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Tags : App Banque Cashback CDLK

Octobre 2019

Article paru sur MindFintech le 22 octobre 2019

L'application mobile LCL, la plus utilisée du marché bancaire

Au coeur du dispositif de l'application LCL, le nouveau programme de cashback City store (ex Avantage +) intégré au début de l'été et opéré par CDLK.

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Pour faire face à la concurrence des néo-banques, les établissements traditionnels tentent d'améliorer leurs services numériques. Les applications mobiles, en particulier, représentent un point essentiel de la qualité de cette relation. “2,7 millions de nos clients utilisent les canaux numériques pour gérer leurs comptes chez LCL. La moitié d'entre eux le fait depuis un mobile", note ainsi Jean-Pierre Bessy, directeur adjoint du marketing digital et de la communication commerciale.

Comme en janvier 2019, mind Fintech a utilisé l'outil de mesure Active Insights développé par Ogury, pour comparer l'usage de 10 applications de banques traditionnelles, au premier semestre 2019, sur les terminaux mobiles et tablettes Android (79,7 % de parts de marché des systèmes d'exploitation en France au premier trimestre 2019).

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 LCL a les utilisateurs les plus actifs

Comme l'an dernier, ce sont les utilisateurs de LCL qui sont les plus assidus : la semaine du 24 juin, 67,5% de ceux qui ont installé son application s'y sont connectés au moins une fois. A l'opposé, moins de 40% des utilisateurs de La Banque Postale, Crédit Agricole et Banque Populaire (9,3 millions de clients) se sont connectés à leurs applications fin juin.

Le fort engagement des clients de LCL auprès de leur application bancaire se véri!e avec le nombre de sessions par utilisateur, compris entre 30 et 40 par semaine. Soit bien au-dessus des standards du marché, qui se situent plutôt entre 5 et 10 visites hebdomadaires.

“L'application doit rester simple et utile", explique le directeur adjoint du marketing digital et de la communication commerciale de LCL, Jean-Pierre Bessy. L'essentiel des usages concerne ainsi la consultation des comptes, devant les virements.

“Au premier semestre de cette année, nous avons lancé plusieurs services, comme l'agrégation de comptes et le paiement mobile. Et depuis le début de l'été, nous avons intégré un service de cashback, baptisé City Store (ex Avantage+), qui fonctionne aussi auprès des commerces de proximité", ajoute Jean- Pierre Bessy.

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Étude Deloitte « Relations banques et clients » - 9e édition

Étude Deloitte « Relations banques et clients » - 9e édition

Tags : Banque Innovation Relevé de compte Transformation Digitale

Septembre 2019

Savoir que la plupart des français consultent leur compte bancaire via leur espace personnel online n'est pas un scoop. 

En revanche, il est plus intéressant de voir qu'une majorité de français sont ouverts à partager plus d'informations personnelles avec leur banque afin d'être mieux servi.... Encore faut-il définir de quelles données nous parlons  ?

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Retour sur la 9e édition de l'étude Deloitte « Relations banques et clients », qui met en avant les nouvelles tendances de l'expérience client et les nouveaux enjeux de satisfaction auxquels sont confrontés les banques. Voici un extract des résultats, pour accéder à l'ensemble de l'étude, cliquez ici.

- 72 % des français consultent leur compte via leur espace personnel et 40 % via leur application mobile.

- 89 % des Français souhaitent avoir une totale autonomie pour consulter leurs compte et 85 % pour réaliser des opérations simples.

- 67 % des français se disent prêts à fournir plus d'informations personnelles à leur banque principale, afin d'adapter aux mieux les offres proposées par leur conseiller.


Maturité des canaux digitaux utilisés et retour de l'humain au centre de la relation clients

Les outils digitaux sont désormais ancrés dans les habitudes des clients qui réalisent la majorité de leurs opérations simples (consultation des comptes, virements...) en utilisant soit leur application mobile, soit leur espace personnel. 72 % consultent leur compte via leur espace personnel et 40 % via leur application mobile.

Cette démocratisation de l'usage du numérique reste néanmoins inégale selon les canaux, seul 14 % des clients utilisent leur mobile comme canal d'accès à leur banque quand 48 % utilisent leur ordinateur fixe. L'évolution vers une démocratisation de l'usage du mobile pour les opérations bancaires se fait lentement.

Pour autant, les agences continuent de jouer un rôle central dans la relation que les usagers entretiennent avec leur banque. 45 % des Français préfèrent passer par leur agence bancaire (espace d'accueil ou conseiller) pour réaliser des opérations complexes (43% en 2018), contre 17% qui le font sur internet et 10% sur une application mobile.

L'étude montre également que 28 % des Français passent par leur agence bancaire pour s'informer sur les produits bancaires, en 2018 ce chiffre était de 24%. Ces deux tendances marquent une volonté pour les clients de retrouver de l'humain dans leurs interactions avec la banque et le besoin d'être conseillés au plus près de leurs attentes.

Les clients attendent également des banques qu'elles se transforment pour être en accord avec leurs attentes. Multi-tâches, humaine et experte sont les trois caractéristiques de l'agence idéale.

Données personnelles, expertises, autonomie : une évolution de la relation client

Les clients expriment une forte attente en termes de services proposés sur des thématiques éloignées des métiers de la banque et sont prêts à aider les banques à leur offrir des services personnalisés. 67 % des clients seraient prêts à partager plus de données personnelles pour obtenir des services en accord avec leurs besoins.

Cette volonté est une réelle progression par rapport à l'année 2018 où ils n'étaient que 58 % à accepter de fournir des informations personnelles. Cette réaffirmation des attentes du client en termes d'accompagnement replace le
conseiller au centre des interactions et revalorise son expertise. 38 % des français souhaitent recourir à un conseiller pour effectuer une réclamation et 42 % pour souscrire à des produits bancaires.

Paradoxalement, ce besoin d'accompagnement est accompagné d'une volonté d'autonomie pour réaliser des actes courants. 89 % des Français souhaitent avoir une totale autonomie pour consulter leurs compte et 85 % pour réaliser des opérations simples.

 

Réalisée à partir d'un échantillon de 3 392 clients, cette étude met en exergue les nouvelles attentes des clients et donne aux banques les leviers d'actions pour y répondre.

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Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Un Français sur deux juge peu lisibles ses relevés de carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Paiement Relevé de compte

Juillet 2019

A la Une de Point Banque le 8 juillet 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà éprouvé des difficultés à identifier l'origine d'une dépense sur son relevé de carte bancaire et plus d'un quart a même craint un risque de fraude. Telle est la conclusion d'une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de la Fintech CDLK : « Les Français et le suivi des dépenses par carte bancaire ».

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Alors qu'une grande majorité des Français (86 %) considère que leur banque évolue positivement en intégrant les dernières technologies à leur offre de service, les relevés bancaires ne sont pas encore jugés satisfaisants.

Dépenses difficiles à identifier et risques de fraude

52 % des sondés ont déjà éprouvé des difficultés, lors de la consultation de leur relevé de dépense carte bancaire, à identifier un commerçant. Cette ambiguïté inquiète plus de la moitié des personnes concernées (54%), qui ont craint un risque de fraude.

Cette difficulté engendre des inquiétudes, et un taux d'appel téléphonique vers la banque assez important: 38 % des sondés ont eu recours à leur banque pour obtenir une clarification, et poser des questions qui restent souvent sans réponses, ce qui génère un grand nombre d'appel.

Les Millenials sont particulièrement concernés, avec 72 % des 25-34 ans ayant éprouvé des difficultés dans la lecture de leur relevé. 45 % ont craint un risque de fraude.

Un intérêt grandissant pour un suivi précis des dépenses

La possibilité d'obtenir un meilleur suivi des dépenses effectuées par carte bancaire intéresse de  nombreux sondés. 77 % déclarent ainsi qu'ils seraient intéressés par la possibilité d'identifier le commerçant sur le relevé pour chacune des dépenses effectuées, dont 33 % sont très intéressés.

Parmi les sondés ayant eu un doute sur l'origine d'une dépense carte bancaire, 91 % sont intéressés par des libellés plus précis et plus explicite des dépenses effectuées. L'intérêt pour cette amélioration dépasse même le périmètre des personnes directement confrontées à cette problématique d'identification puisque 73 % des utilisateurs réguliers ayant déclaré n'avoir jamais rencontré cette difficulté sont intéressés par ce service.

Les jeunes apparaissent également en forte attente de ce type d'évolution : 83 % des utilisateurs réguliers âgés de moins de 35 ans (contre 76 % des utilisateurs plus âgés) sont intéressés par la possibilité d'avoir des informations plus précises sur les dépenses effectuées.

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Intervention de CDLK au Fin&Tech Community

Intervention de CDLK au Fin&Tech Community

Tags : Banque Evenement Fintech

Juin 2019

L'événement "Fin&Tech Community" organisé par le Pôle Finance Innovation se tenait le mercredi 19 juin au Palais Brongniart à Paris.

A cette occasion, CDLK était invité à venir partager son expérience lors de la table ronde "Coopération entre Fintechs & Grands Groupes : l'intégration opérationnelle des solutions innovantes".

"Dans sa collaboration avec une grande banque, faire fructifier son capital confiance et le protéger reste pour une Fintech une priorité quotidienne..." B. Gruet, CEO de CDLK.

En tant que Fintech labellisée du Pôle, CDLK avait également un stand sur l'événement, afin de présenter ses solutions et démonstrations aux nombreux visiteurs.

Juin 2019

Communiqué de presse CDLK - le 18 juin 2019

Plus de 50 % des Français rencontrent des difficultés à identifier leurs dépenses carte bancaire sur leurs relevés de compte 

Paris, le 17 juin 2019 : Plus d'un Français sur deux a déjà éprouvé des difficultés à identifier l'origine d'une dépense sur son relevé de carte bancaire et plus d'un quart a même craint un risque de fraude. C'est le constat inquiétant d'une étude réalisée par Opinion Way pour le compte de la Fintech CDLK : « Les Français et le suivi des dépenses par carte bancaire ». 

A l'heure où une grande majorité des Français (86 %)[1]considère que leur banque évolue positivement en intégrant les dernières technologies à leur offre de service, les relevés bancaires quant à eux semblent s'être figés dans le temps.

Difficultés d'identifier ses dépenses et craintes de fraudes possibles

De fait, 52 % des sondés ont déjà éprouvé des difficultés, lors de la consultation de leur relevé de dépense carte bancaire, à identifier un commerçant. Cette ambiguïté inquiète plus de la moitié des personnes concernées (54%), qui ont craint un risque de fraude.

Parmi les répondants ayant des difficultés à identifier l'origine d'une dépense, 38 % ont recours à leur banque pour obtenir une clarification, et poser des questions qui restent souvent sans réponse, ce qui génère un grand nombre d'appels.

Les Millenials sont particulièrement concernés, avec 72 % des 25-34 ans ayant éprouvé ce type de difficultés, parmi lesquels 45 % ont craint un risque de fraude.

Un intérêt grandissant pour un suivi précis des dépenses

La possibilité d'obtenir un meilleur suivi des dépenses effectuées par carte bancaire séduit une large partie des Français. Parmi eux, 77 % déclarent ainsi qu'ils seraient intéressés par la possibilité d'identifier le commerçant sur le relevé pour chacune des dépenses effectuées, dont 33 % sont très intéressés. 

Parmi les sondés ayant eu un doute sur l'origine d'une dépense carte bancaire, 91 % sont intéressés par des libellés plus précis et plus explicites des dépenses effectuées. L'intérêt pour cette amélioration dépasse même le périmètre des personnes directement confrontées à cette problématique d'identification, puisque 73 % des utilisateurs réguliers ayant déclaré n'avoir jamais rencontré cette difficulté sont intéressés par ce service.

Les jeunes apparaissent également en forte attente de ce type d'évolution : 83 % des utilisateurs réguliers âgés de moins de 35 ans (contre 76 % des utilisateurs plus âgés) sont intéressés par la possibilité d'avoir des informations plus précises sur les dépenses effectuées.

L'intérêt pour un suivi précis des dépenses reste élevé quelle que soit la banque

Toutes les grandes banques de la place sont concernées par la mauvaise qualité des informations de relevé. Parmi les 77 % des Français intéressés par la possibilité d'identifier le commerçant sur leurs relevés pour chacune des dépenses se détache la clientèle du CIC (83 %), BNP Paribas (82 %), Société Générale (81%), Crédit Agricole (80 %), de celle de La Caisse d'Epargne (70%) et du Crédit Mutuel (71%), alors que le LCL (79%), La Banque Postale (79%) et la Banque Populaire (77 %) se situent dans la moyenne. 

Benoit Gruet, CEO Co-fondateur de CDLK commente : « Il est plus qu'étonnant en 2019 que plus d'une personne sur deux ne puisse pas reconnaître systématiquement et sans ambiguïté l'identité des commerçants lors de la consultation de ses dépenses carte ! Alors que les banques investissent lourdement dans la digitalisation du parcours client, la non-qualité des libellés de dépenses perdure sur les relevés. Ce point irritant devient de plus en plus critique puis qu'il offre aux nouveaux entrants une opportunité de différentiation et donc de gains de parts de marché, particulièrement auprès des Millenials... Grâce aux nouvelles technologies, notamment Big Data et machine learning, il existe désormais des solutions opérationnelles pour répondre à cette problématique. » 

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Méthodologie

Pour la vague 1 : un échantillon de 1022 utilisateurs réguliers d'une carte bancaire, issu d'un échantillon de 1178 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus ; pour la vague 2 : un échantillon de 864 utilisateurs réguliers d'une carte bancaire, issu d'un échantillon de 1017 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les échantillons ont été constitués selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d'âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d'agglomération et de région de résidence. Les échantillons ont été interrogés par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Les interviews ont été réalisées du 17 au 18 avril puis du 30 avril au 2 mai 2019.

 

À propos de CDLK Services 

Fondée en 2013, la fintech CDLK intervient au service des banques de détail qu'elle accompagne dans leur transformation digitale. Grâce à une plateforme Big Data évolutive et puissante, CDLK exploite de manière anonymisée les données monétiques des porteurs de carte et des commerçants pour les convertir en services innovants, en ligne avec les attentes des différents segments de clientèle de la banque. 

 

À propos d'OpinionWay

Créé en mars 2000, pionnier de la digitalisation des études, OpinionWay est un acteur majeur de l'innovation dans les études marketing et opinion. Sa vocation consiste à rendre le monde intelligible pour agir aujourd'hui et imaginer demain. La société intervient dans de nombreux domaines comme la compréhension des marchés, les problématiques de marques, le développement de produits et de services, etc. auprès de cibles BtoB ou BtoC pour des clients à forte notoriété. OpinionWay est membre actif d'Esomar et développe une politique RSE depuis 2007. Il est certifié depuis 2009 ISO 20252 par l'AFNOR et membre de CroissancePlus.  http://www.opinion-way.com



[1]Source : enquête Ifop pour la Fédération Bancaire

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Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire Open Banking Paiement

Juin 2019

Article paru sur  Cbanque le 06 juin 2019

Vos données bancaires sont riches d'informations hautement confidentielles. Mais que deviennent-elles quand vous changez de banque ? Le point sur la question, un an après l'entrée en vigueur d'un règlement européen qui est censé avoir tout changé.

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RGPD, an 1. Le 25 mai 2018, le « règlement général sur la protection des données » entrait en application. Objectif : encadrer et harmoniser, à l'échelle de l'Union européenne, le traitement des données à caractère personnel. Il y avait urgence : la précédente directive sur le sujet datait de 1995. Trois ans, donc, avant la création de Google, en 1998 en Californie...

Pensé pour répondre aux nouveaux défis posés par les géants du numérique - notamment les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) - le texte s'applique plus généralement à toutes les entreprises qui détiennent des données personnelles. Notamment aux banques qui doivent, comme les autres, permettre à leurs clients de faire valoir leurs droits, certains créés, d'autres consolidés par le RGPD. Deux en particulier : le droit à la portabilité et le droit à l'oubli. En résumé, la possibilité de récupérer, à la demande, ses données personnelles, le cas échéant pour les transmettre à un tiers, ou d'en demander l'effacement.

Quelles sont les données concernées ?

C'est la première question à laquelle les banques ont dû répondre pour mettre en oeuvre ces droits. Il n'y a pas d'ambiguïté pour les informations fournies directement par l'usager : son état-civil, son adresse, ses situations familiale et professionnelle, etc. Il en va différemment des données dites transactionnelles, celles qui figurent sur les relevés de compte : virements, prélèvements, retraits de cash, paiements par carte, etc. S'agit-il de données personnelles ?

D'un point de vue juridique, cela ne fait pas vraiment débat. « Sauf s'il est anonymisé, l'historique des transactions est considéré comme une donnée personnelle, et à ce titre rentre dans le champ du droit à la portabilité et à l'oubli », explique Thibault Verbiest, avocat associé au sein du cabinet DS Avocats et spécialiste du sujet. Confirmation du côté de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui supervise la mise en oeuvre du RGPD en France. « Le Comité européen de la protection des données a estimé que les informations figurant sur les relevés bancaires, produites dans le cadre de l'activité du compte, étaient des données personnelles et relevaient du droit à la portabilité », annonce Clémence Scottez, cheffe du service des affaires économiques de la CNIL.

Puis-je emporter mes données de paiement avec moi quand je quitte ma banque ?

A partir du moment où il s'agit de données personnelles, la réponse est oui : le droit à la portabilité s'applique aussi aux données de paiement. En ce sens, « le RGPD est de nature à renforcer la mobilité bancaire », estime Thibaut Verbiest, en complétant les dispositifs existants, notamment le  mandat de mobilité lancé en février 2017. L'intérêt de s'emparer de ce droit dans le cadre d'un changement de banque est assez clair. Plus besoin, en effet, de repartir de zéro : vous conservez l'historique de vos transactions, et votre nouvelle banque acquiert sur le champ une large connaissance de vos habitudes, qu'elle peut transformer en services à valeur ajoutée : aide à la gestion budgétaire, conseils hyper-personnalisés, avantages fidélité, etc.

 

Quand je quitte ma banque, puis-je lui demander d'effacer mes relevés de compte, entre autres données personnelles ?

La réponse est encore oui, au titre du droit à l'oubli. Dans les faits toutefois, sa mise en oeuvre se frotte à certaines limites. Les banques, en effet, ont « des obligations réglementaires de conservation des données », rappelle Clémence Scottez, de la CNIL. Pendant cinq ans, par exemple dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. « Les banques doivent conserver les données pendant une durée raisonnable, ou imposée par la loi le cas échéant », confirme Me Thibault Verbiest.

La CNIL, toutefois, encourage certaines bonnes pratiques. « Les données doivent passer dans un état d'archivage intermédiaire », détaille Clémence Scottez. « De cette façon, elles ne sont plus consultables par les conseillers en agence, mais reste accessibles en cas de demande de Tracfin ».

Les banques françaises remplissent-elles leurs obligations ?

La plupart des banques ont joué le jeu du RGPD en adaptant leurs conditions générales et en nommant des délégués à la protection des données (DPD). Dans les faits toutefois, l'exercice des droits à la portabilité ou à l'oubli dans la banque semble très imparfait.

Premier problème : certaines enseignes refusent, contre l'évidence, de considérer les relevés de compte comme des données personnelles, limitant de fait le droit à la portabilité. « Cela suscite des plaintes d'usagers, qui sont en cours d'instruction », confirme Clémence Scottez. Autre obstacle : la mise en oeuvre concrète. Talend, qui vend aux banques des solutions pour gérer les données de leurs clients, a effectué quelques tests grandeur nature sur des demandes de portabilité. Bilan : « Les banques ne sont pas prêtes », tranche Jean-Michel Franco.

Plus généralement, le directeur marketing de Talend s'étonne qu'aucune banque n'ait fait le choix d'utiliser ce droit à la portabilité de manière offensive, en proposant à des futurs clients de leur confier leurs données en échange de services à valeur ajoutée. « Elles ont mis en oeuvre le RGPD comme une contrainte réglementaire, pas comme un avantage concurrentiel », constate-t-il. Ce faisant, elles ratent une opportunité : la plupart des observateurs du secteur s'accordent en effet à dire que la donnée transactionnelle, et sa valorisation, sera au coeur des futurs modèles économiques de la banque de détail.

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La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

Tags : Banque Carte Bancaire GAFA Paiement

Juin 2019

Dossier paru dans   Le Monde le 05 juin 2019

Longtemps assimilée à une austère affaire de tuyauterie bancaire, la facilitation des paiements du quotidien fait désormais figure de véritable mine d'or. De puissants acteurs émergent, se disputant à coups de milliards une activité innovante et stratégique.

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Payer l'addition au restaurant sans faire signe au serveur, sans attendre la 
note, grâce à un identifiant sur la table du déjeuner, fait partie des innovations sur lesquelles travaille Lyf Pay, l'application de paiement mobile soutenue notamment par BNP Paribas et le Crédit mutuel. Un autre projet maison permet de régler son parking sans quitter son volant, par la lecture de la plaque d'immatriculation.

Tapie derrière ces petits services du quotidien se dessine la nouvelle obsession de l'industrie du paiement : faire disparaître le paiement. A l'image de l'achat avec le one clic (« en un clic ») d'Amazon. Ou d'un Uber, le géant du VTC, qui transporte ses clients sans qu'ils aient à sortir leur portefeuille, la course étant réglée automatiquement par le biais de l'application mobile. « On aime consommer, mais personne n'aime payer. Progressivement, pour toute une série de transactions liées à la vie quotidienne, le paiement va s'effacer en arrière-plan », prédit Marc Niederkorn, spécialiste de la question au sein du cabinet McKinsey.

Le paiement n'a longtemps été qu'une affaire de tuyauterie déléguée dans les banques 
aux collaborateurs les moins gradés. En quelques années, cette industrie austère a entamé une étonnante « remontada », transformant une simple commodité en une activité innovante et stratégique, que se disputent à coups de milliards de dollars les institutions financières, les start-up et les géants de la tech.

Plus de code SMS


Le succès du néerlandais Adyen illustre cette nouvelle puissance. Si la start-up n'a pas quinze ans d'existence, elle a réussi une razzia sur le marché des e-commerçants. Son nom reste inconnu du grand public, mais c'est notamment elle qui traite les paiements d'Uber (elle a contribué à installer dans le paysage le paiement en « zéro clic »), Blablacar, Netflix, Spotify et Deezer, eBay, Gap, H&M, Leboncoin ou Showroomprivé et de plus de 3 400 autres clients. « En France, Adyen a déjà la même part de marché qu'un grand réseau bancaire sur le secteur du commerce en ligne », ne peut que constater un banquier français. Pour les paiements en ligne, Adyen vend à ses commerçants un paiement « sans friction », qui saute la case de la sécurisation de la transaction par l'envoi d'un code SMS. L'e-marchand n'est plus protégé par une banque en cas de fraude. En contrepartie, il ne perd pas de clients en route, alors que l'étape du SMS ferait échouer « 12 % des achats en France, et 40 % aux Etats-Unis », selon la start-up.

Et pour sécuriser ses transactions, Adyen utilise un algorithme qui lui permet, par exemple, de déceler si le numéro de la carte bancaire a été entré par un robot, en évaluant si la vélocité avec laquelle les chiffres sont reproduits dépasse la dextérité humaine.

Aux marchands en ligne, comme aux chaînes de magasins ayant pignon sur rue, l'entreprise propose une offre clés en main, qui leur permet d'accepter toutes les solutions de paiement, y compris les chinoises Alipay ou WeChat Pay. « Quand un groupe veut se lancer dans plusieurs pays, il doit signer avec 70 ou 80 banques locales. Avec nous, le commerçant ne signe qu'un contrat, pour une seule intégration technique. Nous remplaçons tous les intermédiaires », explique Philippe de Passorio, directeur général d'Adyen France. Nous voulons être le moteur silencieux du commerce mondial. »

Le secteur est en effervescence

Les investisseurs apprécient. Alors que son revenu net n'a pas dépassé les 350 millions d'euros en 2018, l'entreprise vaut désormais en Bourse plus de 20 milliards d'euros, soit plus que la Société générale. Dès son premier jour de cotation à Amsterdam, en juin 2018, Adyen a surpris le marché en doublant sa valeur en quelques dizaines de minutes.

Son concurrent américain Stripe, avec un positionnement identique, a été valorisé lors de sa dernière levée de fonds, en janvier, 22,5 milliards de dollars (20 milliards d'euros). Depuis, le secteur est en effervescence. L'américain Fiserv a mis la main sur son compatriote First Data pour 22 milliards de dollars, le britannique Worldpay a accepté une offre d'achat de 43 milliards de dollars du géant américain Fidelity National Information Services (FIS) – la plus grosse opération dans le métier des paiements –, et, très récemment, l'américain Global Payments a annoncé le rachat de TSYS pour 21,5 milliards de dollars.

Autant de signes avant-coureurs de la formation d'une bulle ? « Le secteur offre une réelle plus-value économique et une capacité à se développer », analyse Marc Niederkorn. Selon McKinsey, le paiement (au sens large, en intégrant le compte courant utilisé pour les transactions) représente plus d'un tiers des revenus d'une banque. Et les perspectives s'annoncent excellentes : le nombre de transactions par carte bancaire augmente chaque année de 6 % à 8 % en Europe, porté par le sans-contact et le déclin du cash.

Surtout, l'expansion de l'e-commerce rebat les cartes. « Aujourd'hui, seulement 4 % à 5 % des dépenses dans le monde se font sur Internet. Nous n'en sommes donc qu'au tout début. Ce marché va exploser, avec des modèles d'affaires très différents de ceux du passé, affirme Guillaume Princen, directeur général Europe Continental de Stripe. En France, par exemple, un tiers des entreprises qui se sont créées ces dernières années sont des plates-formes ou des places de marché. »Les accompagner à l'international pour la partie paiement constitue une aubaine pour des spécialistes du paiement électronique comme Stripe ou Adyen.

Les GAFA, un pied dans la porte

Les GAFA ont déjà mis un pied dans la porte. Google, Apple, Facebook et Amazon déploient leurs solutions de paiement à travers le monde. « La véritable valeur de l'activité des paiements, c'est la donnée. Ils permettent de comprendre encore mieux les comportements des consommateurs, indique Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Les Google de demain devront maîtriser la donnée de paiement. Soit les GAFA remporteront le match et renforceront leur puissance, soit de nouveaux acteurs, comme Adyen ou Stripe, deviendront les nouveaux géants. »

Quelle place restera-t-il alors aux banques ? Elles qui tenaient le haut du pavé conservent certes les tuyaux où circulent les flux financiers, mais commencent à voir les relations avec leurs clients commerçants leur échapper. « Le modèle traditionnel où l'on équipait les commerçants avec des terminaux de paiement est remis en cause », reconnaît un grand banquier de la place. Entre levées de fonds, cotations et rachats, leurs concurrents disposent de beaucoup plus de moyens pour investir dans les technologies les plus performantes.

Par le passé, l'Europe bancaire n'a pas su résister à la toute-puissance des réseaux américains Visa et MasterCard. Face à l'appétit des nouveaux champions américains et chinois du paiement, elle a choisi de répliquer en lançant un moyen de paiement domestique. Depuis le mois de novembre 2018, avec le soutien technique de la Banque centrale européenne, de nombreuses institutions proposent à leurs clients d'échanger des paiements instantanés, de compte à compte, sans passer par la carte bancaire. Ces virements électroniques, effectués en quelques secondes, devraient entrer progressivement dans les habitudes des Européens pour payer « de personne à personne », pour régler ses courses en supermarché, ou payer en ligne chez un e-commerçant. Le paiement est devenu un enjeu de stratégie industrielle et de souveraineté.

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Mai 2019

Article paru sur L'Agefi le 23 mai 2019

Les données de paiement créent enfin de la valeur !

Tirer de la valeur des données de paiement, tout le monde y pense mais peu de banques le font. Pas question pour elles de monétiser ces informations, ING et Paypal l'ont vite compris. Encore moins avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données qui fixe un cadre clair à l'exploitation des données désormais soumise au consentement éclairé des individus. 

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Et voilà qu'une nouvelle génération de technologies entre dans la danse, offrant des possibilités accrues de personnalisation grâce à un meilleur traitement des données issues des transactions. Il devient enfin possible de tirer de la valeur des données de paiement. Plusieurs modèles existent mais les constantes sont d'utiliser la carte bancaire comme identifiant du client, au lieu d'une carte de fidélité, de soigner la fluidité du parcours client et de rechercher davantage de pertinence dans le ciblage des offres. En outre, le cashback est devenu incontournable, apportant plus de satisfaction aux consommateurs que les programmes à points. Par ailleurs, si les banques peuvent légitimement être à la manoeuvre de ce type de programmes, elles ne sont pas les seules.

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Reste le schéma classique dans lequel la banque souhaite fidéliser ses clients en leur offrant des avantages auprès d'autres enseignes. C'est ce que propose LCL qui a opté pour CDLK et migre son programme de fidélité sur cette solution. « Ce programme de 'cashback' est géré directement dans le portail bancaire et non sur une application tierce, insiste Benoît Gruet, fondateur de CDLK. C'est primordial pour assurer la fluidité du parcours client tout en garantissant la capture du trafic et la maîtrise des données. » CDLK utilise les terminaux de paiement électroniques pour reconnaître les commerçants, la carte bancaire pour reconnaître et suivre les clients, mais aucune information personnelle n'est transmise aux commerçants, ces derniers reçoivent simplement une liste de transactions donnant droit à du cashback sans connaître l'identité des clients. Un moyen de préserver la vie privée et de réduire la pression commerciale, mais aussi de créer du trafic intelligent vers les commerces, car les offres ne sont adressées qu'à des personnes ciblées d'après leur comportement de consommation, et qui ont accepté d'en bénéficier. Une autre banque devrait déployer CDLK d'ici à la fin 2019.

 

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Avril 2019

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2019

Pour la troisième année consécutive, France Fintech publie le Panorama des fintech françaises en partenariat avec  BlackFin Tech.

Plus de 500 entreprises recensées, CDLK y figure dans la section Bankin - PFM, sans oublier la partie fidélisation et programmes de cash-back qui reste l'un des services phares de notre fintech !


Mars 2019

Top 10 Trends in Payments 2019 by Capgemini

Customers' increasing expectations for value-added services are stirring fast-paced disruption in today's payments industry while regulators push collaboration and open ecosystems, and agile new entrants transform the scene even further. Business as usual now demands continuous innovation and adoption of emerging technologies such as application programming interfaces (APIs), real-time payment (RTP) infrastructure, robotic process automation (RPA), and the Internet of things (IoT). Powered by these enabling new technologies, open banking is encouraging firms to adopt Platform-as-a-Service (PaaS) delivery models to connect various stakeholders for the exchange of data and value. Heightened openness is spurring the need for robust digital identity, advanced data and privacy protection, and regulators' emphasis on balancing supply push with market-demand pull. Based on the latest industry activity, our analysis of the top-10 payments trends for 2019 explores changing landscape dynamics and potential challenges and benefits.

Global card expenditure to reach $45 trillion by 2023 on back of contactless payments

Global card expenditure to reach $45 trillion by 2023 on back of contactless payments

Tags : Big Data Carte Bancaire

Février 2019

Publication RBR de son "Global Payment Cards Data and Forecasts to 2023", le 11 février

 

Card expenditure continues to rise with customers increasingly expecting to be able to use their cards, even for low value payments.

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Convenience and speed drive increasing card usage for lower value payments

Payment cards were used for purchases with a value of $25.1 trillion worldwide in 2017, an increase of 13% on the year before, according to RBR in its recent Global Payment Cards Data and Forecasts to 2023 research report. Although card expenditure is growing strongly, it is being outpaced by growth in the number of payments, as cards are increasingly being used for lower-value payments, often displacing cash in smaller retailers for goods such as drinks and snacks.

RBR forecasts global card expenditure will grow at an average of 10% per year between 2017 and 2023 to reach $45.2 trillion. The average value of a payment, however, will fall from $67 to $62 over the same period as the influence of contactless cards grows – the latter are typically used for the lowest-value payments, and particularly those which would previously have been made with cash. Both customers and merchants appreciate the convenience of contactless payments, partly because the need to enter a PIN is removed, but also because transactions are much quicker.

Chinese cards used less frequently, but for higher value purchases

According to RBR's research, Asia-Pacific accounts for 50% of global card expenditure, which is much higher than its 28% share of the number of payments. The main reason for this is that in China, cards tend to be used for cash withdrawals rather than payments, and when they are used at POS, it is typically for high-value purchases such as property deposits and vehicles.

Average card payment value will fall as paying by card increasingly becomes the norm

RBR's report shows that debit cards account for 55% of spending on cards worldwide, some way below their share of the number of payments. This is because debit cards are most commonly used for low- value purchases, whereas credit cards are usually used for more expensive items. As the influence of contactless grows, debit cards' share of global card expenditure will continue to fall.

The value of card payments worldwide will doubtless continue to rise, but the average value of a payment will keep falling. Daniel Dawson, who led RBR's research project, said: “Consumers worldwide are becoming more comfortable with using their cards for inexpensive goods, especially as contactless cards become commonplace. As they increasingly expect to be able to use contactless cards across the board, the average value of a payment will continue to fall".

These figures and insights are based on RBR's study, Global Payment Cards Data and Forecasts to 2023. For more information about this report or to discuss the findings in more detail please email Daniel Dawson (daniel.dawson@rbrlondon.com) or call +44 20 8831 7310.

RBR is a strategic research and consulting firm with three decades of experience in banking and retail automation, cards and payments. It assists its clients by providing independent advice and intelligence through published reports, consulting, newsletters and events.

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Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CLO

Février 2019

Article paru sur Revue Banque le 25 janvier 2019


L'étude annuelle menée par Next Content pour le compte de SAB et CGI a été réalisée en décembre 2018 auprès de 1009 Français connectés à Internet sur ordinateur, smartphone ou tablette et représentatifs de la population connectée à Internet en termes d'âge, de sexe et de CSP. Elle s'intéresse aux pratiques de ces clients en matière de services bancaires et financiers en ligne sous de nombreux aspects : attractivité des banques en ligne, utilisation du smartphone, nouveaux services en ligne, reconnaissance des FinTechs.

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Le premier thème sur lequel a porté l'étude menée par Next Content est la part des banques en ligne en tant qu'établissement principal des clients : celle-ci atteint 6 % du panel des Français interrogés. Les auteurs de l'étude précisent que 70 % de ces derniers sont multibancarisés et que très souvent cette banque en ligne était une banque secondaire avant de devenir leur établissement principal. Si le pourcentage reste encore faible, les auteurs soulignent la croissance des acteurs historiques comme Boursorama ou ING Direct et l'arrivée de nouveaux entrants tels que Hello Bank ou Orange Bank. Cela laisse supposer que cette part pourrait croître dans les prochaines années. En outre, 56 % des clients interrogés affirment que, s'ils devaient changer de banque principale, ils pourraient choisir « une banque exclusivement sur Internet, sans agence », un pourcentage en hausse de 3 points par rapport à 2017 et de 11 points par rapport à 2016.

Le choix d'une banque en ligne se justifie principalement par des gains économiques : les frais moins élevés des banques en lignes (81 % des sondés), mais aussi les offres promotionnelles comme la gratuité des cartes ou les sommes offertes aux nouveaux clients (60 %). La qualité de l'application mobile et des services en ligne ne vient qu'en troisième position (32 %). A contrario, les principaux freins manifestés à l'égard des banques en ligne sont le souhait de pouvoir appeler ou rencontrer un conseiller (57 %) et l'idée qu'une banque avec des agences est plus rassurante en cas de problème (49 %).

L'usage du smartphone

L'étude s'est également intéressée sur la place du téléphone portable dans l'utilisation des services en ligne. Globalement, la fréquence d'utilisation des services en ligne des banques principales demeure fin 2018 plus forte sur ordinateur que sur smartphone. Toutefois le smartphone est l'équipement le plus fréquemment utilisé pour les services en ligne par les personnes ayant téléchargé l'application mobile de leur banque principale. 67 % des Français interrogés détenteurs d'un smartphone ont téléchargé l'application mobile de leur banque principale (en progression de 4 points en un an) et ce pourcentage grimpe à 82 % pour les moins de 35 % (en progression de 6 points).

L'ordinateur reste également l'équipement le plus utilisé quelle que soit l'opération bancaire réalisée (pour les clients détenant au moins deux équipements). Mais l'usage du smartphone est particulièrement fort pour les opérations les plus simples, comme la consultation des comptes et le suivi des dépenses, et dans une moindre mesure pour effectuer des virements. En revanche, il est largement minoritaire pour les opérations de souscription en ligne, y compris par les clients ayant téléchargé l'application mobile de leur banque, un constat à pondérer par le fait que la souscription depuis les applications n'est pas toujours possible.

Nouveaux services en ligne...

L'étude a ensuite cherché à identifier l'intérêt des clients pour les nouveaux services numériques dans le paiement : « Les attentes les plus fortes se situent au niveau des applications qui sécurisent (par empreinte par exemple) ou simplifient (sans contact) le paiement ou en diminuent les frais (carte multidevises pour les déplacements ou virements à l'étranger) ». Le virement bancaire instantané moyennant un surcoût intéresse 47 % des clients interrogés, mais l'étude menée en 2017 montrait que ce même service sans surcoût séduisait 70 % des clients connectés.

Concernant les attentes en matière de services tiers sur les plates-formes des banques, le cash back arrive en tête. Ensuite, les attentes diffèrent selon des critères d'âge ou de richesse : les clients les plus jeunes (18 à 24 ans) mentionnent des nouvelles offres pour le paiement international, alors que les clients avec les revenus les plus élevés (supérieurs à 6 000 euros mensuels) préfèrent une offre élargie de placements et des conseils financiers. Les clients avec des revenus intermédiaires se positionnent plutôt sur des services d'assurance ou de sécurité.

En revanche, 13 % seulement des clients citent l'agrégation de comptes. « Cela peut en partie tenir au fait que la moitié seulement des clients sont multibancarisés et que les banques ont déjà largement investi ce créneau en exploitant notamment en marque blanche les technologies de FinTechs spécialisées », souligne l'étude. 10 % des clients multibancarisés interrogés déclarent déjà utiliser ce service, majoritairement auprès de leur banque principale. 70 % de ceux qui pourraient y recourir, choisiraient également leur banque principale comme tête de pont, contre 20 % des acteurs spécialisés et moins de 10 % un grand acteur internet (Google, Facebook...). Et 10 % des clients interrogés affirment être absolument opposés à ce type de services.

...et nouveaux acteurs

Autre point d'étude : l'intérêt porté aux nouveaux entrants, FinTechs et plates-formes.

Certaines FinTechs comme Bankin, Lydia et Linxo ont déjà une notoriété significative, connues par respectivement 25 %, 16 % et 16 % des Français interrogés. Ces taux passent à 38 %, 27 % et 24 % pour les clients de moins de 35 ans.

Le nombre de clients qui utilisent les services des FinTechs reste encore limité (4 % au mieux pour Bankin), mais il croît significativement chez les plus jeunes clients (18 à 24 ans) : il atteint notamment 12 % pour Lydia.

Concernant les plates-formes qui agrégeraient les offres de différents établissements financiers, 5 % des clients se déclarent prêts à les utiliser, tandis que 42 % estiment cela envisageable. Mais avec des taux qui passent à 15 % et 54 %, les plus hauts revenus (supérieurs à 6 000 euros mensuels) sont de loin les plus intéressés, suivis par les jeunes de moins de 35 ans (respectivement 7 % et 53 %).

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Transformer la data de paiement en nouveaux services pour les banques

Transformer la data de paiement en nouveaux services pour les banques

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK Fintech Innovation Transformation Digitale

Janvier 2019

Interview de Benoit Gruet  à la une de Hello Finance, le 29 janvier 2019

CDLK Services, Fintech spécialisée dans les domaines des Big Data analytics, du Marketing et des Paiements, convertit la donnée transactionnelle en nouveaux services pour les banques. Le 12 décembre 2018, la startup a reçu le Label Finance Innovation lors du Fin&Tech Community. Benoit Gruet, CEO et Co-fondateur de CDLK nous explique comment la jeune fintech française accompagne les banques dans leurs transitions numériques. 

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Des solutions uniques pour accompagner les banques 

« A l'origine du projet, nous sommes partis d'un constat simple : les grands émetteurs de cartes bancaires ont la possibilité de créer de la valeur ajoutée à partir des données de paiement. Dès 2013, nous avons été à l'initiative du développement de la première solution de CLO en France (Card-Linked Offers), plateforme d'offres de cashback liées à la carte bancaire » explique Benoit Gruet. Ce programme de fidélité consiste à proposer via les établissements bancaires des offres de remises sur de nombreux achats en magasin ou sur Internet en privilégiant l'usage de la carte bancaire. Historiquement, les programmes de fidélité bancaire à points proposaient à leurs clients une générosité globalement faible et donc peu engageante. Désormais, grâce à la solution CLO, ce sont les commerçants qui financent la générosité du programme. C'est la mise en place d'un nouveau modèle gagnant-gagnant dans lequel la banque propose une audience de qualité et le commerçant dispose d'un nouveau canal ciblé pour créer du trafic sur son point de vente ou sur son site de e-commerce. La beauté du modèle est l'absence de rupture d'usage puisque le seul effort demandé aux adhérents pour bénéficier automatiquement d'une remise est d'utiliser leur carte bancaire dans les points de vente enrôlés dans le programme de la banque.

Si le principe semble simple sur le papier, le process opérationnel à maitriser s'avère plus compliqué. « Pour capturer les transactions donnant lieu à un cashback, il est nécessaire d'identifier avec précision la signature monétique des points de vente.  Nous avons donc créé à partir de flux transactionnels CB un référentiel marchand actualisé en temps réel. Chemin faisant, nous avons observé que la technologie big data déployée pour les besoins du CLO pouvait répondre à d'autres cas d'usages au sein de la banque », ajoute Benoit Gruet.

En effet, les solutions IT et Big Data sont multiples sur le marché mais peu sont capables de préparer efficacement les données transactionnelles pour les rendre réellement exploitables. « Face à cette problématique, nous avons développé chez CDLK un socle technologique appelé PDMP (Payment Data Management Platform). Grâce à la PDMP, CDLK propose aux banques de déployer dans leurs infra ou en mode SaaS différentes solutions comme le programme de cash-back, mais également d'autres applicatifs de type digital banking.».

En un seul clic, l'applicatif SUPPORT MERID rend intelligible les libellés des relevés de compte en affichant instantanément les informations clés du marchand comme son nom, sa géolocalisation et sa catégorie.  Via un dashboard, BUSINESS INSIGHT permet aux enseignes de juger de leurs indicateurs de performance business (kpi's) en comparaison avec ceux des points de vente avoisinants. EASY-SEG consiste à produire une segmentation basée sur le comportement de consommation des clients.

 

CDLK reçoit le label Finance Innovation 

Le 12 décembre 2018, lors du Fin&Tech Community, le label Finance Innovation a été décerné à CDLK pour sa solution technologique PDMP, en reconnaissance de l'expertise développée par la Fintech dans le domaine des smart data liés aux paiements depuis 5 ans.

 « Nous sommes naturellement très fiers d'avoir été récompensés par le Pôle Finance Innovation. Le Pôle joue ce rôle indispensable de phare auprès des grands acteurs de secteur.  En complément de nos références, ce label très officiel vient cautionner le sérieux de notre approche et la pertinence de notre solution sur un marché de l'innovation Fintech en pleine effervescence.  Plus opérationnellement le Pôle nous donne tout au long de l'année un espace d'échange, où se confrontent différents points de vue, l'objectif étant de contribuer à toujours mieux éclairer l'ensemble de la communauté », conclut Benoit Gruet.

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Pourquoi les relevés de compte bancaire sont souvent illisibles

Pourquoi les relevés de compte bancaire sont souvent illisibles

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK SUPPORT MERID

Janvier 2019

Article paru sur cbanque le 22 janvier 2019


De plus en plus souvent consultés, notamment sur mobile, les relevés de compte restent souvent difficiles à lire, en raison des libellés imprécis de certaines opérations. Pourquoi cette incapacité des banques à présenter de manière claire leurs relevés ? Et quelles sont les pistes d'amélioration ?

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« Bonjour. (...) [impossible] de comprendre les libellés (...) obscurs et raccourcis dans mon relevé (...). C'est quoi LOVEDI ? [J'ai dû faire des recherches] (...) pour comprendre qu'il s'agit d'un achat chez Carrefour City Boulogne Lovedis ». Ce genre de question,  ici posée par un contributeur du forum d'entraide cBanque, est monnaie courante sur le web.

Et pour cause : nous avons tous, un jour ou l'autre, été confrontés à l'impossibilité, en consultant notre relevé de compte, de rattacher une opération par carte affichée à un achat réellement effectué. Et ce, en général, parce que le nom du commerçant nous est inconnu, ou parce que la date ou le lieu présentés semblent incohérents.

Des flux monétiques à décrypter

Pour comprendre cette difficulté, il faut s'attarder sur la manière dont les banques construisent les libellés d'opérations. Chaque paiement, par carte mais pas seulement, donne lieu à ce que l'on appelle une compensation entre, d'un côté, la banque du commerçant qui encaisse le montant de la transaction et de l'autre, celle du client qui la paye.

Pour mener à bien ces compensations, les banques française communiquent au travers d'un système baptisé Core et géré par la société Stet. La banque du client reçoit ainsi, au sein de ces « flux monétiques de compensation », des données permettant d'une part de vous identifier en tant que payeur, de l'autre d'identifier le commerçant à payer grâce à une dizaine de données : date et montant de l'achat, nom du marchand, n° de SIRET de sa société, localisation, type de terminal de paiement utilisée, etc.

Ces données, toutefois, ne suffisent pas toujours à décrire efficacement la transaction. Un exemple : j'achète une galette des rois à la « Boulangerie du château ». Problème : son terminal de paiement (TPE) est enregistré, non pas au nom du commerce, mais à celui de la société qui le détient, la SARL Dupont. C'est donc ce nom qui va apparaître sur mon relevé : impossible de savoir qu'il s'agit d'une boulangerie, et que le débit concerne la galette. D'autant que la date indiquée n'est pas non la date réelle de l'achat, effectué un samedi, mais celle de la télécollecte des informations enregistrées par le TPE, qui a été effectuée un autre jour.

Autre cas de figure : j'achète à Nantes un vêtement dans une chaîne de magasins spécialisés. Il suffit que le siège social de la société qui pilote cette chaîne se situe à Paris pour que mon relevé m'indique que la transaction a eu lieu dans le département 75, et pas dans le 44.

Enrichir les données

A l'heure de la banque mobile, qui accélère la fréquence de consultation des comptes - une quinzaine de fois par mois en moyenne pour les utilisateurs d'applis - et des services d'informations sur les comptes, censés permettre de gérer au plus près chaque poste budgétaire, ce genre d'imprécision fait tâche. Elle remet en cause, en effet, la pertinence de ces outils dernier cri. « Les banques et les applications indépendantes fournissent de beaux graphiques en couleur. Mais ces graphiques sont généralement biaisés ou très incomplets, parce que la catégorisation automatique ne fonctionne pas », résume Benoît Gruet, CEO de la fintech française CDLK Services.

Les banques auraient-elles la possibilité de faire mieux ? « Oui », estime-t-il. CDLK commercialise de fait une solution qui filtre et enrichit les données transactionnelles, en les croisant avec d'autres sources de données, dans une logique dite de big data. Elle permet ainsi, en cliquant dans son relevé en ligne, de proposer, pour chaque transaction, une fenêtre pop up enrichie d'informations sur « le nom ou les noms des commerçants, la date et l'heure de la transaction, sa localisation, l'historique des transactions dans ce point de vente, leur récurrence éventuelle, etc. », détaille Benoît Gruet.

Les banques ont d'autres priorités

Aussi intéressante soit-elle sur le papier, cette solution n'est encore en production dans aucune banque. Pourquoi ? « Aujourd'hui, l'innovation est limitée par l'ampleur des chantiers de conformité vis-à-vis de la réglementation », poursuit Benoît Gruet. « Il y a une marque d'intérêt forte des banques pour ce type de solution mais une grande difficulté à y allouer du temps, des budgets et une échéance... »

Elles y auraient pourtant tout intérêt. Pour proposer un meilleur service à leurs clients, et générer de la satisfaction dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Mais pas seulement. L'illisibilité des relevés de comptes coûte cher. Que fait-on en effet, lorsqu'on constate un débit inconnu sur son compte courant ? On appelle son conseiller, en général sans succès puisqu'il ne dispose pas de plus d'information. On estime ainsi à deux par jour en moyenne le nombre de coups de fil reçus pour ce motif par chaque conseiller. « Au mieux, c'est juste irritant pour le client et c'est un coût opérationnel pour le réseau qui gère des appels entrants improductifs », analyse le CEO de CDLK. « Au pire, ce sont des cas de fraude non détectés ou inutilement déclarés, avec des coûts induits de renouvellement de carte. » Dans tous les cas, des coûts, et pas seulement symboliques.


Vincent Mignot

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Why big data is still a big opportunity for banks ?

Why big data is still a big opportunity for banks ?

Tags : Banque Big Data Innovation

Décembre 2018

Article from  on December 2018

BANKS understand that big data means big money. It represents a big opportunity to them - and they know that unlocking the value in that data could help set them apart from the competition in the dull banking landscape in the region.

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It's why bankers in this part of the world were among the top spenders in the big data and business analytics market this year.

IDC expected revenues for big data and analytics (BDA) in the Asia/Pacific (excluding Japan) to reach US$14.7 billion in 2018 this year, an increase of 14.4 percent over 2017 figures.

Analysts believe that growth is a result of investments led by banking, telecommunication, and discrete manufacturing companies, and forecast that the growth rate of the BDA market will remain at 14.4 percent (CAGR) for the next three years or so.

Obviously, big data is on the radar of leaders in the world of banking, and they're racing to gain the capabilities to harness their data repositories.

Here are some ways banks can use big data:

# 1 | Increase personalization and convenience

Banks have access to customers' credit card history, banking transactions, and web and social interactions. As a result, they're usually in the know when it comes to understanding the needs and wants of the customer and their buying, spending, and repayment patterns.

Using this data, banks can expedite credit checks for faster credit and loan applications and also offer individualized products and services that suit their needs.

Big data can also help banks better cross-sell their products. Say a customer takes a loan to buy a house and is the sole breadwinner for the family, the bank could offer the right kind of insurance to cover the home loan in case of eventualities.

# 2 | Protect customers

Banks know where customers typically log into their accounts from and who they transfer money to.

They also know whether they're in the country or not based on credit/debit card spends, and they are usually able to track how customers generally prefer to pay (or at least use their banking account).

As a result, banks can create algorithms to alert them to transactions that might be fraudulent even if they don't ordinarily raise any red flags.

Say a customer just spent money on his credit card in Singapore and 30 minutes later, someone attempted to log into the customer's account from Vietnam, it's unlikely to be a valid transaction - and big data could help spot, isolate, and investigate it quickly.

# 3 | Create meaningful offers

Big data allows banks to truly understand their customers. They have some personal information about customers, and when they combine it with data about their choices, habits, and income, it helps create a better and fuller picture of the customer.

Using this, banks can create better products and solutions to support customers. In fact, advisors can use insights generated from this data to anticipate a customer's financial goals or partner with the most popular retailers in order to create a better overall experience.

Finally, banks can cross-sell their products better if they're able to understand customers and offer discounts and concessions that are specifically matched to their needs and interests.

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Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution PDMP

Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution PDMP

Tags : Banque CDLK Fintech Innovation

Décembre 2018

Paris, le 12 Décembre 2018

Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution de Smart data dans les paiements. 

Lors de l'événement Fin&Tech Community, qui s'est tenu au Palais Brongniart, CDLK, la fintech big data liée aux données paiement, a reçu le label du pôle de compétitivité mondial Finance Innovation pour sa solution PDMP.

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Ce label a pour mission de sélectionner les meilleurs projets dans le domaine de la Fintech. La qualité de chaque projet est évaluée par un comité d'experts qui attribue le label en se basant sur trois critères: l'innovation apportée, le caractère stratégique du projet sur son secteur, la crédibilité de son modèle économique.  

La fintech CDLK a ainsi été sélectionnée pour sa solution technologique PDMP de type Big Data & Machine Learning. Conçue pour accompagner les banques dans leur transformation digitale, la PDMP (Payment Data Management Platform) permet de transformer la donnée brute de paiement en nouveaux services à valeur ajoutée.

« C'est une grande fierté d'être parmi les 14 projets labélisés sur une centaine de dossiers étudiés par le Pôle Finance Innovation en 2018. Ce label confirme que la direction prise par l'équipe CDLK depuis 2013 constitue la première base d'une innovation-clé pour le secteur de l'exploitation de la data transactionnelle.» Benoit Gruet, CEO et co-fondateur de CDLK, lors de la remise du label.

 A propos du Finance Innovation : 

Finance Innovation est un pôle de compétitivité mondial d'intérêt général, dédié à l'accompagnement et à la croissance des projets innovants et à forte valeur ajoutée, dans le secteur financier. Créé par l'Etat en 2007, le réseau compte aujourd'hui plus de 500 membres et fédère un écosystème large à travers plusieurs filières, dont celui de la banque.

https://finance-innovation.org

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CDLK, lauréat du Grand Prix Banque & Innovation 2018

CDLK, lauréat du Grand Prix Banque & Innovation 2018

Tags : CDLK Fintech SUPPORT MERID Trophée

Octobre 2018

Paris, 16 octobre 2018

CDLK, lauréat du Grand Prix Banque & Innovation 2018 dans la catégorie « E-Banking & M-Banking » pour sa solution SUPPORT MERID. Après avoir remporté en 2017, lors du salon Banque & Innovation, le Grand Prix « BigData » pour sa solution-socle technologique ''Payment Data Management Platform'' (PDMP), CDLK a une nouvelle fois été récompensé, lors de l'édition 2018 de ce même événement, pour SUPPORT MERID, solution applicative destinée à améliorer l'expérience de la banque digitale au quotidien (UX).

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Plus précisément, cet outil permet aux banques de répondre aux problématiques liées à la non qualité des informations transactions carte affichées sur le relevé : identité du commerçant incompréhensible, absence de localisation de l'achat, absence du type de paiement effectué (offline, online, automate), catégorie de dépense incorrecte, etc. Ces interrogations sont souvent source de crispation et d'expérience négative pour les clients, mais également pour les conseillers de clientèle du réseau.

Avec SUPPORT MERID, la banque permet à ses clients d'obtenir en un clic l'identité précise du commerçant (enseigne, adresse, type de paiement, catégorisation) ainsi que l'historique de ses dépenses dans ce même point de vente. Contrairement aux autres solutions d'amélioration de la consultation des comptes en ligne, la fonctionnalité de catégorisation n'est plus effectuée manuellement par le client mais automatiquement par une plateforme big data algorithmique dédiée. 

A partir du flux de données monétiques brutes situé en amont dans la banque, cette solution est capable de créer un référentiel marchand en France de plus de 1,2 millions de points de vente pour environ 3 millions de TPE. 

« Il s'agit d'une occasion, pour les grandes banques de réseaux, de créer un avantage concurrentiel unique  face aux nouvelles offres bancaires sur le marché, qui elles reposent principalement sur une data limitée aux champs de la DSP2  » BenoitGruet–CEO & Co-fondateur.

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DSP2, quelles nouvelles perspectives de la valorisation de la donnée bancaire ?

DSP2, quelles nouvelles perspectives de la valorisation de la donnée bancaire ?

Tags : Banque Big Data DSP2 Transformation Digitale

Octobre 2018

Tribune de Benoit Gruet dans  Les Echos le 10 octobre 2018

 

Dans un environnement réglementaire en pleine mutation, la DSP2 normalise l'accès aux informations détenues sur les comptes bancaires, pour les tiers autorisés par le client. Si l'accès à la donnée transactionnelle est désormais normalisé avec la DSP2, la question de son niveau d'exploitabilité reste posée.

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Dans un environnement réglementaire en pleine mutation, la DSP2 normalise l'accès aux informations détenues sur les comptes bancaires, pour les tiers autorisés par le client. Les barrières, à l'entrée du secteur bancaire, n'ont jamais été aussi fragiles et le risque de disruption fort. Face à une nouvelle forme de concurrence très active (néo banques, PFM-Agrégateurs, GAFAM, BATX...), les banques traditionnelles doivent s'appuyer sur la valorisation des données qu'elles détiennent, exposées plus que jamais aux convoitises. 

Enjeux autour de la data de paiement bancaire.

Parmi les données rendues accessibles par la DSP2, l'analyse des transactions liées aux dépenses carte bancaire est un enjeu-clé puisqu'elles restent la condition pour créer de la valeur et enrichir la relation client en proposant des offres et services individualisés, à l'instar de ce qui fait la force des géants du net. On entend souvent, chez les nouveaux acteurs, que la DSP2 ouvre les perspectives d'une exploitation "eldoradesque" de la donnée transactionnelle. En revanche, la question de la qualité de la data collectée n'est jamais réellement abordée. Avec la mise en place de cette nouvelle directive, la question posée n'est plus de savoir comment accéder aux données en toute conformité, mais bien de comment parvenir à les exploiter correctement. 

Quel niveau d'exploitabilité de la donnée de paiement ?

Les chantiers menés depuis quelques années sur le sujet ont confirmé le défi lié à la non-qualité des informations transactions carte affichées sur le relevé (celles précisément visées par la DSP2) : identité du commerçant imprécise, absence de localisation de l'achat, absence du type de paiement effectué : offline, online, automate ? Les banques sont quotidiennement confrontées à cette réalité. D'une part, les clients s'interrogent régulièrement lors du pointage de leurs comptes (chaque conseiller bancaire recevant en moyenne 2 appels par jour pour gérer ce type de question*) ; d'autre part, leurs data scientists tentent - sans réel succès à ce jour - de bâtir des modèles efficients pour différentes finalités métiers : CRM, risque, fraude... 

Du côté des applications PFM, l'amélioration de la nature des dépenses est basée principalement sur l'option de catégorisation manuelle, dépendant ainsi du bon vouloir de l'utilisateur. Force est de constater, depuis presque une décennie, que ce principe de contribution n'a pas donné de résultat significatif. Lorsque vous avez la majorité de vos dépenses restant à catégoriser ou incorrectement catégorisée, cela ne motive pas à y passer du temps. Peut-on esquisser des lendemains meilleurs pour les PFM grâce aux avancées de l'IA, permettant un mix "catégorisation automatisée/catégorisation manuelle" plus conforme aux attentes ? 

Que peut faire l'IA face à cette problématique ?

La problématique à résoudre par l'IA serait donc, à partir du libellé unique de la transaction affichée, de reconstituer une identité fiable et intelligible du marchand. Lors d'un récent workshop**, Jean-François Puget, Technical Lead IBM pour WATSON, évoquait la nécessité de partir impérativement d'un cas pratique déjà résolu par l'humain avant de pouvoir tenter d'expérimenter une solution IA. La machine peut être "joueuse d'échecs", "trieuse d'email", "conseiller chat conversationnel"... tous ces cas d'usages doivent préalablement être maitrisés par l'humain avant de tenter de passer à une expérimentation IA. Dans le cas qui nous concerne, l'identification automatique du marchand sur une seule donnée alphanumérique reste non résolue. 

L'accès à la donnée brute monétique constitue un avantage concurrentiel unique.

Pour une fois, les grands émetteurs de cartes bancaires disposent d'un avantage concurrentiel vis-à-vis des nouveaux entrants, que la DSP2 ne gomme pas. Être en capacité de se connecter à la donnée monétique brute avant qu'elle soit filtrée à des fins d'affichage dans l'espace client, constitue la solution à mettre en place dans les banques. Une fois ces données brutes collectées, un processus itératif de normalisation, de raffinage, de croisement avec des bases externes permet l'identification précise et fiable de chaque dépense carte bancaire. 

Créer de nouveaux services à partir de la donnée transactionnelle brute !

Proposer la clarification automatique du relevé de dépense, offrir des offres de shopping personnalisées sous forme de cashback automatisé, pousser aux commerçants des KPI's de benchmarking de leur point de vente... sont quelques exemples de nouvelles fonctionnalités désormais possibles grâce aux nouvelles technologies Big data. Le changement de paradigme pour les banques consiste à créer de la différenciation grâce aux données qu'elles détiennent en exclusivité plutôt que défensivement se focaliser sur celles qui sont désormais, via la DSP2, en format "open source". 

 

* Mesures internes au sein de 2 grands réseaux bancaires en France/# appels entrants concernant des demandes de clarification sur opérations affichées. 

** Workshop Revue Banque (R)évolution digitale - vers la finance 3.0 (19-20 septembre 2018) 

 

@BenoitGruet

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Les établissements financiers ont encore du mal à faire parler leurs données

Les établissements financiers ont encore du mal à faire parler leurs données

Tags : Banque Big Data DSP2 GAFA

Août 2018

Article paru dans  Les Echos le 07 août 2018


Si les GAFA rêvent d'accéder aux données dont disposent les banques, celles-ci demeurent pour l'heure difficilement exploitables.

Les GAFA rêvent de mettre la main sur les données de consommation que les banques ont amassées au fil du temps sur leurs clients. Ces informations - certes précieuses - restent pourtant encore très difficiles à faire parler. De fait, les établissements commencent à peine à mettre de l'ordre dans les masses de données qu'elles ont en leur possession.

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Sous l'impulsion des évolutions réglementaires successives en Europe ( la deuxième directive sur les services de paiement puis surtout  le règlement européen sur la protection des données personnelles ), les banques ont en effet mis en place ces derniers mois des équipes de « data intelligence » chargées de fiabiliser les données et de casser les « silos » informatiques qui se sont progressivement sédimentés. Dans les banques, les différentes modalités de collecte d'information auprès des clients ne sont pas standardisées et les systèmes informatiques n'ont pas été conçus pour mobiliser les données de façon transversale.

Mettre de l'ordre dans leurs stocks de données est surtout devenu une nécessité pour des raisons commerciales et opérationnelles. Les réseaux bancaires sont nombreux à s'équiper  d'algorithmes d'intelligence artificielle pour améliorer leurs performances face au client comme dans les back-offices. Ces outils apprenant puisent justement leur « intelligence » dans les masses de données qui leur sont soumises.

Enfin sur un plan strictement marketing, maîtriser les données est une condition sine qua non pour parvenir à des offres individualisées, adaptées aux besoins de chacun des clients, à l'image de ce que proposent déjà les géants du net.

Pour mener ce chantier stratégique, les banques n'ont pas de temps à perdre. Contraintes par la réglementation européenne, elles doivent dès maintenant ouvrir l'accès aux comptes courants de leurs clients à des acteurs tiers qui en auraient fait la demande. Autrement dit, si elles ne parviennent pas à s'organiser pour faire parler les données de leurs clients, les fintech ou pire  les Gafa risquent de le faire à leur place...

Sharon Wajsbrot

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Pourquoi les banques peinent à faire parler les données de leurs clients

Pourquoi les banques peinent à faire parler les données de leurs clients

Tags : Banque Big Data Fintech GDPR

Mai 2018

Article paru dans  Les Echos le 24 mai 2018

Les banques disposent d'une foule de données sur leurs clients, mais leur qualité reste assez inégale.

L'entrée en vigueur du  règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) demandera certes une rigueur inédite aux banques dans la gestion des données de leurs clients, mais elle ne les privera pas d'en faire usage. Encore faut-il qu'elles en aient la capacité.

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Que ce soit pour proposer des services très personnalisés ou pour optimiser leurs techniques de vente, les banques tentent déjà de « faire parler » leurs données : « 84 % des banquiers estiment qu'ils utilisent de plus en plus de données dans leurs processus de décision traditionnels ou automatisés », indique Marc Monpeurt, directeur exécutif chez Accenture, qui cite les résultats d'une étude récemment menée par le cabinet auprès de 800 banquiers dans 25 pays.

Il faut dire que ces données sont le principal carburant des outils d'intelligence artificielle censés venir révolutionner les produits financiers et la manière de les vendre. Mais si les banques disposent d'une masse de données considérable, elles sont encore loin d'en optimiser l'exploitation comme le font les licornes de la tech.

« Quand on interroge les banquiers sur leurs données, on s'aperçoit qu'environ la moitié d'entre eux ne prennent pas les mesures suffisantes pour s'assurer de leur qualité : 16 % d'entre eux tentent de vérifier leur qualité mais ne peuvent pas la garantir, 11 % pensent que leurs données sont fiables mais ne le vérifient pas et 24 % reconnaissent devoir mobiliser plus de moyens pour s'assurer de leur qualité », indique encore Accenture.

Concrètement, la collecte des données n'est pas toujours standardisée : l'adresse d'un client collectée lors de la souscription d'un crédit peut par exemple se révéler différente de celle collectée lors de l'ouverture d'un compte... Il faut dire que les banques n'ont pas conçu leurs systèmes informatiques pour mobiliser ces données de façon transverse.

Les nouvelles réglementations - la deuxième directive européenne sur les services de paiement ou aujourd'hui le RGPD - les incitent à changer de logique : « on voit de plus en plus d'établissements qui mettent en place des équipes de data intelligence chargées de fiabiliser leurs données et de casser leurs silos informatiques », indique Marc Monpeurt.

Le sujet est d'autant plus crucial que les banques s'équipent d'outils de plus en plus automatisés : selon Accenture, 78 % des banquiers estiment que ces systèmes embarquent de nouveaux risques de piratage via l'intrusion de données frauduleuses.

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La Société Générale accélère dans le cashback

La Société Générale accélère dans le cashback

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO Transformation Digitale

Avril 2018

Article paru sur  L'AGEFI le 04 avril 2018

Le marché français du cashback attise les convoitises des banques. Cette pratique, qui consiste à faire profiter des consommateurs de remises négociées lors de leurs achats, vient en effet d'être généralisée par la Société Générale à l'ensemble de ses clients majeurs, soit 5,7 millions de personnes. Lancée fin 2014 via la plate-forme Grande Avenue de la banque rouge et noire, cette offre concernait jusque-là 3,7 millions de clients souscripteurs du package bancaire Jazz.

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«Notre objectif est de fidéliser notre clientèle par le biais de bons plans permettant d'augmenter le pouvoir d'achat, explique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing offres de services aux particuliers de la Société Générale. L'offre de cashbackest aussi un moyen de différenciation dans le paysage bancaire français. Le cashback demeure en effet encore embryonnaire, puisque 10% des Français sont utilisateurs, contre plus de 60% aux Etats-Unis. Cette offre nous permet par ailleurs de nous poser en tiers de confiance dans la protection des données clients, car le site Grande Avenue a été développé par une filiale du groupe, Franfinance.»

Jusque'alors, la Société Générale comptait 147.000 utilisateurs, qui ont déjà réalisé 29 millions d'euros d'achats, avec à la clé 1,2 million de cashback. En s'inscrivant gratuitement à Grande Avenue, les futurs utilisateurs pourront accéder, via la plate-forme, à 800 e-commerçants, dont les plus grandes enseignes (Fnac, Booking.com...). Après l'achat, la remise, dont la banque perçoit une partie, est reversée sur une cagnotte, qui peut être transférée sur le compte courant du client dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros.

Ce seuil est également appliqué par LCL, qui a lancé un service similaire en octobre 2015 (NDLR: Solution CLO de CDLK) et compte désormais 300 enseignes partenaires. «Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d'entre eux environ l'utilisent régulièrement», commente LCL, ajoutant que «2017 a été six fois plus dynamique que 2016». Certaines caisses régionales du Crédit Agricole proposent aussi une offre de ce type. La Société Générale a, par ailleurs, lancé un pilote pour étendre le système à certains points de vente physiques, une possibilité déjà offerte par LCL dans 1.100 magasins.

Les achats générés en France par le cashback ont atteint 600 millions d'euros en 2015, selon une étude réalisée par Xerfi en 2016 qui tablait sur un volume de 800 millions en 2017. L'étude pointe notamment que le marché représentait déjà environ 2,5 milliards d'euros au Royaume-Uni à cette époque.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

[...]

Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

[...]

Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

[...]

Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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CDLK lauréat des PayFORUM Awards 2018

CDLK lauréat des PayFORUM Awards 2018

Tags : Big Data CDLK Fintech Trophée

Mars 2018

Paris, 19 mars 2018

CDLK remporte un PayFORUM Award 2018 pour sa solution BUSINESS INSIGHT: une innovation Big Data au service des clients commerçants des banques. 

Chaque année, les PayForum Awards récompensent les solutions et produits les plus innovants de l'industrie des paiements et de la monétique. Cette année, le jury a été séduit par le modèle benchmarking de la solution BUSINESS INSIGHT et a choisi CDLK comme lauréat dans la catégorie Fintech.

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BUSINESS INSIGHT innove dans le domaine des rapports marketing pour les commerçants. Basée sur des indicateurs clés de performance contextualisés (KPI's), la solution propose, entre autres, une vision comparative de la performance d'un point de vente au sein de sa zone géographique. Cette approche dite « benchmarking» est un moyen unique pour les banques de différencier leurs offres monétiques en apportant aux commerçants un service additionnel aux bénéfices tangibles.

À partir de la data transactionnelle retraitée et enrichie, les commerçants peuvent obtenir leurs propres statistiques de performance (tendances du chiffre d'affaires, part de marché, panier moyen, profil client, cartographie, ciblage) et les consulter via une interface qui leur est dédiée.  « Grâce à sa banque, le commerçant accède en un seul clic aux KPI's de son point de vente, avec la possibilité de les comparer avec ceux des autres commerces aux alentours... » explique Benoit Gruet – CEO co-fondateur. 

Sur la base de la quarantaine d'indicateurs proposés, le commerçant est en mesure d'optimiser l'activité promotionnelle de son point de vente, grâce à une meilleure compréhension de la dynamique commerciale de son environnement.

Ce PayFORUM Award récompense une expertise Big Data unique sur le marché, et souligne l'intérêt du secteur bancaire pour ce type d'initiative innovante dans le domaine de la monétique.

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Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK CLO Promotion

Janvier 2018

Article paru dans le magazine Point Banque N°217

Sur le front des services de CLO (Card Link Offer) – qui ne sont rien d'autre que des services de cash backs automatisés et contextualisés - LCL fait toujours cavalier seul avec environ un million de membres inscrits à son programme de fidélité Avantage +, un chiffre atteint deux ans après le lancement dudit programme alors que la banque totalise un parc de 3,8 millions de porteurs de cartes.

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Avantage + a atteint un seuil significatif. La relative lenteur de la montée en puissance de ce programme tient essentiellement au fait que l'enrolement se fait par 'opt-in'. « Un programme de CLO se construit dans le temps » explique Benoit Gruet, président de CDLK, pionnier du CLO en France. Le prestataire vise le marché des banques avec une plate-forme technologique qui identifie la signature monétique des commerces grâce à une solution basée sur des algorithmes et du machine learning (CLO Tracking & CLO Targeting). CDLK produit ainsi un référentiel marchand croisant certaines données monétiques (codes MCC, SIRET, etc...) avec des données externes (APE Insee, etc...) pour permettre une identification et une catégorisation à des fins applicatives dont le CLO. La qualité des données du référentiel ainsi obtenu est essentielle pour les banques. Principale raison ? Sur le terrain, dans leurs relevés, les banques ne disposent que du libellé monétique des entreprises, lequel peut différer des marques commerciales connues du grand public. Ainsi, le client d'une banque, qui attend en principe un relevé clair et compréhensible, va donc s'arracher les cheveux pour identifier une dépense qui ne fait pas apparaître directement le nom du salon de coiffure ou de la boulangerie qu'il a l'habitude de fréquenter. « Cette situation résulte notamment du système 4-coins des schèmes CB, Visa ou MasterCard, qui distingue la banque acquéreur qui fournit le terminal de paiement de la banque du porteur » explique Angelo Caci. CDLK offre aux banques une solution technique afin de résoudre ce problème. « Elles peuvent ainsi offrir à leurs clients des relevés parfaitement explicites » explique Benoit Gruet. CDLK propose en outre des outils de segmentation de la clientèle basés sur le comportement de consommation permettant de mieux cerner leurs attentes. Alors que le sujet s'apprête à figurer en tête des priorités, d'autres grandes banques réfléchissent au déploiement d'une solution big data innovante exploitant leurs propres données, et ce afin de faire face à la concurrence croissante des néobanques dans un contexte de taux d'interchange à la baisse estime en substance Benoit Gruet.

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Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Tags : Banque Carte Bancaire

Janvier 2018

Article paru sur cbanque le 18 janvier 2018

Dans un secteur en pleine révolution, la carte bancaire reste de loin le moyen de paiement préféré des usagers. Sa domination pourrait-elle être remise en cause à court terme ? Le point sur les évolutions à attendre en 2018.

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Objectif 3 milliards pour le sans contact

La décision date d'octobre 2017 mais elle va réellement prendre son envol en 2018, à mesure que les terminaux de paiements seront mis à jour et les cartes bancaires renouvelées : il est désormais possible de régler sans contact des achats jusqu'à 30 euros. Ce qui couvre potentiellement 60% des paiements par carte, contre 43% pour l'ancien plafond.

Il y a toutes les chances que cette nouveauté soutienne un peu plus en 2018 le développement des usages, qui ont déjà explosé depuis deux ans : le nombre d'achats sans contact est ainsi passé de 605 millions en 2016 à plus d'un milliard en 2017. Le groupement français des cartes bancaires CB a fixé pour le cap pour cette année : atteindre les trois milliards.

Des paiements en ligne mieux sécurisés

La carte reste de très loin le moyen de paiement le plus utilisé pour régler des achats en ligne. Ce n'est toutefois pas sans risque : selon  l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, l'usage de la carte en ligne représentait 17% des transactions en 2016, mais les deux tiers du montant de la fraude. Un problème que les banques et les e-commerçants vont devoir affronter plus résolument.

La nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 janvier 2018, impose en effet, à moyen terme, la généralisation de l'authentification forte pour les paiements en ligne. En clair, il ne suffira bientôt plus de renseigner le cryptogramme visuel situé au dos de la carte pour authentifier un paiement. Il faudra également employer une autre méthode : un code SMS, une authentification biométrique, etc. Des dispositifs qu'on devrait donc voir se généraliser dans le courant de l'année.

Des frais en baisse en cas de perte ou de vol

Autre conséquence de la DSP2 : depuis le 13 janvier, la franchise restant à la charge du porteur dans certains cas d'utilisation frauduleuse d'une carte bancaire volée ou perdue a été divisée par 3, passant de 150 à 50 euros. Une bonne nouvelle pour les usagers, à la portée toutefois relativement limitée : cette franchise ne s'applique que pour les achats frauduleux effectués avec usage du code et en l'absence de déclaration du vol ou de la perte. Sinon, hors cas de négligence grave, la banque doit rembourser dès le premier euro. Par ailleurs, cette franchise est généralement couverte par les assurances perte et vol des moyens de paiement qui équipent nombre de clients bancaires.

Le paiement mobile frémit

Rappel : pour pouvoir utiliser des services comme Apple Pay ou Paylib, il vous faut une carte bancaire compatible. Le paiement mobile n'est donc pas à proprement parler un concurrent de la carte.

Sans parler de véritable décollage, son usage a frémi en 2017 en France. Les 8 principales enseignes bancaires proposent désormais Paylib sur Android à leurs clients. Les rangs des cartes compatibles avec Apple Pay sur iPhone se sont également étoffés : c'est le cas désormais chez Fortuneo, dans les Crédits Mutuels de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, chez N26, en attendant prochainement la Société Générale, Boursorama Banque, Morning et d'autres sans doute.

Le paiement instantané, un concurrent de la carte ?

Si le mobile n'est pas encore un concurrent de la carte, il pourrait le devenir avec l'émergence du paiement instantané. Ce nouveau moyen de paiement, dont le développement est ardemment souhaité par les institutions européennes, permet d'effectuer des virements SEPA quasi-instantanés (10 secondes maxi) 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Une révolution potentielle, même s'il reste des interrogations : quels seront les cas d'usage privilégiés par les banques ? Combien ces virements seront-ils facturés ?

La carte bancaire n'apparaît toutefois pas en première ligne face au paiement instantané, au moins pour les paiements en points de vente. Il pourrait en revanche changer la donne pour les paiements en ligne. Mais c'est surtout le chèque, pour les paiements entre particuliers notamment, qui devrait pâtir de son émergence.

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2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

Tags : Banque GDPR Innovation

Janvier 2018

Article paru dans  Les Echos le 04 janvier 2018

Sous l'impulsion de deux législations européennes posant les bases d'un marché digital unique pour 2020, l'année qui arrive est susceptible d'apporter beaucoup de changement au secteur bancaire et financier.

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Une année charnière pour les banques ?

Le 13 janvier marquera la mise en application de la directive sur les services de paiement révisés (PSD2) dans toute l'UE. Elle va multiplier les possibilités en matière de mode de paiement et introduire ce que l'on appelle l'open banking. 

Fin mai, ça sera au tour du règlement général sur la protection des données (GDPR) d'entrer en vigueur. Instauré pour mieux protéger les individus, le GDPR unifie la réglementation relative à la protection des données pour tous les utilisateurs au sein de l'UE. Il ouvre, de fait, l'accès aux données à des sociétés tiers. 

Ces deux réglementations signent clairement la fin du contrôle exclusif des banques sur les données financières de leurs clients. 

Quels changements pour le consommateur ?

Pour le consommateur, ce changement va se ressentir lors d'un achat en ligne, du paiement d'une facture ou d'un virement. Il pourra donner au commerçant son accord pour qu'il accède directement à ses comptes bancaires et procède aux opérations. Plus besoin de rentrer ses numéros de carte bancaire ou de passer par différents intermédiaires. 

Les lignes s'estompent encore plus lors du passage en caisse puisque rapidement n'importe quel objet connecté comme un téléphone, une montre et même une voiture pourra servir de moyen de paiement ! Nous allons assister à une explosion du nombre de points de contact, chacun avec ses spécificités, mais sur lesquels les banques devront être présentes si elles entendent conserver leurs parts de marché. D'autant plus qu'à court terme, Google,  Facebook, Amazon pour ne citer qu'eux, pourront proposer plus facilement leurs services financiers. 

 

Repenser son parcours et son expérience client.

Dorénavant, n'importe quelle entreprise pourra proposer des services équivalents aux banques pour ce qui est du paiement. L'exigence des consommateurs doit, par conséquent, pousser les institutions financières à fournir des services d'une qualité supérieure, toujours plus sûrs et surtout plus pratiques. Si elles souhaitent rester compétitives, les banques devront tirer tout le potentiel de la data dont elles disposent, mais pas seulement puisque les changements réglementaires à venir élargissent le parcours client à une multitude de fournisseurs tiers. 

De ce fait, en plus des données qu'elles collectent déjà, elles devront se concentrer sur l'interaction de leurs clients avec ces entreprises extérieures à leur écosystème et utiliser la data pour booster leur expérience client et étendre la portée de leurs offres avec des programmes de fidélisation, des conseils financiers personnalisés, une réactivité et une plus grande rapidité dans les opérations, etc. Les possibilités sont vastes et il faut dorénavant se donner sérieusement les moyens de saisir ces opportunités, car d'autres acteurs entrent sur le terrain : opérateur téléphonique (Orange Bank), grande distribution (C-zam de Carrefour) et même tour operator (Sumo par Thomas Cook). 

Faut-il s'allier pour éviter de périr ?

La rapidité et la complexité des changements que connaît l'industrie bancaire sont considérables. Ils ne peuvent être appréhendés que par ceux qui utilisent la technologie et concentrent leurs ressources sur la réorganisation de leur parcours client. Les institutions financières axées sur le progrès et la croissance ont déjà noué des partenariats avec des sociétés qui possèdent une connaissance approfondie en matière de création d'expériences client. 

Les banques doivent avoir les compétences techniques, mais aussi culturelles pour construire ces nouvelles expériences client et ces nouvelles offres. Des partenariats entre les banques et des entreprises comme les GAFA ou des fintechs et des géants du commerce peuvent être une partie de la solution. 

Ces derniers excellent dans l'analyse du parcours client et du comportement des utilisateurs ; ils offriront aux banques un accès à des technologies d'analyse de données de pointe, leur permettant d'extraire du parcours client les informations les plus pertinentes pour la construction de leur nouvelle stratégie commerciale. 

PSD2 et GDPR mettent donc les banques face à de nouveaux défis et si elles ne réagissent pas correctement elles risquent de perdre brutalement et durablement du terrain. Mais c'est aussi une opportunité pour se renouveler en trouvant dans une évolution vers une logique d'économie de plateforme la source de nouveaux profits et d'une meilleure fidélisation du client.

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Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Tags : Banque Carte Bancaire CLO Promotion

Novembre 2017

Article paru dans Les Echos le 14 novembre 2017

Pionnier sur ce marché, LCL revendique un million d'utilisateurs en deux ans pour son programme « Avantage + ». BPCE mènerait un pilote comparable. 

Le marché des offres promotionnelles directement liées à l'utilisation de la carte bancaire du client commence à frémir. Deux ans après avoir lancé   son programme « Avantage + » , LCL revendique ainsi un million d'utilisateurs, soit 30 % du nombre total de ses porteurs. 

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« En réalité, la part est plus importante car tous nos clients, notamment les étudiants et les jeunes, ne sont pas éligibles », précise un porte-parole de la banque.

La filiale du Crédit Agricole compte en parallèle 300 enseignes partenaires et 1.200 points de vente où le consommateur peut bénéficier de réductions lorsqu'il utilise sa carte bancaire. Globalement 45 % des commerçants qui offrent ces remises sous forme de cashback le font en magasin tandis que la majorité des partenaires sont en ligne.

Un intérêt croissant en magasin

Mais cette proportion a vocation à s'inverser. « Nos clients sont très demandeurs d'offres de proximité », confirme ce porte-parole. La banque va donc multiplier les opérations commerciales comme celle qu'elle a organisée dans le centre des Quatre Temps à la Défense en septembre. Durant quinze jours, tous les commerçants y ont pu proposer des remises et tester l'intérêt du programme. « Le  chiffre d'affaires des Quatre temps a sensiblement augmenté, les commerçants étaient satisfaits », affirme LCL sans plus de précisions.

De fait, si ce type de programme aussi appelé  CLO (« card-linked offers ») permet à la banque de fidéliser ses porteurs de carte et de justifier la cotisation annuelle qu'ils règlent pour l'utiliser, il permet aussi aux banques de renforcer leur relation avec les clients professionnels. 

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CDLK, lauréat du Grand Prix BIG DATA 2017

CDLK, lauréat du Grand Prix BIG DATA 2017

Tags : Big Data CDLK Fintech Innovation

Septembre 2017

Paris – le 19 Septembre

CDLK a remporté le Grand Prix « Big Data » du Salon Banque & Innovation 2017, décerné pour sa solution PDMP (Payment Data Management Platform). Ce prix, remis par Didier Gautier (Directeur Data Science à Business & Decision) vient une nouvelle fois récompenser un savoir-faire et une expertise unique dans le domaine du big data et de la monétique.

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Fondée par Benoit Gruet et Patrick Villeneuve, CDLK est la première fintech française à avoir développé une technologie visant à rendre exploitable la data monétique. « La data représente pour les banques une opportunité unique de se démarquer d'une nouvelle forme de  concurrence de plus en plus active », a déclaré Benoit Gruet – CEO de CDLK – lors de sa keynote.  « 66,5 millions de cartes bancaires génèrent plus de 12 milliards de transactions par an en France. Tout l'enjeu réside dans la manière de les traiter et de les enrichir afin de les transformer en valeur ajoutée au sein de l'écosystème des services liés au paiement ».

La solution PDMP, conçue pour accompagner les banques dans leur transformation digitale, constitue une réponse innovante dans le domaine du big data. « Grâce à son moteur algorithmique puissant, la PDMP raffine et enrichit quotidiennement des millions de transactions CB afin de catégoriser, géolocaliser et identifier les points de vente  » explique Patrick Villeneuve, CTO de CDLK. « A partir de ce socle technologique big data, nous avons développé plusieurs produits en réponse à différents "use-cases" identifiés au sein des banques »

Les applicatifs métiers couverts à ce stade via la PDMP sont : marketing bancaire particulier (CLO) et commerçant (KPI's), CRM (segmentation intelligente des clients), expérience utilisateur (Auto-catégorisation des dépenses et clarification du relevé bancaire), ....

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Effecting Digital Transformation in Finance

Effecting Digital Transformation in Finance

Tags : Big Data Innovation Transformation Digitale

Septembre 2017

Article paru sur business.com le 8 septembre 2017.

Finance has historically been a function slow to change, given the industry is heavily regulated. Yet other teams across organizations have embraced technology and the shift to digital, and finance functions should be no different.

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Finance has historically been a function slow to change, given the industry is heavily regulated – and even though finance spends more money on technology investments as a proportion of its revenues than other industries, the office of finance is still struggling to strategize how to implement the much-needed digital transformation. Other teams across organizations, ranging from sales to marketing to product development, have started to embrace technology and the shift to digital, and finance functions should be no different.

Leaders of today's organizations recognize the competitive environment they are in. They know they have to be open to change – and adapt to those changes quickly – in order to remain profitable and retain valuable customers who can easily choose between numerous other companies that offer the exact same, or at least very similar, product or service. While there has been considerable buzz around machine learning, process automation and other technologies, effecting digital transformation in the office of finance truly starts with creating new value and revenue opportunities from existing data assets. 

It is easy to imagine that finance teams are very comfortable with data. Much of their days are spent in Microsoft Excel, inputting numbers into spreadsheets and financial statements that show how a company is tracking against its goals. On the other hand, big data, another term that has received a lot of buzz in recent years, is much different than the usual hard numbers finance deals with – but it is still on their plates to digest and analyze for the better of the organization.

Over the course of their years in business, companies amass large amounts of unstructured data that is not necessarily related to the hard numbers finance teams deal with on a daily basis – this is what we mean when we say “big data." As more of this unstructured data is accumulated, it will undoubtedly become even more difficult to keep up with the vast quantity of information available, which is being retrieved and stored by other technology tools, such as mobile devices, software logs and wireless sensor networks. So, the big question at hand is: How do organizations today implement a strategy that takes data from volume to value?

Here are a few ways the office of finance can ensure they are creating value and revenue from tapping into existing big data: 

1. Leading finance organizations have ushered in enterprise-wide digital transformation by cultivating a culture of continuous performance measurement and monitoring. Circulating data throughout a company is a considerable challenge – yet, by leveraging cloud applications to mobilize resources and make data analysis less cumbersome and more accessible to everyone, finance leaders are helping to define the epoch of digital transformation.

2. Keeping an eye on emerging technologies that can help the finance function utilize data more smoothly and efficiently – and investing when the technology is a good fit – is also key. As global trade and science-driven data become more integral to strategy, finance departments are expected play an increasingly strategic role in business development. To keep pace with new expectations, financial executives need modern and dynamic tools that can be easily integrated with existing systems. Financial management systems software should include not just reporting and transactional features but also tools for financial consolidation, business intelligence (data visualization and forecasting), corporate performance management (CPM), business process management and online user communication tools.

3. Last but certainly not least, finance needs to utilize data in order to help with the end goal of keeping customers satisfied. Cloud-based applications and business analytics are rapidly providing data that results in ever-evolving customer bases adapting to new networked technologies and business models. This convergence is creating tremendous growth opportunities for companies across all industries, with a clear focus on value creation while still providing an outstanding customer experience. Today's cloud companies are rightly focused on the second "S" in "SaaS" (i.e., "service"). After all, in the service economy, customers will always remain central to demand-driven, fast-moving value networks.

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Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Tags : Big Data Cashback CDLK Fintech Innovation

Juillet 2017

Etude de cas parue dans Mind Fintech le 17 juillet 2017

Surtout connue pour l'offre Avantage+ de LCL, la société CDLK élargit son offre au-delà du CLO. Elle profite notamment de l'approche de la DSP2 pour aider les banques à affiner leurs agrégateurs. CDLK Services, ex-Cardlinkin, se positionne depuis sa création en 2013 sur les offres de CLO (card-linked offers), cashback lié à la carte bancaire. 

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Mais depuis quelques mois, outre le CLO, la société propose une suite bancaire plus complète avec trois offres supplémentaires : la segmentation intelligente des clients, la clarification des libellés des relevés bancaires et enfin la production de KPI (indicateurs clés de performance) pour les entreprises clientes des banques. L'approche de l'entrée en vigueur de la DSP2 et la concurrence des néo-banques ont ouvert de nouvelles portes à la start-up pour s'adresser aux banques.

Historiquement, pour proposer son offre de CLO, CDLK a développé une solution qui permet de récupérer les flux monétiques de ses partenaires bancaires, de les filtrer et d'identifier les marchands derrière chaque libellé. “Les libellés sont très peu explicites sur les relevés bancaires puisque cela dépend directement de la qualité des données saisies dans le contrat monétique à la signature entre l'acquéreur et le marchand", explique Benoît Gruet, CEO. Le référentiel marchands élaboré par CDLK repose sur les données issues des terminaux de paiement électroniques. “Nous utilisons du machine-learning supervisé : il y a une intervention humaine au fil de l'eau pour ajouter de nouvelles règles de normalisation. On croise aussi les informations recueillies avec différentes bases pour pouvoir techniquement sourcer tous les marchands de manière non ambiguë." CDLK assure parvenir à catégoriser 99,7 % des transactions cartes.

CLO : les banques attentistes

L'offre historique de CDLK a été lancée fin 2015 par LCL sous la forme du programme Avantage+. En mai dernier, la banque revendiquait 600 000 clients souscripteurs à l'offre gratuite (sur plus de 3 millions de clients éligibles), mais espère accélérer son développement grâce au lancement d'une application mobile et d'une campagne de communication dans les agences. Aucune autre banque française ne s'est pourtant encore lancée sur le créneau, dont le business model n'est pas évident puisqu'il sert avant tout à fidéliser les clients mais n'est pas facturé. “Les banques sont assez attentistes sur le sujet, elles veulent voir la montée en puissance du programme LCL et plus largement du CLO en France avant de déployer", note Benoît Gruet. Outre LCL, une autre banque s'est engagée avec CDLK et est en cours de déploiement pour lancer une offre de CLO. D'autres sont encore en discussions avec la société.

Le CLO est encore nouveau sur le marché français et c'est un programme techniquement assez complexe à mettre en place, décrit le CEO. D'abord, il faut pouvoir identifier les transactions donnant lieu à un cashback – c'est possible en utilisant notre plateforme – puis signer des commerçants et enfin communiquer auprès de ses clients tout en gérant l'animation des offres." Le CEO conseille aux banques de faire appel à plusieurs régies marketing pour signer le programme et de mettre en place un portail multirégie pour adresser tant le créneau des grandes enseignes que les petits commerçants et les cartes cadeaux. Quant au ROI, le patron de CDLK voit dans les programmes de CLO un investissement long terme. “Certaines banques ont déjà un programme de fidélité à points avec des cadeaux, comme c'était le cas pour LCL avant Avantage+, et ça leur coûte extrêmement cher. Avec le CLO, une fois les commerçants enrôlés, ce sont eux qui assument le coût du programme en offrant du cashback."

Clarification des libellés

CDLK propose donc depuis quelques mois d'autres produits dans sa suite bancaire. L'entrée en vigueur prochaine de la DSP2 et la vague des agrégateurs bancaires lui ont notamment permis de mettre en valeur sa plateforme de référentiel marchand. Car la catégorisation des transactions de cartes bancaires est un sujet brûlant pour les applications de gestion de budget. Bankin' ou Linxo, par exemple, misent principalement sur la recatégorisation par leurs utilisateurs des transactions non reconnues pour améliorer le taux de libellés catégorisés. De son côté, deux semaines après le lancement de Banxo, la Caisse d'Épargne se félicitait d'avoir pu catégoriser 70 % des dépenses. “Les PFM peuvent arriver péniblement à 80 % de catégorisation avec des data miners et en comptant sur le modèle collaboratif. Sachant qu'ils devront aussi compter sur tous les problèmes de marchands qui ferment, ouvrent ou migrent de systèmes de TPE", assure Benoît Gruet. En catégorisant quasiment 100 % des dépenses, CDLK propose aux banques d'améliorer leur service et de satisfaire les utilisateurs dès le lancement. Et au-delà des PFM, la solution de catégorisation peut permettre aux banques de réduire la masse d'appels aux conseillers liés à une mauvaise compréhension des relevés de cartes bancaires. “Les banques comptabilisent en moyenne deux appels par conseiller et par jour sur ce sujet, assure Benoît Gruet. Avec notre solution, elles peuvent réduire le nombre d'appels qui polluent le réseau et supprimer un irritant pour les clients et les conseillers."

Segmentation des clients

CDLK propose aussi de segmenter les clients de la banque selon leur comportement d'achat. “Le gros problème des banques sur la partie CRM, c'est qu'elles se contentent d'une segmentation KYC avec le genre, l'âge et l'adresse qu'elles peuvent croiser avec le taux d'équipement au sein de la banque et éventuellement une dimension de flux monétaire, décrit Benoît Gruet. Nous proposons d'y ajouter le comportement en tant que consommateur, qui permet de déterminer, ce qu'on appelle le buyer persona". Une banque pourrait ainsi envoyer une campagne ciblée pour proposer une carte bancaire premium avec assurance ski à ses clients qui partent tous les ans au ski, par exemple.

Production de KPI pour les clients pro

Le dernier volet de l'offre de CDLK donne la possibilité aux banques de proposer à leurs clients commerçants des rapports marketing avec des indicateurs indiciels de performance de leur point de vente : chiffre d'affaires, panier moyen, profil des clients... le tout comparé avec les autres entreprises du secteur. L'analyse ne porte par contre que sur les porteurs de carte de la banque et montre la tendance d'achats de ses clients dans le quartier. “La banque peut décider de le proposer comme un enrichissement de son offre monétique à tous ses clients commerçants pour se différencier ou de faire payer pour ce service supplémentaire", décrit Benoît Gruet. Une banque est en cours d'intégration pour utiliser l'outil, assure le CEO.

250 000 à un million d'euros de licence par an

Les coûts d'intégration de la suite bancaire sont principalement absorbés par la banque cliente, explique le CEO. CDLK facture ensuite une licence annuelle qui peut varier entre 250 000 et un million d'euros selon les applicatifs utilisés – la société édite une dizaine de logiciels modulables, du CLO tracking au ciblage des offres en passant par les interfaces SAV ou le référentiel marchands. Les données sensibles des clients sont traitées au sein de la banque, assure la société, et seules les données non sensibles des marchands transitent sur la plateforme CDLK. CDLK “a dépassé le million d'euros de chiffre d'affaires en 2016", indique son CEO, dont 60 % de récurrent environ puis des PoC et de l'accompagnement de projet. La société compte une quinzaine de collaborateurs, dont deux sourceurs pour mettre à jour le référentiel marchands, puis principalement des développeurs et data miners. La société, détenue à 100 % par ses fondateurs, se dit à l'équilibre.

Aude Fredouelle

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Stop aux mythes sur les données personnelles

Stop aux mythes sur les données personnelles

Tags : Banque Big Data CNIL

Juillet 2017

Article paru sur C'est pas mon idée le samedi 15 juillet 2017.

Dans la plupart des entreprises – notamment les institutions financières – j'entends régulièrement cette plainte : « nous aimerions bien exploiter les données de nos clients, mais la CNIL nous l'interdit ». Si cela ne suffit pas à clore toute discussion, le Règlement Général de Protection des Données ( RGPD) sert maintenant d'argument imparable. 

La réalité est pourtant très différente ...

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Les différents textes en vigueur ou à venir n'ont certainement pas vocation, à quelques rares exceptions près, à prohiber les usages de données personnelles. Au contraire, leur principal objectif consiste justement à définir un cadre acceptable pour ce faire. Parce qu'il est généralement impossible de faire entendre raison à des interlocuteurs inflexibles, la prise de position d'une représentante de la CNIL dans une  interview pour CBanque représente un contre-feu utile.

Clémence Scottez l'affirme sans ambiguïté : « il circule beaucoup de fantasmes sur l'exploitation commerciale des données bancaires ». Loin d'empêcher ces pratiques, la loi impose uniquement qu'elles ne soient pas mises en oeuvre à l'insu des clients et que le recueil de leur consentement respecte quelques règles relevant de la plus élémentaire déontologie. Quant au RGPD, il n'est pas plus restrictif a priori, puisqu'il vise essentiellement à renforcer la transparence des usages au profit du consommateur.

Au lieu de se focaliser (voire se bloquer) sur des contraintes réglementaires fictives (tout en respectant les obligations qui leur incombent, naturellement), les entreprises désireuses d'explorer les opportunités offertes par les données qu'elles hébergent devraient d'abord se pencher sur les moyens de convaincre leurs clients qu'elles vont ainsi leur apporter un meilleur service. En effet, le risque de rejet est plus élevé qu'une infraction et ses conséquences (sur l'image, par exemple) aussi dommageables.

Il s'agit là d'un enjeu de compétitivité. Les règles de protection des données personnelles s'appliquent de manière identique à tous les acteurs, grands groupes et startups, sans discrimination. Mais seuls ceux qui prennent le soin d'évaluer précisément ce qu'ils peuvent faire ou pas avec l'information captée pourront capitaliser sur sa valeur, pour améliorer leur efficacité opérationnelle, affiner et rendre plus attractives leurs offres, renforcer la fidélité de leur clientèle, créer de nouveaux modèles économiques...

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Banques : ce que change la révolution numérique

Banques : ce que change la révolution numérique

Tags : Banque Fintech Innovation

Juin 2017

Article paru sur cbanque.com le 28 juin 2017

Pour tirer leur épingle du jeu dans la nouvelle économie numérique, les banques n'ont d'autre choix que de s'ouvrir, via des API, et de collaborer avec les fintechs, estime une récente étude. Une évolution porteuse de certains risques, mais aussi de nouveaux revenus.

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D'un côté, des services bancaires du quotidien (gestion budgétaire, paiement, épargne) confiés à des sociétés high tech spécialisées, via des applications mobile dernier cri ; de l'autre des enseignes bancaires ramenées au rang de simples chambres d'enregistrement, comptables des opérations de leurs clients et garantes de leur sécurité. C'est un des avenirs possibles de la banque de détail. Et ce n'est pas le plus favorable aux banques, qui y perdraient l'accès direct au client et avec lui des opportunités de revenus.

Comment les banques peuvent-elles éviter ce risque de désintermédiation ? C'est la question posée par l'édition 2017 du World Retail Banking Report, grande étude annuelle sur le marché de la banque de détail, coproduite par la société informatique Capgemini et l'Efma, think tank bancaire spécialiste de l'innovation.

Collaboration avec les fintechs

La réponse est assez paradoxale : pour éviter de perdre l'accès au client, les banques doivent s'ouvrir. « [Celles] qui réussiront le mieux », affirme Vincent Bastid, secrétaire général de l'Efma, « sont celles qui utiliseront des API ouvertes pour collecter des informations sur leurs clients et générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant l'expérience client ». Les API - ou interfaces de programmation applicative - permettent en effet à une application de se connecter à une autre application et de lui fournir des données et des services. Elles sont ainsi un « outil essentiel aux banques pour tirer parti de l'ingéniosité des fintechs sans avoir à modifier en profondeur les infrastructures existantes », détaille le rapport.

Le futur paysage de la banque de détail dépendra en effet, pour une part, de la manière dont les banques parviendront à travailler avec ces sociétés technologiques du secteur financier. Cette collaboration, en effet, apparait désormais incontournable pour 9 banques sur 10 et 3 fintechs sur 4, selon les résultats d'un sondage mené dans le cadre de l'étude. Mais quelle forme prendra-t-elle ?

De nouvelles sources de revenus grâce aux API

54% des fintechs et 43,5% des banques pensent qu'elles collaboreront pour développer ensemble des plateformes offrant des services complémentaires groupés aux clients. C'est donc le scénario le plus probable pour les deux secteurs. Mais il y a une alternative possible, qui convainc près la moitié des fintechs (47,8%) et nettement moins les banques (28,8%) : c'est celui envisagé en début d'article, où les banques abandonnent à ces tiers la distribution de leurs produits, et tout ou partie de la relation avec le client.

L'enjeu sous-jacent est évidemment celui de la capacité des banques à gagner de l'argent dans cette nouvelle configuration. Elles doivent choisir « soigneusement leur modèle économique d'interaction avec les clients » préviennent Capgemini et l'Efma. De ce point de vue, la révolution en cours n'est pas dénuée de perspectives. « Les banques ont l'opportunité d'utiliser leurs données clients non seulement pour améliorer l'engagement du client, mais aussi pour créer de nouvelles sources de revenus », explique l'étude.

Les banques disposent ainsi de trois pistes pour monétiser l'accès à leurs données. La première est celle du partage des revenus générés par la fintech grâce aux API. Une solution qui plaît aux banques (48% d'entre elles l'envisagent positivement), mais pas aux fintechs. Ces dernières, d'une courte majorité (54,3%), sont plutôt convaincues par une sorte de « paiement à l'acte » : la fintech paye une commission à la banque à chaque fois qu'elle effectue une transaction via l'API. Un modèle plus consensuel, puisqu'il convainc également 43,5% des banques.

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World Retail Banking report #2017

World Retail Banking report #2017

Tags : Banque Open Banking Retail

Juin 2017

Article from Payments Cards & Mobile on June 2017

The Open Banking evolution continues to unfold. Banks risk disintermediation if they do not carefully 1) choose their customer-interaction business model role, and 2) use application programming interfaces (APIs), according to the  World Retail Banking Report 2017.

Banks, in collaboration with FinTechs, can lead the Open Banking movement by offering their customer bases innovative and personalized services that create new revenue streams and provide more value to customers.

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Usage of traditional Vs non-traditional firms

“FinTechs are now earning higher positive customer experience scores than traditional banks, and banks are openly seeking to collaborate with FinTechs," says Anirban Bose, Global Head of Banking and Capital Markets, Capgemini.

“Open Banking offers banks an opportunity to retain and grow their customer base as they add the varied services of third parties to personalize and customize products and services. For banks that don't think strategically and establish a role in Open Banking, there is a chance they will be disintermediated from their customers.

It is imperative that banks consider business transformation approaches now, to establish and solidify their long-term base in Open Banking."

APIs Offer a Pathway to Open Banking Transformation

The  World Retail Banking Report 2017 details how APIs offer a pathway toward Open Banking, where FinTechs and financial institutions collaborate rather than compete to create customer-centric solutions. Though APIs raise some security and privacy concerns, they are seen as crucial in allowing banks to take advantage of FinTech ingenuity without having to make major changes to existing infrastructures.

“The most successful banks will use open APIs to generate new customer insights and revenue streams, while also improving customer experience," explains Vincent Bastid, Secretary General, Efma. “Many banks currently use APIs internally to improve information flow between legacy systems. In fact, we are already seeing early adopter banks asserting their role in Open Banking by proactively making their systems and data available to third parties and creating new revenue streams."

Benefit of implementing API's

Collaboration Is Key to the Future of Open Banking

Exactly how the evolution toward Open Banking will play out is far from clear. A majority of FinTech respondents (53.8%) and banks (43.5%) envision a future in which banks and FinTechs work together to build cross-industry platforms with bundled, complementary services that benefit customers.

A less likely but still plausible outcome, is that banks will continue to provide products and services but leave distribution to FinTechs, BigTech, or other new open platforms. This has the potential to lower customer acquisition costs but raises issues related to disintermediation branding and customer ownership. Nearly half (47.8 percent) of banks predict this future scenario compared to only 28.8% of FinTechs.

This year's  World Retail Banking Report also quantified the robust appetite for closer partnerships between FinTechs and banks going forward. The vast majority of banks (91.3%) and most FinTechs (75.3%) say they expect to collaborate in the future, with banks providing access to their broad resources, experience and expertise, and FinTechs offering agility, speed to market and a fresh take on customer-centricity.

By working together and taking advantage of APIs, banks and FinTechs can leverage their complementary strengths, enhancing the customer experience much more than each entity could do on its own.

“We work with clients every day who tell us that they are looking to better understand the roles they should play as these new business models take shape; everything from the investment necessary to how to engage with these new players. Many understand that Open Banking is the new normal, but they are still unclear about how to proceed," continues Bose.

“We are helping our clients see first-hand just how Open Banking opportunities are improving their product portfolio and distribution networks, as well as creating new revenue streams, while minimizing the risk of customer disintermediation."

FinTechs Earning Higher Marks in Customer Experience and Collaboration is Key

FinTech companies have done a good job of cracking the code on what customers want, which presents a threat to bank-customer relationships, the report found.

BigTech companies like Amazon, Apple and Facebook are conditioning customers to expect more from their banks and the experience they provide. Because of this, customers are embracing FinTechs, with 40.3% saying they deliver a positive experience, compared to 37.1% who say banks do.

FinTechs are most popular in North America, where 57.8% of customers say they offer a positive experience, compared to 49.5% who cite banks. Globally, customers who are young and tech-savvy are the most likely to turn to FinTechs.

APIs make it easier to create innovative and valuable customer experiences by pooling the collective tribal knowledge of banks and FinTechs. Challenges to Open Banking development include the need for governance and consistent technology standards. Additionally, banks must determine their role in Open Banking, how to effectively personalize customer data, and how to prepare for new revenue opportunities.

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The use of data for banks

The use of data for banks

Tags : Banque Big Data Innovation

Juin 2017

Article from the  Financial IT on June 2017

If oil was thought to be the most valuable commodity at the beginning of the 20th Century, then data has now assumed a similar role in the post industrial age that is the 21st century. Customer experience is at the heart of the new banking model, and data is its most valuable commodity.

Banks have always held vast amounts of data. The problem they have faced is that historically they have not been good at interpreting and extracting insight and value from it.  This situation is changing as financial services adjust to a new competitive environment in which the ability to identify value and insight from data becomes ever more critical.

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Competition from challenger banks alongside new legislation is changing the bank business model. Regulators in the UK and in Europe want to increase competition in the market by pushing towards an 'open banking' model.

Open banking will require banks to share data that they have historically held exclusively, with consumers and third parties. Third parties can access this data by connecting directly to customer bank accounts via a standard Application Programming Interface (API). This access will allow third parties to build products on a bank's infrastructure, enabling new services to be delivered and specifically tailored to the needs of different customers.

Open banking brings bank data, customer data and third party providers together and will radically transform the relationship between banks and their customers. With this development, banks need to reconsider how they create value – it will require banks to adopt a customer centric and data centric view on how they do business.  New businesses will be born on the promise of aggregated real time data analysis, customers controlling not only how they share their 'financial selves' but also assembling the financial relationships they want and need.

Banks must identify where the value case exists for insight from their data. Banks should begin with the customer experience both in terms of matching customer need, anticipating customer requirements, and improving communication to customers. This communication is not simply about selling more products, it includes the servicing experience that customers receive. Data is also helping banks streamline processes such as KYC (Know Your Customer) and underwriting that are benefiting customers.

Open Banking and regulations such as PSD2 has created an environment of permissive data sharing. This has increased the value of customer data. Customers can look forward to giving explicit permission for their own personal transaction data to be shared with third parties and to authorise payments direct from current accounts. This development is at the very heart of Open Banking. It is one of the drivers that are changing the dynamic of customer interaction with institutions and their ability to share information in real time and get real-time responses.

Moving from 'Big Data' to Fast Data'

Banks already possess vast amount of data but deriving greater value and insight requires the need for 'Fast Data'. Big data as the term suggests describes large amounts of structured and unstructed data that require orchestration.The defining feature of fast data is the rapid gathering and analysis of data in real time. It is about the ability to consume, analyse and execute on the insight generated from multiple data sources.  The difference between big and fast data is in the accessibility and utilisation of the data to create value.

Open Banking has increased the opportunity for banks and other third parties to consume data in real time on a customer's transaction history. They need to analyse and gain value from this data in a meaningful timeframe. This means in seconds and not days or weeks. Ultimately, fast data is about the ability to churn vast amounts of data quickly and derive insight. Unlike big data which focuses on storage, fast data takes a consumption orientated view of data. Fast data provides a richer context in terms of analysis and decisions making. This enables banks to provide added value to their customers; ultimately leading to an enhanced and more personalised customer service and experience.

 

Cognitive Banking

Improving the digital banking process involves embracing what can be termed cognitive banking. Cognitive banking should be viewed as an evolution. In the world of digitalisation and the digital economy, cognitive banking expresses all the digital banking requirements and more Cognitive banking is about having fast data, good User Experience and Interfaces (UX & UI) for customers. In addition it  includes automatic or robotic artificial intelligence, deployed in executing data quickly, accurately, cost effectively and predictably.

Not only do banks need to provide services in a digital way, part of the equation now involves reaching conclusions on the engagement strategy with their customer base either directly or indirectly on real time data from multiple data sources. This forms part of the cognitive banking process; it encompasses the analysis, processing and production of insights – new products and deeper more targeted customer value if you like.

Banks are working hard to apply this paradigm to establish new business opportunities by identifying how customers consume and are made aware of products. Decisions can be made on which additional services can be offered to secure customer loyalty along with understanding how banks should communicate specifically with individuals through applying more behavioural analytics to segmentation.

If banks apply greater machine learning and artificial intelligence techniques and technology, they can create a far more personalised, focused message. One that is targeted more effectively and with the added benefit of improving each customer's appreciation of what their bank can do for them. The holy grail of marketing has traditionally been the customer segment of one because everyone is, in the end,an individual. We have yet to reach that point but banks are on a path towards becoming more accurate in identifying and understanding who their customers really are. Data is critical to this.

The competitive advantage that data brings to incumbents

In 2015, when speaking about digital transformation, the CEO of Spain's largest banks BBVA, Francisco Gonzalez said that data was the most important competitive advantage that banks have. He said:

“Banks should become data-driven organisations in order to deliver knowledge banking: new and better financial products and services based on information and better suited to every customer's needs and expectations."

Faced with increased competition from challenger banks and fintechs, data provides incumbents with an inbuilt advantage that if harnessed successfully will help maintain their dominate position within given markets. They already possess large established customer bases and segments compared to challenger banks. With this presence, incumbents can extrapolate valuable data. This customer base gives incumbents insight which challenger banks do not have. In terms of data access, it is this which gives them a competitive edge over challenger banks.

In the era of Open Banking, the value incumbents can derive from data becomes more significant. How banks choose to consume and monetise their data is an open field. It becomes permissible for banks enable third parties to access segmentation information about their customer base which details consumer consumption behaviour. This permissive data which customers have agreed to share is an important development. The opportunity to sell insights based on segmentation knowledge is a value driver for incumbents which challenger banks do not have. This ability to sell insights to third parties presents potential new revenue streams for incumbents.

The relationship between banks and customers is being radically transformed through Open Banking, new technologies and increased market competition. What we see  are three main areas that banks are addressingto harness data;

Firstly, they must utilise data to better understand the customer experience. This involves identifying the most appropriate communication strategy and messaging in the right context for customers. Data provides an opportunity to obtain a much deeper knowledge and understanding of customers. This allows for a more personalised and insightful customer experience.

Secondly, banks need to know their segmentation. In an environment of fast data, banks can consume large quantities of data in real time. This helps drive a more accurate understanding of customers and the context in which they are operating in whether from a business or personal perspective. Fast data enables more insightful decisions based upon the greater number of factors that can now be considered real time, supporting accuracy of underwriting and the matching of need with solutions better.

Finally, banks must identify what value they can bring to their customers. This can involve better pricing and targeting of products and services from the bank to customer. Equally, with the advent of Open Banking, products and services can be provided through third party partnerships. Banks are no longer obliged to provide all services to their customers. Digitalisation and cognitive banking is about banks recognising where value can be created for their customer. In many cases added value will come from a third party and not from banks.

Exploiting the value of data involves banks bringing together many disparate elements of banking and financial services that meet the needs of customers. Those banks that can help manage and orchestrate these services will be successful as they can take value from their enhanced customer relationship. In order to be successful, banks need to have a clear understanding of their data estate, it must be built in a way that facilitates real time engagement, efficiently alongside an understanding of how they consume third party information. They must augment this data and understand how they derive insight.

Many banks have a long journey ahead before they reach this point but in understanding the true value of data they possess, they will be in a far stronger position to deal with the competitive opportunities they face in the Open Banking era.

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

GDPR : Une mise en place pour mai 2018 ?

GDPR : Une mise en place pour mai 2018 ?

Tags : Big Data CNIL GDPR

Mai 2017

Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la Cnil demande aux entreprises d'être prêtes pour l'entrée en vigueur du règlement européen sur les données personnelles (GDPR) qui sera applicable à compter du 25 mai 2018. Reste à savoir comment des acteurs qui gèrent des millions de données personnelles pourront être opérationnels à date tant les nouvelles règles restent complexes à mettre en oeuvre.

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De nouvelles contraintes avec un impact opérationnel

Outre les dispositions déjà présentes dans la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, le GDPR comporte des mesures qui obligent les organisations à modifier leurs modes de gouvernance et à refondre leurs systèmes  de sécurité. Ainsi elles devront s'engager dans une démarche de "privacy by design" : incorporer des mesures techniques et organisationnelles de protection dès la conception du produit et service afin de se trouver en mesure de démontrer la conformité au règlement. De plus  le client doit pouvoir bénéficier du plus haut niveau de protection possible, ce qu'on appelle "privacy by default". Par exemple en cas d'utilisation de nouvelles technologies, la protection doit être activée par défaut. Un mécanisme d'auto-contrôle ou "accountability" au sein de la société est également requis.

L'autre nouveauté réside dans l'étude d'impact sur la vie privée (EIVP ou PIA) auquel est tenu le responsable de traitement.

La mise en place d'un DPO (Délégué à la protection des données)

L'une des nouvelles mesures phares du règlement donne pour obligation au responsable des traitements de documenter, démontrer la conformité des traitements (accountability) et de gérer les risques", explique Florence Bonnet, directrice du cabinet d'expertise en protection des données CIL Consulting by TNP. "Alors que le GDPR devrait être un sujet prioritaire sur l'ordre du jour du COMEX, les CIL /DPO ont souvent le plus grand mal à sensibiliser la direction aux enjeux liés à la protection des données et à obtenir les ressources nécessaires. Il faudra sans doute attendre le prononcé et la publication des premières sanctions pour prendre la mesure de leur impact à la fois sur le plan financier et économique mais aussi sur la réputation de l'organisation", estime Florence Bonnet.

Revoir la sécurité des systèmes

Le règlement exige également une déclaration des failles de sécurité de manière détaillée et documentées à l'autorité de contrôle (et au consommateur) "dans les meilleurs délais", et si possible 72 heures au plus tard après la prise de connaissance de l'événement. Le nouveau droit à la portabilité des données risque également de compliquer la tâche au responsable de traitement car il permet à l'assuré de récupérer les données pour les transmettre à un tiers. "La portabilité représente un chantier de mise en conformité important car elle suppose l'intemporalité des systèmes pour les rendre compatibles", décrit Isabelle Cantero, avocate associée au cabinet Caprioli.

Des outils pour faire face aux nouvelles dispositions

Une chose est d'avoir à respecter des règles inédites, une autre est de trouver les moyens de le faire. "Avec une multiplicité des parties prenantes comme les clients et les sous-traitants, le règlement sera plus difficile à gérer pour les grosses structures ... Consciente du problème, la Cnil  a élaboré un plan d'information et de communication structuré en vue d'aider les organisations à appréhender le règlement. Elle vient de publier une méthodologie en 6 étapes pour se préparer au règlement : désigner un pilote, cartographier les traitements, prioriser les actions, gérer les risques, organiser les processus internes et les documenter.

La certification entre dans le champ de la conformité

La certification reste un moyen de se mettre en conformité avec ses obligations en matière de protection des données. Le règlement oblige les organisations à labelliser leurs process. Actuellement la Cnil délivre quatre labels : audit de traitements, formations, gouvernance et coffre-fort. En ce qui concerne la sécurité des systèmes, la norme  internationale ISO 27001 représente un gage de conformité. Par ailleurs les éditeurs de logiciels ont anticipé les changements et proposent désormais des outils conformes au GDPR.

Un calendrier difficilement tenable

"Le règlement ne peut souffrir d'aucun retard", a prévenu Isabelle Falque-Pierrotin lors de la présentation du rapport d'activité 2016 de la Cnil le 27 mars dernier. Elle a ajouté que "les entreprises doivent absolument se mettre en marche". Seulement, l'impossibilité pour elles d'être prêtes le 25 mai 2018 fait quasiment l'unanimité auprès des professionnels. La Cnil a néanmoins reconnu que le Medef lui avait signifié qu'à ce jour, seules 10% des entreprises sont susceptibles d'être opérationnelles en 2018. "Même si nous assistons à un changement d'attitude sur la protection des données personnelles, il sera difficile pour les organisations de se mettre totalement en conformité en mai 2018", affirme Paul-Olivier Gibert. Pour autant, la Cnil veut croire que tout sera prêt en 2018. Elle a néanmoins concédé que pour les acteurs qui feront défaut en 2018, "nous adopterons une courbe de montée en charge en fonction de la taille de l'entreprise."

Sources : Article et données recueillies par  mind Fintech.

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La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Innovation

Mai 2017

Article paru dans  Les Echos.fr  le 2 mai 2017

Après Orange ou Carrefour, l'enseigne de biens culturels veut fidéliser encore plus ses clients et tenter de capitaliser sur le succès d'Amazon.

Face à la menace d'Amazon Pay,  tout juste arrivé en France, la Fnac met les bouchées doubles.  Comme le révèle "Le Monde" ce mardi 2 mai, l'enseigne de biens culturels va lancer une carte bancaire en partenariat avec Crédit Agricole et Consumer Finance. Gratuite, elle servira de carte de débit supplémentaire au compte courant.

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Si la Fnac Mastercard est accessible à tous, elle reste principalement pensée pour les détenteurs d'une carte de fidélité Fnac.  Dans son communiqué, Fnac précise qu'c1% des achats réalisés avec la Fnac Mastercard - y compris chez des concurrents - se cumuleront automatiquement pour les cinq millions d'adhérents Fnac, qui pourront les récupérer ensuite sous forme de chèques-cadeaux utilisables dans le réseau Fnac. Une manière de capitaliser un peu sur le succès d'Amazon en France. 

De plus en plus d'enseignes non-bancaires se lancent dans la carte

Cette nouvelle carte bancaire est la dernière des innovations du groupe Fnac-Darty, depuis le rachat de l'enseigne d'électroménager en avril 2016 . Fnac a ainsi multiplié les passerelles entre les deux groupes, comme dans les chèques-cadeaux, tout en développant un partenariat,  notamment avec Deezer . Fnac Darty avance à une cadence soutenue, et promet  d'atteindre un an plus tôt les synergies promises lors du rachat.

Cette annonce d'une carte bancaire s'inscrit également dans une tendance où des acteurs non-bancaires tentent d'investir le marché. Orange,  avec Orange Bank - dévoilée la semaine dernière -, ou Carrefour,  avec sa carte "C-zam" , veulent profiter de l'essor de l'usage du mobile pour continuer à fidéliser leurs clients, habitués ou non. 

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Vers une réglementation des big data ?

Vers une réglementation des big data ?

Tags : Banque Big Data ESA

Janvier 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 30 décembre 2016

Parce que les mégadonnées (« big data ») offrent autant d'opportunités qu'elles induisent de risques, l'ESA – qui rassemble les 3 principaux organismes européens de régulation du secteur financier, ESMAEBA et EIOPA – lance une consultation afin de décider s'il est nécessaire de définir des règles spécifiques en vue d'encadrer leurs usages.

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Les nouvelles technologies d'analyse de données et l'émergence de l'intelligence artificielle constituent désormais un thème d'exploration universel dans les institutions financières. Les bénéfices potentiels, autant pour les clients que pour leurs fournisseurs, commencent à se concrétiser, créant un effet d'emballement généralisé. En parallèle, les risques associés à ces initiatives apparaissent progressivement et sont mal maîtrisés. Pour les régulateurs, il devient donc urgent de dresser un premier état des lieux.

Avec une certaine sagesse, les autorités européennes considèrent qu'un certain nombre de textes existants sont déjà susceptibles de couvrir le sujet, par exemple en matière de protection des données personnelles, de cybersécurité, de transparence et d'information des consommateurs, de gestion des risques... En conséquence, elles ne se jettent pas immédiatement dans une course à la réglementation et préfèrent prendre le temps de la réflexion. La priorité porte d'abord sur la compréhension de l'ensemble des enjeux.

Pour remplir cette mission, les 3 organisations ont compilé un document préparatoire [PDF], qu'elles soumettent maintenant aux commentaires des parties prenantes. Dans la perspective d'établir un panorama à 360° des « big data » pour le secteur financier, ce travail à vocation à rassembler une liste exhaustive des opportunités et, surtout, des menaces à appréhender dans les usages envisagés. Quelles qu'en soient les suites, ce recueil constitue déjà une aide précieuse pour les acteurs concernés.

Du côté des bénéfices, les avantages perçus à travers les expérimentations actuelles sont dorénavant bien partagés. La personnalisation des produits et services en est un des principaux, ouvrant la voie à une meilleure adaptation de l'offre aux attentes des clients ou à des possibilités de servir une population jusque-là exclue (plus ou moins complètement) du système financier. L'impact sur les coûts est également mis en avant, que ce soit grâce aux gains d'efficacité ou par la création de nouveaux modèles économiques.

Il ne faut évidemment pas oublier les améliorations possibles dans les opérations, notamment au niveau de la lutte contre la fraude et autres activités illégales, de la cybersécurité ou même de la gestion de la conformité. La stimulation de l'innovation est enfin perçue comme un facteur important, par le renforcement des capacités à développer des processus et produits diversifiés, avec une meilleure qualité de service, mais aussi sous la forme de solutions rendant aux consommateurs le pouvoir sur leur argent.

En contrepoint, les éventuelles dérives sont tout aussi nombreuses et variées. Il en est, ainsi, des excès de la segmentation des consommateurs, si elle va jusqu'à un filtrage potentiellement générateur d'exclusion. Plus subtil, l'ultra-personnalisation des services peut également engendrer une perte totale de transparence, qui se concrétiserait par une information insuffisante, des difficultés à comparer des solutions concurrentes ou encore l'incitation à des pratiques déloyales (en mesurant, par exemple, la probabilité de défection de chaque client avant une augmentation de tarifs).

Dans un registre différent, il faut en outre se préoccuper des inévitables anomalies, erreurs et bugs qui affecteront à la fois les outils mis en place et les données collectées. En particulier, quels seront les recours des personnes dont les informations personnelles sont exploitées qui estimeraient être indûment désavantagées ? Comment juger impartialement ce type d'assertion ? Ces questions amènent ensuite à réfléchir aux risques de réputation et juridiques, puis aux problèmes de délégation de responsabilité...

Avant que les régulateurs ne s'emparent concrètement du sujet, il est évident que les interrogations soulevées par le travail de l'ESA – dont la plupart relève directement de l'éthique – doivent être prises en compte très sérieusement et dès aujourd'hui par les institutions financières. Il serait dangereux d'attendre une hypothétique réglementation pour apporter des réponses pratiques et raisonnées aux consommateurs qui ne manqueront pas de s'émouvoir de la multiplication des applications des « big data ».

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Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Tags : Carte Bancaire CDLK Innovation

Décembre 2015

CDLK Services, Lauréat dans la catégorie “Innovation Fintech & Start-Up".

Lors de cette même édition qui a eu lieu le 10 Décembre 2015 à l'Hotel Bristol de Paris, LCL a été également récompensé pour son nouveau programme Avantage+ dans les catégories “Fidélisation" et “CLO". LCL utilise la plateforme CDLK pour son programme Avantage+... 

Voir les lauréats 2015

 

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Tags : Banque Cashback CLO

Décembre 2015

Article paru dans Point Banque, le magazine de l'industrie bancaire et des moyens de paiement, de décembre 2015.

LCL a lancé le 1er octobre dernier Avantage +, le premier programme relationnel carte, alias CLO – Card Linked Offers ou « offres liées à la carte » – une initiative qui risque d'être suivie courant 2016 par toutes les grandes banques de la place. 

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Lancé par la société américaine Cardlytics, le principe du CLO repose sur une analyse par un organisme financier des dépenses effectuées par carte bancaire de ses clients en vue de leur proposer des promotions ciblées générant un cash back automatique en cas d'achat. Malgré la prudence dont font preuve les banques françaises à ce sujet, les raisons objectives d'un ralliement au concept de CLO sont nombreuses.

 

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LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Novembre 2015

Article de Aline Fauvarque paru dans  lerevenu.com le 19 novembre 2015

Alors que les banques s'interrogent sur les moyens de résister à l'«uberisation» des moyens de paiements, LCL a dégainé en proposant le premier service de récompense «cash back» sur vos achats par carte bancaire. Ouvrant la voie à une exploitation des données commerciales.

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Le 1er octobre, LCL a lancé avec l'appui des commerçants  un programme de rétrocessions pécuniaires «Avantage +» qui vous fait profiter de rétrocommissions non négligeables sur vos achats, entre 4% et 10% dans la plupart des cas. Elles émanent aussi bien de e-commerçants que d'enseignes ayant pignon sur rue.

«J'ai acheté une machine à laver chez Conforama et huit jours après, j'étais crédité de 100 euros sur mon compte», se réjouit un client. Le délai de rétrocession peut s'allonger, le temps de s'assurer que l'achat est effectif, par exemple en cas de vente à distance ou si le client dispose d'un délai pour retourner la marchandise.

Jusqu'à présent, les programmes de ce type reposaient sur la seule banque, qui vous retourne un infime pourcentage sur tous vos achats ou des points permettant de rembourser votre cotisation de carte bleue. À présent, ce programme de fidélité fait intervenir les commerçants. LCL négocie avec eux afin qu'ils vous accordent des réductions.

Pour en bénéficier, les clients de LCL n'ont qu'à se connecter sur le site de la banque, s'inscrire au programme et cocher les offres dont ils veulent profiter. Après, tout est automatique. Inutile de s'embarrasser d'un code de réduction à recopier sur un site ou d'une carte de fidélité en magasin. La mécanique du système permet d'ailleurs la plus grande discrétion : le vendeur ne voit pas que son client bénéficiera de ce «cash back» et cela n'est pas mentionné sur son ticket de caisse.

Dans un premeir temps, le client choisit donc les offres parmi celles négociées par LCL pour tous ses clients, seuls les taux de réduction peuvent varier en fonction du niveau de carte bancaire : il faut bien récompenser les porteurs de cartes haut de gamme. 

Dans un second temps, il est prévu de proposer aux clients qui le veulent de recevoir des offres ciblées, en fonction de leurs achats antérieurs. "Ce sont les clients qui décideront s'ils autorisent ou non LCL à décortiquer leurs relevés de carte bancaire pour leur envoyer des offres individualisées explique Benoit Gruet" co-fondateur de CDLK, la "fintech" qui a conçu le programme.

LCL ne dit pas encore combien de clients se sont déjà inscrits mais se félicite d'avoir enrôlé plus d'une centaine de commerçants dans tous les domaines, un point clé. Avec cette offre de «cash back», la filiale du Crédit Agricole incite non seulement le détenteur de multiples moyens de paiement à utiliser la carte de LCL mais elle se donne les moyens d'entrer dans l'ère du big data. Et le Crédit Agricole pourrait suivre son exemple s'il s'avère concluant. L'enjeu est double.

Baisse des commissions par carte

Cette offensive vise d'abord à contrecarrer l'érosion des commissions sur les paiements par carte bancaire en accroissant leur utilisation. La carte bancaire représente aujourd'hui près d'un paiement sur deux en France (49,06% en 2013), un pourcentage que les banques souhaitent faire encore progresser, mais au prix d'une baisse des commissions qui devraient une nouvelle fois se réduire au 1er décembre prochain (0,2% ou 0,3% de la transaction).

L'autre objectif est de contrer l'intrusion de nouveaux opérateurs non-bancaires dans le domaine des paiements tel Paypal, qui revendique plus de 5 millions de clients en France. Dans cette bataille engagée avec un train de retard, les banques ont tout à gagner à resserrer leurs relations avec les commerçants qu'elles fournissent en TPE et dont elles assurent les règlements. Elles pourraient ainsi les fournir en données utiles à leur développement commercial, comme tous les nouveaux acteurs savent déjà le faire.

La bonne offre, au bon moment, au bon client

Les géants du Web fidélisent leurs adhérents par des primes et valorisent ensuite ce travail auprès des commerçants qui en assument le coût. De quoi vous attacher à leurs applications et e-wallet, et retirer aux banques leur fond de commerce. «Si nous avions affirmé notre volonté de nous battre sur ce terrain il y a quelques années, nous ne nous serions pas laissé tailler des croupières par Paypal», dit un banquier en test sur d'autres solutions dans l'objectif de proposer «la bonne offre, au bon moment, au bon client».

«Aux États-Unis, c'est la banque qui propose au commerçant de lui envoyer une clientèle correspondant à ses critères de revenus, de zone de chalandise ou de centres d'intérêts», explique Pierre de Brabois, consultant chez Kurt Salmon. Les banques ont des moyens pour utiliser leurs fichiers tout en conservant le secret bancaire. De plus, si des données personnelles sont fournies aux commerçants, votre accord est demandé. En France, la Cnil y veille de près, compliquant d'ailleurs certains développements souhaités par les banques et par leurs concurrents, mais l'évolution est en marche...

 

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LCL se lance dans les offres marketing ciblées

LCL se lance dans les offres marketing ciblées

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Juillet 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 6 juillet 2015

Après les rumeurs du printemps, le lancement serait désormais imminent, selon Les Échos : dans quelques mois, LCL deviendra la première banque française à intégrer des « offres liées à la carte » (ou CLO en anglais, pour « Card Linked Offers ») au coeur de ses services en ligne, pour être suivie plus tard, peut-être, par le Crédit Agricole.

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Le programme « Avantage + » de l'établissement est tout à fait conforme aux standards du genre (américains, principalement) : sur la base d'une analyse de ses transactions (par carte) passées, le système sélectionne des promotions ajustées au mieux au comportement du consommateur et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. Une fois acceptées, les offres sont automatiquement appliquées lors des dépenses éligibles, sous la forme de reversements (cashback) sur son compte.Comme prévu, la plate-forme mise en oeuvre serait celle de CDLK (anciennement Cardlinkin'), le pionnier du sujet en France, combinée à l'expertise de Plebicom pour toute la partie concernant les relations avec les annonceurs. À travers cette initiative, LCL vise plusieurs bénéfices, en matière de fidélisation de sa clientèle, entre restitution de valeur sur les cotisations des cartes (face à la concurrence du gratuit), augmentation du volume des paiements par carte et attractivité des promotions distribuées.

Le système est simple et apparemment impossible à ne pas aimer, il fait fureur aux États-Unis, mais il peine à s'installer en Europe continentale. Pourquoi ? Par peur de réactions de rejet, comme ING en a déclenché aux Pays-Bas. Le risque est grand, en effet, de froisser les consommateurs, à la fois peu habitués (et, par conséquent, relativement peu réceptifs) aux coupons de réduction et prompts à s'inquiéter de l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles, surtout quand elles sont aussi intimes que leurs achats.

Mais, visiblement, la tentation est trop grande pour y résister et LCL tente donc l'aventure. La banque veut toutefois mettre tous les atouts de son côté, en établissant un système d'opt-in (activation volontaire du service), à renouveler tous les 3 mois, et en insistant sur le fait que les données de ses clients ne sont jamais transmises à un tiers. Par ailleurs, le dispositif sera d'abord expérimenté, cet été, auprès de quelques utilisateurs pilotes avant une généralisation prévue, pour l'instant, au mois d'octobre.

Rendez-vous à cette date pour voir si le test du premier déploiement se déroule sans anicroche (à moins que la révélation des Échos ne soit auparavant montée en épingle par la presse, comme ce fut le cas avec ING). L'étape d'après consistera à vérifier si la valeur attendue est au rendez-vous, ce qui reste également à prouver. Et, derrière, il ne fait aucun doute que toutes les banques de l'hexagone (et probablement plus loin) surveillent cette expérience à la loupe, prêtes à rapidement suivre l'exemple de LCL.

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LCL lance la première offre de commerce connecté en France

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

Tags : Big Data Carte Bancaire Cashback Innovation

Juillet 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 6 juillet 2015

La banque proposera le 1 er octobre des offres commerciales ciblées. Elles découleront de l'analyse des données de paiement des clients volontaires.

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C'est un premier mouvement qui devrait être observé de près par l'ensemble du secteur bancaire. Après un pilote cet été, LCL généralisera à partir du 1er octobre un programme d'offres commerciales personnalisées en fonction de l'analyse des flux de paiement des clients avec leur carte bancaire. Les quelque 4 millions de personnes majeures détenant un compte dans la filiale du Crédit Agricole pourront souscrire à ce programme baptisé Avantage + afin de percevoir des réductions de prix sous forme de « cashback » lors d'achats en magasin ou sur un site Internet

« Notre objectif est de faire bénéficier les clients LCL de cartes avec encore plus de valeur au regard de leur cotisation », explique Frédéric Lapeyre, directeur du marketing LCL pour le marché des particuliers. Le groupe bancaire espère avec ce programme innovant avoir trouvé la contre-attaque à nombre de concurrents qui ne facturent pas cette cotisation afin d'appâter le chaland. « Les réductions offertes chez les commerçants répondront aux besoins des clients et pourraient, en quelques achats, être supérieures au montant de la cotisation. Le “cashback" sera d'ailleurs d'autant plus important que le porteur aura une carte haut de gamme », souligne Frédéric Lapeyre. La banque peut ainsi faire coup double en poussant ses cartes les mieux margées.

En pratique, les clients devront se rendre sur leur site de banque en ligne pour adhérer au programme et recevoir des offres commerciales dans leur espace dédié. Il leur faudra ensuite sélectionner les promotions qui les intéressent afin de les associer à leur carte. Durant la période d'éligibilité proposée, il leur suffira alors de régler leur achat avec cette carte pour que le terminal de paiement du magasin ou le module de paiement de son site Internet y lient le « cashback » promis. Ce dernier sera reversé dans un délai de 48 heures au minimum, le porteur de carte pouvant visualiser sur le site Internet de sa banque ses achats en cours et le total des remboursements dont il a déjà bénéficié.

Transparence sur l'utilisation des données

Tous les trois mois, il devra confirmer son accord pour que la banque fasse bien le lien entre sa carte et son achat en magasin. « LCL prône la transparence quant à l'utilisation de ses données personnelles, qui ne quittent jamais la banque. Les clients se montrent favorables dès lors que ce sont eux qui choisissent et qu'ils en voient les bénéfices », assure Frédéric Lapeyre.

Il reste à convaincre les grandes enseignes correspondant au budget des ménages français de rejoindre le programme durant l'été et de consentir des remises suffisamment attractives. Si, en France, les offres de « cashback » existent déjà sur Internet, tout reste en effet à faire dans le monde physique. Mais LCL veut croire que les commerçants seront intéressés par le modèle économique de ce type de programme fondé sur la performance (voir ci-dessus). Contrairement à une publicité traditionnelle, ils ne paient en effet que si un client vient consommer chez eux. La banque espère ainsi offrir d'ici à deux ans 80 % de promotions en magasin pour 20 % en ligne.

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Les beacons ne servent-ils donc à rien ?

Les beacons ne servent-ils donc à rien ?

Tags : Beacon CLO

Juin 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 1er juin 2015

Lors de la récente édition californienne de Finovate, Digital Insight présentait une première démonstration de sa vision de l'usage des beacons dans une application bancaire. Voilà naturellement de quoi exciter la curiosité de ceux qui ne pouvaient être sur place (dont je fais partie). Depuis, la vidéo de l'intervention a été mise en ligne.

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Hélas, il ne s'agissait en fait que d'une nouvelle itération sur des idées bien peu originales. Le cas d'utilisation proposé consiste en effet simplement à identifier le visiteur lors de son arrivée en agence, en profitant des détails connus de son rendez-vous – par exemple selon qu'il vient pour un crédit immobilier ou un projet d'investissement – pour lui offrir un minimum d'information contextuelle. Puis, à la fin de son entretien, lorsqu'il s'éloigne, il reçoit une notification l'invitant à exprimer son niveau de satisfaction.

La seule petite ouverture imaginée par Digital Insight arrive en toute fin d'intervention. Il s'agirait de compléter les promotions ciblées que délivre la banque à ses clients avec un système de « geofencing » les rendant plus efficaces. Plusieurs conditions doivent cependant être rassemblées avant de mettre en oeuvre ce mécanisme. Tout d'abord, il ne peut concerner que des établissements qui distribuent des offres (par exemple les adeptes des «  CLO »). Ensuite, il impliquerait probablement de distribuer (d'une manière ou d'une autre) des beacons aux commerçants.

Il n'est pas certain que beaucoup de banques se voient assumer un rôle de ce genre. Peut-être pourrait-il s'agir plutôt d'un modèle viable pour les fournisseurs de solutions de marketing (du type CardlyticsCardlinkin' et consorts).

Finalement, se pose surtout la question essentielle : n'y a-t-il rien de mieux à faire avec ces balises qu'un message d'accueil personnalisé, un questionnaire de satisfaction ou l'envoi de coupons de réduction contextuels ? À voir les expériences qui se multiplient autour de ces mêmes bases, qui plus est souvent mises en oeuvre sans avantage particulier par rapport à une localisation par GPS, il faut croire que non. Pire, rien ne prouve, pour l'instant, que les consommateurs sont intéressés par ces possibilités.

Alors, à défaut d'idée d'usage révolutionnaire et afin d'éviter la tentation du « coup » médiatique sans lendemain, la prudence devrait être de mise. Avant tout lancement, l'expérimentation s'impose, en minimisant les investissements (ce qui est parfaitement réaliste avec ces technologies) et en mesurant les résultats avec extrême rigueur. Dans de nombreux cas, y compris si vous pensez avoir inventé le concept du siècle, il ne devrait même pas être nécessaire de déployer des beacons, une simple géolocalisation pouvant faire l'affaire, au moins dans un premier temps.

Et il se pourrait bien qu'à la fin, on se rende compte que, malgré ses promesses, la technologie ne rencontre pas son public et soit vouée à finir au cimetière...

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Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Tags : Banque CLO

Mai 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 4 mai 2015

S'il ne fait absolument aucun doute que toutes les grandes banques françaises réfléchissent aujourd'hui à l'utilisation des données qu'elles détiennent sur leurs clientèles, il est tout aussi évident qu'elles hésitent à se lancer dans une aventure potentiellement risquée. Selon un  article des Échos, le Crédit Agricole s'apprêterait à franchir le pas...

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L'initiative prendrait la forme classique (ailleurs dans le monde) d'« offres liées à la carte » (ou « CLO » pour l'acronyme anglais). Pour mémoire, son principe consiste à analyser les transactions individuelles de chaque client de la banque afin de lui proposer des réductions correspondant au mieux à ses habitudes de consommation. Ces promotions lui sont présentées dans ses relevés d'opérations en ligne : il n'a plus qu'à les accepter, d'un clic, pour qu'elles soient automatiquement appliquées lors d'un achat qualifiant (généralement par l'intermédiaire d'un remboursement sur son compte).

Le service mis en oeuvre par le Crédit Agricole serait celui de la jeune pousse française Cardlinkin', qui trouverait ainsi son premier client d'importance, un an et demi après sa création. Il s'agirait également d'un (petit) pied de nez à Visa qui essaie depuis quelques mois d'introduire en Europe la solution de son partenaire américain edō Interactive. Quoi qu'il en soit, le choix de faire appel à un spécialiste plutôt qu'à une réalisation interne fait preuve de bon sens, notamment par la difficulté à appréhender un nouveau métier.

En effet, le concept de « CLO », pour être à la fois efficace et pertinent vis-à-vis de ses utilisateurs et rentable pour la banque, n'est pas qu'une simple affaire de traitement et d'analyse de données. Certes, ces aspects techniques sont importants, mais la gestion des promotions (et des commerçants qui les distribuent) requiert, de son côté, une approche dédiée (que propose Cardlinkin'). Avec ses clients professionnels, le Crédit Agricole dispose certainement d'un vivier de prospects plus ou moins facilement accessible, encore faut-il leur vendre la solution.

Tout cela est cependant parfaitement réglé, les exemples de réussite – à l'image de  celui de Cardlytics aux États-Unis – ne manquant pas à travers le monde. Le danger pour le Crédit Agricole réside donc ailleurs. En premier lieu, il existe un frein culturel, nos compatriotes étant relativement peu adeptes des bons de réduction en tout genre qui prolifèrent dans d'autres pays. Mais, surtout, c'est la perception des consommateurs en matière d'intrusion dans leur vie privée qui représente un risque majeur.

Comme l'ont démontré, entre autres, les cas d'ING aux Pays-Bas et PostFinance en Suisse, dans des circonstances tout à fait similaires, la frontière est très étroite entre un nouveau service accepté – voire plébiscité – par les clients et une catastrophe de communication. Les réassurances concernant la sécurité absolue des données personnelles ne suffisent pas, c'est une véritable alchimie qui est à l'oeuvre. Pas étonnant, dans ces conditions, que les banques ne soient pas plus empressées...

Il est vrai que l'hexagone compte un précédent, à travers les Bons Plans de Fortuneo Budget, mais il reste tellement discret, à l'écart des services bancaires proprement dits, qu'il ne peut réellement constituer une référence. Alors, s'il confirme son initiative, le Crédit Agricole a toutes les chances de devenir le poisson pilote du sujet : en cas de succès, il faut s'attendre à une déferlante chez toutes ses concurrentes, en cas d'échec, les projets « big data » prendront encore du retard dans l'ensemble du secteur.

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Quand les banques deviennent des marchands connectés

Quand les banques deviennent des marchands connectés

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire

Mai 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 29 avril 2015

Les banques françaises sont à deux doigts de franchir une nouvelle étape dans l'ère du shopping connecté, qui voit converger le monde du e-commerce et des magasins. Face au développement de nouveaux usages de consommation liés au mobile, elles se sont déjà toutes dotées de portefeuilles électroniques, mais, pour faire mouche, il manquait à ce contenant du contenu ! //.... Et ce grâce à une solution logicielle fournie par la start-up Cardlinkin', qui viendra s'implémenter sur le système d'information de la banque.

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Protéger les données

Les banques assurent en effet avoir pris soin de protéger jalousement les données de leurs clients. « Le secteur veut préserver son image de tiers de confiance et il n'était pas question de mettre ces informations sensibles à disposition d'autres acteurs! », souligne un expert du secteur, qui garde en mémoire les déboires de ING. Le groupe néerlandais avait reçu une volée de bois vert en annonçant il y a un an qu'il était prêt à partager les données de ses clients avec des entreprises extérieures afin de leur permettre de mieux cibler les consommateurs.

Les banques sont d'autant plus soucieuses de rassurer leurs clients sur ce plan que l'enjeu est important. Source de commissions supplémentaires (voir ci-contre), en démocratisant les programmes d'avantages liés à la carte bancaire, ce type de solution peut renforcer aussi tout à la fois la fidélité de leurs clients et le recours à un moyen de paiement moins coûteux que le liquide ou le chèque.

Or, d'autres acteurs venus d'Internet se positionnent aussi sur ce nouveau marché. Pour cause : 90% des achats se font en magasin... Plebicom lui-même, qui opère le site eBuyClub - 2,5 millions de membres et 1.900 e-commerçants - est en passe de basculer son site de « cashback » dans le monde physique. Il s'est associé à Ingenico pour permettre aussi à d'autres acteurs disposant de sites d'avantages en ligne d'étendre leurs offres à des marchands traditionnels. Dans cette configuration, c'est la plate-forme d'Ingenico qui permettra de faire le lien entre le client, identifié par sa carte quand il paie sur le terminal de paiement, et Plebicom qui déclenche l'offre de remboursement. Le spécialiste de la fidélité en ligne a déjà trouvé un accord de poids : il prépare la bascule dans le monde physique d'ici à la fin de l'année du site Ma Galerie Marchande de MasterCard.

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Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Tags : Carte Bancaire CLO

Avril 2014

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 25 avril 2014

Alors qu'elles n'ont toujours pas décollé en France, les « offres liées à la carte » (CLO en acronyme et en anglais) avaient déjà prouvé leur capacité à conquérir les consommateurs américains. Elles font désormais la démonstration de leur efficacité pour les responsables marketing, selon une étude commanditée par Bank of America.

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Rappelons tout d'abord en deux mots de quoi il est question. Le principe du CLO, plus ou moins inventé par la jeune pousse Cardlytics, s'appuie sur une analyse des dépenses (telles qu'elles ressortent de l'historique des opérations antérieures) pour proposer des promotions ciblées, imputées directement sur les achats réalisés avec la carte bancaire associée au programme. Exemple classique : un paiement passé chez Burger King déclenche une réduction de 5$ chez McDonald, automatiquement appliquée à la prochaine transaction correspondante.

Le concept est séduisant mais, pour les commerçants qui l'adopte, les résultats sont-ils à la hauteur des attentes ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Bank of America, en réalisant une enquête auprès des directeurs marketing membres du CMO Club (représentant principalement des grandes structures). Et la réponse est incontestablement « oui », même s'il faut conserver un minimum de prudence avec un sondage orchestré par un établissement directement intéressé au sujet (via sa plate-forme BankAmeriDeals, motorisée par Cardlytics).

Plus précisément, parmi les répondants qui ont eu l'occasion d'utiliser une solution de CLO, 9 sur 10 ont mesuré un effet positif sur leurs ventes, ce qui conduit une immense majorité d'entre eux (98%) à considérer que ces programmes sont efficaces pour atteindre leurs cibles privilégiées et ils sont presque autant (96%) à affirmer qu'ils continueront à employer cette technique pour leurs futures campagnes. Les autres bénéfices qu'ils en retirent comprennent l'amélioration de la fidélité (avec une augmentation des ventes répétées), une croissance de la fréquentation des boutiques...

Et ces avantages s'accompagnent naturellement des caractéristiques jugées essentielles par les responsables de marketing pour une approche de qualité et fructueuse : une excellente connaissance du client au service d'un ciblage extrêmement précis, ainsi que des outils de mesure du succès des campagnes. Un autre aspect à ne pas négliger est l'importance qu'ils accordent au recours à un partenaire reconnu, fiable et digne de confiance, qui tend à justifier le rôle que peuvent jouer les banques sur ce marché.

En dépit de ses atouts, le CLO reste pourtant méconnu et sous-utilisé, même aux États-Unis (où le seul Cardlytics opère ses programmes pour plus de 400 institutions financières). Ainsi, plus de 60% des personnes interrogées n'ont jamais testé ses possibilités et la moitié de ceux-là ne connaissent pas son mode de fonctionnement. Un important effort de sensibilisation sera donc nécessaire pour les acteurs qui tenteront de répliquer ces modèles en Europe (par exemple Birdback et CardLinkin'), notamment ceux qui visent plutôt les petits commerces.

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Nouveaux moyens de paiement : la bataille des données

Nouveaux moyens de paiement : la bataille des données

Tags : Big Data Carte Bancaire

Février 2014

Article de Jacques Henno, paru dans  Les Echos.fr le 4 février 2014

Pour les banques, les opérateurs de téléphonie et les géants de l'informatique, le paiement par mobile présente un enjeu majeur : mieux connaître nos habitudes de consommation.

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Aujourd'hui, une consommation dans un café se paie généralement en espèces. Demain ? Nous sortirons notre smartphone. Voilà, en tout cas, le scénario sur lequel planchent tous les acteurs économiques impliqués de près ou de loin dans l'évolution des moyens de paiement : les banques, les émetteurs de carte, les opérateurs de téléphonie mobile, les enseignes de la grande distribution, des start-up et les grands noms de l'informatique mondiale, qui espèrent bien développer de nouveaux services à partir des données collectées lors de ces achats.

Si tout se passe bien, l'évolution en France devrait se faire en trois temps : « Je ne peux pas affirmer quand exactement le plastique va disparaître, mais je pense qu'après l'adoption de la carte sans contact la deuxième étape devrait être la migration de la puce de votre carte bancaire dans la carte SIM de votre téléphone, puis la généralisation des “wallets", les portefeuilles électroniques sous forme d'applications sur les terminaux mobiles », résume Régis Folbaum, directeur général de MasterCard France.

La première étape, amorcée il y a dix-huit mois, est le passage à la carte bancaire sans contact : il suffit d'approcher une carte équipée de la technologie NFC (Near Field Communication) d'un terminal de paiement électronique (TPE) adapté pour payer les achats de moins de 20 euros sans avoir à entrer son code secret (le PIN reste nécessaire pour les montants supérieurs). Cela permet de payer de façon plus fluide en caisse, ce qui fait gagner du temps au commerçant et au consommateur. « Nous pensons que les consommateurs vont aussi acquérir un nouveau réflexe – avancer un objet vers le TPE pour payer – qui devrait favoriser l'adoption du paiement à l'aide de leur téléphone mobile », espère Hugo Salaun, directeur paiement et NFC chez SFR.

C'est le deuxième étage de la fusée : le paiement avec son smartphone NFC, sur le même principe que la carte sans contact. La France a retenu la technologie « SIM centric » : l'élément de sécurité – l'équivalent de la puce de la carte bancaire – est stocké sur la carte SIM du téléphone. Avec la géolocalisation de celui-ci, les banques devraient pouvoir mieux sécuriser les transactions, et les opérateurs auront accès à certaines données commerciales. Les banques, les émetteurs, les opérateurs de téléphonie mobile et les grandes enseignes ont mis plus de six ans à se mettre d'accord sur les normes et les tarifs.

« Les choses vont bouger cette année : trois banques, BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Mutuel-CIC, vont lancer la déclinaison de leur carte bancaire sur mobile et la SNCF, par exemple, va lancer des sites pilotes où vous pourrez acheter votre titre de transport régional avec votre mobile », poursuit Hugo Salaun. Avant d'ajouter : « C'est un sujet sur lequel on doit être très humble : il y a un saut quantique à faire pour abandonner la carte à puce, entrée dans les moeurs depuis trente-deux ans. » De plus, le risque de piratage d'une carte bancaire installée sur un téléphone connecté en permanence à Internet n'est pas nul. « Il est indispensable que l'ensemble des acteurs soit vigilant à la sécurité de ces solutions innovantes, afin que la confiance des utilisateurs dans leurs moyens de paiement, quels qu'ils soient, soit maintenue en France », explique Alexandre Stervinou, adjoint au chef du service de la surveillance des moyens de paiement de la Banque de France.

Ultime étape – du moins pour l'instant : le « wallet », ou portefeuille électronique, sur le modèle de PayPal. Le consommateur confie à un tiers de confiance ses numéros de carte bancaire, ainsi que toutes ses cartes de fidélité ou coupons de réduction, bref toutes ses habitudes de shopping ! Il lui suffit ensuite de taper un code confidentiel pour payer un achat à partir de son ordinateur, mais aussi de son smartphone ou de sa tablette dans les transports en commun, dans un magasin ou un restaurant... Du coup, tous les acteurs proposent déjà leur « wallet » : les émetteurs de carte (Visa avec V.me, MasterCard avec MasterPass), les banques (La Banque Postale, BNP Paribas et Société Générale avec Paylib), les enseignes (McDo, associé à PayPal en France, ou Starbucks avec Square aux Etats-Unis) essaient de rattraper PayPal (143 millions de comptes actifs dans 193 pays, dont 6 millions en France) et de prendre de l'avance sur Apple (plus de 500 millions de clients iTunes), sur Google (qui a relancé un « wallet » en 2011 aux Etats-Unis), ou sur  Facebook (945 millions d'utilisateurs sur mobiles dans le monde)...

Une question de confiance

« Ces acteurs venus du monde de l'Internet possèdent des masses de données énormes et se demandent comment les transformer en actes de paiement ; les banques, au contraire, font du paiement, possèdent des données fortement sécurisées et pourraient les utiliser pour développer de nouveaux services », commente Willy Dubost, directeur systèmes et moyens de paiement de la FBF (Fédération bancaire française). « Avec les moyens de paiement du futur, les banques risquent d'être court-circuitées par les nouveaux acteurs ; si elles veulent rester dans la course, elles devront profiter de ces nouvelles technologies pour offrir des services beaucoup plus complets à leurs clients, comme l'analyse très fine de leurs dépenses », estime Emmanuel Viale, directeur des Technology Labs d'Accenture à Sophia-Antipolis.

Quel tiers de confiance l'emportera ? « Les principaux atouts des banques sont leur savoir-faire dans le paiement, leur maîtrise de la sécurité et la confiance que leur témoignent leurs clients », argumente Marc Espagnon, responsable des moyens de paiement chez BNP Paribas. « Nous pensons que le paiement est très lié au monde des télécoms : ce sont des métiers de réseaux, de sécurisation, d'authentification des clients et où une très grande confiance dans la marque est nécessaire », réplique Hugo Salaun.

Signe que la question de l'utilisation des données est primordiale, la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a décidé de lancer un contrôle de PayPal, à la suite des modifications de son « règlement relatif à la vie privée » survenues en octobre dernier : celui-ci permet désormais la collecte de la géolocalisation des acheteurs et l'utilisation des données pour la publicité ciblée. « Nous sommes une banque et donc soumis au secret bancaire », se contente de rappeler Gimena Diaz, directrice générale de PayPal France.

Jacques Henno

 

Les chiffres clefs
En 2012, il y avait 60,6 millions de cartes bancaires CB en France.
Fin 2013, 28,3 % de ces cartes étaient sans contact et 10,2 % des terminaux de paiement CB acceptaient le sans-contact.
Fin 2013, il y avait 75,5 millions de cartes SIM mobiles en France et 5,3 millions de mobiles compatibles NFC Cityzi, c'est-à-dire capables de se substituer à une carte bancaire.

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Les achats par CB valent de l'or

Les achats par CB valent de l'or

Tags : Banque Big Data

Janvier 2014

Article paru dans  le figaro le 20/01/2014, par Anne de Guigné.

BNP Paribas et la Société générale pourraient se lancer dans l'exploitation des données sur les transactions de leurs clients.

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Les banques françaises devraient bientôt franchir le pas. Comme leurs homologues américaines, britanniques et espagnoles, elles exploiteront les informations provenant des cartes de paiement de leurs clients pour vendre des campagnes de publicité ou de marketing sur-mesure.«Nous avons accès à l'ensemble des achats des clients, explique un banquier français, qui explore le sujet. Nous pouvons qualifier les dépenses par grands thèmes et vérifier à tout moment s'il a consommé son budget mensuel pour chacun.»

Aux États-Unis, cette pratique, initiée au départ par  Bank of America, s'est développée massivement depuis 2005. Les banques confient les données de paiement de leurs clients à des sociétés de traitement de données marketing comme Cartera ou Cardlytics. Celles-ci proposent ensuite aux grandes enseignes comme aux petits commerçants des campagnes promotionnelles très ciblées. Un client habitué des grands magasins J.C. Penney recevra, par exemple par le biais de ce service, des courriels de l'enseigne concurrente Macy's lui proposant des réductions sur ses produits préférés. Dans le modèle américain, l'intermédiaire et la banque sont rémunérés à chaque achat du client. Le marché est évalué pour les banques américaines entre 2 et 4 milliards de dollars de revenus supplémentaires à horizon 2015.

Vie privée

En France, l'exploitation des données privées étant très encadrée, les banques ne peuvent pas se contenter de décalquer la solution américaine. La loi française leur interdit en effet d'externaliser les données et leur traitement. Elle exige aussi que les intéressés donnent formellement leur accord à leur utilisation. Malgré ces contraintes réglementaires, qui obligeront les banques à exploiter en interne les fichiers, les grands établissements français travaillent tous sur le sujet. Selon nos informations, BNP Paribas  et la Société générale seraient les plus avancés. BNP Paribas pourrait même sortir un projet pilote dès le premier semestre 2014. «Les banques réfléchissent à ces projets d'exploitation des données bancaires, confirme Nathalie Chabaud, responsable de la communication de Visa France. Visa réfléchit à leurs côtés. Elles avancent chacune à leur rythme et en fonction de leur stratégie marketing.»

Ce marché du marketing direct auprès des clients est estimé, en France, autour de 3 à 4 milliards d'euros. Les banques ne devraient gagner qu'un petit pourcentage de ce marché. «En moyenne, évalue Jean-Philippe Poisson, associé du cabinet Elia, cette activité pourrait rapporter aux banques 4 euros de produit net bancaire par client équipé d'une carte bancaire.» Avec 6,8 millions de clients dans son réseau français, BNP Paribas pourrait ainsi s'octroyer un supplément de revenu de 27 millions d'euros annuels. Un apport modeste comparé à un produit net bancaire annuel de près de 7 milliards d'euros en 2012 pour l'activité de banque de détail française du groupe. Mais, dans le contexte actuel de taux bas, qui lamine la rentabilité des établissements, tous les petits ruisseaux sont bienvenus... Reste à savoir comment réagiront les Français, moins fanatiques de promotions que les Américains et plus sourcilleux sur leur vie privée.

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France – CardLinkin la start-up monétique du smart-shopping

France – CardLinkin la start-up monétique du smart-shopping

Tags : Big Data CDLK CLO

Janvier 2014

Article paru dans  monéticien.com, le 16/01/2014 par Georges Langeais

Initiée au printemps 2012 et officiellement créée en juillet 2013 par Messieurs Benoit Gruet et Patrick Villeneuve, la start-up « Cardlinkin » se positionne sur le marché du smart shopping offrant aux établissements de paiement un modèle innovant issu du domaine des « Payment Information Value Added Services » (PIVAS). Sujet d'actualité, s'il en est, tant les enjeux sont importants pour les acteurs de la monétique en recherches de relais de croissance et de nouveaux services en 2014. Vous trouverez ci-après, l'interview d'un des fondateurs afin de décrypter le positionnement et la stratégie de la société.

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CarLinkin est un nouvel entrant avec une offre en plein essor aux États-Unisappelée « card linked offer » proposant aux banques d'exploiter leur connaissance clients basée sur l'historique des transactions. La start-up souhaite séduire à la fois l'établissement de paiement (émetteur de cartes bancaires), mais aussi le marchand (grande enseigne, commerce de proximité et site de ventes à distance). La plateforme, développée par la société, repose donc sur l'exploitation des données transactionnelles de type « carte » auprès des commerçants via un programme « client bancaire » d'offres promotionnelles ciblées.

Monsieur Benoit GruetCEO de CardLinkin, nous a accordé une interview afin de mieux connaitre cette offre se présentant sur le marché de la monétique une dimension « time to market » particulièrement forte.

Monéticien : Votre offre se compose d'une solution en trois étapes, analyse anonymisée des données du client, ciblage d'une population de consommateurs et communication des offres du marchand. Comment se différencie votre offre avec les programmes de fidélité déjà existants sur le marché et utilisés par les acteurs, à l'instar de la grande distribution ?

B.G : C'est à la fois un programme de fidélité destiné aux banques et également unoutil marketing de ciblage puissant pour les commerçants. Pour les banques, cela permet d'augmenter la volumétrie des opérations monétiques mais aussifavoriser le taux de pénétration de l'usage de la carte bancaire au point de ventes. Pour les  marchands, la solution vise à générer du trafic via des offres promotionnelles avec une possibilité de ciblage inégalée. L'enseigne marchande peut privilégier, soitl'animation de sa clientèle existante, soit l'acquisition de nouveaux clients. A titre d'exemple, une des problématiques connues chez le marchand aujourd'hui est, entre-autre, de « réactiver » la relation avec ses anciens clients.

Monéticien : L'objectif pour le commerçant est d'augmenter son chiffre d'affaires grâce à votre programme de fidélité. Comment déterminez-vous le profil du client afin de cibler au plus juste, une offre à laquelle, il peut répondre favorablement ?

B.G : La solution Cardlinkin permet au marchand de concevoir sa campagne et définir sa proposition d'offres promotionnelles en exploitant différents paramètres de ciblage. Parmi ces critères, notre plateforme propose un tri par type de dépenses(localisation, Récence, Fréquence, Montant (RFM), type d'industrie, etc.) à croiser avec lesdonnées socio-démo disponibles comme l'âge, le genre, etc... Pour se faire, notre portail interroge en temps réel, par requêtes, la base de données des porteurs de carte et ceci en garantissant à 100% qu'aucune donnée ne sorte de la banque, même anonymisée. C'est un point de différenciation spécifique à la solution technique développée par notre entreprise, si on la compare aux solutions de Card-Linked-Offer existantes sur le marché.

Monéticien : Comment choisissez-vous les offres marchands et à quel moment intervient l'établissement de paiement dans la décision finale ?

B.G : Naturellement tous les commerçants ne sont pas éligibles à la plateforme car ils doivent correspondre à une ligne éditoriale que nous définissons conjointement avec les banques partenaires. Par souci d'efficacité, les offres promotionnelles retenues doivent correspondre aux attentes des clients en termes d'image, d'accessibilité et de générosité. Nous opérons une solution « monético-marketing » dans un cadre pré-défini conjointement avec les banques associées à la plateforme.

Monéticien : Votre solution de « smart-shopping » est basée sur la simplicité du service proposé au porteur de la carte bancaire d'un établissement de paiement. Pouvez-vous nous expliquer le modèle économique de votre société ?

B.G : Vous avez raison, l'attrait de notre solution repose sur la simplicité pour le porteur. Via sa carte, il active une offre de son choix en un seul clic et, se rend dans l'enseigne concerné pour y faire son achat sans coupon. Son compte bancaire est crédité par sa banque sous 48 heures automatiquement. Concernant le modèle économique, lemarchand paie une commission marketing selon la performance de son offre. Selon le niveau d'activité généré, un pourcentage de cette commission facturée par Cardlinkin, est reversé à la banque partenaire.

Monéticien : Votre offre est disponible actuellement sur le marché français. Avez-vous des ambitions de développement à l'international, à quelle échéance et quels sont les pays visés par votre programme de développement ?

B.G : Notre solution IT a été développée en interne pour répondre précisément aux attentes des banques en France et plus largement en Europe Continentale. La Belgique, l'Italie ou encore la Russie sont des marchés avec lesquels nous avons eu des premières sollicitations et pour lesquels, nous souhaitons envisager une présence dans l'avenir. Ceci étant dit, notre focus reste à court-terme, le marché français. Il représente un fort potentiel avec 45 Millions de porteurs, 30 milliards de dépenses marketing annuelles et des attentes fortes des 5 /6 grands émetteurs de carte bancaire concernant l'exploitation vertueuse de leur données clients.

Nous vous remercions chaleureusement, Monsieur Benoit Gruet, pour cette interview exclusive et vous présentons nos voeux de succès au développement de votre activité.

La Rédaction

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