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Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire Open Banking Paiement

Juin 2019

Article paru sur  Cbanque le 06 juin 2019

Vos données bancaires sont riches d'informations hautement confidentielles. Mais que deviennent-elles quand vous changez de banque ? Le point sur la question, un an après l'entrée en vigueur d'un règlement européen qui est censé avoir tout changé.

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RGPD, an 1. Le 25 mai 2018, le « règlement général sur la protection des données » entrait en application. Objectif : encadrer et harmoniser, à l'échelle de l'Union européenne, le traitement des données à caractère personnel. Il y avait urgence : la précédente directive sur le sujet datait de 1995. Trois ans, donc, avant la création de Google, en 1998 en Californie...

Pensé pour répondre aux nouveaux défis posés par les géants du numérique - notamment les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) - le texte s'applique plus généralement à toutes les entreprises qui détiennent des données personnelles. Notamment aux banques qui doivent, comme les autres, permettre à leurs clients de faire valoir leurs droits, certains créés, d'autres consolidés par le RGPD. Deux en particulier : le droit à la portabilité et le droit à l'oubli. En résumé, la possibilité de récupérer, à la demande, ses données personnelles, le cas échéant pour les transmettre à un tiers, ou d'en demander l'effacement.

Quelles sont les données concernées ?

C'est la première question à laquelle les banques ont dû répondre pour mettre en oeuvre ces droits. Il n'y a pas d'ambiguïté pour les informations fournies directement par l'usager : son état-civil, son adresse, ses situations familiale et professionnelle, etc. Il en va différemment des données dites transactionnelles, celles qui figurent sur les relevés de compte : virements, prélèvements, retraits de cash, paiements par carte, etc. S'agit-il de données personnelles ?

D'un point de vue juridique, cela ne fait pas vraiment débat. « Sauf s'il est anonymisé, l'historique des transactions est considéré comme une donnée personnelle, et à ce titre rentre dans le champ du droit à la portabilité et à l'oubli », explique Thibault Verbiest, avocat associé au sein du cabinet DS Avocats et spécialiste du sujet. Confirmation du côté de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui supervise la mise en oeuvre du RGPD en France. « Le Comité européen de la protection des données a estimé que les informations figurant sur les relevés bancaires, produites dans le cadre de l'activité du compte, étaient des données personnelles et relevaient du droit à la portabilité », annonce Clémence Scottez, cheffe du service des affaires économiques de la CNIL.

Puis-je emporter mes données de paiement avec moi quand je quitte ma banque ?

A partir du moment où il s'agit de données personnelles, la réponse est oui : le droit à la portabilité s'applique aussi aux données de paiement. En ce sens, « le RGPD est de nature à renforcer la mobilité bancaire », estime Thibaut Verbiest, en complétant les dispositifs existants, notamment le  mandat de mobilité lancé en février 2017. L'intérêt de s'emparer de ce droit dans le cadre d'un changement de banque est assez clair. Plus besoin, en effet, de repartir de zéro : vous conservez l'historique de vos transactions, et votre nouvelle banque acquiert sur le champ une large connaissance de vos habitudes, qu'elle peut transformer en services à valeur ajoutée : aide à la gestion budgétaire, conseils hyper-personnalisés, avantages fidélité, etc.

 

Quand je quitte ma banque, puis-je lui demander d'effacer mes relevés de compte, entre autres données personnelles ?

La réponse est encore oui, au titre du droit à l'oubli. Dans les faits toutefois, sa mise en oeuvre se frotte à certaines limites. Les banques, en effet, ont « des obligations réglementaires de conservation des données », rappelle Clémence Scottez, de la CNIL. Pendant cinq ans, par exemple dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. « Les banques doivent conserver les données pendant une durée raisonnable, ou imposée par la loi le cas échéant », confirme Me Thibault Verbiest.

La CNIL, toutefois, encourage certaines bonnes pratiques. « Les données doivent passer dans un état d'archivage intermédiaire », détaille Clémence Scottez. « De cette façon, elles ne sont plus consultables par les conseillers en agence, mais reste accessibles en cas de demande de Tracfin ».

Les banques françaises remplissent-elles leurs obligations ?

La plupart des banques ont joué le jeu du RGPD en adaptant leurs conditions générales et en nommant des délégués à la protection des données (DPD). Dans les faits toutefois, l'exercice des droits à la portabilité ou à l'oubli dans la banque semble très imparfait.

Premier problème : certaines enseignes refusent, contre l'évidence, de considérer les relevés de compte comme des données personnelles, limitant de fait le droit à la portabilité. « Cela suscite des plaintes d'usagers, qui sont en cours d'instruction », confirme Clémence Scottez. Autre obstacle : la mise en oeuvre concrète. Talend, qui vend aux banques des solutions pour gérer les données de leurs clients, a effectué quelques tests grandeur nature sur des demandes de portabilité. Bilan : « Les banques ne sont pas prêtes », tranche Jean-Michel Franco.

Plus généralement, le directeur marketing de Talend s'étonne qu'aucune banque n'ait fait le choix d'utiliser ce droit à la portabilité de manière offensive, en proposant à des futurs clients de leur confier leurs données en échange de services à valeur ajoutée. « Elles ont mis en oeuvre le RGPD comme une contrainte réglementaire, pas comme un avantage concurrentiel », constate-t-il. Ce faisant, elles ratent une opportunité : la plupart des observateurs du secteur s'accordent en effet à dire que la donnée transactionnelle, et sa valorisation, sera au coeur des futurs modèles économiques de la banque de détail.

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Avril 2019

PANORAMA DES FINTECH FRANÇAISES 2019

Pour la troisième année consécutive, France Fintech publie le Panorama des fintech françaises en partenariat avec  BlackFin Tech.

Plus de 500 entreprises recensées, CDLK y figure dans la section Bankin - PFM, sans oublier la partie fidélisation et programmes de cash-back qui reste l'un des services phares de notre fintech !


World Retail Banking report #2017

World Retail Banking report #2017

Tags : Banque Open Banking Retail

Juin 2017

Article from Payments Cards & Mobile on June 2017

The Open Banking evolution continues to unfold. Banks risk disintermediation if they do not carefully 1) choose their customer-interaction business model role, and 2) use application programming interfaces (APIs), according to the  World Retail Banking Report 2017.

Banks, in collaboration with FinTechs, can lead the Open Banking movement by offering their customer bases innovative and personalized services that create new revenue streams and provide more value to customers.

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Usage of traditional Vs non-traditional firms

“FinTechs are now earning higher positive customer experience scores than traditional banks, and banks are openly seeking to collaborate with FinTechs," says Anirban Bose, Global Head of Banking and Capital Markets, Capgemini.

“Open Banking offers banks an opportunity to retain and grow their customer base as they add the varied services of third parties to personalize and customize products and services. For banks that don't think strategically and establish a role in Open Banking, there is a chance they will be disintermediated from their customers.

It is imperative that banks consider business transformation approaches now, to establish and solidify their long-term base in Open Banking."

APIs Offer a Pathway to Open Banking Transformation

The  World Retail Banking Report 2017 details how APIs offer a pathway toward Open Banking, where FinTechs and financial institutions collaborate rather than compete to create customer-centric solutions. Though APIs raise some security and privacy concerns, they are seen as crucial in allowing banks to take advantage of FinTech ingenuity without having to make major changes to existing infrastructures.

“The most successful banks will use open APIs to generate new customer insights and revenue streams, while also improving customer experience," explains Vincent Bastid, Secretary General, Efma. “Many banks currently use APIs internally to improve information flow between legacy systems. In fact, we are already seeing early adopter banks asserting their role in Open Banking by proactively making their systems and data available to third parties and creating new revenue streams."

Benefit of implementing API's

Collaboration Is Key to the Future of Open Banking

Exactly how the evolution toward Open Banking will play out is far from clear. A majority of FinTech respondents (53.8%) and banks (43.5%) envision a future in which banks and FinTechs work together to build cross-industry platforms with bundled, complementary services that benefit customers.

A less likely but still plausible outcome, is that banks will continue to provide products and services but leave distribution to FinTechs, BigTech, or other new open platforms. This has the potential to lower customer acquisition costs but raises issues related to disintermediation branding and customer ownership. Nearly half (47.8 percent) of banks predict this future scenario compared to only 28.8% of FinTechs.

This year's  World Retail Banking Report also quantified the robust appetite for closer partnerships between FinTechs and banks going forward. The vast majority of banks (91.3%) and most FinTechs (75.3%) say they expect to collaborate in the future, with banks providing access to their broad resources, experience and expertise, and FinTechs offering agility, speed to market and a fresh take on customer-centricity.

By working together and taking advantage of APIs, banks and FinTechs can leverage their complementary strengths, enhancing the customer experience much more than each entity could do on its own.

“We work with clients every day who tell us that they are looking to better understand the roles they should play as these new business models take shape; everything from the investment necessary to how to engage with these new players. Many understand that Open Banking is the new normal, but they are still unclear about how to proceed," continues Bose.

“We are helping our clients see first-hand just how Open Banking opportunities are improving their product portfolio and distribution networks, as well as creating new revenue streams, while minimizing the risk of customer disintermediation."

FinTechs Earning Higher Marks in Customer Experience and Collaboration is Key

FinTech companies have done a good job of cracking the code on what customers want, which presents a threat to bank-customer relationships, the report found.

BigTech companies like Amazon, Apple and Facebook are conditioning customers to expect more from their banks and the experience they provide. Because of this, customers are embracing FinTechs, with 40.3% saying they deliver a positive experience, compared to 37.1% who say banks do.

FinTechs are most popular in North America, where 57.8% of customers say they offer a positive experience, compared to 49.5% who cite banks. Globally, customers who are young and tech-savvy are the most likely to turn to FinTechs.

APIs make it easier to create innovative and valuable customer experiences by pooling the collective tribal knowledge of banks and FinTechs. Challenges to Open Banking development include the need for governance and consistent technology standards. Additionally, banks must determine their role in Open Banking, how to effectively personalize customer data, and how to prepare for new revenue opportunities.

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