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La Société Générale accélère dans le cashback

La Société Générale accélère dans le cashback

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO Transformation Digitale

Avril 2018

Article paru sur  L'AGEFI le 04 avril 2018

Le marché français du cashback attise les convoitises des banques. Cette pratique, qui consiste à faire profiter des consommateurs de remises négociées lors de leurs achats, vient en effet d'être généralisée par la Société Générale à l'ensemble de ses clients majeurs, soit 5,7 millions de personnes. Lancée fin 2014 via la plate-forme Grande Avenue de la banque rouge et noire, cette offre concernait jusque-là 3,7 millions de clients souscripteurs du package bancaire Jazz.

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«Notre objectif est de fidéliser notre clientèle par le biais de bons plans permettant d'augmenter le pouvoir d'achat, explique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing offres de services aux particuliers de la Société Générale. L'offre de cashbackest aussi un moyen de différenciation dans le paysage bancaire français. Le cashback demeure en effet encore embryonnaire, puisque 10% des Français sont utilisateurs, contre plus de 60% aux Etats-Unis. Cette offre nous permet par ailleurs de nous poser en tiers de confiance dans la protection des données clients, car le site Grande Avenue a été développé par une filiale du groupe, Franfinance.»

Jusque'alors, la Société Générale comptait 147.000 utilisateurs, qui ont déjà réalisé 29 millions d'euros d'achats, avec à la clé 1,2 million de cashback. En s'inscrivant gratuitement à Grande Avenue, les futurs utilisateurs pourront accéder, via la plate-forme, à 800 e-commerçants, dont les plus grandes enseignes (Fnac, Booking.com...). Après l'achat, la remise, dont la banque perçoit une partie, est reversée sur une cagnotte, qui peut être transférée sur le compte courant du client dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros.

Ce seuil est également appliqué par LCL, qui a lancé un service similaire en octobre 2015 (NDLR: Solution CLO de CDLK) et compte désormais 300 enseignes partenaires. «Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d'entre eux environ l'utilisent régulièrement», commente LCL, ajoutant que «2017 a été six fois plus dynamique que 2016». Certaines caisses régionales du Crédit Agricole proposent aussi une offre de ce type. La Société Générale a, par ailleurs, lancé un pilote pour étendre le système à certains points de vente physiques, une possibilité déjà offerte par LCL dans 1.100 magasins.

Les achats générés en France par le cashback ont atteint 600 millions d'euros en 2015, selon une étude réalisée par Xerfi en 2016 qui tablait sur un volume de 800 millions en 2017. L'étude pointe notamment que le marché représentait déjà environ 2,5 milliards d'euros au Royaume-Uni à cette époque.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

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Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

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Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

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Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK CLO Promotion

Janvier 2018

Article paru dans le magazine Point Banque N°217

Sur le front des services de CLO (Card Link Offer) – qui ne sont rien d'autre que des services de cash backs automatisés et contextualisés - LCL fait toujours cavalier seul avec environ un million de membres inscrits à son programme de fidélité Avantage +, un chiffre atteint deux ans après le lancement dudit programme alors que la banque totalise un parc de 3,8 millions de porteurs de cartes.

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Avantage + a atteint un seuil significatif. La relative lenteur de la montée en puissance de ce programme tient essentiellement au fait que l'enrolement se fait par 'opt-in'. « Un programme de CLO se construit dans le temps » explique Benoit Gruet, président de CDLK, pionnier du CLO en France. Le prestataire vise le marché des banques avec une plate-forme technologique qui identifie la signature monétique des commerces grâce à une solution basée sur des algorithmes et du machine learning (CLO Tracking & CLO Targeting). CDLK produit ainsi un référentiel marchand croisant certaines données monétiques (codes MCC, SIRET, etc...) avec des données externes (APE Insee, etc...) pour permettre une identification et une catégorisation à des fins applicatives dont le CLO. La qualité des données du référentiel ainsi obtenu est essentielle pour les banques. Principale raison ? Sur le terrain, dans leurs relevés, les banques ne disposent que du libellé monétique des entreprises, lequel peut différer des marques commerciales connues du grand public. Ainsi, le client d'une banque, qui attend en principe un relevé clair et compréhensible, va donc s'arracher les cheveux pour identifier une dépense qui ne fait pas apparaître directement le nom du salon de coiffure ou de la boulangerie qu'il a l'habitude de fréquenter. « Cette situation résulte notamment du système 4-coins des schèmes CB, Visa ou MasterCard, qui distingue la banque acquéreur qui fournit le terminal de paiement de la banque du porteur » explique Angelo Caci. CDLK offre aux banques une solution technique afin de résoudre ce problème. « Elles peuvent ainsi offrir à leurs clients des relevés parfaitement explicites » explique Benoit Gruet. CDLK propose en outre des outils de segmentation de la clientèle basés sur le comportement de consommation permettant de mieux cerner leurs attentes. Alors que le sujet s'apprête à figurer en tête des priorités, d'autres grandes banques réfléchissent au déploiement d'une solution big data innovante exploitant leurs propres données, et ce afin de faire face à la concurrence croissante des néobanques dans un contexte de taux d'interchange à la baisse estime en substance Benoit Gruet.

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Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Tags : Banque Carte Bancaire

Janvier 2018

Article paru sur cbanque le 18 janvier 2018

Dans un secteur en pleine révolution, la carte bancaire reste de loin le moyen de paiement préféré des usagers. Sa domination pourrait-elle être remise en cause à court terme ? Le point sur les évolutions à attendre en 2018.

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Objectif 3 milliards pour le sans contact

La décision date d'octobre 2017 mais elle va réellement prendre son envol en 2018, à mesure que les terminaux de paiements seront mis à jour et les cartes bancaires renouvelées : il est désormais possible de régler sans contact des achats jusqu'à 30 euros. Ce qui couvre potentiellement 60% des paiements par carte, contre 43% pour l'ancien plafond.

Il y a toutes les chances que cette nouveauté soutienne un peu plus en 2018 le développement des usages, qui ont déjà explosé depuis deux ans : le nombre d'achats sans contact est ainsi passé de 605 millions en 2016 à plus d'un milliard en 2017. Le groupement français des cartes bancaires CB a fixé pour le cap pour cette année : atteindre les trois milliards.

Des paiements en ligne mieux sécurisés

La carte reste de très loin le moyen de paiement le plus utilisé pour régler des achats en ligne. Ce n'est toutefois pas sans risque : selon  l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, l'usage de la carte en ligne représentait 17% des transactions en 2016, mais les deux tiers du montant de la fraude. Un problème que les banques et les e-commerçants vont devoir affronter plus résolument.

La nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 janvier 2018, impose en effet, à moyen terme, la généralisation de l'authentification forte pour les paiements en ligne. En clair, il ne suffira bientôt plus de renseigner le cryptogramme visuel situé au dos de la carte pour authentifier un paiement. Il faudra également employer une autre méthode : un code SMS, une authentification biométrique, etc. Des dispositifs qu'on devrait donc voir se généraliser dans le courant de l'année.

Des frais en baisse en cas de perte ou de vol

Autre conséquence de la DSP2 : depuis le 13 janvier, la franchise restant à la charge du porteur dans certains cas d'utilisation frauduleuse d'une carte bancaire volée ou perdue a été divisée par 3, passant de 150 à 50 euros. Une bonne nouvelle pour les usagers, à la portée toutefois relativement limitée : cette franchise ne s'applique que pour les achats frauduleux effectués avec usage du code et en l'absence de déclaration du vol ou de la perte. Sinon, hors cas de négligence grave, la banque doit rembourser dès le premier euro. Par ailleurs, cette franchise est généralement couverte par les assurances perte et vol des moyens de paiement qui équipent nombre de clients bancaires.

Le paiement mobile frémit

Rappel : pour pouvoir utiliser des services comme Apple Pay ou Paylib, il vous faut une carte bancaire compatible. Le paiement mobile n'est donc pas à proprement parler un concurrent de la carte.

Sans parler de véritable décollage, son usage a frémi en 2017 en France. Les 8 principales enseignes bancaires proposent désormais Paylib sur Android à leurs clients. Les rangs des cartes compatibles avec Apple Pay sur iPhone se sont également étoffés : c'est le cas désormais chez Fortuneo, dans les Crédits Mutuels de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, chez N26, en attendant prochainement la Société Générale, Boursorama Banque, Morning et d'autres sans doute.

Le paiement instantané, un concurrent de la carte ?

Si le mobile n'est pas encore un concurrent de la carte, il pourrait le devenir avec l'émergence du paiement instantané. Ce nouveau moyen de paiement, dont le développement est ardemment souhaité par les institutions européennes, permet d'effectuer des virements SEPA quasi-instantanés (10 secondes maxi) 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Une révolution potentielle, même s'il reste des interrogations : quels seront les cas d'usage privilégiés par les banques ? Combien ces virements seront-ils facturés ?

La carte bancaire n'apparaît toutefois pas en première ligne face au paiement instantané, au moins pour les paiements en points de vente. Il pourrait en revanche changer la donne pour les paiements en ligne. Mais c'est surtout le chèque, pour les paiements entre particuliers notamment, qui devrait pâtir de son émergence.

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Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Tags : Banque Carte Bancaire CLO Promotion

Novembre 2017

Article paru dans Les Echos le 14 novembre 2017

Pionnier sur ce marché, LCL revendique un million d'utilisateurs en deux ans pour son programme « Avantage + ». BPCE mènerait un pilote comparable. 

Le marché des offres promotionnelles directement liées à l'utilisation de la carte bancaire du client commence à frémir. Deux ans après avoir lancé   son programme « Avantage + » , LCL revendique ainsi un million d'utilisateurs, soit 30 % du nombre total de ses porteurs. 

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« En réalité, la part est plus importante car tous nos clients, notamment les étudiants et les jeunes, ne sont pas éligibles », précise un porte-parole de la banque.

La filiale du Crédit Agricole compte en parallèle 300 enseignes partenaires et 1.200 points de vente où le consommateur peut bénéficier de réductions lorsqu'il utilise sa carte bancaire. Globalement 45 % des commerçants qui offrent ces remises sous forme de cashback le font en magasin tandis que la majorité des partenaires sont en ligne.

Un intérêt croissant en magasin

Mais cette proportion a vocation à s'inverser. « Nos clients sont très demandeurs d'offres de proximité », confirme ce porte-parole. La banque va donc multiplier les opérations commerciales comme celle qu'elle a organisée dans le centre des Quatre Temps à la Défense en septembre. Durant quinze jours, tous les commerçants y ont pu proposer des remises et tester l'intérêt du programme. « Le  chiffre d'affaires des Quatre temps a sensiblement augmenté, les commerçants étaient satisfaits », affirme LCL sans plus de précisions.

De fait, si ce type de programme aussi appelé  CLO (« card-linked offers ») permet à la banque de fidéliser ses porteurs de carte et de justifier la cotisation annuelle qu'ils règlent pour l'utiliser, il permet aussi aux banques de renforcer leur relation avec les clients professionnels. 

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Innovation

Mai 2017

Article paru dans  Les Echos.fr  le 2 mai 2017

Après Orange ou Carrefour, l'enseigne de biens culturels veut fidéliser encore plus ses clients et tenter de capitaliser sur le succès d'Amazon.

Face à la menace d'Amazon Pay,  tout juste arrivé en France, la Fnac met les bouchées doubles.  Comme le révèle "Le Monde" ce mardi 2 mai, l'enseigne de biens culturels va lancer une carte bancaire en partenariat avec Crédit Agricole et Consumer Finance. Gratuite, elle servira de carte de débit supplémentaire au compte courant.

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Si la Fnac Mastercard est accessible à tous, elle reste principalement pensée pour les détenteurs d'une carte de fidélité Fnac.  Dans son communiqué, Fnac précise qu'c1% des achats réalisés avec la Fnac Mastercard - y compris chez des concurrents - se cumuleront automatiquement pour les cinq millions d'adhérents Fnac, qui pourront les récupérer ensuite sous forme de chèques-cadeaux utilisables dans le réseau Fnac. Une manière de capitaliser un peu sur le succès d'Amazon en France. 

De plus en plus d'enseignes non-bancaires se lancent dans la carte

Cette nouvelle carte bancaire est la dernière des innovations du groupe Fnac-Darty, depuis le rachat de l'enseigne d'électroménager en avril 2016 . Fnac a ainsi multiplié les passerelles entre les deux groupes, comme dans les chèques-cadeaux, tout en développant un partenariat,  notamment avec Deezer . Fnac Darty avance à une cadence soutenue, et promet  d'atteindre un an plus tôt les synergies promises lors du rachat.

Cette annonce d'une carte bancaire s'inscrit également dans une tendance où des acteurs non-bancaires tentent d'investir le marché. Orange,  avec Orange Bank - dévoilée la semaine dernière -, ou Carrefour,  avec sa carte "C-zam" , veulent profiter de l'essor de l'usage du mobile pour continuer à fidéliser leurs clients, habitués ou non. 

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Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Tags : Carte Bancaire CDLK Innovation

Décembre 2015

CDLK Services, Lauréat dans la catégorie “Innovation Fintech & Start-Up".

Lors de cette même édition qui a eu lieu le 10 Décembre 2015 à l'Hotel Bristol de Paris, LCL a été également récompensé pour son nouveau programme Avantage+ dans les catégories “Fidélisation" et “CLO". LCL utilise la plateforme CDLK pour son programme Avantage+... 

Voir les lauréats 2015

 

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Novembre 2015

Article de Aline Fauvarque paru dans  lerevenu.com le 19 novembre 2015

Alors que les banques s'interrogent sur les moyens de résister à l'«uberisation» des moyens de paiements, LCL a dégainé en proposant le premier service de récompense «cash back» sur vos achats par carte bancaire. Ouvrant la voie à une exploitation des données commerciales.

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Le 1er octobre, LCL a lancé avec l'appui des commerçants  un programme de rétrocessions pécuniaires «Avantage +» qui vous fait profiter de rétrocommissions non négligeables sur vos achats, entre 4% et 10% dans la plupart des cas. Elles émanent aussi bien de e-commerçants que d'enseignes ayant pignon sur rue.

«J'ai acheté une machine à laver chez Conforama et huit jours après, j'étais crédité de 100 euros sur mon compte», se réjouit un client. Le délai de rétrocession peut s'allonger, le temps de s'assurer que l'achat est effectif, par exemple en cas de vente à distance ou si le client dispose d'un délai pour retourner la marchandise.

Jusqu'à présent, les programmes de ce type reposaient sur la seule banque, qui vous retourne un infime pourcentage sur tous vos achats ou des points permettant de rembourser votre cotisation de carte bleue. À présent, ce programme de fidélité fait intervenir les commerçants. LCL négocie avec eux afin qu'ils vous accordent des réductions.

Pour en bénéficier, les clients de LCL n'ont qu'à se connecter sur le site de la banque, s'inscrire au programme et cocher les offres dont ils veulent profiter. Après, tout est automatique. Inutile de s'embarrasser d'un code de réduction à recopier sur un site ou d'une carte de fidélité en magasin. La mécanique du système permet d'ailleurs la plus grande discrétion : le vendeur ne voit pas que son client bénéficiera de ce «cash back» et cela n'est pas mentionné sur son ticket de caisse.

Dans un premeir temps, le client choisit donc les offres parmi celles négociées par LCL pour tous ses clients, seuls les taux de réduction peuvent varier en fonction du niveau de carte bancaire : il faut bien récompenser les porteurs de cartes haut de gamme. 

Dans un second temps, il est prévu de proposer aux clients qui le veulent de recevoir des offres ciblées, en fonction de leurs achats antérieurs. "Ce sont les clients qui décideront s'ils autorisent ou non LCL à décortiquer leurs relevés de carte bancaire pour leur envoyer des offres individualisées explique Benoit Gruet" co-fondateur de CDLK, la "fintech" qui a conçu le programme.

LCL ne dit pas encore combien de clients se sont déjà inscrits mais se félicite d'avoir enrôlé plus d'une centaine de commerçants dans tous les domaines, un point clé. Avec cette offre de «cash back», la filiale du Crédit Agricole incite non seulement le détenteur de multiples moyens de paiement à utiliser la carte de LCL mais elle se donne les moyens d'entrer dans l'ère du big data. Et le Crédit Agricole pourrait suivre son exemple s'il s'avère concluant. L'enjeu est double.

Baisse des commissions par carte

Cette offensive vise d'abord à contrecarrer l'érosion des commissions sur les paiements par carte bancaire en accroissant leur utilisation. La carte bancaire représente aujourd'hui près d'un paiement sur deux en France (49,06% en 2013), un pourcentage que les banques souhaitent faire encore progresser, mais au prix d'une baisse des commissions qui devraient une nouvelle fois se réduire au 1er décembre prochain (0,2% ou 0,3% de la transaction).

L'autre objectif est de contrer l'intrusion de nouveaux opérateurs non-bancaires dans le domaine des paiements tel Paypal, qui revendique plus de 5 millions de clients en France. Dans cette bataille engagée avec un train de retard, les banques ont tout à gagner à resserrer leurs relations avec les commerçants qu'elles fournissent en TPE et dont elles assurent les règlements. Elles pourraient ainsi les fournir en données utiles à leur développement commercial, comme tous les nouveaux acteurs savent déjà le faire.

La bonne offre, au bon moment, au bon client

Les géants du Web fidélisent leurs adhérents par des primes et valorisent ensuite ce travail auprès des commerçants qui en assument le coût. De quoi vous attacher à leurs applications et e-wallet, et retirer aux banques leur fond de commerce. «Si nous avions affirmé notre volonté de nous battre sur ce terrain il y a quelques années, nous ne nous serions pas laissé tailler des croupières par Paypal», dit un banquier en test sur d'autres solutions dans l'objectif de proposer «la bonne offre, au bon moment, au bon client».

«Aux États-Unis, c'est la banque qui propose au commerçant de lui envoyer une clientèle correspondant à ses critères de revenus, de zone de chalandise ou de centres d'intérêts», explique Pierre de Brabois, consultant chez Kurt Salmon. Les banques ont des moyens pour utiliser leurs fichiers tout en conservant le secret bancaire. De plus, si des données personnelles sont fournies aux commerçants, votre accord est demandé. En France, la Cnil y veille de près, compliquant d'ailleurs certains développements souhaités par les banques et par leurs concurrents, mais l'évolution est en marche...

 

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LCL lance la première offre de commerce connecté en France

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

Tags : Big Data Carte Bancaire Cashback Innovation

Juillet 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 6 juillet 2015

La banque proposera le 1 er octobre des offres commerciales ciblées. Elles découleront de l'analyse des données de paiement des clients volontaires.

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C'est un premier mouvement qui devrait être observé de près par l'ensemble du secteur bancaire. Après un pilote cet été, LCL généralisera à partir du 1er octobre un programme d'offres commerciales personnalisées en fonction de l'analyse des flux de paiement des clients avec leur carte bancaire. Les quelque 4 millions de personnes majeures détenant un compte dans la filiale du Crédit Agricole pourront souscrire à ce programme baptisé Avantage + afin de percevoir des réductions de prix sous forme de « cashback » lors d'achats en magasin ou sur un site Internet

« Notre objectif est de faire bénéficier les clients LCL de cartes avec encore plus de valeur au regard de leur cotisation », explique Frédéric Lapeyre, directeur du marketing LCL pour le marché des particuliers. Le groupe bancaire espère avec ce programme innovant avoir trouvé la contre-attaque à nombre de concurrents qui ne facturent pas cette cotisation afin d'appâter le chaland. « Les réductions offertes chez les commerçants répondront aux besoins des clients et pourraient, en quelques achats, être supérieures au montant de la cotisation. Le “cashback" sera d'ailleurs d'autant plus important que le porteur aura une carte haut de gamme », souligne Frédéric Lapeyre. La banque peut ainsi faire coup double en poussant ses cartes les mieux margées.

En pratique, les clients devront se rendre sur leur site de banque en ligne pour adhérer au programme et recevoir des offres commerciales dans leur espace dédié. Il leur faudra ensuite sélectionner les promotions qui les intéressent afin de les associer à leur carte. Durant la période d'éligibilité proposée, il leur suffira alors de régler leur achat avec cette carte pour que le terminal de paiement du magasin ou le module de paiement de son site Internet y lient le « cashback » promis. Ce dernier sera reversé dans un délai de 48 heures au minimum, le porteur de carte pouvant visualiser sur le site Internet de sa banque ses achats en cours et le total des remboursements dont il a déjà bénéficié.

Transparence sur l'utilisation des données

Tous les trois mois, il devra confirmer son accord pour que la banque fasse bien le lien entre sa carte et son achat en magasin. « LCL prône la transparence quant à l'utilisation de ses données personnelles, qui ne quittent jamais la banque. Les clients se montrent favorables dès lors que ce sont eux qui choisissent et qu'ils en voient les bénéfices », assure Frédéric Lapeyre.

Il reste à convaincre les grandes enseignes correspondant au budget des ménages français de rejoindre le programme durant l'été et de consentir des remises suffisamment attractives. Si, en France, les offres de « cashback » existent déjà sur Internet, tout reste en effet à faire dans le monde physique. Mais LCL veut croire que les commerçants seront intéressés par le modèle économique de ce type de programme fondé sur la performance (voir ci-dessus). Contrairement à une publicité traditionnelle, ils ne paient en effet que si un client vient consommer chez eux. La banque espère ainsi offrir d'ici à deux ans 80 % de promotions en magasin pour 20 % en ligne.

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LCL se lance dans les offres marketing ciblées

LCL se lance dans les offres marketing ciblées

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Juillet 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 6 juillet 2015

Après les rumeurs du printemps, le lancement serait désormais imminent, selon Les Échos : dans quelques mois, LCL deviendra la première banque française à intégrer des « offres liées à la carte » (ou CLO en anglais, pour « Card Linked Offers ») au coeur de ses services en ligne, pour être suivie plus tard, peut-être, par le Crédit Agricole.

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Le programme « Avantage + » de l'établissement est tout à fait conforme aux standards du genre (américains, principalement) : sur la base d'une analyse de ses transactions (par carte) passées, le système sélectionne des promotions ajustées au mieux au comportement du consommateur et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. Une fois acceptées, les offres sont automatiquement appliquées lors des dépenses éligibles, sous la forme de reversements (cashback) sur son compte.Comme prévu, la plate-forme mise en oeuvre serait celle de CDLK (anciennement Cardlinkin'), le pionnier du sujet en France, combinée à l'expertise de Plebicom pour toute la partie concernant les relations avec les annonceurs. À travers cette initiative, LCL vise plusieurs bénéfices, en matière de fidélisation de sa clientèle, entre restitution de valeur sur les cotisations des cartes (face à la concurrence du gratuit), augmentation du volume des paiements par carte et attractivité des promotions distribuées.

Le système est simple et apparemment impossible à ne pas aimer, il fait fureur aux États-Unis, mais il peine à s'installer en Europe continentale. Pourquoi ? Par peur de réactions de rejet, comme ING en a déclenché aux Pays-Bas. Le risque est grand, en effet, de froisser les consommateurs, à la fois peu habitués (et, par conséquent, relativement peu réceptifs) aux coupons de réduction et prompts à s'inquiéter de l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles, surtout quand elles sont aussi intimes que leurs achats.

Mais, visiblement, la tentation est trop grande pour y résister et LCL tente donc l'aventure. La banque veut toutefois mettre tous les atouts de son côté, en établissant un système d'opt-in (activation volontaire du service), à renouveler tous les 3 mois, et en insistant sur le fait que les données de ses clients ne sont jamais transmises à un tiers. Par ailleurs, le dispositif sera d'abord expérimenté, cet été, auprès de quelques utilisateurs pilotes avant une généralisation prévue, pour l'instant, au mois d'octobre.

Rendez-vous à cette date pour voir si le test du premier déploiement se déroule sans anicroche (à moins que la révélation des Échos ne soit auparavant montée en épingle par la presse, comme ce fut le cas avec ING). L'étape d'après consistera à vérifier si la valeur attendue est au rendez-vous, ce qui reste également à prouver. Et, derrière, il ne fait aucun doute que toutes les banques de l'hexagone (et probablement plus loin) surveillent cette expérience à la loupe, prêtes à rapidement suivre l'exemple de LCL.

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Quand les banques deviennent des marchands connectés

Quand les banques deviennent des marchands connectés

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire

Mai 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 29 avril 2015

Les banques françaises sont à deux doigts de franchir une nouvelle étape dans l'ère du shopping connecté, qui voit converger le monde du e-commerce et des magasins. Face au développement de nouveaux usages de consommation liés au mobile, elles se sont déjà toutes dotées de portefeuilles électroniques, mais, pour faire mouche, il manquait à ce contenant du contenu ! //.... Et ce grâce à une solution logicielle fournie par la start-up Cardlinkin', qui viendra s'implémenter sur le système d'information de la banque.

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Protéger les données

Les banques assurent en effet avoir pris soin de protéger jalousement les données de leurs clients. « Le secteur veut préserver son image de tiers de confiance et il n'était pas question de mettre ces informations sensibles à disposition d'autres acteurs! », souligne un expert du secteur, qui garde en mémoire les déboires de ING. Le groupe néerlandais avait reçu une volée de bois vert en annonçant il y a un an qu'il était prêt à partager les données de ses clients avec des entreprises extérieures afin de leur permettre de mieux cibler les consommateurs.

Les banques sont d'autant plus soucieuses de rassurer leurs clients sur ce plan que l'enjeu est important. Source de commissions supplémentaires (voir ci-contre), en démocratisant les programmes d'avantages liés à la carte bancaire, ce type de solution peut renforcer aussi tout à la fois la fidélité de leurs clients et le recours à un moyen de paiement moins coûteux que le liquide ou le chèque.

Or, d'autres acteurs venus d'Internet se positionnent aussi sur ce nouveau marché. Pour cause : 90% des achats se font en magasin... Plebicom lui-même, qui opère le site eBuyClub - 2,5 millions de membres et 1.900 e-commerçants - est en passe de basculer son site de « cashback » dans le monde physique. Il s'est associé à Ingenico pour permettre aussi à d'autres acteurs disposant de sites d'avantages en ligne d'étendre leurs offres à des marchands traditionnels. Dans cette configuration, c'est la plate-forme d'Ingenico qui permettra de faire le lien entre le client, identifié par sa carte quand il paie sur le terminal de paiement, et Plebicom qui déclenche l'offre de remboursement. Le spécialiste de la fidélité en ligne a déjà trouvé un accord de poids : il prépare la bascule dans le monde physique d'ici à la fin de l'année du site Ma Galerie Marchande de MasterCard.

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Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Tags : Carte Bancaire CLO

Avril 2014

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 25 avril 2014

Alors qu'elles n'ont toujours pas décollé en France, les « offres liées à la carte » (CLO en acronyme et en anglais) avaient déjà prouvé leur capacité à conquérir les consommateurs américains. Elles font désormais la démonstration de leur efficacité pour les responsables marketing, selon une étude commanditée par Bank of America.

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Rappelons tout d'abord en deux mots de quoi il est question. Le principe du CLO, plus ou moins inventé par la jeune pousse Cardlytics, s'appuie sur une analyse des dépenses (telles qu'elles ressortent de l'historique des opérations antérieures) pour proposer des promotions ciblées, imputées directement sur les achats réalisés avec la carte bancaire associée au programme. Exemple classique : un paiement passé chez Burger King déclenche une réduction de 5$ chez McDonald, automatiquement appliquée à la prochaine transaction correspondante.

Le concept est séduisant mais, pour les commerçants qui l'adopte, les résultats sont-ils à la hauteur des attentes ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Bank of America, en réalisant une enquête auprès des directeurs marketing membres du CMO Club (représentant principalement des grandes structures). Et la réponse est incontestablement « oui », même s'il faut conserver un minimum de prudence avec un sondage orchestré par un établissement directement intéressé au sujet (via sa plate-forme BankAmeriDeals, motorisée par Cardlytics).

Plus précisément, parmi les répondants qui ont eu l'occasion d'utiliser une solution de CLO, 9 sur 10 ont mesuré un effet positif sur leurs ventes, ce qui conduit une immense majorité d'entre eux (98%) à considérer que ces programmes sont efficaces pour atteindre leurs cibles privilégiées et ils sont presque autant (96%) à affirmer qu'ils continueront à employer cette technique pour leurs futures campagnes. Les autres bénéfices qu'ils en retirent comprennent l'amélioration de la fidélité (avec une augmentation des ventes répétées), une croissance de la fréquentation des boutiques...

Et ces avantages s'accompagnent naturellement des caractéristiques jugées essentielles par les responsables de marketing pour une approche de qualité et fructueuse : une excellente connaissance du client au service d'un ciblage extrêmement précis, ainsi que des outils de mesure du succès des campagnes. Un autre aspect à ne pas négliger est l'importance qu'ils accordent au recours à un partenaire reconnu, fiable et digne de confiance, qui tend à justifier le rôle que peuvent jouer les banques sur ce marché.

En dépit de ses atouts, le CLO reste pourtant méconnu et sous-utilisé, même aux États-Unis (où le seul Cardlytics opère ses programmes pour plus de 400 institutions financières). Ainsi, plus de 60% des personnes interrogées n'ont jamais testé ses possibilités et la moitié de ceux-là ne connaissent pas son mode de fonctionnement. Un important effort de sensibilisation sera donc nécessaire pour les acteurs qui tenteront de répliquer ces modèles en Europe (par exemple Birdback et CardLinkin'), notamment ceux qui visent plutôt les petits commerces.

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Nouveaux moyens de paiement : la bataille des données

Nouveaux moyens de paiement : la bataille des données

Tags : Big Data Carte Bancaire

Février 2014

Article de Jacques Henno, paru dans  Les Echos.fr le 4 février 2014

Pour les banques, les opérateurs de téléphonie et les géants de l'informatique, le paiement par mobile présente un enjeu majeur : mieux connaître nos habitudes de consommation.

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Aujourd'hui, une consommation dans un café se paie généralement en espèces. Demain ? Nous sortirons notre smartphone. Voilà, en tout cas, le scénario sur lequel planchent tous les acteurs économiques impliqués de près ou de loin dans l'évolution des moyens de paiement : les banques, les émetteurs de carte, les opérateurs de téléphonie mobile, les enseignes de la grande distribution, des start-up et les grands noms de l'informatique mondiale, qui espèrent bien développer de nouveaux services à partir des données collectées lors de ces achats.

Si tout se passe bien, l'évolution en France devrait se faire en trois temps : « Je ne peux pas affirmer quand exactement le plastique va disparaître, mais je pense qu'après l'adoption de la carte sans contact la deuxième étape devrait être la migration de la puce de votre carte bancaire dans la carte SIM de votre téléphone, puis la généralisation des “wallets", les portefeuilles électroniques sous forme d'applications sur les terminaux mobiles », résume Régis Folbaum, directeur général de MasterCard France.

La première étape, amorcée il y a dix-huit mois, est le passage à la carte bancaire sans contact : il suffit d'approcher une carte équipée de la technologie NFC (Near Field Communication) d'un terminal de paiement électronique (TPE) adapté pour payer les achats de moins de 20 euros sans avoir à entrer son code secret (le PIN reste nécessaire pour les montants supérieurs). Cela permet de payer de façon plus fluide en caisse, ce qui fait gagner du temps au commerçant et au consommateur. « Nous pensons que les consommateurs vont aussi acquérir un nouveau réflexe – avancer un objet vers le TPE pour payer – qui devrait favoriser l'adoption du paiement à l'aide de leur téléphone mobile », espère Hugo Salaun, directeur paiement et NFC chez SFR.

C'est le deuxième étage de la fusée : le paiement avec son smartphone NFC, sur le même principe que la carte sans contact. La France a retenu la technologie « SIM centric » : l'élément de sécurité – l'équivalent de la puce de la carte bancaire – est stocké sur la carte SIM du téléphone. Avec la géolocalisation de celui-ci, les banques devraient pouvoir mieux sécuriser les transactions, et les opérateurs auront accès à certaines données commerciales. Les banques, les émetteurs, les opérateurs de téléphonie mobile et les grandes enseignes ont mis plus de six ans à se mettre d'accord sur les normes et les tarifs.

« Les choses vont bouger cette année : trois banques, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel-CIC, vont lancer la déclinaison de leur carte bancaire sur mobile et la SNCF, par exemple, va lancer des sites pilotes où vous pourrez acheter votre titre de transport régional avec votre mobile », poursuit Hugo Salaun. Avant d'ajouter : « C'est un sujet sur lequel on doit être très humble : il y a un saut quantique à faire pour abandonner la carte à puce, entrée dans les moeurs depuis trente-deux ans. » De plus, le risque de piratage d'une carte bancaire installée sur un téléphone connecté en permanence à Internet n'est pas nul. « Il est indispensable que l'ensemble des acteurs soit vigilant à la sécurité de ces solutions innovantes, afin que la confiance des utilisateurs dans leurs moyens de paiement, quels qu'ils soient, soit maintenue en France », explique Alexandre Stervinou, adjoint au chef du service de la surveillance des moyens de paiement de la Banque de France.

Ultime étape – du moins pour l'instant : le « wallet », ou portefeuille électronique, sur le modèle de PayPal. Le consommateur confie à un tiers de confiance ses numéros de carte bancaire, ainsi que toutes ses cartes de fidélité ou coupons de réduction, bref toutes ses habitudes de shopping ! Il lui suffit ensuite de taper un code confidentiel pour payer un achat à partir de son ordinateur, mais aussi de son smartphone ou de sa tablette dans les transports en commun, dans un magasin ou un restaurant... Du coup, tous les acteurs proposent déjà leur « wallet » : les émetteurs de carte (Visa avec V.me, MasterCard avec MasterPass), les banques (La Banque Postale, BNP Paribas et Société Générale avec Paylib), les enseignes (McDo, associé à PayPal en France, ou Starbucks avec Square aux Etats-Unis) essaient de rattraper PayPal (143 millions de comptes actifs dans 193 pays, dont 6 millions en France) et de prendre de l'avance sur Apple (plus de 500 millions de clients iTunes), sur Google (qui a relancé un « wallet » en 2011 aux Etats-Unis), ou sur  Facebook (945 millions d'utilisateurs sur mobiles dans le monde)...

Une question de confiance

« Ces acteurs venus du monde de l'Internet possèdent des masses de données énormes et se demandent comment les transformer en actes de paiement ; les banques, au contraire, font du paiement, possèdent des données fortement sécurisées et pourraient les utiliser pour développer de nouveaux services », commente Willy Dubost, directeur systèmes et moyens de paiement de la FBF (Fédération bancaire française). « Avec les moyens de paiement du futur, les banques risquent d'être court-circuitées par les nouveaux acteurs ; si elles veulent rester dans la course, elles devront profiter de ces nouvelles technologies pour offrir des services beaucoup plus complets à leurs clients, comme l'analyse très fine de leurs dépenses », estime Emmanuel Viale, directeur des Technology Labs d'Accenture à Sophia-Antipolis.

Quel tiers de confiance l'emportera ? « Les principaux atouts des banques sont leur savoir-faire dans le paiement, leur maîtrise de la sécurité et la confiance que leur témoignent leurs clients », argumente Marc Espagnon, responsable des moyens de paiement chez BNP Paribas. « Nous pensons que le paiement est très lié au monde des télécoms : ce sont des métiers de réseaux, de sécurisation, d'authentification des clients et où une très grande confiance dans la marque est nécessaire », réplique Hugo Salaun.

Signe que la question de l'utilisation des données est primordiale, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a décidé de lancer un contrôle de PayPal, à la suite des modifications de son « règlement relatif à la vie privée » survenues en octobre dernier : celui-ci permet désormais la collecte de la géolocalisation des acheteurs et l'utilisation des données pour la publicité ciblée. « Nous sommes une banque et donc soumis au secret bancaire », se contente de rappeler Gimena Diaz, directrice générale de PayPal France.

Jacques Henno

 

Les chiffres clefs
En 2012, il y avait 60,6 millions de cartes bancaires CB en France.
Fin 2013, 28,3 % de ces cartes étaient sans contact et 10,2 % des terminaux de paiement CB acceptaient le sans-contact.
Fin 2013, il y avait 75,5 millions de cartes SIM mobiles en France et 5,3 millions de mobiles compatibles NFC Cityzi, c'est-à-dire capables de se substituer à une carte bancaire.

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