". “Si l'on se rend compte que des logiques de ciblage avec accord du client sont nécessaires pour obtenir des remises intéressantes, alors nous pourrons y réfléchir. Mais pour l'instant, nous n'y avons pas été obligés."

250 000 adhérents

Grande Avenue comptait 180 000 adhérents quand le programme, jusque-là réservé à une clientèle haut de gamme, a été ouvert à tous les clients de Société Générale  en avril 2018. mind Fintech révélait alors qu'un total d'un million d'euros de cashback avait été reversé aux clients depuis la création du programme, en 2014. Il en comptait entre 220 000 et 230 000 fin octobre et, avec le lancement du cashback en magasin début novembre, le compteur serait déjà grimpé à 250 000. Depuis début novembre, 15 000 euros de cashback ont été reversés (à la fois en ligne et en magasin).   

Le programme va être promu via des notifications sur les applications dans les semaines à venir. “Nous estimons que la moyenne de nos clients pourraient, en combinant le cashback en ligne et en magasin, recevoir en moyenne 100 euros par an", assure Stéphanie Vuillemin. Tous les porteurs de carte du groupe sont ciblés, soit 5 millions de clients environ.  

 

Pour lire le communiqué de presse CDLK

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Tags : App Banque Cashback CDLK

Octobre 2019

Article paru sur MindFintech le 22 octobre 2019

L'application mobile LCL, la plus utilisée du marché bancaire

Au coeur du dispositif de l'application LCL, le nouveau programme de cashback City store (ex Avantage +) intégré au début de l'été et opéré par CDLK.

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Pour faire face à la concurrence des néo-banques, les établissements traditionnels tentent d'améliorer leurs services numériques. Les applications mobiles, en particulier, représentent un point essentiel de la qualité de cette relation. “2,7 millions de nos clients utilisent les canaux numériques pour gérer leurs comptes chez LCL. La moitié d'entre eux le fait depuis un mobile", note ainsi Jean-Pierre Bessy, directeur adjoint du marketing digital et de la communication commerciale.

Comme en janvier 2019, mind Fintech a utilisé l'outil de mesure Active Insights développé par Ogury, pour comparer l'usage de 10 applications de banques traditionnelles, au premier semestre 2019, sur les terminaux mobiles et tablettes Android (79,7 % de parts de marché des systèmes d'exploitation en France au premier trimestre 2019).

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 LCL a les utilisateurs les plus actifs

Comme l'an dernier, ce sont les utilisateurs de LCL qui sont les plus assidus : la semaine du 24 juin, 67,5% de ceux qui ont installé son application s'y sont connectés au moins une fois. A l'opposé, moins de 40% des utilisateurs de La Banque Postale, Crédit Agricole et Banque Populaire (9,3 millions de clients) se sont connectés à leurs applications fin juin.

Le fort engagement des clients de LCL auprès de leur application bancaire se véri!e avec le nombre de sessions par utilisateur, compris entre 30 et 40 par semaine. Soit bien au-dessus des standards du marché, qui se situent plutôt entre 5 et 10 visites hebdomadaires.

“L'application doit rester simple et utile", explique le directeur adjoint du marketing digital et de la communication commerciale de LCL, Jean-Pierre Bessy. L'essentiel des usages concerne ainsi la consultation des comptes, devant les virements.

“Au premier semestre de cette année, nous avons lancé plusieurs services, comme l'agrégation de comptes et le paiement mobile. Et depuis le début de l'été, nous avons intégré un service de cashback, baptisé City Store (ex Avantage+), qui fonctionne aussi auprès des commerces de proximité", ajoute Jean- Pierre Bessy.

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Mai 2019

Article paru sur L'Agefi le 23 mai 2019

Les données de paiement créent enfin de la valeur !

Tirer de la valeur des données de paiement, tout le monde y pense mais peu de banques le font. Pas question pour elles de monétiser ces informations, ING et Paypal l'ont vite compris. Encore moins avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données qui fixe un cadre clair à l'exploitation des données désormais soumise au consentement éclairé des individus. 

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Et voilà qu'une nouvelle génération de technologies entre dans la danse, offrant des possibilités accrues de personnalisation grâce à un meilleur traitement des données issues des transactions. Il devient enfin possible de tirer de la valeur des données de paiement. Plusieurs modèles existent mais les constantes sont d'utiliser la carte bancaire comme identifiant du client, au lieu d'une carte de fidélité, de soigner la fluidité du parcours client et de rechercher davantage de pertinence dans le ciblage des offres. En outre, le cashback est devenu incontournable, apportant plus de satisfaction aux consommateurs que les programmes à points. Par ailleurs, si les banques peuvent légitimement être à la manoeuvre de ce type de programmes, elles ne sont pas les seules.

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Reste le schéma classique dans lequel la banque souhaite fidéliser ses clients en leur offrant des avantages auprès d'autres enseignes. C'est ce que propose LCL qui a opté pour CDLK et migre son programme de fidélité sur cette solution. « Ce programme de 'cashback' est géré directement dans le portail bancaire et non sur une application tierce, insiste Benoît Gruet, fondateur de CDLK. C'est primordial pour assurer la fluidité du parcours client tout en garantissant la capture du trafic et la maîtrise des données. » CDLK utilise les terminaux de paiement électroniques pour reconnaître les commerçants, la carte bancaire pour reconnaître et suivre les clients, mais aucune information personnelle n'est transmise aux commerçants, ces derniers reçoivent simplement une liste de transactions donnant droit à du cashback sans connaître l'identité des clients. Un moyen de préserver la vie privée et de réduire la pression commerciale, mais aussi de créer du trafic intelligent vers les commerces, car les offres ne sont adressées qu'à des personnes ciblées d'après leur comportement de consommation, et qui ont accepté d'en bénéficier. Une autre banque devrait déployer CDLK d'ici à la fin 2019.

 

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Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CLO

Février 2019

Article paru sur Revue Banque le 25 janvier 2019


L'étude annuelle menée par Next Content pour le compte de SAB et CGI a été réalisée en décembre 2018 auprès de 1009 Français connectés à Internet sur ordinateur, smartphone ou tablette et représentatifs de la population connectée à Internet en termes d'âge, de sexe et de CSP. Elle s'intéresse aux pratiques de ces clients en matière de services bancaires et financiers en ligne sous de nombreux aspects : attractivité des banques en ligne, utilisation du smartphone, nouveaux services en ligne, reconnaissance des FinTechs.

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Le premier thème sur lequel a porté l'étude menée par Next Content est la part des banques en ligne en tant qu'établissement principal des clients : celle-ci atteint 6 % du panel des Français interrogés. Les auteurs de l'étude précisent que 70 % de ces derniers sont multibancarisés et que très souvent cette banque en ligne était une banque secondaire avant de devenir leur établissement principal. Si le pourcentage reste encore faible, les auteurs soulignent la croissance des acteurs historiques comme Boursorama ou ING Direct et l'arrivée de nouveaux entrants tels que Hello Bank ou Orange Bank. Cela laisse supposer que cette part pourrait croître dans les prochaines années. En outre, 56 % des clients interrogés affirment que, s'ils devaient changer de banque principale, ils pourraient choisir « une banque exclusivement sur Internet, sans agence », un pourcentage en hausse de 3 points par rapport à 2017 et de 11 points par rapport à 2016.

Le choix d'une banque en ligne se justifie principalement par des gains économiques : les frais moins élevés des banques en lignes (81 % des sondés), mais aussi les offres promotionnelles comme la gratuité des cartes ou les sommes offertes aux nouveaux clients (60 %). La qualité de l'application mobile et des services en ligne ne vient qu'en troisième position (32 %). A contrario, les principaux freins manifestés à l'égard des banques en ligne sont le souhait de pouvoir appeler ou rencontrer un conseiller (57 %) et l'idée qu'une banque avec des agences est plus rassurante en cas de problème (49 %).

L'usage du smartphone

L'étude s'est également intéressée sur la place du téléphone portable dans l'utilisation des services en ligne. Globalement, la fréquence d'utilisation des services en ligne des banques principales demeure fin 2018 plus forte sur ordinateur que sur smartphone. Toutefois le smartphone est l'équipement le plus fréquemment utilisé pour les services en ligne par les personnes ayant téléchargé l'application mobile de leur banque principale. 67 % des Français interrogés détenteurs d'un smartphone ont téléchargé l'application mobile de leur banque principale (en progression de 4 points en un an) et ce pourcentage grimpe à 82 % pour les moins de 35 % (en progression de 6 points).

L'ordinateur reste également l'équipement le plus utilisé quelle que soit l'opération bancaire réalisée (pour les clients détenant au moins deux équipements). Mais l'usage du smartphone est particulièrement fort pour les opérations les plus simples, comme la consultation des comptes et le suivi des dépenses, et dans une moindre mesure pour effectuer des virements. En revanche, il est largement minoritaire pour les opérations de souscription en ligne, y compris par les clients ayant téléchargé l'application mobile de leur banque, un constat à pondérer par le fait que la souscription depuis les applications n'est pas toujours possible.

Nouveaux services en ligne...

L'étude a ensuite cherché à identifier l'intérêt des clients pour les nouveaux services numériques dans le paiement : « Les attentes les plus fortes se situent au niveau des applications qui sécurisent (par empreinte par exemple) ou simplifient (sans contact) le paiement ou en diminuent les frais (carte multidevises pour les déplacements ou virements à l'étranger) ». Le virement bancaire instantané moyennant un surcoût intéresse 47 % des clients interrogés, mais l'étude menée en 2017 montrait que ce même service sans surcoût séduisait 70 % des clients connectés.

Concernant les attentes en matière de services tiers sur les plates-formes des banques, le cash back arrive en tête. Ensuite, les attentes diffèrent selon des critères d'âge ou de richesse : les clients les plus jeunes (18 à 24 ans) mentionnent des nouvelles offres pour le paiement international, alors que les clients avec les revenus les plus élevés (supérieurs à 6 000 euros mensuels) préfèrent une offre élargie de placements et des conseils financiers. Les clients avec des revenus intermédiaires se positionnent plutôt sur des services d'assurance ou de sécurité.

En revanche, 13 % seulement des clients citent l'agrégation de comptes. « Cela peut en partie tenir au fait que la moitié seulement des clients sont multibancarisés et que les banques ont déjà largement investi ce créneau en exploitant notamment en marque blanche les technologies de FinTechs spécialisées », souligne l'étude. 10 % des clients multibancarisés interrogés déclarent déjà utiliser ce service, majoritairement auprès de leur banque principale. 70 % de ceux qui pourraient y recourir, choisiraient également leur banque principale comme tête de pont, contre 20 % des acteurs spécialisés et moins de 10 % un grand acteur internet (Google, Facebook...). Et 10 % des clients interrogés affirment être absolument opposés à ce type de services.

...et nouveaux acteurs

Autre point d'étude : l'intérêt porté aux nouveaux entrants, FinTechs et plates-formes.

Certaines FinTechs comme Bankin, Lydia et Linxo ont déjà une notoriété significative, connues par respectivement 25 %, 16 % et 16 % des Français interrogés. Ces taux passent à 38 %, 27 % et 24 % pour les clients de moins de 35 ans.

Le nombre de clients qui utilisent les services des FinTechs reste encore limité (4 % au mieux pour Bankin), mais il croît significativement chez les plus jeunes clients (18 à 24 ans) : il atteint notamment 12 % pour Lydia.

Concernant les plates-formes qui agrégeraient les offres de différents établissements financiers, 5 % des clients se déclarent prêts à les utiliser, tandis que 42 % estiment cela envisageable. Mais avec des taux qui passent à 15 % et 54 %, les plus hauts revenus (supérieurs à 6 000 euros mensuels) sont de loin les plus intéressés, suivis par les jeunes de moins de 35 ans (respectivement 7 % et 53 %).

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La Société Générale accélère dans le cashback

La Société Générale accélère dans le cashback

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO Transformation Digitale

Avril 2018

Article paru sur  L'AGEFI le 04 avril 2018

Le marché français du cashback attise les convoitises des banques. Cette pratique, qui consiste à faire profiter des consommateurs de remises négociées lors de leurs achats, vient en effet d'être généralisée par la Société Générale à l'ensemble de ses clients majeurs, soit 5,7 millions de personnes. Lancée fin 2014 via la plate-forme Grande Avenue de la banque rouge et noire, cette offre concernait jusque-là 3,7 millions de clients souscripteurs du package bancaire Jazz.

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«Notre objectif est de fidéliser notre clientèle par le biais de bons plans permettant d'augmenter le pouvoir d'achat, explique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing offres de services aux particuliers de la Société Générale. L'offre de cashbackest aussi un moyen de différenciation dans le paysage bancaire français. Le cashback demeure en effet encore embryonnaire, puisque 10% des Français sont utilisateurs, contre plus de 60% aux Etats-Unis. Cette offre nous permet par ailleurs de nous poser en tiers de confiance dans la protection des données clients, car le site Grande Avenue a été développé par une filiale du groupe, Franfinance.»

Jusque'alors, la Société Générale comptait 147.000 utilisateurs, qui ont déjà réalisé 29 millions d'euros d'achats, avec à la clé 1,2 million de cashback. En s'inscrivant gratuitement à Grande Avenue, les futurs utilisateurs pourront accéder, via la plate-forme, à 800 e-commerçants, dont les plus grandes enseignes (Fnac, Booking.com...). Après l'achat, la remise, dont la banque perçoit une partie, est reversée sur une cagnotte, qui peut être transférée sur le compte courant du client dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros.

Ce seuil est également appliqué par LCL, qui a lancé un service similaire en octobre 2015 (NDLR: Solution CLO de CDLK) et compte désormais 300 enseignes partenaires. «Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d'entre eux environ l'utilisent régulièrement», commente LCL, ajoutant que «2017 a été six fois plus dynamique que 2016». Certaines caisses régionales du Crédit Agricole proposent aussi une offre de ce type. La Société Générale a, par ailleurs, lancé un pilote pour étendre le système à certains points de vente physiques, une possibilité déjà offerte par LCL dans 1.100 magasins.

Les achats générés en France par le cashback ont atteint 600 millions d'euros en 2015, selon une étude réalisée par Xerfi en 2016 qui tablait sur un volume de 800 millions en 2017. L'étude pointe notamment que le marché représentait déjà environ 2,5 milliards d'euros au Royaume-Uni à cette époque.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

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Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

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Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

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Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Tags : Big Data Cashback CDLK Fintech Innovation

Juillet 2017

Etude de cas parue dans Mind Fintech le 17 juillet 2017

Surtout connue pour l'offre Avantage+ de LCL, la société CDLK élargit son offre au-delà du CLO. Elle profite notamment de l'approche de la DSP2 pour aider les banques à affiner leurs agrégateurs. CDLK Services, ex-Cardlinkin, se positionne depuis sa création en 2013 sur les offres de CLO (card-linked offers), cashback lié à la carte bancaire. 

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Mais depuis quelques mois, outre le CLO, la société propose une suite bancaire plus complète avec trois offres supplémentaires : la segmentation intelligente des clients, la clarification des libellés des relevés bancaires et enfin la production de KPI (indicateurs clés de performance) pour les entreprises clientes des banques. L'approche de l'entrée en vigueur de la DSP2 et la concurrence des néo-banques ont ouvert de nouvelles portes à la start-up pour s'adresser aux banques.

Historiquement, pour proposer son offre de CLO, CDLK a développé une solution qui permet de récupérer les flux monétiques de ses partenaires bancaires, de les filtrer et d'identifier les marchands derrière chaque libellé. “Les libellés sont très peu explicites sur les relevés bancaires puisque cela dépend directement de la qualité des données saisies dans le contrat monétique à la signature entre l'acquéreur et le marchand", explique Benoît Gruet, CEO. Le référentiel marchands élaboré par CDLK repose sur les données issues des terminaux de paiement électroniques. “Nous utilisons du machine-learning supervisé : il y a une intervention humaine au fil de l'eau pour ajouter de nouvelles règles de normalisation. On croise aussi les informations recueillies avec différentes bases pour pouvoir techniquement sourcer tous les marchands de manière non ambiguë." CDLK assure parvenir à catégoriser 99,7 % des transactions cartes.

CLO : les banques attentistes

L'offre historique de CDLK a été lancée fin 2015 par LCL sous la forme du programme Avantage+. En mai dernier, la banque revendiquait 600 000 clients souscripteurs à l'offre gratuite (sur plus de 3 millions de clients éligibles), mais espère accélérer son développement grâce au lancement d'une application mobile et d'une campagne de communication dans les agences. Aucune autre banque française ne s'est pourtant encore lancée sur le créneau, dont le business model n'est pas évident puisqu'il sert avant tout à fidéliser les clients mais n'est pas facturé. “Les banques sont assez attentistes sur le sujet, elles veulent voir la montée en puissance du programme LCL et plus largement du CLO en France avant de déployer", note Benoît Gruet. Outre LCL, une autre banque s'est engagée avec CDLK et est en cours de déploiement pour lancer une offre de CLO. D'autres sont encore en discussions avec la société.

Le CLO est encore nouveau sur le marché français et c'est un programme techniquement assez complexe à mettre en place, décrit le CEO. D'abord, il faut pouvoir identifier les transactions donnant lieu à un cashback – c'est possible en utilisant notre plateforme – puis signer des commerçants et enfin communiquer auprès de ses clients tout en gérant l'animation des offres." Le CEO conseille aux banques de faire appel à plusieurs régies marketing pour signer le programme et de mettre en place un portail multirégie pour adresser tant le créneau des grandes enseignes que les petits commerçants et les cartes cadeaux. Quant au ROI, le patron de CDLK voit dans les programmes de CLO un investissement long terme. “Certaines banques ont déjà un programme de fidélité à points avec des cadeaux, comme c'était le cas pour LCL avant Avantage+, et ça leur coûte extrêmement cher. Avec le CLO, une fois les commerçants enrôlés, ce sont eux qui assument le coût du programme en offrant du cashback."

Clarification des libellés

CDLK propose donc depuis quelques mois d'autres produits dans sa suite bancaire. L'entrée en vigueur prochaine de la DSP2 et la vague des agrégateurs bancaires lui ont notamment permis de mettre en valeur sa plateforme de référentiel marchand. Car la catégorisation des transactions de cartes bancaires est un sujet brûlant pour les applications de gestion de budget. Bankin' ou Linxo, par exemple, misent principalement sur la recatégorisation par leurs utilisateurs des transactions non reconnues pour améliorer le taux de libellés catégorisés. De son côté, deux semaines après le lancement de Banxo, la Caisse d'Épargne se félicitait d'avoir pu catégoriser 70 % des dépenses. “Les PFM peuvent arriver péniblement à 80 % de catégorisation avec des data miners et en comptant sur le modèle collaboratif. Sachant qu'ils devront aussi compter sur tous les problèmes de marchands qui ferment, ouvrent ou migrent de systèmes de TPE", assure Benoît Gruet. En catégorisant quasiment 100 % des dépenses, CDLK propose aux banques d'améliorer leur service et de satisfaire les utilisateurs dès le lancement. Et au-delà des PFM, la solution de catégorisation peut permettre aux banques de réduire la masse d'appels aux conseillers liés à une mauvaise compréhension des relevés de cartes bancaires. “Les banques comptabilisent en moyenne deux appels par conseiller et par jour sur ce sujet, assure Benoît Gruet. Avec notre solution, elles peuvent réduire le nombre d'appels qui polluent le réseau et supprimer un irritant pour les clients et les conseillers."

Segmentation des clients

CDLK propose aussi de segmenter les clients de la banque selon leur comportement d'achat. “Le gros problème des banques sur la partie CRM, c'est qu'elles se contentent d'une segmentation KYC avec le genre, l'âge et l'adresse qu'elles peuvent croiser avec le taux d'équipement au sein de la banque et éventuellement une dimension de flux monétaire, décrit Benoît Gruet. Nous proposons d'y ajouter le comportement en tant que consommateur, qui permet de déterminer, ce qu'on appelle le buyer persona". Une banque pourrait ainsi envoyer une campagne ciblée pour proposer une carte bancaire premium avec assurance ski à ses clients qui partent tous les ans au ski, par exemple.

Production de KPI pour les clients pro

Le dernier volet de l'offre de CDLK donne la possibilité aux banques de proposer à leurs clients commerçants des rapports marketing avec des indicateurs indiciels de performance de leur point de vente : chiffre d'affaires, panier moyen, profil des clients... le tout comparé avec les autres entreprises du secteur. L'analyse ne porte par contre que sur les porteurs de carte de la banque et montre la tendance d'achats de ses clients dans le quartier. “La banque peut décider de le proposer comme un enrichissement de son offre monétique à tous ses clients commerçants pour se différencier ou de faire payer pour ce service supplémentaire", décrit Benoît Gruet. Une banque est en cours d'intégration pour utiliser l'outil, assure le CEO.

250 000 à un million d'euros de licence par an

Les coûts d'intégration de la suite bancaire sont principalement absorbés par la banque cliente, explique le CEO. CDLK facture ensuite une licence annuelle qui peut varier entre 250 000 et un million d'euros selon les applicatifs utilisés – la société édite une dizaine de logiciels modulables, du CLO tracking au ciblage des offres en passant par les interfaces SAV ou le référentiel marchands. Les données sensibles des clients sont traitées au sein de la banque, assure la société, et seules les données non sensibles des marchands transitent sur la plateforme CDLK. CDLK “a dépassé le million d'euros de chiffre d'affaires en 2016", indique son CEO, dont 60 % de récurrent environ puis des PoC et de l'accompagnement de projet. La société compte une quinzaine de collaborateurs, dont deux sourceurs pour mettre à jour le référentiel marchands, puis principalement des développeurs et data miners. La société, détenue à 100 % par ses fondateurs, se dit à l'équilibre.

Aude Fredouelle

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Tags : Banque Cashback CLO

Décembre 2015

Article paru dans Point Banque, le magazine de l'industrie bancaire et des moyens de paiement, de décembre 2015.

LCL a lancé le 1er octobre dernier Avantage +, le premier programme relationnel carte, alias CLO – Card Linked Offers ou « offres liées à la carte » – une initiative qui risque d'être suivie courant 2016 par toutes les grandes banques de la place. 

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Lancé par la société américaine Cardlytics, le principe du CLO repose sur une analyse par un organisme financier des dépenses effectuées par carte bancaire de ses clients en vue de leur proposer des promotions ciblées générant un cash back automatique en cas d'achat. Malgré la prudence dont font preuve les banques françaises à ce sujet, les raisons objectives d'un ralliement au concept de CLO sont nombreuses.

 

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LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Novembre 2015

Article de Aline Fauvarque paru dans  lerevenu.com le 19 novembre 2015

Alors que les banques s'interrogent sur les moyens de résister à l'«uberisation» des moyens de paiements, LCL a dégainé en proposant le premier service de récompense «cash back» sur vos achats par carte bancaire. Ouvrant la voie à une exploitation des données commerciales.

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Le 1er octobre, LCL a lancé avec l'appui des commerçants  un programme de rétrocessions pécuniaires «Avantage +» qui vous fait profiter de rétrocommissions non négligeables sur vos achats, entre 4% et 10% dans la plupart des cas. Elles émanent aussi bien de e-commerçants que d'enseignes ayant pignon sur rue.

«J'ai acheté une machine à laver chez Conforama et huit jours après, j'étais crédité de 100 euros sur mon compte», se réjouit un client. Le délai de rétrocession peut s'allonger, le temps de s'assurer que l'achat est effectif, par exemple en cas de vente à distance ou si le client dispose d'un délai pour retourner la marchandise.

Jusqu'à présent, les programmes de ce type reposaient sur la seule banque, qui vous retourne un infime pourcentage sur tous vos achats ou des points permettant de rembourser votre cotisation de carte bleue. À présent, ce programme de fidélité fait intervenir les commerçants. LCL négocie avec eux afin qu'ils vous accordent des réductions.

Pour en bénéficier, les clients de LCL n'ont qu'à se connecter sur le site de la banque, s'inscrire au programme et cocher les offres dont ils veulent profiter. Après, tout est automatique. Inutile de s'embarrasser d'un code de réduction à recopier sur un site ou d'une carte de fidélité en magasin. La mécanique du système permet d'ailleurs la plus grande discrétion : le vendeur ne voit pas que son client bénéficiera de ce «cash back» et cela n'est pas mentionné sur son ticket de caisse.

Dans un premeir temps, le client choisit donc les offres parmi celles négociées par LCL pour tous ses clients, seuls les taux de réduction peuvent varier en fonction du niveau de carte bancaire : il faut bien récompenser les porteurs de cartes haut de gamme. 

Dans un second temps, il est prévu de proposer aux clients qui le veulent de recevoir des offres ciblées, en fonction de leurs achats antérieurs. "Ce sont les clients qui décideront s'ils autorisent ou non LCL à décortiquer leurs relevés de carte bancaire pour leur envoyer des offres individualisées explique Benoit Gruet" co-fondateur de CDLK, la "fintech" qui a conçu le programme.

LCL ne dit pas encore combien de clients se sont déjà inscrits mais se félicite d'avoir enrôlé plus d'une centaine de commerçants dans tous les domaines, un point clé. Avec cette offre de «cash back», la filiale du Crédit Agricole incite non seulement le détenteur de multiples moyens de paiement à utiliser la carte de LCL mais elle se donne les moyens d'entrer dans l'ère du big data. Et le Crédit Agricole pourrait suivre son exemple s'il s'avère concluant. L'enjeu est double.

Baisse des commissions par carte

Cette offensive vise d'abord à contrecarrer l'érosion des commissions sur les paiements par carte bancaire en accroissant leur utilisation. La carte bancaire représente aujourd'hui près d'un paiement sur deux en France (49,06% en 2013), un pourcentage que les banques souhaitent faire encore progresser, mais au prix d'une baisse des commissions qui devraient une nouvelle fois se réduire au 1er décembre prochain (0,2% ou 0,3% de la transaction).

L'autre objectif est de contrer l'intrusion de nouveaux opérateurs non-bancaires dans le domaine des paiements tel Paypal, qui revendique plus de 5 millions de clients en France. Dans cette bataille engagée avec un train de retard, les banques ont tout à gagner à resserrer leurs relations avec les commerçants qu'elles fournissent en TPE et dont elles assurent les règlements. Elles pourraient ainsi les fournir en données utiles à leur développement commercial, comme tous les nouveaux acteurs savent déjà le faire.

La bonne offre, au bon moment, au bon client

Les géants du Web fidélisent leurs adhérents par des primes et valorisent ensuite ce travail auprès des commerçants qui en assument le coût. De quoi vous attacher à leurs applications et e-wallet, et retirer aux banques leur fond de commerce. «Si nous avions affirmé notre volonté de nous battre sur ce terrain il y a quelques années, nous ne nous serions pas laissé tailler des croupières par Paypal», dit un banquier en test sur d'autres solutions dans l'objectif de proposer «la bonne offre, au bon moment, au bon client».

«Aux États-Unis, c'est la banque qui propose au commerçant de lui envoyer une clientèle correspondant à ses critères de revenus, de zone de chalandise ou de centres d'intérêts», explique Pierre de Brabois, consultant chez Kurt Salmon. Les banques ont des moyens pour utiliser leurs fichiers tout en conservant le secret bancaire. De plus, si des données personnelles sont fournies aux commerçants, votre accord est demandé. En France, la Cnil y veille de près, compliquant d'ailleurs certains développements souhaités par les banques et par leurs concurrents, mais l'évolution est en marche...

 

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LCL lance la première offre de commerce connecté en France

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

Tags : Big Data Carte Bancaire Cashback Innovation

Juillet 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 6 juillet 2015

La banque proposera le 1 er octobre des offres commerciales ciblées. Elles découleront de l'analyse des données de paiement des clients volontaires.

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C'est un premier mouvement qui devrait être observé de près par l'ensemble du secteur bancaire. Après un pilote cet été, LCL généralisera à partir du 1er octobre un programme d'offres commerciales personnalisées en fonction de l'analyse des flux de paiement des clients avec leur carte bancaire. Les quelque 4 millions de personnes majeures détenant un compte dans la filiale du Crédit Agricole pourront souscrire à ce programme baptisé Avantage + afin de percevoir des réductions de prix sous forme de « cashback » lors d'achats en magasin ou sur un site Internet

« Notre objectif est de faire bénéficier les clients LCL de cartes avec encore plus de valeur au regard de leur cotisation », explique Frédéric Lapeyre, directeur du marketing LCL pour le marché des particuliers. Le groupe bancaire espère avec ce programme innovant avoir trouvé la contre-attaque à nombre de concurrents qui ne facturent pas cette cotisation afin d'appâter le chaland. « Les réductions offertes chez les commerçants répondront aux besoins des clients et pourraient, en quelques achats, être supérieures au montant de la cotisation. Le “cashback" sera d'ailleurs d'autant plus important que le porteur aura une carte haut de gamme », souligne Frédéric Lapeyre. La banque peut ainsi faire coup double en poussant ses cartes les mieux margées.

En pratique, les clients devront se rendre sur leur site de banque en ligne pour adhérer au programme et recevoir des offres commerciales dans leur espace dédié. Il leur faudra ensuite sélectionner les promotions qui les intéressent afin de les associer à leur carte. Durant la période d'éligibilité proposée, il leur suffira alors de régler leur achat avec cette carte pour que le terminal de paiement du magasin ou le module de paiement de son site Internet y lient le « cashback » promis. Ce dernier sera reversé dans un délai de 48 heures au minimum, le porteur de carte pouvant visualiser sur le site Internet de sa banque ses achats en cours et le total des remboursements dont il a déjà bénéficié.

Transparence sur l'utilisation des données

Tous les trois mois, il devra confirmer son accord pour que la banque fasse bien le lien entre sa carte et son achat en magasin. « LCL prône la transparence quant à l'utilisation de ses données personnelles, qui ne quittent jamais la banque. Les clients se montrent favorables dès lors que ce sont eux qui choisissent et qu'ils en voient les bénéfices », assure Frédéric Lapeyre.

Il reste à convaincre les grandes enseignes correspondant au budget des ménages français de rejoindre le programme durant l'été et de consentir des remises suffisamment attractives. Si, en France, les offres de « cashback » existent déjà sur Internet, tout reste en effet à faire dans le monde physique. Mais LCL veut croire que les commerçants seront intéressés par le modèle économique de ce type de programme fondé sur la performance (voir ci-dessus). Contrairement à une publicité traditionnelle, ils ne paient en effet que si un client vient consommer chez eux. La banque espère ainsi offrir d'ici à deux ans 80 % de promotions en magasin pour 20 % en ligne.

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LCL se lance dans les offres marketing ciblées

LCL se lance dans les offres marketing ciblées

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Juillet 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 6 juillet 2015

Après les rumeurs du printemps, le lancement serait désormais imminent, selon Les Échos : dans quelques mois, LCL deviendra la première banque française à intégrer des « offres liées à la carte » (ou CLO en anglais, pour « Card Linked Offers ») au coeur de ses services en ligne, pour être suivie plus tard, peut-être, par le Crédit Agricole.

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Le programme « Avantage + » de l'établissement est tout à fait conforme aux standards du genre (américains, principalement) : sur la base d'une analyse de ses transactions (par carte) passées, le système sélectionne des promotions ajustées au mieux au comportement du consommateur et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. Une fois acceptées, les offres sont automatiquement appliquées lors des dépenses éligibles, sous la forme de reversements (cashback) sur son compte.Comme prévu, la plate-forme mise en oeuvre serait celle de CDLK (anciennement Cardlinkin'), le pionnier du sujet en France, combinée à l'expertise de Plebicom pour toute la partie concernant les relations avec les annonceurs. À travers cette initiative, LCL vise plusieurs bénéfices, en matière de fidélisation de sa clientèle, entre restitution de valeur sur les cotisations des cartes (face à la concurrence du gratuit), augmentation du volume des paiements par carte et attractivité des promotions distribuées.

Le système est simple et apparemment impossible à ne pas aimer, il fait fureur aux États-Unis, mais il peine à s'installer en Europe continentale. Pourquoi ? Par peur de réactions de rejet, comme ING en a déclenché aux Pays-Bas. Le risque est grand, en effet, de froisser les consommateurs, à la fois peu habitués (et, par conséquent, relativement peu réceptifs) aux coupons de réduction et prompts à s'inquiéter de l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles, surtout quand elles sont aussi intimes que leurs achats.

Mais, visiblement, la tentation est trop grande pour y résister et LCL tente donc l'aventure. La banque veut toutefois mettre tous les atouts de son côté, en établissant un système d'opt-in (activation volontaire du service), à renouveler tous les 3 mois, et en insistant sur le fait que les données de ses clients ne sont jamais transmises à un tiers. Par ailleurs, le dispositif sera d'abord expérimenté, cet été, auprès de quelques utilisateurs pilotes avant une généralisation prévue, pour l'instant, au mois d'octobre.

Rendez-vous à cette date pour voir si le test du premier déploiement se déroule sans anicroche (à moins que la révélation des Échos ne soit auparavant montée en épingle par la presse, comme ce fut le cas avec ING). L'étape d'après consistera à vérifier si la valeur attendue est au rendez-vous, ce qui reste également à prouver. Et, derrière, il ne fait aucun doute que toutes les banques de l'hexagone (et probablement plus loin) surveillent cette expérience à la loupe, prêtes à rapidement suivre l'exemple de LCL.

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