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Le cashback bancaire : une tendance forte

Le cashback bancaire : une tendance forte

Tags : Banque Cashback CDLK Paiement

Février 2020

Article paru dans le Magazine Points de Vente le 18 février 2020


Allier marketing et monétique, le pas est aujourd'hui fait. « Partant du principe qu'il existe 50 millions de cartes bancaires en France dont l'offre est relativement standardisée et que les banques exploitent difficilement la donnée transactionnelle appliquée aux cartes bancaires, qui aujourd'hui sont clairement le moyen de paiement préféré des Français, un large fossé s'ouvre sur des possibilités particulièrement intéressantes de segmentation et de comportement d'achat » observe Benoît Gruet, président et cofondateur de CDLK. 

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Le cash back “promotionnel" consiste ainsi à exploiter l'audience des banques, souvent plusieurs millions de porteurs de cartes bancaires, pour pousser de manière privilégiée des messages et intervenir comme nouveau canal de communication promotionnel pour le marchand. Un système très présent sur Internet mais qui n'existait pas, jusqu'à présent, pour les magasins physiques. La banque propose, ainsi, à ses porteurs de cartes, d'obtenir des réductions sur les achats réalisés auprès de commerçants faisant partie d'un programme. LCL et la Société Générale ont ainsi passé le pas. Le porteur ciblé reçoit un message pour se rendre chez un commerçant, réaliser des achats et bénéficier d'une remise, de manière totalement transparente. La banque du porteur constate qu'un achat a été effectué chez un partenaire du programme et, si les conditions sont respectées, déclenche un remboursement, un cash back, du montant décidé sur le compte bancaire du porteur. Pour ce faire, une plate-forme internalisée ou externalisée aura poussé des messages et réalisé du ciblage entre les clients venus en point de vente et les non clients, par exemple.

« Nous avons observé en 2010 un fort démarrage de ce modèle aux États-Unis et, désormais, le cash back appliqué aux cartes bancaires apparait pour le retail comme  un nouvel outil marketing à la performance » souligne-t-il.

 ATTENTION AUX GAFA

Côté commerçant, il s'agit de toucher sa cible clientèle mais, également, de créer du trafic dans sa boutique, le tout via le canal bancaire. Côté banque, l'objectif est de tisser une relation commerciale et marketing autre que l'installation d'un simple TPE. « L'adoption progressive de ce modèle par les banques va dans le sens de l'histoire » continue Benoît Gruet. Ces outils permettent à la banque de partager avec les commerçants la mesure de chaque campagne au niveau de sa performance en termes de volumes de cash back ou de taux de pénétration. Il est possible d'analyser les données avant et après campagne, au niveau du panier moyen, de la fréquence d'achat dans le point de vente, si le client fréquente déjà le point de vente. À la fin d'une campagne, les résultats sont observés par rapport aux critères existants et sur les porteurs de cartes qui ne sont pas venus. La banque peut sous-segmenter la population des clients existants, des anciens clients qui ne fréquentent plus le point de vente depuis 6 mois par exemple, et les réactiver avec des offres différentes. « Les banques ont été jusque-là attentistes, mais aujourd'hui, compte tenu de l'arrivée sur leur marché des GAFA et autres BATX, le risque est devenu réalité. En résumé, si les banques n'exploitent pas rapidement et vertueusement la donnée transactionnelle au sein de leur modèle, la menace de désintermédiation sera indubitablement plus élevée » prédit Benoît Gruet. L'écosystème banque-commerçant pourrait, ainsi, connaître un élan nouveau, avec l'exploitation de l'audience, une vraie valeur ajoutée pour le commerçant qui bénéficie de nouveaux canaux de communication d'offres promotionnelles, payés à la performance.

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Janvier 2020

Mapping Fintech France 2020 (NewAlpha AM, Exton Consulting)

La société de gestion NewAlpha Asset Management et le cabinet de conseil Exton Consulting ont associé leurs expertises et leurs complémentarités afin de proposer la troisième édition de leur cartographie annuelle des fintech entrepreneuriales françaises établie à fin décembre 2019.

CDLK figure pour la 3ème consécutive dans la catégorie "Payment - Loyalty" / Fintech de plus de 5 ans.

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Janvier 2020

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2020

France FinTech et BlackFin Tech publient le panorama des fintech françaises 2020. Dans cette nouvelle édition, près de 600 entreprises innovantes des services financiers opérant sur les métiers bancaires, assurantiels, de la regtech et de la gestion d'actifs sont présentées.

CDLK y figure, en tant que leader français des solutions de Cashback Bancaire (catégorie Fidélisation - Programmes de cashback). 

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Ces cartes bancaires qui vous rendent de l'argent

Ces cartes bancaires qui vous rendent de l'argent

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback LCL Paiement Société Générale

Janvier 2020

Article paru dans Le Monde le 20 janvier 2020


Certaines banques remboursent une fraction des achats. Le client peut dépenser ses gains à sa guise, contrairement aux programmes de fidélité traditionnels des commerçants donnant droit à des bons d'achat. Votre carte bancaire vous coûte cher ? Il est parfois possible de la rentabiliser.

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Certaines banques ont mis en place un service de « cashback » qui rembourse au client une fraction de ses dépenses par carte. C'est le cas notamment dans certaines caisses du Crédit agricole, chez LCL, ou encore à la Société générale, chez Revolut et N26.

« Il s'agit d'une tentative, pour les banques, de redonner du pouvoir d'achat à leurs clients et de contrebalancer le prix élevé de leurs cartes, qui atteint en moyenne 44 euros pour une carte classique et 127 euros pour une version haut de gamme », décrypte Maxime Chipoy, le responsable de Meilleurebanque.com. Un système inspiré des cartes de fidélité des grandes enseignes de la distribution comme Franprix, Casino, Sephora ou Go Sport.

Autour de 5 % de l'achat

En mieux. « Les programmes de fidélité des distributeurs procurent des avantages sous forme de bons d'achat utilisables dans leur enseigne. A l'inverse, le cashback mis en place par les banques est directement versé sur le compte du client, qui peut les dépenser comme bon lui semble », confirme Maxime Chipoy. Les programmes de cashback des banques rapportent autour de 5 % de l'achat, avec des taux allant de 2 % à 20 %, voire plus pour certaines opérations ponctuelles. Ainsi, les clients de N26 (offre standard incluse) ont bénéficié jusqu'au 10 janvier d'un cashback de 10 % sur leurs réservations sur le site de réservation Booking.

« Le cashback est financé par les commerçants, qui l'utilisent comme un outil de conquête et de fidélisation de leur clientèle. C'est pourquoi le taux varie d'une enseigne à l'autre au sein d'un même programme », décrypte Stéphanie Vuillemin, responsable marketing services aux particuliers de la Société générale, dont le programme reverse entre 2 % et 15 %, avec une moyenne de 5,4 %. Il inclut 24 grandes enseignes nationales représentant 1 500 points de vente en France ainsi que 800 sites d'e-commerce (Fnac, Booking, Expedia, etc.).

« Le programme a été lancé en 2014 pour les achats en ligne, puis étendu aux commerces physiques en octobre 2019. Les enseignes partenaires ont versé 300 000 euros à nos clients sur les deux derniers mois de l'année », indique Stéphanie Vuillemin.

De son côté, LCL met l'accent sur les commerçants locaux, en plus d'une dizaine d'enseignes nationales et de plus de 200 sites Internet. « Plus de 4 000 commerces de proximité sont concernés depuis le lancement de CityStore en août 2019 : le client peut les identifier via la géolocalisation sur son appli LCL », précise Olivier Balima, directeur marchés et clients.

Beaucoup plus ciblé, Orange Bank ne propose du cashback que sur les achats de ses clients dans les boutiques Orange, tandis que, de son côté, la carte Air France-KLM-American Express permet d'accumuler des miles de la compagnie aérienne à chaque dépense.

Mais tout n'est pas perdu pour les clients des réseaux ne proposant pas de dispositif de fidélité. Ainsi, la néobanque Max s'apprête à lancer en février un programme incluant 5 000 commerçants physiques et en ligne.


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Janvier 2020

Interview exclusive de Benoit GRUET dans ADN'EWS, le 16 janvier 2020


Quasi inexistant jusqu'à présent, le cashback, permettant aux clients de se faire rembourser une partie de leurs achats, trouve peu à peu sa place auprès des banques et néo-banques françaises. La Société Générale vient de dévoiler son nouveau programme de cashback, en partenariat avec CDLK. Entretien avec Benoit Gruet, co-fondateur et CEO de la FinTech.

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Quelle est la genèse de CDLK ?

Benoit Gruet (BG) : « J'ai exercé des responsabilités pendant plus de 10 ans chez American Express, au sein desquelles j'ai initié des partenariats avec de grandes enseignes bancaires. À cette occasion, j'ai pu analyser les forces et faiblesses du business model de la carte bancaire en France. Et si la carte bancaire reste de loin le moyen de paiement privilégié des français avec 56% des paiements hors cash, elle souffre nativement d'une offre fortement standardisée, et surtout d'une incapacité à la fois historique et technique à rendre exploitable l'incroyable richesse des données qu'elle génère.

C'est donc dans ce contexte que Patrick Villeneuve, mon associé, et moi-même, avons créé CDLK en 2013, avec pour principal objectif de lancer en France une solution CLO (Card-Linked Offer), modèle révolutionnaire en plein essor aux US depuis 2010.  Pour mémoire, le CLO est une solution innovante permettant aux banques de devenir diffuseur d'offres de réductions à leurs clients. Outre l'intérêt business pour les banques à s'associer avec le monde commerçant, la beauté du modèle est de rendre l'expérience pour le consommateur d'une grande simplicité, puisque la seule contrainte pour bénéficier de la réduction est d'utiliser sa carte bancaire.

En 2014, notre fintech a été sélectionnée par LCL (Groupe Crédit Agricole) pour les accompagner dans la transformation de leur programme de fidélité. Rétrospectivement, nous avons eu l'immense chance de rencontrer chez LCL des interlocuteurs qui nous ont fait confiance, alors que notre jeune fintech venait de se créer quelques mois auparavant. Notre collaboration avec LCL perdure depuis plus de 5 ans et elle s'est même renforcée en 2019.»

Avez-vous eu l'opportunité de bâtir votre solution sur la base d'une plateforme CLO opérationnelle existante ?

Benoit Gruet (BG) : « Naturellement, le plus simple aurait été d'importer une solution déjà opérante aux US pour la distribuer sous licence. Mais rapidement, l'absence de garantie en termes de gouvernance data et d'interopérabilité avec l'infra de grandes banques, nous a convaincu de développer notre propre solution ''made in France''. Nous avons donc développé une nouvelle plateforme big data qui a la singularité d'être exploitable soit en mode embarqué, soit en mode Saas, avec un système garantissant qu'aucune donnée sensible ne sorte de la banque. La solution CLO regroupe différentes fonctionnalités, dont les principales sont le tracking, le publishing et le targeting, auxquelles on ajoute les briques nécessaires comme celle du SAV, de la cagnotte, etc ... L'avantage pour la banque est, primo, de conserver la maitrise de la data tout en restant libre de s'interfacer avec plusieurs régies d'offres sans aucune friction technique, secundo, de bénéficier d'une solution évolutive permettant notamment de proposer aux commerçants des offres personnalisées, ainsi qu'une mesure précise de la performance ».

Le label Finance Innovation a été décerné à CDLK pour sa plate-forme PDMP. Comment fonctionne cette solution logicielle ?

BG : « L'un des grands challenges des opérateurs de cashback est d'être capable de sourcer techniquement un commerçant, c'est à dire d'identifier sans ambiguïté le point de vente à partir de sa signature monétique. Cette étape est indispensable pour garantir un process fiable de collecte de cashback auprès des commerçants. À titre d'exemple, un commerçant franchisé est d'accord pour payer à la performance s'il est certain de ne pas payer pour un autre franchisé au sein de la même enseigne. Ceci illustre le problème de fiabilité rencontré par les solutions exploitant les libellés d'opération directement accessibles sur les relevés de compte, via le scrapping ou via une API de type DSP2.

C'est pourquoi, dès le départ, nous avons fait le choix, un peu plus complexe, de collecter les données transactionnelles à partir des flux monétiques bruts, au niveau de la télécollecte. C'est dans ce contexte que nous avons développé la plateforme PDMP (Payment Data Management Platform) dont la mission est d'associer à chaque transaction une dénomination d'enseigne intelligible, avec son adresse et sa catégorisation.

La mission de la PDMP est donc de récupérer quotidiennement les millions de données transactionnelles importées dans la banque qui, une fois normalisées, standardisées et enrichies, nourrissent les différentes briques applicatives nécessitant ce travail de datacleansing en amont.» 

Après le succès du CLO, CDLK a proposé une suite bancaire plus complète avec trois nouvelles offres. Quelques mots sur ces différentes offres ?

BG : « Si, grâce à la PDMP, la donnée transactionnelle devenait exploitable à des fins de cashback CLO, d'autres cas d'usages liés aux services bancaires ont été identifiés.  Trois autres applicatifs ont été développés pour répondre à ces besoins.

EASY-SEG propose aux banques une segmentation client basée sur les comportements de consommation. La solution répond aux attentes de la direction marketing au sein de la banque qui souhaite dépasser la segmentation traditionnelle. A partir cet outil, il est possible de faire varier la promesse d'un service et de mettre en avant le bénéfice le plus pertinent selon la typologie de la population visée.

BUSINESS-INSIGHT s'adresse aux banques détenant une volumétrie de paiement carte significative sur une zone géographique. La banque peut ainsi proposer à ses clients commerçants une série d'indicateurs de performances de leur point de vente, comme la tendance du CA, du panier moyen, du profil des clients, et ce en mode benchmark versus les performances des autres commerçants situés à proximité. Ce type de solution a été monétisé dernièrement en Italie avec à la clé une source de PNB additionnel significatif.

SUPPORT-MERID adresse la problématique du manque de clarté actuel des relevés d'opérations bancaires en ligne. Lors de la consultation, cette nouvelle fonctionnalité apporte en un simple clic une réponse aux questions suivantes : à quel commerçant correspond cette dépense ?  S'agit-il d'une fraude ? Comment catégoriser mes dépenses sans effort ? »

Cette solution SUPPORT MERID, qui a également été récompensée à l'occasion du Grand Prix Banque & Innovation 2018, a-t-elle été déployée par une banque à ce jour ?

BG : « SUPPORT MERID est une innovation qui paraît évidente pour les banques puisque, tout en améliorant la qualité de consultation des dépenses pour ses clients, elle permet de réduire le coût des volumes d'appels entrants ''improductifs'', tout en optimisant la qualité de la détection de la fraude.

Concernant sa mise en production, les impératifs réglementaires imposés aux roadmap des banques ne sont pas des accélérateurs sur ce type de sujet. Toutefois, certaines banques ont compris l'intérêt de ne pas trop tarder afin de pouvoir faire face à la menace croissante des GAFA et des NéoBanques. A titre d'exemple, la nouvelle carte lancée par Apple propose nativement une géolocalisation systématique des dépenses. »

Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre modèle économique ?

BG : « CDLK Services est éditeur de logiciel générant des revenus de licence et également opérateur de plate-forme de services donnant lieu à des frais d'abonnement. Côté investissement, l'équipe CDLK est composée en majorité de profils techniques senior ainsi que des profils support correspondants aux fonctions de sourcing, de marketing et d'admin.»

Les solutions IT et Big Data sont multiples sur le marché, quels sont vos concurrents directs et comment CDLK se différencie d'eux ?

BG : « S'agissant d'une offre d'innovation multi-applicative sur les transactions carte bancaire, la concurrence est par nature protéiforme.

En termes de marché visé, CDLK se positionne sur les solutions big data de traitement de la donnée transactionnelle à des fins de nouveaux services bancaires innovants, avec un prisme qui est celui des grands comptes.

Sur ce segment spécifique, nous sommes donc en concurrence plus ou moins directe avec des solutions proposées par les Schemes carte (ndlr : Visa et Mastercard). Pour le CLO, ils proposent des solutions IT développées pour des marchés où ils sont également de gros processeurs. En France, le fait que les flux de paiement carte soient processés essentiellement par le GIE CB leur pose un certain nombre de problèmes techniques.

Par ailleurs, sur le marché des solutions 100% SaaS en stand-alone, il existe des solutions de cashback bancaire alternatives fonctionnant via le scrapping ou une API. C'est une approche technique différente, moins adaptée aux exigences des grandes banques. »

Suite au renouvellement de votre collaboration avec LCL et au lancement du nouveau programme de Cashback avec Société Générale, avez-vous d'autres projets dans ce sens ?

BG : « Effectivement, 2019 a été une année exceptionnelle puisque nous avons signé à nouveau avec LCL en tant que prestataire exclusif de CITYSTORE et avons déployé notre solution CLO chez SG. Des discussions sont en cours avec d'autres enseignes. A très court terme sur 2020, nos investissements sont priorisés sur la montée en puissance de notre plateforme dont l'objectif est d'atteindre très prochainement les seuils du milliard de transactions traitées annuellement, des 4 millions d'adhérents enrôlés et des 10 000 points de ventes référencés.»

Quelle est votre couverture géographique aujourd'hui ?

BG : « Compte tenu de la dynamique actuelle du marché en France, nous ne souhaitons pas nous disperser pour ne pas rater d'opportunités. Cela ne nous empêche pas de mener des discussions pour des déploiements sur des marchés étrangers lorsque l'opportunité se présente.»

Quels sont vos projets et perspectives pour les prochaines années ?

« Après des premières années de fort développement, nous devons continuer à croître de manière maitrisée. Sans remettre en question la dominance du CLO dans notre activité, la transformation de la donnée transactionnelle en nouveaux services est devenue désormais la pierre angulaire de la proposition de valeur de CDLK. Nos discussions actuelles avec les banques sont centrées sur comment aider les banques à exploiter leur masse de données transactionnelles qui, jusqu'ici, restaient sagement stockées chez leurs processeurs. Pour les banques, ne pas considérer ce sujet comme stratégique et urgent est un non-sens.»

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Le Cashback débarque en France

Le Cashback débarque en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Paiement

Décembre 2019

Article paru dans le magazine Point Banque  [Extrait]

La Société Générale a annoncé une offre élargie, ce sera bientôt le cas de la Banque Postale, et d'autres banques y réfléchissent : les solutions de cashback, qui se veulent simples – il suffit pour le client de payer avec sa carte bancaire pour obtenir un remboursement d'une fraction de ses achats – fleurissent en France. Une manière pour les banques de fidéliser les clients porteurs de cartes, au moment où les Gafa lorgnent sur le marché des paiements.

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Présentant le 15 novembre sa nouvelle solution de cashback, la Société Générale a mis en avant son caractère innovant : « C'est l'offre de cashback la plus large en France » a affirmé Stéphanie Vuillemin, responsable marketing, services aux particuliers. Seul LCL propose une offre du même genre, a souligné la responsable bancaire, mais l'ex Crédit Lyonnais vise surtout le commerce de proximité. Alors que, de son côté, la Société Générale, propose désormais à tous ses clients porteurs de cartes un remboursement d'une partie de leurs achats dans une vingtaine de grandes chaînes de magasins physiques. Voilà la vraie nouveauté : à côté du cashback existant depuis plusieurs années pour le commerce en ligne, via les offres bancaires de LCL et de la Société Générale (seules banques à s'être lancées dans cette expérience) ou surtout par le biais de sites spécialisés, la SocGen propose désormais des remboursements pour des achats dans des enseignes « en dur » comme Conforama, André, Go Sport, BP (stations-services), Roady, Oui Sncf... Au total, 1.500 points de vente sont concernés. Le mot d 'ordre est : simplicité. Il suffit de payer avec sa carte bancaire, aucun coupon ou autre carte de fidélité n'est à présenter, c'est ce que les Américains appellent le CLO (Card-Linked-Offer). L'objectif est l'expérience client la plus fluide, semblable au fameux « one click » d'Amazon. Les clients de la Société Générale disposent d'une cagnotte, transférable sur leur compte courant, en euros sonnants et trébuchants, dès qu'elle a atteint 20 euros. Cette cagnotte est bien visible. Tout comme l'offre de cashback, désormais insérée sur la page du compte en ligne de chaque client, alors que l 'ancienne proposition - purement on line - était accessible seulement via un site dédié. La Société Générale a cherché à faire progresser fortement la communication sur le sujet...

La recherche de la fidélisation

La ristourne va de 10% chez André à 4% pour Oui Sncf. La moyenne est de 5%. Par ailleurs, de nombreuses enseignes en ligne, liées à l'ancienne offre de cashback de la banque, réservée à sa clientèle premium, restent aussi disponibles. Selon les calculs de la Société Générale, sur la base des dépenses actuelles des porteurs de carte, l'économie atteindrait en moyenne une centaine d'euros par an par client. Une manière pour celui-ci de se voir rembourser le coût annuel de la carte bancaire, et même au-delà. Une incitation à rester client de la banque. C'est cette fidélisation qui est recherchée avant tout, affirme la Société Générale. 250.000 clients avaient été séduits par la précédente offre de cashback, pour les achats en ligne. La banque veut aller évidemment beaucoup plus loin. Il faut dire que la marge de progression est immense, en regard des pratiques des pays anglo-saxons, et si l'on considère les Français désormais mûrs pour ce système. Aux Etats-Unis, 60% des consommateurs bénéficient de telles offres, contre environ 10% en France. Le cashback ne génère que 700 millions d 'euros de chiffre d'affaires dans l'hexagone. 

Ce modèle, dont on pensait qu'il ne pourrait être adapté en France, inspire désormais d'autres banques. [...] Toutes réfléchissent au cash back, et une grande banque à réseau va bientôt annoncer qu'elle franchit le pas : La Banque Postale devrait proposer une telle offre en janvier, selon nos informations, obtenues de plusieurs sources. La banque n'a pas souhaité commenter officiellement cette information.

Avec quelles données fonctionner ?

Derrière la simplicité affichée du modèle pour le client, apparaissent en arrière-plan plusieurs questions à la fois techniques et de stratégie commerciale. La première, c'est sur la base de quelles données le cash back est-il actionné et versé au client ? Les offres de cash back online fonctionnent au moyen d'un cookie, mis en place quand le client s'y inscrit. Lors de l'achat sur un site de commerce en ligne partenaire, cookie est actionné, et la ristourne peut ainsi être attribuée au client. Bien évidemment, il faut trouver une autre solution pour les commerçants « en dur ». La problématique ? Bien identifier le commerçant chez lequel l'achat par carte bancaire a eu lieu, être sûr qu'il participe effectivement au programme de cashback. Une question plus difficile à résoudre qu'il n 'y paraît au premier abord.

La Société Générale a fait le choix de confier cette partie du business à CDLK. Sur son site, cette entreprise, fondée en 2013, affiche directement son objectif : « CDLK convertit les données transactionnelles en nouveaux services pour la banque ». Précisément, s'agissant du cashback, « le principe repose sur l'identification de la signature monétique de chaque commerçant partenaire du programme ». L'information est ensuite traitée pour la banque, qui peut attribuer le cashback correspondant à son client.

Il s'agit « de données monétiques précises, obtenues avant d'être appauvries et non du résultat retraité par la banque, qui arrive in fine sous la forme du relevé de carte bancaire fourni à chaque client » souligne Benoit Gruet, fondateur de CDLK, interrogé par Point Banque. « Vous voyez bien que ce relevé est souvent peu lisible, avec des dénominations absconses. En outre, il comporte des erreurs, les commerçants pouvant par exemple changer de chaîne de commerces dans changer leur dénomination ». Comment dès lors ne pas attribuer du cashback à un client ayant fait apparemment un achat chez Bricorama -par exemple-, alors que le franchisé a décidé, pour telle ou telle raison, de ne pas participer au programme ou a changé de franchise ?

Pour Benoit Gruet, « une donnée qui a de la valeur est une donnée brute, non retraitée. C'est celle issue du contrat monétique avec la banque acquéreuse, où figurent le Siret, le nom du commerçant, sa ville, son code postal ». Le cash back mis en place par LCL dès 2015 fonctionnait donc, aussi, sur la base de données monétiques brutes, traitées par CDLK.

Selon le patron de CDLK, il n'est donc pas possible paiements mettre en place un programme de cashback fondé sur l'utilisation des données bancaires obtenues via la DSP2 - ou en attendant son application réelle, en webscraping - autrement dit les données concernant les commerçants telles quelles figurent sur les comptes bancaires des consommateurs. Des données souvent imprécises, avec des libellés peu explicites, comme peut le constater tout un chacun. 

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Carte bancaire : les dessous du cashback

Carte bancaire : les dessous du cashback

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK

Décembre 2019

Article paru sur  MoneyVox le 5 décembre 2019


Quasi-inexistant jusqu'ici, le cashback, qui permet d'obtenir le remboursement différé d'une partie de ses dépenses, entame une percée dans les banques et néobanques françaises. Qui en propose déjà ? Et comment ça marche ?


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Le 15 novembre dernier, la Société Générale dévoilait à la presse l'extension de son programme de cashback, proposé depuis 2018 à tous les clients porteurs de carte bancaire. Jusqu'ici limité à quelques boutiques en ligne, il intègre désormais des commerces ayant pignon sur rue. Parmi les nouveaux partenaires annoncés, le loueur de voitures Sixt, la marque de chaussures André ou encore la grande surface d'ameublement Conforama.

L'effort de la Société Générale est symptomatique de l'intérêt croissant des banques et néobanques exerçant en France pour le cashback. Cette pratique - qu'il ne faut ne pas confondre avec le retrait d'espèces en magasin, souvent désignée par le même anglicisme - consiste à rembourser à un consommateur une petite partie - jusqu'à 12% dans le cas de la Société Générale - des sommes payées chez des commerçants partenaires. Tout le monde y trouve son compte : le commerçant, qui attire dans ces boutiques des nouveaux clients ; le client, bien sûr, qui profite de la ristourne ; et la banque, qui enrichit son offre avec ce service supplémentaire. Courant dans les pays anglo-saxons ou asiatiques, le cashback, pourtant, était jusqu'ici plutôt rare en France. Mais c'est en train de changer.

Qui propose du cashback ?

Rare, le cashback n'était pas inexistant, en particulier du côté des émetteurs de carte. Depuis 1998, le réseau American Express distribue en France une carte bancaire émise en partenariat avec Air France-KLM et son programme de fidélité, Flying Blue. Elle permet, à chaque achat, de récupérer des Miles, échangeables ensuite contre des billets d'avion, des surclassements, des nuits d'hôtel... Mastercard dispose de son côté d'un programme baptisé Priceless Specials. Il est toutefois plutôt contraignant : pour en bénéficier, il faut en effet transmettre soi-même ses tickets de carte au réseau.

Le cashback est également présent chez certains établissements de crédit spécialisés. Banque Casino, filiale du groupe de grande distribution, émet des cartes Mastercard Casino, Casino Gold et Cdiscount, qui permettent à leurs porteurs de récupérer de 1 à 2% du montant de tous leurs achats, mais à dépenser seulement chez Casino et Cdiscount. Sofinco, de son côté, a tissé un partenariat avec la Fnac. La carte Fnac Mastercard, gratuite, offre 1% de cashback sur tous les achats. Une cagnotte qui, là aussi, ne peut être dépensée que dans les magasins de l'enseigne.

Côté banques de détail, l'autre précurseur, avec la Société Générale, s'appelle LCL. Depuis 2015, la filiale du Crédit Agricole a lancé « Avantage Plus », un programme rebaptisé « CityStore » depuis avril 2019. Mais le cashback se développe aussi chez les néobanques. La carte premium d'Orange Bank permet ainsi de bénéficier d'un remboursement différé de 5% des dépenses effectuées dans les boutiques Orange. Chez N26, le cashback (0,1% des sommes payées) est disponible uniquement avec l'offre business. Chez Revolut, c'est Metal, la carte haut de gamme, qui récompense ses porteurs à hauteur de 0,1% de l'ensemble des achats en Europe et 1% ailleurs dans le monde. Enfin, Max, la néobanque du groupe Arkea, va lancer en janvier son propre programme, qui portera à la fois sur les achats effectués avec la carte Max, mais aussi avec les cartes liées à d'autres comptes agrégés sur l'application Max.

Comment ça marche ?

Un même terme, plusieurs modes opératoires. Tous les programmes de cashback ne fonctionnent pas de la même façon. Historiquement, le principe est le suivant : pour encourager un client à utiliser sa carte, une banque partage avec lui une partie de sa commission d'interchange. Lorsque vous payez par carte, votre banque est en effet rémunérée par la banque du commerçant qui accepte le paiement, sous la forme d'un pourcentage du montant réglé. Cette méthode, très courante aux Etats-Unis ou en Asie, n'a pas vraiment pris en Europe. La raison en est simple : les commissions d'interchange y sont faibles, car plafonnées à 0,20% pour les cartes de débit et 0,30% pour les cartes de crédit. Il y a donc moins à partager avec le client.

Une autre approche intéresse plus les banques françaises : celle qui consiste à proposer à des commerçants d'intégrer des programmes de fidélisation destinés spécifiquement aux porteurs de leurs cartes bancaires. C'est l'option prise notamment par LCL et la Société Générale. Pour déterminer à quel client verser le cashback, ces programmes, souvent désignés par l'acronyme CLO (pour Card-linked Offers), s'appuient sur l'analyse des flux monétiques de compensation, fournies par les processeurs de paiement, ces entreprises chargées de traiter les opérations par carte entre commerçants et acheteurs. Des données brutes - incluant pour chaque paiement une dizaine d'informations (le Siret du commerçant, le lieu du paiement, le type de transaction, etc.) - qu'il faut « raffiner » pour déterminer avec précision qui a acheté quoi, où et quand. Un « challenge technique » , explique Benoît Gruet, le patron de CDLK, une fintech créée en 2013, leader du CLO en France et dont la solution accomplit cette tâche d'identification pour les programmes de LCL et de Société Générale, notamment.

D'autres fournisseurs s'appuient sur une autre source d'informations : les relevés de comptes. A l'image des agrégateurs du type Bankin' ou Linxo, ils accèdent, avec l'accord des clients, à leur espace bancaire en ligne, y récupèrent la liste des opérations et repèrent les achats donnant lieu à un remboursement différé. 

Pourquoi les banques s'y intéressent de plus en plus ?

Ce traitement de données sensibles explique en partie pourquoi les banques françaises, souvent promptes à se présenter comme des championnes de la confidentialité, avancent avec prudence sur le terrain du cashback. Mais c'est en train de changer, et ce pour au moins deux raisons.

La première, c'est l'évolution des mentalités. « Les consommateurs, en particulier les plus jeunes, ont compris que si le programme était sécurisé et qu'il avait de la valeur pour eux, ils avaient tout intérêt à accepter de partager leurs données », explique Xavier Starkloff, co-fondateur de Joko. La seconde, c'est l'intérêt économique que les banques peuvent y trouver. Le cashback, en effet, leur permet « d'adresser un nouveau marché, celui des annonceurs », explique Benoît Gruet. En clair, de se faire rémunérer pour pousser des offres commerciales, et apporter ainsi des clients supplémentaires aux commerçants partenaires. Résultat : « La question n'est plus de savoir si les banques vont lancer des programmes de cashback, mais quand », annonce Benoît Gruet.

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Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Société Générale choisit CDLK pour son programme de cashback en magasin

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Paiement Société Générale

Novembre 2019

Article paru sur  MindFintech le 15 novembre 2019

Alors que les nouveaux acteurs positionnés sur le cashback promettent des programmes de plus en plus personnalisés, Société Générale fait un choix inverse en ajoutant un nouveau volet à son programme Grande Avenue, dévoilé le 15 novembre. Ce projet concerne le cashback en magasin, car depuis la création de Grande Avenue (opérée par la filiale du groupe CFC Services) en 2014, seules des offres en ligne étaient proposées aux membres du programme de cashback via des liens d'affiliation. La nouvelle offre est baptisée "Le Cashback Société Générale". 

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Objectif : apporter un service différenciant par rapport aux concurrents, dont très peu proposent actuellement ce type de programmes. LCL, pionnier en la matière, développe Avantage+ depuis 2015. Banque Casino pilote également un programme, mais le cashback ne peut être dépensé que dans les magasins du distributeur. Des start-up comme Capital Koala, Joko ou Poulpeo sont aussi actives. 

L'ancien programme Grande Avenue s'élargit donc avec une offre de cashback en magasin. Le mot d'ordre : simplicité pour le client. Pas besoin de pré-activation des offres : une fois le client enrôlé dans le programme, le cashback est engrangé automatiquement à chaque paiement chez un partenaire avec la carte Société Générale. Le bonus est versé sur une cagnotte trois jours après l'achat. Pour cela, CFC Services a fait appel à CDLK. Contrairement aux nouveaux entrants qui accèdent aux données via des agrégateurs dans le cadre de la DSP2, la start-up récupère le flux monétique directement auprès de la banque puis les analyse de manière à identifier les enseignes et points de vente partenaires (lire notre dossier “ comment mettre en oeuvre un programme de cashback"). La cagnotte dédiée au cashback est affichée dans la synthèse des comptes du client, et peut être reversée sur le compte courant à partir de 20 euros. 

Pas d'offres personnalisées

Tous les clients reçoivent le même pourcentage de cashback, quel que soit la gamme de leur carte Société Générale. Et, alors que les nouveaux acteurs du cashback (dont CDLK) proposent aux commerçants partenaires de cibler leurs campagnes grâce à l'analyse des données bancaires (en offrant par exemple une réduction plus élevée aux nouveaux clients, à ceux qui ont l'habitude d'aller chez le concurrent, etc...), Société Générale refuse toute personnalisation. “Nous ne voulons pas exploiter les données des clients auprès des partenaires", indique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing services aux particuliers.  

Mais si l'offre est pensée pour être simple pour les clients, convaincra-t-elle les commerçants, qui financent la totalité du cashback ? “L'enseigne a une visibilité sur le site Société Générale, auprès d'une audience de qualité", assure Stéphanie Vuillemin. Reste qu'avec l'automaticité du versement du cashback, il n'est pas garanti que les clients prennent la peine d'aller régulièrement voir qui sont les partenaires et que le programme permettra de recruter de nouveaux clients ou d'augmenter la fidélité et le panier moyen des existants. “Les clients pourront voir sur leur cagnotte quels achats leur ont rapporté de l'argent", rappelle la responsable marketing.  

Un seul partenaire de référence

Pour mettre les commerçants en avant, le programme vise donc un nombre restreint “de grandes enseignes nationales, contrairement à LCL qui enrôle de plus petits commerçants pour son programme Avantage+", commente Stéphanie Vuillemin. Et pour la plupart des secteurs, comme les stations-service par exemple, Société Générale “choisira un seul partenaire de référence", indique  Bertrand Cozzarolo, directeur adjoint clients, distribution et marketing du groupe bancaire. 

Pour l'instant, CFC Services a signé avec vingt partenaires commerçants, qui représentent 1 500 points de vente en France (parmi lesquels SIXT, BP, Conforama, les marques d'habillement Caroll, Kaporal, André et Cyrillus, GoSport, Oui.SNCF, Urban Sports Club...). Le programme va continuer à s'enrichir, notamment sur le voyage et les loisirs, pour monter jusqu'à une quarantaine de partenaires environ. 

Si le marché évolue vers la personnalisation, SocGen s'adaptera

“Nous présenterons tous les mois à nos partenaires commerçants des statistiques anonymisées montrant quel pourcentage de chiffre d'affaires est constitué par des personnes qui n'étaient pas clientes auparavant", assure la directrice marketing, qui indique que le programme est encore trop jeune pour disposer de chiffres. 

“Pour l'instant, nous avons réussi à obtenir des remises génériques très satisfaisantes de la part des commerçants partenaires, et nous ne voulons pas être trop agressif en poussant des offres commerciales aux clients, explique Bertrand Cozzarolo. Le cashback oscille entre 3 et 12% chez les vingt partenaires du programme. Pour autant, Bertrand Cozzarolo reconnaît que “cibler grâce à de la donnée client est une demande forte des enseignes". “Si l'on se rend compte que des logiques de ciblage avec accord du client sont nécessaires pour obtenir des remises intéressantes, alors nous pourrons y réfléchir. Mais pour l'instant, nous n'y avons pas été obligés."

250 000 adhérents

Grande Avenue comptait 180 000 adhérents quand le programme, jusque-là réservé à une clientèle haut de gamme, a été ouvert à tous les clients de Société Générale  en avril 2018. mind Fintech révélait alors qu'un total d'un million d'euros de cashback avait été reversé aux clients depuis la création du programme, en 2014. Il en comptait entre 220 000 et 230 000 fin octobre et, avec le lancement du cashback en magasin début novembre, le compteur serait déjà grimpé à 250 000. Depuis début novembre, 15 000 euros de cashback ont été reversés (à la fois en ligne et en magasin).   

Le programme va être promu via des notifications sur les applications dans les semaines à venir. “Nous estimons que la moyenne de nos clients pourraient, en combinant le cashback en ligne et en magasin, recevoir en moyenne 100 euros par an", assure Stéphanie Vuillemin. Tous les porteurs de carte du groupe sont ciblés, soit 5 millions de clients environ.  

 

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La Société Générale fait confiance à la solution CDLK pour son nouveau programme de cashback

La Société Générale fait confiance à la solution CDLK pour son nouveau programme de cashback

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK Société Générale

Novembre 2019

Article paru sur Finyear le 15 novembre 2019

Depuis quelques jours, les clients-porteurs de cartes bancaires Société Générale peuvent adhérer au service « Le Cashback Société Générale » et profiter ainsi d'offres de remboursements au sein des enseignes partenaires en magasin, en ligne ou In-App. Les équipes CDLK et Société Générale ont réussi à déployer en un temps record, cette nouvelle plate-forme.

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Donner plus de valeur aux cartes bancaires 
Dans le cadre de sa stratégie d'innovation, la Société Générale traduit son concept de carte bancaire augmentée à travers de nouveaux services personnalisés qui donne plus de valeur à la carte. 
Pour déployer une solution de cashback omnicanal, la Société Générale s'est adressée à CDLK, opérateur Big Data de référence dans la transformation de la donnée de paiement en nouveaux services. Créée en 2013, la fintech CDLK est le leader français du CLO (Card-Linked-Offer) avec une plate-forme IT visant en 2020 le seuil d'1 milliard de transactions traitées annuellement pour environ 10 000 points de vente enrôlés. 

Le Cashback : une offre différenciante à forte valeur ajoutée 
Avec son nouveau service baptisé « Le Cashback Société Générale », la banque est désormais en mesure de récompenser et de fidéliser ses clients grâce à des remboursements lors de leurs achats par carte. 
La solution logicielle développée par CDLK contribue à offrir un service totalement automatisé. L'adhérent reçoit de sa banque des offres de remises, valables pour ses achats auprès des enseignes partenaires physiques, en ligne ou In-App. Le bénéficiaire règle son achat avec sa carte bancaire, sans coupon, ni code promotionnel et bénéficie alors automatiquement d'un remboursement en Euros, visible dans son espace sécurisée de consultation des comptes sous la forme d'une cagnotte. 

Grâce à ce nouveau programme, la Société Générale crée une valeur d'usage additionnelle autour de sa carte bancaire, fournit une offre différenciante et une expérience consommateur optimale. De leur côté, les commerçants partenaires du programme bénéficient d'une forte visibilité sur une audience ciblée et du trafic qualifié qui en découle. 

Un défi technique relevé dans les délais 
CDLK est actuellement le seul acteur du marché à proposer en mode embarqué ou SaaS une solution CLO basée sur un référentiel unique de commerçants acceptant la carte bancaire. La singularité de sa solution repose sur sa capacité à identifier précisément les enseignes enrôlées grâce à son moteur d'analyse de la donnée monétique issue des flux de compensation. Si sa mise en oeuvre est un plus complexe que celles se limitant aux données du relevé de compte (modèle DSP2), cette solution CLO offre une fiabilité aux performances inégalées.  
Le choix d'un lancement en Mode SaaS par la Société Générale a été déterminant pour rendre possible le déploiement de la solution CDLK en seulement 4 mois. Toutes les briques CLO ont été intégrées à distance : une véritable prouesse technique dans un temps aussi court. 

La simplicité du fonctionnement de ce programme pour l'ensemble des bénéficiaires (porteurs de carte et commerçants) a été rendue possible grâce à une plate-forme Big Data construite sur une architecture récente. Cette dernière permet de traiter une forte volumétrie de données avec une réactivité exceptionnelle dans son traitement des requêtes.  
La solution CDLK opère pour Société Générale la partie back office du programme CLO dans sa globalité, ainsi que la partie front couvrant le process depuis la saisie des remises négociées auprès des enseignes-partenaires par les régies d'offre à la validation pour publication dans la galerie par la banque. 

« Le projet Le Cashback Société Générale présentait à l'origine un certain nombre de challenges techniques et marketing. Outre un délai de déploiement très court, nous avions une forte exigence sur la performance, la fiabilité et la souplesse de la solution CLO à mettre en place. À ce titre, le plateforme CDLK nous est apparu comme le choix le plus en ligne avec nos attentes. Le Cashback Société Générale s'inscrit dans notre modèle de banque relationnelle qui apporte de la valeur ajoutée à ses clients » précise Stéphanie Vuillemin, responsable marketing des services aux particuliers Société Générale. 

Une solution CLO unique sur le marché 
Partenaire des plus grandes banques, dont LCL depuis 2015, l'offre de CDLK se distingue des autres solutions techniques, qui souvent se limitent aux achats en ligne ou se basent sur les informations accessibles sur le relevé de compte qui sont par nature difficilement exploitables dans le cadre d'un programme CLO. En effet, pour une banque, l'identification du point de vente partenaire doit être rigoureuse pour sourcer l'offre de manière fiable et garantir le bon fonctionnement du process d'octroi du cashback. 

CDLK dispose d'un moteur algorithmique puissant. Ce dernier est capable de traiter des millions de données brutes transactionnelles issues directement des flux de compensation CB, Visa ou Mastercard collectés par la banque émettrice de carte. Chaque jour, CDLK peut ainsi catégoriser, identifier et géolocaliser précisément les dépenses effectuées par les porteurs de cartes auprès des enseignes partenaires du programme bancaire, quelles que soient leurs typologies : en magasin, en ligne ou In-App. 

« Chez CDLK, nous sommes naturellement très heureux et fiers d'avoir été sélectionnés par le groupe Société Générale pour collaborer avec leurs équipes à la mise en place de ce nouveau programme CLO. Même si la France a toujours un temps d'observation avant l'adoption d'une innovation, le CLO va désormais s'imposer dans l'ensemble du marché. La plupart des émetteurs de carte bancaire ont désormais compris l'intérêt stratégique d'enrichir leur proposition de valeur avec ce type de programme. En revanche, la manière d'exécuter reste à choix multiples et c'est sans aucun doute dans ce contexte que CDLK apporte sa valeur ajoutée en proposant une solution adaptée au contexte donné », souligne Benoît Gruet, président et co-fondateur de CDLK. 

À propos de CDLK Services 
Fondée en 2013, la fintech CDLK intervient au service des banques de détail qu'elle accompagne dans leur transformation digitale. Grâce à une plateforme Big Data évolutive et puissante, CDLK exploite de manière anonymisée les données transactionnelles des porteurs de carte et des commerçants pour les convertir en services innovants, en ligne avec les attentes des différents segments de clientèle de la banque.

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Mai 2019

Article paru sur L'Agefi le 23 mai 2019

Les données de paiement créent enfin de la valeur !

Tirer de la valeur des données de paiement, tout le monde y pense mais peu de banques le font. Pas question pour elles de monétiser ces informations, ING et Paypal l'ont vite compris. Encore moins avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données qui fixe un cadre clair à l'exploitation des données désormais soumise au consentement éclairé des individus. 

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Et voilà qu'une nouvelle génération de technologies entre dans la danse, offrant des possibilités accrues de personnalisation grâce à un meilleur traitement des données issues des transactions. Il devient enfin possible de tirer de la valeur des données de paiement. Plusieurs modèles existent mais les constantes sont d'utiliser la carte bancaire comme identifiant du client, au lieu d'une carte de fidélité, de soigner la fluidité du parcours client et de rechercher davantage de pertinence dans le ciblage des offres. En outre, le cashback est devenu incontournable, apportant plus de satisfaction aux consommateurs que les programmes à points. Par ailleurs, si les banques peuvent légitimement être à la manoeuvre de ce type de programmes, elles ne sont pas les seules.

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Reste le schéma classique dans lequel la banque souhaite fidéliser ses clients en leur offrant des avantages auprès d'autres enseignes. C'est ce que propose LCL qui a opté pour CDLK et migre son programme de fidélité sur cette solution. « Ce programme de 'cashback' est géré directement dans le portail bancaire et non sur une application tierce, insiste Benoît Gruet, fondateur de CDLK. C'est primordial pour assurer la fluidité du parcours client tout en garantissant la capture du trafic et la maîtrise des données. » CDLK utilise les terminaux de paiement électroniques pour reconnaître les commerçants, la carte bancaire pour reconnaître et suivre les clients, mais aucune information personnelle n'est transmise aux commerçants, ces derniers reçoivent simplement une liste de transactions donnant droit à du cashback sans connaître l'identité des clients. Un moyen de préserver la vie privée et de réduire la pression commerciale, mais aussi de créer du trafic intelligent vers les commerces, car les offres ne sont adressées qu'à des personnes ciblées d'après leur comportement de consommation, et qui ont accepté d'en bénéficier. Une autre banque devrait déployer CDLK d'ici à la fin 2019.

 

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Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CLO

Février 2019

Article paru sur Revue Banque le 25 janvier 2019


L'étude annuelle menée par Next Content pour le compte de SAB et CGI a été réalisée en décembre 2018 auprès de 1009 Français connectés à Internet sur ordinateur, smartphone ou tablette et représentatifs de la population connectée à Internet en termes d'âge, de sexe et de CSP. Elle s'intéresse aux pratiques de ces clients en matière de services bancaires et financiers en ligne sous de nombreux aspects : attractivité des banques en ligne, utilisation du smartphone, nouveaux services en ligne, reconnaissance des FinTechs.

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Le premier thème sur lequel a porté l'étude menée par Next Content est la part des banques en ligne en tant qu'établissement principal des clients : celle-ci atteint 6 % du panel des Français interrogés. Les auteurs de l'étude précisent que 70 % de ces derniers sont multibancarisés et que très souvent cette banque en ligne était une banque secondaire avant de devenir leur établissement principal. Si le pourcentage reste encore faible, les auteurs soulignent la croissance des acteurs historiques comme Boursorama ou ING Direct et l'arrivée de nouveaux entrants tels que Hello Bank ou Orange Bank. Cela laisse supposer que cette part pourrait croître dans les prochaines années. En outre, 56 % des clients interrogés affirment que, s'ils devaient changer de banque principale, ils pourraient choisir « une banque exclusivement sur Internet, sans agence », un pourcentage en hausse de 3 points par rapport à 2017 et de 11 points par rapport à 2016.

Le choix d'une banque en ligne se justifie principalement par des gains économiques : les frais moins élevés des banques en lignes (81 % des sondés), mais aussi les offres promotionnelles comme la gratuité des cartes ou les sommes offertes aux nouveaux clients (60 %). La qualité de l'application mobile et des services en ligne ne vient qu'en troisième position (32 %). A contrario, les principaux freins manifestés à l'égard des banques en ligne sont le souhait de pouvoir appeler ou rencontrer un conseiller (57 %) et l'idée qu'une banque avec des agences est plus rassurante en cas de problème (49 %).

L'usage du smartphone

L'étude s'est également intéressée sur la place du téléphone portable dans l'utilisation des services en ligne. Globalement, la fréquence d'utilisation des services en ligne des banques principales demeure fin 2018 plus forte sur ordinateur que sur smartphone. Toutefois le smartphone est l'équipement le plus fréquemment utilisé pour les services en ligne par les personnes ayant téléchargé l'application mobile de leur banque principale. 67 % des Français interrogés détenteurs d'un smartphone ont téléchargé l'application mobile de leur banque principale (en progression de 4 points en un an) et ce pourcentage grimpe à 82 % pour les moins de 35 % (en progression de 6 points).

L'ordinateur reste également l'équipement le plus utilisé quelle que soit l'opération bancaire réalisée (pour les clients détenant au moins deux équipements). Mais l'usage du smartphone est particulièrement fort pour les opérations les plus simples, comme la consultation des comptes et le suivi des dépenses, et dans une moindre mesure pour effectuer des virements. En revanche, il est largement minoritaire pour les opérations de souscription en ligne, y compris par les clients ayant téléchargé l'application mobile de leur banque, un constat à pondérer par le fait que la souscription depuis les applications n'est pas toujours possible.

Nouveaux services en ligne...

L'étude a ensuite cherché à identifier l'intérêt des clients pour les nouveaux services numériques dans le paiement : « Les attentes les plus fortes se situent au niveau des applications qui sécurisent (par empreinte par exemple) ou simplifient (sans contact) le paiement ou en diminuent les frais (carte multidevises pour les déplacements ou virements à l'étranger) ». Le virement bancaire instantané moyennant un surcoût intéresse 47 % des clients interrogés, mais l'étude menée en 2017 montrait que ce même service sans surcoût séduisait 70 % des clients connectés.

Concernant les attentes en matière de services tiers sur les plates-formes des banques, le cash back arrive en tête. Ensuite, les attentes diffèrent selon des critères d'âge ou de richesse : les clients les plus jeunes (18 à 24 ans) mentionnent des nouvelles offres pour le paiement international, alors que les clients avec les revenus les plus élevés (supérieurs à 6 000 euros mensuels) préfèrent une offre élargie de placements et des conseils financiers. Les clients avec des revenus intermédiaires se positionnent plutôt sur des services d'assurance ou de sécurité.

En revanche, 13 % seulement des clients citent l'agrégation de comptes. « Cela peut en partie tenir au fait que la moitié seulement des clients sont multibancarisés et que les banques ont déjà largement investi ce créneau en exploitant notamment en marque blanche les technologies de FinTechs spécialisées », souligne l'étude. 10 % des clients multibancarisés interrogés déclarent déjà utiliser ce service, majoritairement auprès de leur banque principale. 70 % de ceux qui pourraient y recourir, choisiraient également leur banque principale comme tête de pont, contre 20 % des acteurs spécialisés et moins de 10 % un grand acteur internet (Google, Facebook...). Et 10 % des clients interrogés affirment être absolument opposés à ce type de services.

...et nouveaux acteurs

Autre point d'étude : l'intérêt porté aux nouveaux entrants, FinTechs et plates-formes.

Certaines FinTechs comme Bankin, Lydia et Linxo ont déjà une notoriété significative, connues par respectivement 25 %, 16 % et 16 % des Français interrogés. Ces taux passent à 38 %, 27 % et 24 % pour les clients de moins de 35 ans.

Le nombre de clients qui utilisent les services des FinTechs reste encore limité (4 % au mieux pour Bankin), mais il croît significativement chez les plus jeunes clients (18 à 24 ans) : il atteint notamment 12 % pour Lydia.

Concernant les plates-formes qui agrégeraient les offres de différents établissements financiers, 5 % des clients se déclarent prêts à les utiliser, tandis que 42 % estiment cela envisageable. Mais avec des taux qui passent à 15 % et 54 %, les plus hauts revenus (supérieurs à 6 000 euros mensuels) sont de loin les plus intéressés, suivis par les jeunes de moins de 35 ans (respectivement 7 % et 53 %).

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La Société Générale accélère dans le cashback

La Société Générale accélère dans le cashback

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO Société Générale Transformation Digitale

Avril 2018

Article paru sur  L'AGEFI le 04 avril 2018

Le marché français du cashback attise les convoitises des banques. Cette pratique, qui consiste à faire profiter des consommateurs de remises négociées lors de leurs achats, vient en effet d'être généralisée par la Société Générale à l'ensemble de ses clients majeurs, soit 5,7 millions de personnes. Lancée fin 2014 via la plate-forme Grande Avenue de la banque rouge et noire, cette offre concernait jusque-là 3,7 millions de clients souscripteurs du package bancaire Jazz.

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«Notre objectif est de fidéliser notre clientèle par le biais de bons plans permettant d'augmenter le pouvoir d'achat, explique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing offres de services aux particuliers de la Société Générale. L'offre de cashbackest aussi un moyen de différenciation dans le paysage bancaire français. Le cashback demeure en effet encore embryonnaire, puisque 10% des Français sont utilisateurs, contre plus de 60% aux Etats-Unis. Cette offre nous permet par ailleurs de nous poser en tiers de confiance dans la protection des données clients, car le site Grande Avenue a été développé par une filiale du groupe, Franfinance.»

Jusque'alors, la Société Générale comptait 147.000 utilisateurs, qui ont déjà réalisé 29 millions d'euros d'achats, avec à la clé 1,2 million de cashback. En s'inscrivant gratuitement à Grande Avenue, les futurs utilisateurs pourront accéder, via la plate-forme, à 800 e-commerçants, dont les plus grandes enseignes (Fnac, Booking.com...). Après l'achat, la remise, dont la banque perçoit une partie, est reversée sur une cagnotte, qui peut être transférée sur le compte courant du client dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros.

Ce seuil est également appliqué par LCL, qui a lancé un service similaire en octobre 2015 (NDLR: Solution CLO de CDLK) et compte désormais 300 enseignes partenaires. «Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d'entre eux environ l'utilisent régulièrement», commente LCL, ajoutant que «2017 a été six fois plus dynamique que 2016». Certaines caisses régionales du Crédit Agricole proposent aussi une offre de ce type. La Société Générale a, par ailleurs, lancé un pilote pour étendre le système à certains points de vente physiques, une possibilité déjà offerte par LCL dans 1.100 magasins.

Les achats générés en France par le cashback ont atteint 600 millions d'euros en 2015, selon une étude réalisée par Xerfi en 2016 qui tablait sur un volume de 800 millions en 2017. L'étude pointe notamment que le marché représentait déjà environ 2,5 milliards d'euros au Royaume-Uni à cette époque.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

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Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

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Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

[...]

Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Tags : Big Data Cashback CDLK Fintech Innovation

Juillet 2017

Etude de cas parue dans Mind Fintech le 17 juillet 2017

Surtout connue pour l'offre Avantage+ de LCL, la société CDLK élargit son offre au-delà du CLO. Elle profite notamment de l'approche de la DSP2 pour aider les banques à affiner leurs agrégateurs. CDLK Services, ex-Cardlinkin, se positionne depuis sa création en 2013 sur les offres de CLO (card-linked offers), cashback lié à la carte bancaire. 

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Mais depuis quelques mois, outre le CLO, la société propose une suite bancaire plus complète avec trois offres supplémentaires : la segmentation intelligente des clients, la clarification des libellés des relevés bancaires et enfin la production de KPI (indicateurs clés de performance) pour les entreprises clientes des banques. L'approche de l'entrée en vigueur de la DSP2 et la concurrence des néo-banques ont ouvert de nouvelles portes à la start-up pour s'adresser aux banques.

Historiquement, pour proposer son offre de CLO, CDLK a développé une solution qui permet de récupérer les flux monétiques de ses partenaires bancaires, de les filtrer et d'identifier les marchands derrière chaque libellé. “Les libellés sont très peu explicites sur les relevés bancaires puisque cela dépend directement de la qualité des données saisies dans le contrat monétique à la signature entre l'acquéreur et le marchand", explique Benoît Gruet, CEO. Le référentiel marchands élaboré par CDLK repose sur les données issues des terminaux de paiement électroniques. “Nous utilisons du machine-learning supervisé : il y a une intervention humaine au fil de l'eau pour ajouter de nouvelles règles de normalisation. On croise aussi les informations recueillies avec différentes bases pour pouvoir techniquement sourcer tous les marchands de manière non ambiguë." CDLK assure parvenir à catégoriser 99,7 % des transactions cartes.

CLO : les banques attentistes

L'offre historique de CDLK a été lancée fin 2015 par LCL sous la forme du programme Avantage+. En mai dernier, la banque revendiquait 600 000 clients souscripteurs à l'offre gratuite (sur plus de 3 millions de clients éligibles), mais espère accélérer son développement grâce au lancement d'une application mobile et d'une campagne de communication dans les agences. Aucune autre banque française ne s'est pourtant encore lancée sur le créneau, dont le business model n'est pas évident puisqu'il sert avant tout à fidéliser les clients mais n'est pas facturé. “Les banques sont assez attentistes sur le sujet, elles veulent voir la montée en puissance du programme LCL et plus largement du CLO en France avant de déployer", note Benoît Gruet. Outre LCL, une autre banque s'est engagée avec CDLK et est en cours de déploiement pour lancer une offre de CLO. D'autres sont encore en discussions avec la société.

Le CLO est encore nouveau sur le marché français et c'est un programme techniquement assez complexe à mettre en place, décrit le CEO. D'abord, il faut pouvoir identifier les transactions donnant lieu à un cashback – c'est possible en utilisant notre plateforme – puis signer des commerçants et enfin communiquer auprès de ses clients tout en gérant l'animation des offres." Le CEO conseille aux banques de faire appel à plusieurs régies marketing pour signer le programme et de mettre en place un portail multirégie pour adresser tant le créneau des grandes enseignes que les petits commerçants et les cartes cadeaux. Quant au ROI, le patron de CDLK voit dans les programmes de CLO un investissement long terme. “Certaines banques ont déjà un programme de fidélité à points avec des cadeaux, comme c'était le cas pour LCL avant Avantage+, et ça leur coûte extrêmement cher. Avec le CLO, une fois les commerçants enrôlés, ce sont eux qui assument le coût du programme en offrant du cashback."

Clarification des libellés

CDLK propose donc depuis quelques mois d'autres produits dans sa suite bancaire. L'entrée en vigueur prochaine de la DSP2 et la vague des agrégateurs bancaires lui ont notamment permis de mettre en valeur sa plateforme de référentiel marchand. Car la catégorisation des transactions de cartes bancaires est un sujet brûlant pour les applications de gestion de budget. Bankin' ou Linxo, par exemple, misent principalement sur la recatégorisation par leurs utilisateurs des transactions non reconnues pour améliorer le taux de libellés catégorisés. De son côté, deux semaines après le lancement de Banxo, la Caisse d'Épargne se félicitait d'avoir pu catégoriser 70 % des dépenses. “Les PFM peuvent arriver péniblement à 80 % de catégorisation avec des data miners et en comptant sur le modèle collaboratif. Sachant qu'ils devront aussi compter sur tous les problèmes de marchands qui ferment, ouvrent ou migrent de systèmes de TPE", assure Benoît Gruet. En catégorisant quasiment 100 % des dépenses, CDLK propose aux banques d'améliorer leur service et de satisfaire les utilisateurs dès le lancement. Et au-delà des PFM, la solution de catégorisation peut permettre aux banques de réduire la masse d'appels aux conseillers liés à une mauvaise compréhension des relevés de cartes bancaires. “Les banques comptabilisent en moyenne deux appels par conseiller et par jour sur ce sujet, assure Benoît Gruet. Avec notre solution, elles peuvent réduire le nombre d'appels qui polluent le réseau et supprimer un irritant pour les clients et les conseillers."

Segmentation des clients

CDLK propose aussi de segmenter les clients de la banque selon leur comportement d'achat. “Le gros problème des banques sur la partie CRM, c'est qu'elles se contentent d'une segmentation KYC avec le genre, l'âge et l'adresse qu'elles peuvent croiser avec le taux d'équipement au sein de la banque et éventuellement une dimension de flux monétaire, décrit Benoît Gruet. Nous proposons d'y ajouter le comportement en tant que consommateur, qui permet de déterminer, ce qu'on appelle le buyer persona". Une banque pourrait ainsi envoyer une campagne ciblée pour proposer une carte bancaire premium avec assurance ski à ses clients qui partent tous les ans au ski, par exemple.

Production de KPI pour les clients pro

Le dernier volet de l'offre de CDLK donne la possibilité aux banques de proposer à leurs clients commerçants des rapports marketing avec des indicateurs indiciels de performance de leur point de vente : chiffre d'affaires, panier moyen, profil des clients... le tout comparé avec les autres entreprises du secteur. L'analyse ne porte par contre que sur les porteurs de carte de la banque et montre la tendance d'achats de ses clients dans le quartier. “La banque peut décider de le proposer comme un enrichissement de son offre monétique à tous ses clients commerçants pour se différencier ou de faire payer pour ce service supplémentaire", décrit Benoît Gruet. Une banque est en cours d'intégration pour utiliser l'outil, assure le CEO.

250 000 à un million d'euros de licence par an

Les coûts d'intégration de la suite bancaire sont principalement absorbés par la banque cliente, explique le CEO. CDLK facture ensuite une licence annuelle qui peut varier entre 250 000 et un million d'euros selon les applicatifs utilisés – la société édite une dizaine de logiciels modulables, du CLO tracking au ciblage des offres en passant par les interfaces SAV ou le référentiel marchands. Les données sensibles des clients sont traitées au sein de la banque, assure la société, et seules les données non sensibles des marchands transitent sur la plateforme CDLK. CDLK “a dépassé le million d'euros de chiffre d'affaires en 2016", indique son CEO, dont 60 % de récurrent environ puis des PoC et de l'accompagnement de projet. La société compte une quinzaine de collaborateurs, dont deux sourceurs pour mettre à jour le référentiel marchands, puis principalement des développeurs et data miners. La société, détenue à 100 % par ses fondateurs, se dit à l'équilibre.

Aude Fredouelle

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

Les premiers pas du CLO en France

Les premiers pas du CLO en France

Tags : Banque Cashback CLO LCL

Décembre 2015

Article paru dans Point Banque, le magazine de l'industrie bancaire et des moyens de paiement, de décembre 2015.

LCL a lancé le 1er octobre dernier Avantage +, le premier programme relationnel carte, alias CLO – Card Linked Offers ou « offres liées à la carte » – une initiative qui risque d'être suivie courant 2016 par toutes les grandes banques de la place. 

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Lancé par la société américaine Cardlytics, le principe du CLO repose sur une analyse par un organisme financier des dépenses effectuées par carte bancaire de ses clients en vue de leur proposer des promotions ciblées générant un cash back automatique en cas d'achat. Malgré la prudence dont font preuve les banques françaises à ce sujet, les raisons objectives d'un ralliement au concept de CLO sont nombreuses.

 

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LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO LCL

Novembre 2015

Article de Aline Fauvarque paru dans  lerevenu.com le 19 novembre 2015

Alors que les banques s'interrogent sur les moyens de résister à l'«uberisation» des moyens de paiements, LCL a dégainé en proposant le premier service de récompense «cash back» sur vos achats par carte bancaire. Ouvrant la voie à une exploitation des données commerciales.

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Le 1er octobre, LCL a lancé avec l'appui des commerçants  un programme de rétrocessions pécuniaires «Avantage +» qui vous fait profiter de rétrocommissions non négligeables sur vos achats, entre 4% et 10% dans la plupart des cas. Elles émanent aussi bien de e-commerçants que d'enseignes ayant pignon sur rue.

«J'ai acheté une machine à laver chez Conforama et huit jours après, j'étais crédité de 100 euros sur mon compte», se réjouit un client. Le délai de rétrocession peut s'allonger, le temps de s'assurer que l'achat est effectif, par exemple en cas de vente à distance ou si le client dispose d'un délai pour retourner la marchandise.

Jusqu'à présent, les programmes de ce type reposaient sur la seule banque, qui vous retourne un infime pourcentage sur tous vos achats ou des points permettant de rembourser votre cotisation de carte bleue. À présent, ce programme de fidélité fait intervenir les commerçants. LCL négocie avec eux afin qu'ils vous accordent des réductions.

Pour en bénéficier, les clients de LCL n'ont qu'à se connecter sur le site de la banque, s'inscrire au programme et cocher les offres dont ils veulent profiter. Après, tout est automatique. Inutile de s'embarrasser d'un code de réduction à recopier sur un site ou d'une carte de fidélité en magasin. La mécanique du système permet d'ailleurs la plus grande discrétion : le vendeur ne voit pas que son client bénéficiera de ce «cash back» et cela n'est pas mentionné sur son ticket de caisse.

Dans un premeir temps, le client choisit donc les offres parmi celles négociées par LCL pour tous ses clients, seuls les taux de réduction peuvent varier en fonction du niveau de carte bancaire : il faut bien récompenser les porteurs de cartes haut de gamme. 

Dans un second temps, il est prévu de proposer aux clients qui le veulent de recevoir des offres ciblées, en fonction de leurs achats antérieurs. "Ce sont les clients qui décideront s'ils autorisent ou non LCL à décortiquer leurs relevés de carte bancaire pour leur envoyer des offres individualisées explique Benoit Gruet" co-fondateur de CDLK, la "fintech" qui a conçu le programme.

LCL ne dit pas encore combien de clients se sont déjà inscrits mais se félicite d'avoir enrôlé plus d'une centaine de commerçants dans tous les domaines, un point clé. Avec cette offre de «cash back», la filiale du Crédit Agricole incite non seulement le détenteur de multiples moyens de paiement à utiliser la carte de LCL mais elle se donne les moyens d'entrer dans l'ère du big data. Et le Crédit Agricole pourrait suivre son exemple s'il s'avère concluant. L'enjeu est double.

Baisse des commissions par carte

Cette offensive vise d'abord à contrecarrer l'érosion des commissions sur les paiements par carte bancaire en accroissant leur utilisation. La carte bancaire représente aujourd'hui près d'un paiement sur deux en France (49,06% en 2013), un pourcentage que les banques souhaitent faire encore progresser, mais au prix d'une baisse des commissions qui devraient une nouvelle fois se réduire au 1er décembre prochain (0,2% ou 0,3% de la transaction).

L'autre objectif est de contrer l'intrusion de nouveaux opérateurs non-bancaires dans le domaine des paiements tel Paypal, qui revendique plus de 5 millions de clients en France. Dans cette bataille engagée avec un train de retard, les banques ont tout à gagner à resserrer leurs relations avec les commerçants qu'elles fournissent en TPE et dont elles assurent les règlements. Elles pourraient ainsi les fournir en données utiles à leur développement commercial, comme tous les nouveaux acteurs savent déjà le faire.

La bonne offre, au bon moment, au bon client

Les géants du Web fidélisent leurs adhérents par des primes et valorisent ensuite ce travail auprès des commerçants qui en assument le coût. De quoi vous attacher à leurs applications et e-wallet, et retirer aux banques leur fond de commerce. «Si nous avions affirmé notre volonté de nous battre sur ce terrain il y a quelques années, nous ne nous serions pas laissé tailler des croupières par Paypal», dit un banquier en test sur d'autres solutions dans l'objectif de proposer «la bonne offre, au bon moment, au bon client».

«Aux États-Unis, c'est la banque qui propose au commerçant de lui envoyer une clientèle correspondant à ses critères de revenus, de zone de chalandise ou de centres d'intérêts», explique Pierre de Brabois, consultant chez Kurt Salmon. Les banques ont des moyens pour utiliser leurs fichiers tout en conservant le secret bancaire. De plus, si des données personnelles sont fournies aux commerçants, votre accord est demandé. En France, la Cnil y veille de près, compliquant d'ailleurs certains développements souhaités par les banques et par leurs concurrents, mais l'évolution est en marche...

 

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LCL lance la première offre de commerce connecté en France

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

Tags : Big Data Carte Bancaire Cashback Innovation LCL

Juillet 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 6 juillet 2015

La banque proposera le 1 er octobre des offres commerciales ciblées. Elles découleront de l'analyse des données de paiement des clients volontaires.

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C'est un premier mouvement qui devrait être observé de près par l'ensemble du secteur bancaire. Après un pilote cet été, LCL généralisera à partir du 1er octobre un programme d'offres commerciales personnalisées en fonction de l'analyse des flux de paiement des clients avec leur carte bancaire. Les quelque 4 millions de personnes majeures détenant un compte dans la filiale du Crédit Agricole pourront souscrire à ce programme baptisé Avantage + afin de percevoir des réductions de prix sous forme de « cashback » lors d'achats en magasin ou sur un site Internet

« Notre objectif est de faire bénéficier les clients LCL de cartes avec encore plus de valeur au regard de leur cotisation », explique Frédéric Lapeyre, directeur du marketing LCL pour le marché des particuliers. Le groupe bancaire espère avec ce programme innovant avoir trouvé la contre-attaque à nombre de concurrents qui ne facturent pas cette cotisation afin d'appâter le chaland. « Les réductions offertes chez les commerçants répondront aux besoins des clients et pourraient, en quelques achats, être supérieures au montant de la cotisation. Le “cashback" sera d'ailleurs d'autant plus important que le porteur aura une carte haut de gamme », souligne Frédéric Lapeyre. La banque peut ainsi faire coup double en poussant ses cartes les mieux margées.

En pratique, les clients devront se rendre sur leur site de banque en ligne pour adhérer au programme et recevoir des offres commerciales dans leur espace dédié. Il leur faudra ensuite sélectionner les promotions qui les intéressent afin de les associer à leur carte. Durant la période d'éligibilité proposée, il leur suffira alors de régler leur achat avec cette carte pour que le terminal de paiement du magasin ou le module de paiement de son site Internet y lient le « cashback » promis. Ce dernier sera reversé dans un délai de 48 heures au minimum, le porteur de carte pouvant visualiser sur le site Internet de sa banque ses achats en cours et le total des remboursements dont il a déjà bénéficié.

Transparence sur l'utilisation des données

Tous les trois mois, il devra confirmer son accord pour que la banque fasse bien le lien entre sa carte et son achat en magasin. « LCL prône la transparence quant à l'utilisation de ses données personnelles, qui ne quittent jamais la banque. Les clients se montrent favorables dès lors que ce sont eux qui choisissent et qu'ils en voient les bénéfices », assure Frédéric Lapeyre.

Il reste à convaincre les grandes enseignes correspondant au budget des ménages français de rejoindre le programme durant l'été et de consentir des remises suffisamment attractives. Si, en France, les offres de « cashback » existent déjà sur Internet, tout reste en effet à faire dans le monde physique. Mais LCL veut croire que les commerçants seront intéressés par le modèle économique de ce type de programme fondé sur la performance (voir ci-dessus). Contrairement à une publicité traditionnelle, ils ne paient en effet que si un client vient consommer chez eux. La banque espère ainsi offrir d'ici à deux ans 80 % de promotions en magasin pour 20 % en ligne.

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LCL se lance dans les offres marketing ciblées

LCL se lance dans les offres marketing ciblées

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO LCL

Juillet 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 6 juillet 2015

Après les rumeurs du printemps, le lancement serait désormais imminent, selon Les Échos : dans quelques mois, LCL deviendra la première banque française à intégrer des « offres liées à la carte » (ou CLO en anglais, pour « Card Linked Offers ») au coeur de ses services en ligne, pour être suivie plus tard, peut-être, par le Crédit Agricole.

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Le programme « Avantage + » de l'établissement est tout à fait conforme aux standards du genre (américains, principalement) : sur la base d'une analyse de ses transactions (par carte) passées, le système sélectionne des promotions ajustées au mieux au comportement du consommateur et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. Une fois acceptées, les offres sont automatiquement appliquées lors des dépenses éligibles, sous la forme de reversements (cashback) sur son compte.Comme prévu, la plate-forme mise en oeuvre serait celle de CDLK (anciennement Cardlinkin'), le pionnier du sujet en France, combinée à l'expertise de Plebicom pour toute la partie concernant les relations avec les annonceurs. À travers cette initiative, LCL vise plusieurs bénéfices, en matière de fidélisation de sa clientèle, entre restitution de valeur sur les cotisations des cartes (face à la concurrence du gratuit), augmentation du volume des paiements par carte et attractivité des promotions distribuées.

Le système est simple et apparemment impossible à ne pas aimer, il fait fureur aux États-Unis, mais il peine à s'installer en Europe continentale. Pourquoi ? Par peur de réactions de rejet, comme ING en a déclenché aux Pays-Bas. Le risque est grand, en effet, de froisser les consommateurs, à la fois peu habitués (et, par conséquent, relativement peu réceptifs) aux coupons de réduction et prompts à s'inquiéter de l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles, surtout quand elles sont aussi intimes que leurs achats.

Mais, visiblement, la tentation est trop grande pour y résister et LCL tente donc l'aventure. La banque veut toutefois mettre tous les atouts de son côté, en établissant un système d'opt-in (activation volontaire du service), à renouveler tous les 3 mois, et en insistant sur le fait que les données de ses clients ne sont jamais transmises à un tiers. Par ailleurs, le dispositif sera d'abord expérimenté, cet été, auprès de quelques utilisateurs pilotes avant une généralisation prévue, pour l'instant, au mois d'octobre.

Rendez-vous à cette date pour voir si le test du premier déploiement se déroule sans anicroche (à moins que la révélation des Échos ne soit auparavant montée en épingle par la presse, comme ce fut le cas avec ING). L'étape d'après consistera à vérifier si la valeur attendue est au rendez-vous, ce qui reste également à prouver. Et, derrière, il ne fait aucun doute que toutes les banques de l'hexagone (et probablement plus loin) surveillent cette expérience à la loupe, prêtes à rapidement suivre l'exemple de LCL.

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