Restez connecté à l'univers CDLK

Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Paiement Relevé de compte

Juillet 2019

A la Une de Point Banque le 8 juillet 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà éprouvé des difficultés à identifier l'origine d'une dépense sur son relevé de carte bancaire et plus d'un quart a même craint un risque de fraude. Telle est la conclusion d'une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de la Fintech CDLK : « Les Français et le suivi des dépenses par carte bancaire ».

Voir plus

Alors qu'une grande majorité des Français (86 %) considère que leur banque évolue positivement en intégrant les dernières technologies à leur offre de service, les relevés bancaires ne sont pas encore jugés satisfaisants.

Dépenses difficiles à identifier et risques de fraude

52 % des sondés ont déjà éprouvé des difficultés, lors de la consultation de leur relevé de dépense carte bancaire, à identifier un commerçant. Cette ambiguïté inquiète plus de la moitié des personnes concernées (54%), qui ont craint un risque de fraude.

Cette difficulté engendre des inquiétudes, et un taux d'appel téléphonique vers la banque assez important: 38 % des sondés ont eu recours à leur banque pour obtenir une clarification, et poser des questions qui restent souvent sans réponses, ce qui génère un grand nombre d'appel.

Les Millenials sont particulièrement concernés, avec 72 % des 25-34 ans ayant éprouvé des difficultés dans la lecture de leur relevé. 45 % ont craint un risque de fraude.

Un intérêt grandissant pour un suivi précis des dépenses

La possibilité d'obtenir un meilleur suivi des dépenses effectuées par carte bancaire intéresse de  nombreux sondés. 77 % déclarent ainsi qu'ils seraient intéressés par la possibilité d'identifier le commerçant sur le relevé pour chacune des dépenses effectuées, dont 33 % sont très intéressés.

Parmi les sondés ayant eu un doute sur l'origine d'une dépense carte bancaire, 91 % sont intéressés par des libellés plus précis et plus explicite des dépenses effectuées. L'intérêt pour cette amélioration dépasse même le périmètre des personnes directement confrontées à cette problématique d'identification puisque 73 % des utilisateurs réguliers ayant déclaré n'avoir jamais rencontré cette difficulté sont intéressés par ce service.

Les jeunes apparaissent également en forte attente de ce type d'évolution : 83 % des utilisateurs réguliers âgés de moins de 35 ans (contre 76 % des utilisateurs plus âgés) sont intéressés par la possibilité d'avoir des informations plus précises sur les dépenses effectuées.

Fermer

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire Open Banking Paiement

Juin 2019

Article paru sur  Cbanque le 06 juin 2019

Vos données bancaires sont riches d'informations hautement confidentielles. Mais que deviennent-elles quand vous changez de banque ? Le point sur la question, un an après l'entrée en vigueur d'un règlement européen qui est censé avoir tout changé.

Voir plus

RGPD, an 1. Le 25 mai 2018, le « règlement général sur la protection des données » entrait en application. Objectif : encadrer et harmoniser, à l'échelle de l'Union européenne, le traitement des données à caractère personnel. Il y avait urgence : la précédente directive sur le sujet datait de 1995. Trois ans, donc, avant la création de Google, en 1998 en Californie...

Pensé pour répondre aux nouveaux défis posés par les géants du numérique - notamment les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) - le texte s'applique plus généralement à toutes les entreprises qui détiennent des données personnelles. Notamment aux banques qui doivent, comme les autres, permettre à leurs clients de faire valoir leurs droits, certains créés, d'autres consolidés par le RGPD. Deux en particulier : le droit à la portabilité et le droit à l'oubli. En résumé, la possibilité de récupérer, à la demande, ses données personnelles, le cas échéant pour les transmettre à un tiers, ou d'en demander l'effacement.

Quelles sont les données concernées ?

C'est la première question à laquelle les banques ont dû répondre pour mettre en oeuvre ces droits. Il n'y a pas d'ambiguïté pour les informations fournies directement par l'usager : son état-civil, son adresse, ses situations familiale et professionnelle, etc. Il en va différemment des données dites transactionnelles, celles qui figurent sur les relevés de compte : virements, prélèvements, retraits de cash, paiements par carte, etc. S'agit-il de données personnelles ?

D'un point de vue juridique, cela ne fait pas vraiment débat. « Sauf s'il est anonymisé, l'historique des transactions est considéré comme une donnée personnelle, et à ce titre rentre dans le champ du droit à la portabilité et à l'oubli », explique Thibault Verbiest, avocat associé au sein du cabinet DS Avocats et spécialiste du sujet. Confirmation du côté de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui supervise la mise en oeuvre du RGPD en France. « Le Comité européen de la protection des données a estimé que les informations figurant sur les relevés bancaires, produites dans le cadre de l'activité du compte, étaient des données personnelles et relevaient du droit à la portabilité », annonce Clémence Scottez, cheffe du service des affaires économiques de la CNIL.

Puis-je emporter mes données de paiement avec moi quand je quitte ma banque ?

A partir du moment où il s'agit de données personnelles, la réponse est oui : le droit à la portabilité s'applique aussi aux données de paiement. En ce sens, « le RGPD est de nature à renforcer la mobilité bancaire », estime Thibaut Verbiest, en complétant les dispositifs existants, notamment le  mandat de mobilité lancé en février 2017. L'intérêt de s'emparer de ce droit dans le cadre d'un changement de banque est assez clair. Plus besoin, en effet, de repartir de zéro : vous conservez l'historique de vos transactions, et votre nouvelle banque acquiert sur le champ une large connaissance de vos habitudes, qu'elle peut transformer en services à valeur ajoutée : aide à la gestion budgétaire, conseils hyper-personnalisés, avantages fidélité, etc.

 

Quand je quitte ma banque, puis-je lui demander d'effacer mes relevés de compte, entre autres données personnelles ?

La réponse est encore oui, au titre du droit à l'oubli. Dans les faits toutefois, sa mise en oeuvre se frotte à certaines limites. Les banques, en effet, ont « des obligations réglementaires de conservation des données », rappelle Clémence Scottez, de la CNIL. Pendant cinq ans, par exemple dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. « Les banques doivent conserver les données pendant une durée raisonnable, ou imposée par la loi le cas échéant », confirme Me Thibault Verbiest.

La CNIL, toutefois, encourage certaines bonnes pratiques. « Les données doivent passer dans un état d'archivage intermédiaire », détaille Clémence Scottez. « De cette façon, elles ne sont plus consultables par les conseillers en agence, mais reste accessibles en cas de demande de Tracfin ».

Les banques françaises remplissent-elles leurs obligations ?

La plupart des banques ont joué le jeu du RGPD en adaptant leurs conditions générales et en nommant des délégués à la protection des données (DPD). Dans les faits toutefois, l'exercice des droits à la portabilité ou à l'oubli dans la banque semble très imparfait.

Premier problème : certaines enseignes refusent, contre l'évidence, de considérer les relevés de compte comme des données personnelles, limitant de fait le droit à la portabilité. « Cela suscite des plaintes d'usagers, qui sont en cours d'instruction », confirme Clémence Scottez. Autre obstacle : la mise en oeuvre concrète. Talend, qui vend aux banques des solutions pour gérer les données de leurs clients, a effectué quelques tests grandeur nature sur des demandes de portabilité. Bilan : « Les banques ne sont pas prêtes », tranche Jean-Michel Franco.

Plus généralement, le directeur marketing de Talend s'étonne qu'aucune banque n'ait fait le choix d'utiliser ce droit à la portabilité de manière offensive, en proposant à des futurs clients de leur confier leurs données en échange de services à valeur ajoutée. « Elles ont mis en oeuvre le RGPD comme une contrainte réglementaire, pas comme un avantage concurrentiel », constate-t-il. Ce faisant, elles ratent une opportunité : la plupart des observateurs du secteur s'accordent en effet à dire que la donnée transactionnelle, et sa valorisation, sera au coeur des futurs modèles économiques de la banque de détail.

Fermer

La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

Tags : Banque Carte Bancaire GAFA Paiement

Juin 2019

Dossier paru dans   Le Monde le 05 juin 2019

Longtemps assimilée à une austère affaire de tuyauterie bancaire, la facilitation des paiements du quotidien fait désormais figure de véritable mine d'or. De puissants acteurs émergent, se disputant à coups de milliards une activité innovante et stratégique.

Voir plus

Payer l'addition au restaurant sans faire signe au serveur, sans attendre la 
note, grâce à un identifiant sur la table du déjeuner, fait partie des innovations sur lesquelles travaille Lyf Pay, l'application de paiement mobile soutenue notamment par BNP Paribas et le Crédit mutuel. Un autre projet maison permet de régler son parking sans quitter son volant, par la lecture de la plaque d'immatriculation.

Tapie derrière ces petits services du quotidien se dessine la nouvelle obsession de l'industrie du paiement : faire disparaître le paiement. A l'image de l'achat avec le one clic (« en un clic ») d'Amazon. Ou d'un Uber, le géant du VTC, qui transporte ses clients sans qu'ils aient à sortir leur portefeuille, la course étant réglée automatiquement par le biais de l'application mobile. « On aime consommer, mais personne n'aime payer. Progressivement, pour toute une série de transactions liées à la vie quotidienne, le paiement va s'effacer en arrière-plan », prédit Marc Niederkorn, spécialiste de la question au sein du cabinet McKinsey.

Le paiement n'a longtemps été qu'une affaire de tuyauterie déléguée dans les banques 
aux collaborateurs les moins gradés. En quelques années, cette industrie austère a entamé une étonnante « remontada », transformant une simple commodité en une activité innovante et stratégique, que se disputent à coups de milliards de dollars les institutions financières, les start-up et les géants de la tech.

Plus de code SMS


Le succès du néerlandais Adyen illustre cette nouvelle puissance. Si la start-up n'a pas quinze ans d'existence, elle a réussi une razzia sur le marché des e-commerçants. Son nom reste inconnu du grand public, mais c'est notamment elle qui traite les paiements d'Uber (elle a contribué à installer dans le paysage le paiement en « zéro clic »), Blablacar, Netflix, Spotify et Deezer, eBay, Gap, H&M, Leboncoin ou Showroomprivé et de plus de 3 400 autres clients. « En France, Adyen a déjà la même part de marché qu'un grand réseau bancaire sur le secteur du commerce en ligne », ne peut que constater un banquier français. Pour les paiements en ligne, Adyen vend à ses commerçants un paiement « sans friction », qui saute la case de la sécurisation de la transaction par l'envoi d'un code SMS. L'e-marchand n'est plus protégé par une banque en cas de fraude. En contrepartie, il ne perd pas de clients en route, alors que l'étape du SMS ferait échouer « 12 % des achats en France, et 40 % aux Etats-Unis », selon la start-up.

Et pour sécuriser ses transactions, Adyen utilise un algorithme qui lui permet, par exemple, de déceler si le numéro de la carte bancaire a été entré par un robot, en évaluant si la vélocité avec laquelle les chiffres sont reproduits dépasse la dextérité humaine.

Aux marchands en ligne, comme aux chaînes de magasins ayant pignon sur rue, l'entreprise propose une offre clés en main, qui leur permet d'accepter toutes les solutions de paiement, y compris les chinoises Alipay ou WeChat Pay. « Quand un groupe veut se lancer dans plusieurs pays, il doit signer avec 70 ou 80 banques locales. Avec nous, le commerçant ne signe qu'un contrat, pour une seule intégration technique. Nous remplaçons tous les intermédiaires », explique Philippe de Passorio, directeur général d'Adyen France. Nous voulons être le moteur silencieux du commerce mondial. »

Le secteur est en effervescence

Les investisseurs apprécient. Alors que son revenu net n'a pas dépassé les 350 millions d'euros en 2018, l'entreprise vaut désormais en Bourse plus de 20 milliards d'euros, soit plus que la Société générale. Dès son premier jour de cotation à Amsterdam, en juin 2018, Adyen a surpris le marché en doublant sa valeur en quelques dizaines de minutes.

Son concurrent américain Stripe, avec un positionnement identique, a été valorisé lors de sa dernière levée de fonds, en janvier, 22,5 milliards de dollars (20 milliards d'euros). Depuis, le secteur est en effervescence. L'américain Fiserv a mis la main sur son compatriote First Data pour 22 milliards de dollars, le britannique Worldpay a accepté une offre d'achat de 43 milliards de dollars du géant américain Fidelity National Information Services (FIS) – la plus grosse opération dans le métier des paiements –, et, très récemment, l'américain Global Payments a annoncé le rachat de TSYS pour 21,5 milliards de dollars.

Autant de signes avant-coureurs de la formation d'une bulle ? « Le secteur offre une réelle plus-value économique et une capacité à se développer », analyse Marc Niederkorn. Selon McKinsey, le paiement (au sens large, en intégrant le compte courant utilisé pour les transactions) représente plus d'un tiers des revenus d'une banque. Et les perspectives s'annoncent excellentes : le nombre de transactions par carte bancaire augmente chaque année de 6 % à 8 % en Europe, porté par le sans-contact et le déclin du cash.

Surtout, l'expansion de l'e-commerce rebat les cartes. « Aujourd'hui, seulement 4 % à 5 % des dépenses dans le monde se font sur Internet. Nous n'en sommes donc qu'au tout début. Ce marché va exploser, avec des modèles d'affaires très différents de ceux du passé, affirme Guillaume Princen, directeur général Europe Continental de Stripe. En France, par exemple, un tiers des entreprises qui se sont créées ces dernières années sont des plates-formes ou des places de marché. »Les accompagner à l'international pour la partie paiement constitue une aubaine pour des spécialistes du paiement électronique comme Stripe ou Adyen.

Les GAFA, un pied dans la porte

Les GAFA ont déjà mis un pied dans la porte. Google, Apple, Facebook et Amazon déploient leurs solutions de paiement à travers le monde. « La véritable valeur de l'activité des paiements, c'est la donnée. Ils permettent de comprendre encore mieux les comportements des consommateurs, indique Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Les Google de demain devront maîtriser la donnée de paiement. Soit les GAFA remporteront le match et renforceront leur puissance, soit de nouveaux acteurs, comme Adyen ou Stripe, deviendront les nouveaux géants. »

Quelle place restera-t-il alors aux banques ? Elles qui tenaient le haut du pavé conservent certes les tuyaux où circulent les flux financiers, mais commencent à voir les relations avec leurs clients commerçants leur échapper. « Le modèle traditionnel où l'on équipait les commerçants avec des terminaux de paiement est remis en cause », reconnaît un grand banquier de la place. Entre levées de fonds, cotations et rachats, leurs concurrents disposent de beaucoup plus de moyens pour investir dans les technologies les plus performantes.

Par le passé, l'Europe bancaire n'a pas su résister à la toute-puissance des réseaux américains Visa et MasterCard. Face à l'appétit des nouveaux champions américains et chinois du paiement, elle a choisi de répliquer en lançant un moyen de paiement domestique. Depuis le mois de novembre 2018, avec le soutien technique de la Banque centrale européenne, de nombreuses institutions proposent à leurs clients d'échanger des paiements instantanés, de compte à compte, sans passer par la carte bancaire. Ces virements électroniques, effectués en quelques secondes, devraient entrer progressivement dans les habitudes des Européens pour payer « de personne à personne », pour régler ses courses en supermarché, ou payer en ligne chez un e-commerçant. Le paiement est devenu un enjeu de stratégie industrielle et de souveraineté.

Fermer

Avril 2019

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2019

Pour la troisième année consécutive, France Fintech publie le Panorama des fintech françaises en partenariat avec  BlackFin Tech.

Plus de 500 entreprises recensées, CDLK y figure dans la section Bankin - PFM, sans oublier la partie fidélisation et programmes de cash-back qui reste l'un des services phares de notre fintech !


Mars 2019

Top 10 Trends in Payments 2019 by Capgemini

Customers' increasing expectations for value-added services are stirring fast-paced disruption in today's payments industry while regulators push collaboration and open ecosystems, and agile new entrants transform the scene even further. Business as usual now demands continuous innovation and adoption of emerging technologies such as application programming interfaces (APIs), real-time payment (RTP) infrastructure, robotic process automation (RPA), and the Internet of things (IoT). Powered by these enabling new technologies, open banking is encouraging firms to adopt Platform-as-a-Service (PaaS) delivery models to connect various stakeholders for the exchange of data and value. Heightened openness is spurring the need for robust digital identity, advanced data and privacy protection, and regulators' emphasis on balancing supply push with market-demand pull. Based on the latest industry activity, our analysis of the top-10 payments trends for 2019 explores changing landscape dynamics and potential challenges and benefits.