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2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

Tags : Banque GDPR Innovation

Janvier 2018

Article paru dans  Les Echos le 04 janvier 2018

Sous l'impulsion de deux législations européennes posant les bases d'un marché digital unique pour 2020, l'année qui arrive est susceptible d'apporter beaucoup de changement au secteur bancaire et financier.

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Une année charnière pour les banques ?

Le 13 janvier marquera la mise en application de la directive sur les services de paiement révisés (PSD2) dans toute l'UE. Elle va multiplier les possibilités en matière de mode de paiement et introduire ce que l'on appelle l'open banking. 

Fin mai, ça sera au tour du règlement général sur la protection des données (GDPR) d'entrer en vigueur. Instauré pour mieux protéger les individus, le GDPR unifie la réglementation relative à la protection des données pour tous les utilisateurs au sein de l'UE. Il ouvre, de fait, l'accès aux données à des sociétés tiers. 

Ces deux réglementations signent clairement la fin du contrôle exclusif des banques sur les données financières de leurs clients. 

Quels changements pour le consommateur ?

Pour le consommateur, ce changement va se ressentir lors d'un achat en ligne, du paiement d'une facture ou d'un virement. Il pourra donner au commerçant son accord pour qu'il accède directement à ses comptes bancaires et procède aux opérations. Plus besoin de rentrer ses numéros de carte bancaire ou de passer par différents intermédiaires. 

Les lignes s'estompent encore plus lors du passage en caisse puisque rapidement n'importe quel objet connecté comme un téléphone, une montre et même une voiture pourra servir de moyen de paiement ! Nous allons assister à une explosion du nombre de points de contact, chacun avec ses spécificités, mais sur lesquels les banques devront être présentes si elles entendent conserver leurs parts de marché. D'autant plus qu'à court terme, Google,  Facebook, Amazon pour ne citer qu'eux, pourront proposer plus facilement leurs services financiers. 

 

Repenser son parcours et son expérience client.

Dorénavant, n'importe quelle entreprise pourra proposer des services équivalents aux banques pour ce qui est du paiement. L'exigence des consommateurs doit, par conséquent, pousser les institutions financières à fournir des services d'une qualité supérieure, toujours plus sûrs et surtout plus pratiques. Si elles souhaitent rester compétitives, les banques devront tirer tout le potentiel de la data dont elles disposent, mais pas seulement puisque les changements réglementaires à venir élargissent le parcours client à une multitude de fournisseurs tiers. 

De ce fait, en plus des données qu'elles collectent déjà, elles devront se concentrer sur l'interaction de leurs clients avec ces entreprises extérieures à leur écosystème et utiliser la data pour booster leur expérience client et étendre la portée de leurs offres avec des programmes de fidélisation, des conseils financiers personnalisés, une réactivité et une plus grande rapidité dans les opérations, etc. Les possibilités sont vastes et il faut dorénavant se donner sérieusement les moyens de saisir ces opportunités, car d'autres acteurs entrent sur le terrain : opérateur téléphonique (Orange Bank), grande distribution (C-zam de Carrefour) et même tour operator (Sumo par Thomas Cook). 

Faut-il s'allier pour éviter de périr ?

La rapidité et la complexité des changements que connaît l'industrie bancaire sont considérables. Ils ne peuvent être appréhendés que par ceux qui utilisent la technologie et concentrent leurs ressources sur la réorganisation de leur parcours client. Les institutions financières axées sur le progrès et la croissance ont déjà noué des partenariats avec des sociétés qui possèdent une connaissance approfondie en matière de création d'expériences client. 

Les banques doivent avoir les compétences techniques, mais aussi culturelles pour construire ces nouvelles expériences client et ces nouvelles offres. Des partenariats entre les banques et des entreprises comme les GAFA ou des fintechs et des géants du commerce peuvent être une partie de la solution. 

Ces derniers excellent dans l'analyse du parcours client et du comportement des utilisateurs ; ils offriront aux banques un accès à des technologies d'analyse de données de pointe, leur permettant d'extraire du parcours client les informations les plus pertinentes pour la construction de leur nouvelle stratégie commerciale. 

PSD2 et GDPR mettent donc les banques face à de nouveaux défis et si elles ne réagissent pas correctement elles risquent de perdre brutalement et durablement du terrain. Mais c'est aussi une opportunité pour se renouveler en trouvant dans une évolution vers une logique d'économie de plateforme la source de nouveaux profits et d'une meilleure fidélisation du client.

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CDLK, lauréat du Grand Prix BIG DATA 2017

CDLK, lauréat du Grand Prix BIG DATA 2017

Tags : Big Data CDLK Fintech Innovation

Septembre 2017

Paris – le 19 Septembre

CDLK a remporté le Grand Prix « Big Data » du Salon Banque & Innovation 2017, décerné pour sa solution PDMP (Payment Data Management Platform). Ce prix, remis par Didier Gautier (Directeur Data Science à Business & Decision) vient une nouvelle fois récompenser un savoir-faire et une expertise unique dans le domaine du big data et de la monétique.

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Fondée par Benoit Gruet et Patrick Villeneuve, CDLK est la première fintech française à avoir développé une technologie visant à rendre exploitable la data monétique. « La data représente pour les banques une opportunité unique de se démarquer d'une nouvelle forme de  concurrence de plus en plus active », a déclaré Benoit Gruet – CEO de CDLK – lors de sa keynote.  « 66,5 millions de cartes bancaires génèrent plus de 12 milliards de transactions par an en France. Tout l'enjeu réside dans la manière de les traiter et de les enrichir afin de les transformer en valeur ajoutée au sein de l'écosystème des services liés au paiement ».

La solution PDMP, conçue pour accompagner les banques dans leur transformation digitale, constitue une réponse innovante dans le domaine du big data. « Grâce à son moteur algorithmique puissant, la PDMP raffine et enrichit quotidiennement des millions de transactions CB afin de catégoriser, géolocaliser et identifier les points de vente  » explique Patrick Villeneuve, CTO de CDLK. « A partir de ce socle technologique big data, nous avons développé plusieurs produits en réponse à différents "use-cases" identifiés au sein des banques »

Les applicatifs métiers couverts à ce stade via la PDMP sont : marketing bancaire particulier (CLO) et commerçant (KPI's), CRM (segmentation intelligente des clients), expérience utilisateur (Auto-catégorisation des dépenses et clarification du relevé bancaire), ....

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Effecting Digital Transformation in Finance

Effecting Digital Transformation in Finance

Tags : Big Data Innovation Transformation Digitale

Septembre 2017

Article paru sur business.com le 8 septembre 2017.

Finance has historically been a function slow to change, given the industry is heavily regulated. Yet other teams across organizations have embraced technology and the shift to digital, and finance functions should be no different.

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Finance has historically been a function slow to change, given the industry is heavily regulated – and even though finance spends more money on technology investments as a proportion of its revenues than other industries, the office of finance is still struggling to strategize how to implement the much-needed digital transformation. Other teams across organizations, ranging from sales to marketing to product development, have started to embrace technology and the shift to digital, and finance functions should be no different.

Leaders of today's organizations recognize the competitive environment they are in. They know they have to be open to change – and adapt to those changes quickly – in order to remain profitable and retain valuable customers who can easily choose between numerous other companies that offer the exact same, or at least very similar, product or service. While there has been considerable buzz around machine learning, process automation and other technologies, effecting digital transformation in the office of finance truly starts with creating new value and revenue opportunities from existing data assets. 

It is easy to imagine that finance teams are very comfortable with data. Much of their days are spent in Microsoft Excel, inputting numbers into spreadsheets and financial statements that show how a company is tracking against its goals. On the other hand, big data, another term that has received a lot of buzz in recent years, is much different than the usual hard numbers finance deals with – but it is still on their plates to digest and analyze for the better of the organization.

Over the course of their years in business, companies amass large amounts of unstructured data that is not necessarily related to the hard numbers finance teams deal with on a daily basis – this is what we mean when we say “big data." As more of this unstructured data is accumulated, it will undoubtedly become even more difficult to keep up with the vast quantity of information available, which is being retrieved and stored by other technology tools, such as mobile devices, software logs and wireless sensor networks. So, the big question at hand is: How do organizations today implement a strategy that takes data from volume to value?

Here are a few ways the office of finance can ensure they are creating value and revenue from tapping into existing big data: 

1. Leading finance organizations have ushered in enterprise-wide digital transformation by cultivating a culture of continuous performance measurement and monitoring. Circulating data throughout a company is a considerable challenge – yet, by leveraging cloud applications to mobilize resources and make data analysis less cumbersome and more accessible to everyone, finance leaders are helping to define the epoch of digital transformation.

2. Keeping an eye on emerging technologies that can help the finance function utilize data more smoothly and efficiently – and investing when the technology is a good fit – is also key. As global trade and science-driven data become more integral to strategy, finance departments are expected play an increasingly strategic role in business development. To keep pace with new expectations, financial executives need modern and dynamic tools that can be easily integrated with existing systems. Financial management systems software should include not just reporting and transactional features but also tools for financial consolidation, business intelligence (data visualization and forecasting), corporate performance management (CPM), business process management and online user communication tools.

3. Last but certainly not least, finance needs to utilize data in order to help with the end goal of keeping customers satisfied. Cloud-based applications and business analytics are rapidly providing data that results in ever-evolving customer bases adapting to new networked technologies and business models. This convergence is creating tremendous growth opportunities for companies across all industries, with a clear focus on value creation while still providing an outstanding customer experience. Today's cloud companies are rightly focused on the second "S" in "SaaS" (i.e., "service"). After all, in the service economy, customers will always remain central to demand-driven, fast-moving value networks.

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Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Pourquoi CDLK voit au-delà des programmes de CLO

Tags : Big Data Cashback CDLK Fintech Innovation

Juillet 2017

Etude de cas parue dans Mind Fintech le 17 juillet 2017

Surtout connue pour l'offre Avantage+ de LCL, la société CDLK élargit son offre au-delà du CLO. Elle profite notamment de l'approche de la DSP2 pour aider les banques à affiner leurs agrégateurs. CDLK Services, ex-Cardlinkin, se positionne depuis sa création en 2013 sur les offres de CLO (card-linked offers), cashback lié à la carte bancaire. 

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Mais depuis quelques mois, outre le CLO, la société propose une suite bancaire plus complète avec trois offres supplémentaires : la segmentation intelligente des clients, la clarification des libellés des relevés bancaires et enfin la production de KPI (indicateurs clés de performance) pour les entreprises clientes des banques. L'approche de l'entrée en vigueur de la DSP2 et la concurrence des néo-banques ont ouvert de nouvelles portes à la start-up pour s'adresser aux banques.

Historiquement, pour proposer son offre de CLO, CDLK a développé une solution qui permet de récupérer les flux monétiques de ses partenaires bancaires, de les filtrer et d'identifier les marchands derrière chaque libellé. “Les libellés sont très peu explicites sur les relevés bancaires puisque cela dépend directement de la qualité des données saisies dans le contrat monétique à la signature entre l'acquéreur et le marchand", explique Benoît Gruet, CEO. Le référentiel marchands élaboré par CDLK repose sur les données issues des terminaux de paiement électroniques. “Nous utilisons du machine-learning supervisé : il y a une intervention humaine au fil de l'eau pour ajouter de nouvelles règles de normalisation. On croise aussi les informations recueillies avec différentes bases pour pouvoir techniquement sourcer tous les marchands de manière non ambiguë." CDLK assure parvenir à catégoriser 99,7 % des transactions cartes.

CLO : les banques attentistes

L'offre historique de CDLK a été lancée fin 2015 par LCL sous la forme du programme Avantage+. En mai dernier, la banque revendiquait 600 000 clients souscripteurs à l'offre gratuite (sur plus de 3 millions de clients éligibles), mais espère accélérer son développement grâce au lancement d'une application mobile et d'une campagne de communication dans les agences. Aucune autre banque française ne s'est pourtant encore lancée sur le créneau, dont le business model n'est pas évident puisqu'il sert avant tout à fidéliser les clients mais n'est pas facturé. “Les banques sont assez attentistes sur le sujet, elles veulent voir la montée en puissance du programme LCL et plus largement du CLO en France avant de déployer", note Benoît Gruet. Outre LCL, une autre banque s'est engagée avec CDLK et est en cours de déploiement pour lancer une offre de CLO. D'autres sont encore en discussions avec la société.

Le CLO est encore nouveau sur le marché français et c'est un programme techniquement assez complexe à mettre en place, décrit le CEO. D'abord, il faut pouvoir identifier les transactions donnant lieu à un cashback – c'est possible en utilisant notre plateforme – puis signer des commerçants et enfin communiquer auprès de ses clients tout en gérant l'animation des offres." Le CEO conseille aux banques de faire appel à plusieurs régies marketing pour signer le programme et de mettre en place un portail multirégie pour adresser tant le créneau des grandes enseignes que les petits commerçants et les cartes cadeaux. Quant au ROI, le patron de CDLK voit dans les programmes de CLO un investissement long terme. “Certaines banques ont déjà un programme de fidélité à points avec des cadeaux, comme c'était le cas pour LCL avant Avantage+, et ça leur coûte extrêmement cher. Avec le CLO, une fois les commerçants enrôlés, ce sont eux qui assument le coût du programme en offrant du cashback."

Clarification des libellés

CDLK propose donc depuis quelques mois d'autres produits dans sa suite bancaire. L'entrée en vigueur prochaine de la DSP2 et la vague des agrégateurs bancaires lui ont notamment permis de mettre en valeur sa plateforme de référentiel marchand. Car la catégorisation des transactions de cartes bancaires est un sujet brûlant pour les applications de gestion de budget. Bankin' ou Linxo, par exemple, misent principalement sur la recatégorisation par leurs utilisateurs des transactions non reconnues pour améliorer le taux de libellés catégorisés. De son côté, deux semaines après le lancement de Banxo, la Caisse d'Épargne se félicitait d'avoir pu catégoriser 70 % des dépenses. “Les PFM peuvent arriver péniblement à 80 % de catégorisation avec des data miners et en comptant sur le modèle collaboratif. Sachant qu'ils devront aussi compter sur tous les problèmes de marchands qui ferment, ouvrent ou migrent de systèmes de TPE", assure Benoît Gruet. En catégorisant quasiment 100 % des dépenses, CDLK propose aux banques d'améliorer leur service et de satisfaire les utilisateurs dès le lancement. Et au-delà des PFM, la solution de catégorisation peut permettre aux banques de réduire la masse d'appels aux conseillers liés à une mauvaise compréhension des relevés de cartes bancaires. “Les banques comptabilisent en moyenne deux appels par conseiller et par jour sur ce sujet, assure Benoît Gruet. Avec notre solution, elles peuvent réduire le nombre d'appels qui polluent le réseau et supprimer un irritant pour les clients et les conseillers."

Segmentation des clients

CDLK propose aussi de segmenter les clients de la banque selon leur comportement d'achat. “Le gros problème des banques sur la partie CRM, c'est qu'elles se contentent d'une segmentation KYC avec le genre, l'âge et l'adresse qu'elles peuvent croiser avec le taux d'équipement au sein de la banque et éventuellement une dimension de flux monétaire, décrit Benoît Gruet. Nous proposons d'y ajouter le comportement en tant que consommateur, qui permet de déterminer, ce qu'on appelle le buyer persona". Une banque pourrait ainsi envoyer une campagne ciblée pour proposer une carte bancaire premium avec assurance ski à ses clients qui partent tous les ans au ski, par exemple.

Production de KPI pour les clients pro

Le dernier volet de l'offre de CDLK donne la possibilité aux banques de proposer à leurs clients commerçants des rapports marketing avec des indicateurs indiciels de performance de leur point de vente : chiffre d'affaires, panier moyen, profil des clients... le tout comparé avec les autres entreprises du secteur. L'analyse ne porte par contre que sur les porteurs de carte de la banque et montre la tendance d'achats de ses clients dans le quartier. “La banque peut décider de le proposer comme un enrichissement de son offre monétique à tous ses clients commerçants pour se différencier ou de faire payer pour ce service supplémentaire", décrit Benoît Gruet. Une banque est en cours d'intégration pour utiliser l'outil, assure le CEO.

250 000 à un million d'euros de licence par an

Les coûts d'intégration de la suite bancaire sont principalement absorbés par la banque cliente, explique le CEO. CDLK facture ensuite une licence annuelle qui peut varier entre 250 000 et un million d'euros selon les applicatifs utilisés – la société édite une dizaine de logiciels modulables, du CLO tracking au ciblage des offres en passant par les interfaces SAV ou le référentiel marchands. Les données sensibles des clients sont traitées au sein de la banque, assure la société, et seules les données non sensibles des marchands transitent sur la plateforme CDLK. CDLK “a dépassé le million d'euros de chiffre d'affaires en 2016", indique son CEO, dont 60 % de récurrent environ puis des PoC et de l'accompagnement de projet. La société compte une quinzaine de collaborateurs, dont deux sourceurs pour mettre à jour le référentiel marchands, puis principalement des développeurs et data miners. La société, détenue à 100 % par ses fondateurs, se dit à l'équilibre.

Aude Fredouelle

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Banques : ce que change la révolution numérique

Banques : ce que change la révolution numérique

Tags : Banque Fintech Innovation

Juin 2017

Article paru sur cbanque.com le 28 juin 2017

Pour tirer leur épingle du jeu dans la nouvelle économie numérique, les banques n'ont d'autre choix que de s'ouvrir, via des API, et de collaborer avec les fintechs, estime une récente étude. Une évolution porteuse de certains risques, mais aussi de nouveaux revenus.

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D'un côté, des services bancaires du quotidien (gestion budgétaire, paiement, épargne) confiés à des sociétés high tech spécialisées, via des applications mobile dernier cri ; de l'autre des enseignes bancaires ramenées au rang de simples chambres d'enregistrement, comptables des opérations de leurs clients et garantes de leur sécurité. C'est un des avenirs possibles de la banque de détail. Et ce n'est pas le plus favorable aux banques, qui y perdraient l'accès direct au client et avec lui des opportunités de revenus.

Comment les banques peuvent-elles éviter ce risque de désintermédiation ? C'est la question posée par l'édition 2017 du World Retail Banking Report, grande étude annuelle sur le marché de la banque de détail, coproduite par la société informatique Capgemini et l'Efma, think tank bancaire spécialiste de l'innovation.

Collaboration avec les fintechs

La réponse est assez paradoxale : pour éviter de perdre l'accès au client, les banques doivent s'ouvrir. « [Celles] qui réussiront le mieux », affirme Vincent Bastid, secrétaire général de l'Efma, « sont celles qui utiliseront des API ouvertes pour collecter des informations sur leurs clients et générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant l'expérience client ». Les API - ou interfaces de programmation applicative - permettent en effet à une application de se connecter à une autre application et de lui fournir des données et des services. Elles sont ainsi un « outil essentiel aux banques pour tirer parti de l'ingéniosité des fintechs sans avoir à modifier en profondeur les infrastructures existantes », détaille le rapport.

Le futur paysage de la banque de détail dépendra en effet, pour une part, de la manière dont les banques parviendront à travailler avec ces sociétés technologiques du secteur financier. Cette collaboration, en effet, apparait désormais incontournable pour 9 banques sur 10 et 3 fintechs sur 4, selon les résultats d'un sondage mené dans le cadre de l'étude. Mais quelle forme prendra-t-elle ?

De nouvelles sources de revenus grâce aux API

54% des fintechs et 43,5% des banques pensent qu'elles collaboreront pour développer ensemble des plateformes offrant des services complémentaires groupés aux clients. C'est donc le scénario le plus probable pour les deux secteurs. Mais il y a une alternative possible, qui convainc près la moitié des fintechs (47,8%) et nettement moins les banques (28,8%) : c'est celui envisagé en début d'article, où les banques abandonnent à ces tiers la distribution de leurs produits, et tout ou partie de la relation avec le client.

L'enjeu sous-jacent est évidemment celui de la capacité des banques à gagner de l'argent dans cette nouvelle configuration. Elles doivent choisir « soigneusement leur modèle économique d'interaction avec les clients » préviennent Capgemini et l'Efma. De ce point de vue, la révolution en cours n'est pas dénuée de perspectives. « Les banques ont l'opportunité d'utiliser leurs données clients non seulement pour améliorer l'engagement du client, mais aussi pour créer de nouvelles sources de revenus », explique l'étude.

Les banques disposent ainsi de trois pistes pour monétiser l'accès à leurs données. La première est celle du partage des revenus générés par la fintech grâce aux API. Une solution qui plaît aux banques (48% d'entre elles l'envisagent positivement), mais pas aux fintechs. Ces dernières, d'une courte majorité (54,3%), sont plutôt convaincues par une sorte de « paiement à l'acte » : la fintech paye une commission à la banque à chaque fois qu'elle effectue une transaction via l'API. Un modèle plus consensuel, puisqu'il convainc également 43,5% des banques.

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The use of data for banks

The use of data for banks

Tags : Banque Big Data Innovation

Juin 2017

Article from the  Financial IT on June 2017

If oil was thought to be the most valuable commodity at the beginning of the 20th Century, then data has now assumed a similar role in the post industrial age that is the 21st century. Customer experience is at the heart of the new banking model, and data is its most valuable commodity. Banks have always held vast amounts of data. The problem they have faced is that historically they have not been good at interpreting and extracting insight and value from it.  This situation is changing as financial services adjust to a new competitive environment in which the ability to identify value and insight from data becomes ever more critical.

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Competition from challenger banks alongside new legislation is changing the bank business model. Regulators in the UK and in Europe want to increase competition in the market by pushing towards an 'open banking' model.

Open banking will require banks to share data that they have historically held exclusively, with consumers and third parties. Third parties can access this data by connecting directly to customer bank accounts via a standard Application Programming Interface (API). This access will allow third parties to build products on a bank's infrastructure, enabling new services to be delivered and specifically tailored to the needs of different customers.

Open banking brings bank data, customer data and third party providers together and will radically transform the relationship between banks and their customers. With this development, banks need to reconsider how they create value – it will require banks to adopt a customer centric and data centric view on how they do business.  New businesses will be born on the promise of aggregated real time data analysis, customers controlling not only how they share their 'financial selves' but also assembling the financial relationships they want and need.

Banks must identify where the value case exists for insight from their data. Banks should begin with the customer experience both in terms of matching customer need, anticipating customer requirements, and improving communication to customers. This communication is not simply about selling more products, it includes the servicing experience that customers receive. Data is also helping banks streamline processes such as KYC (Know Your Customer) and underwriting that are benefiting customers.

Open Banking and regulations such as PSD2 has created an environment of permissive data sharing. This has increased the value of customer data. Customers can look forward to giving explicit permission for their own personal transaction data to be shared with third parties and to authorise payments direct from current accounts. This development is at the very heart of Open Banking. It is one of the drivers that are changing the dynamic of customer interaction with institutions and their ability to share information in real time and get real-time responses.

Moving from 'Big Data' to Fast Data'

Banks already possess vast amount of data but deriving greater value and insight requires the need for 'Fast Data'. Big data as the term suggests describes large amounts of structured and unstructed data that require orchestration.The defining feature of fast data is the rapid gathering and analysis of data in real time. It is about the ability to consume, analyse and execute on the insight generated from multiple data sources.  The difference between big and fast data is in the accessibility and utilisation of the data to create value.

Open Banking has increased the opportunity for banks and other third parties to consume data in real time on a customer's transaction history. They need to analyse and gain value from this data in a meaningful timeframe. This means in seconds and not days or weeks. Ultimately, fast data is about the ability to churn vast amounts of data quickly and derive insight. Unlike big data which focuses on storage, fast data takes a consumption orientated view of data. Fast data provides a richer context in terms of analysis and decisions making. This enables banks to provide added value to their customers; ultimately leading to an enhanced and more personalised customer service and experience.

 

Cognitive Banking

Improving the digital banking process involves embracing what can be termed cognitive banking. Cognitive banking should be viewed as an evolution. In the world of digitalisation and the digital economy, cognitive banking expresses all the digital banking requirements and more Cognitive banking is about having fast data, good User Experience and Interfaces (UX & UI) for customers. In addition it  includes automatic or robotic artificial intelligence, deployed in executing data quickly, accurately, cost effectively and predictably.

Not only do banks need to provide services in a digital way, part of the equation now involves reaching conclusions on the engagement strategy with their customer base either directly or indirectly on real time data from multiple data sources. This forms part of the cognitive banking process; it encompasses the analysis, processing and production of insights – new products and deeper more targeted customer value if you like.

Banks are working hard to apply this paradigm to establish new business opportunities by identifying how customers consume and are made aware of products. Decisions can be made on which additional services can be offered to secure customer loyalty along with understanding how banks should communicate specifically with individuals through applying more behavioural analytics to segmentation.

If banks apply greater machine learning and artificial intelligence techniques and technology, they can create a far more personalised, focused message. One that is targeted more effectively and with the added benefit of improving each customer's appreciation of what their bank can do for them. The holy grail of marketing has traditionally been the customer segment of one because everyone is, in the end,an individual. We have yet to reach that point but banks are on a path towards becoming more accurate in identifying and understanding who their customers really are. Data is critical to this.

The competitive advantage that data brings to incumbents

In 2015, when speaking about digital transformation, the CEO of Spain's largest banks BBVA, Francisco Gonzalez said that data was the most important competitive advantage that banks have. He said:

“Banks should become data-driven organisations in order to deliver knowledge banking: new and better financial products and services based on information and better suited to every customer's needs and expectations."

Faced with increased competition from challenger banks and fintechs, data provides incumbents with an inbuilt advantage that if harnessed successfully will help maintain their dominate position within given markets. They already possess large established customer bases and segments compared to challenger banks. With this presence, incumbents can extrapolate valuable data. This customer base gives incumbents insight which challenger banks do not have. In terms of data access, it is this which gives them a competitive edge over challenger banks.

In the era of Open Banking, the value incumbents can derive from data becomes more significant. How banks choose to consume and monetise their data is an open field. It becomes permissible for banks enable third parties to access segmentation information about their customer base which details consumer consumption behaviour. This permissive data which customers have agreed to share is an important development. The opportunity to sell insights based on segmentation knowledge is a value driver for incumbents which challenger banks do not have. This ability to sell insights to third parties presents potential new revenue streams for incumbents.

The relationship between banks and customers is being radically transformed through Open Banking, new technologies and increased market competition. What we see  are three main areas that banks are addressingto harness data;

Firstly, they must utilise data to better understand the customer experience. This involves identifying the most appropriate communication strategy and messaging in the right context for customers. Data provides an opportunity to obtain a much deeper knowledge and understanding of customers. This allows for a more personalised and insightful customer experience.

Secondly, banks need to know their segmentation. In an environment of fast data, banks can consume large quantities of data in real time. This helps drive a more accurate understanding of customers and the context in which they are operating in whether from a business or personal perspective. Fast data enables more insightful decisions based upon the greater number of factors that can now be considered real time, supporting accuracy of underwriting and the matching of need with solutions better.

Finally, banks must identify what value they can bring to their customers. This can involve better pricing and targeting of products and services from the bank to customer. Equally, with the advent of Open Banking, products and services can be provided through third party partnerships. Banks are no longer obliged to provide all services to their customers. Digitalisation and cognitive banking is about banks recognising where value can be created for their customer. In many cases added value will come from a third party and not from banks.

Exploiting the value of data involves banks bringing together many disparate elements of banking and financial services that meet the needs of customers. Those banks that can help manage and orchestrate these services will be successful as they can take value from their enhanced customer relationship. In order to be successful, banks need to have a clear understanding of their data estate, it must be built in a way that facilitates real time engagement, efficiently alongside an understanding of how they consume third party information. They must augment this data and understand how they derive insight.

Many banks have a long journey ahead before they reach this point but in understanding the true value of data they possess, they will be in a far stronger position to deal with the competitive opportunities they face in the Open Banking era.

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Innovation

Mai 2017

Article paru dans  Les Echos.fr  le 2 mai 2017

Après Orange ou Carrefour, l'enseigne de biens culturels veut fidéliser encore plus ses clients et tenter de capitaliser sur le succès d'Amazon.

Face à la menace d'Amazon Pay,  tout juste arrivé en France, la Fnac met les bouchées doubles.  Comme le révèle "Le Monde" ce mardi 2 mai, l'enseigne de biens culturels va lancer une carte bancaire en partenariat avec Crédit Agricole et Consumer Finance. Gratuite, elle servira de carte de débit supplémentaire au compte courant.

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Si la Fnac Mastercard est accessible à tous, elle reste principalement pensée pour les détenteurs d'une carte de fidélité Fnac.  Dans son communiqué, Fnac précise qu'c1% des achats réalisés avec la Fnac Mastercard - y compris chez des concurrents - se cumuleront automatiquement pour les cinq millions d'adhérents Fnac, qui pourront les récupérer ensuite sous forme de chèques-cadeaux utilisables dans le réseau Fnac. Une manière de capitaliser un peu sur le succès d'Amazon en France. 

De plus en plus d'enseignes non-bancaires se lancent dans la carte

Cette nouvelle carte bancaire est la dernière des innovations du groupe Fnac-Darty, depuis le rachat de l'enseigne d'électroménager en avril 2016 . Fnac a ainsi multiplié les passerelles entre les deux groupes, comme dans les chèques-cadeaux, tout en développant un partenariat,  notamment avec Deezer . Fnac Darty avance à une cadence soutenue, et promet  d'atteindre un an plus tôt les synergies promises lors du rachat.

Cette annonce d'une carte bancaire s'inscrit également dans une tendance où des acteurs non-bancaires tentent d'investir le marché. Orange,  avec Orange Bank - dévoilée la semaine dernière -, ou Carrefour,  avec sa carte "C-zam" , veulent profiter de l'essor de l'usage du mobile pour continuer à fidéliser leurs clients, habitués ou non. 

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Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Les résultats des trophées des cartes innovantes 2015

Tags : Carte Bancaire CDLK Innovation

Décembre 2015

CDLK Services, Lauréat dans la catégorie “Innovation Fintech & Start-Up".

Lors de cette même édition qui a eu lieu le 10 Décembre 2015 à l'Hotel Bristol de Paris, LCL a été également récompensé pour son nouveau programme Avantage+ dans les catégories “Fidélisation" et “CLO". LCL utilise la plateforme CDLK pour son programme Avantage+... 

Voir les lauréats 2015

 

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

LCL lance la première offre de commerce connecté en France

Tags : Big Data Carte Bancaire Cashback Innovation

Juillet 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 6 juillet 2015

La banque proposera le 1 er octobre des offres commerciales ciblées. Elles découleront de l'analyse des données de paiement des clients volontaires.

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C'est un premier mouvement qui devrait être observé de près par l'ensemble du secteur bancaire. Après un pilote cet été, LCL généralisera à partir du 1er octobre un programme d'offres commerciales personnalisées en fonction de l'analyse des flux de paiement des clients avec leur carte bancaire. Les quelque 4 millions de personnes majeures détenant un compte dans la filiale du Crédit Agricole pourront souscrire à ce programme baptisé Avantage + afin de percevoir des réductions de prix sous forme de « cashback » lors d'achats en magasin ou sur un site Internet

« Notre objectif est de faire bénéficier les clients LCL de cartes avec encore plus de valeur au regard de leur cotisation », explique Frédéric Lapeyre, directeur du marketing LCL pour le marché des particuliers. Le groupe bancaire espère avec ce programme innovant avoir trouvé la contre-attaque à nombre de concurrents qui ne facturent pas cette cotisation afin d'appâter le chaland. « Les réductions offertes chez les commerçants répondront aux besoins des clients et pourraient, en quelques achats, être supérieures au montant de la cotisation. Le “cashback" sera d'ailleurs d'autant plus important que le porteur aura une carte haut de gamme », souligne Frédéric Lapeyre. La banque peut ainsi faire coup double en poussant ses cartes les mieux margées.

En pratique, les clients devront se rendre sur leur site de banque en ligne pour adhérer au programme et recevoir des offres commerciales dans leur espace dédié. Il leur faudra ensuite sélectionner les promotions qui les intéressent afin de les associer à leur carte. Durant la période d'éligibilité proposée, il leur suffira alors de régler leur achat avec cette carte pour que le terminal de paiement du magasin ou le module de paiement de son site Internet y lient le « cashback » promis. Ce dernier sera reversé dans un délai de 48 heures au minimum, le porteur de carte pouvant visualiser sur le site Internet de sa banque ses achats en cours et le total des remboursements dont il a déjà bénéficié.

Transparence sur l'utilisation des données

Tous les trois mois, il devra confirmer son accord pour que la banque fasse bien le lien entre sa carte et son achat en magasin. « LCL prône la transparence quant à l'utilisation de ses données personnelles, qui ne quittent jamais la banque. Les clients se montrent favorables dès lors que ce sont eux qui choisissent et qu'ils en voient les bénéfices », assure Frédéric Lapeyre.

Il reste à convaincre les grandes enseignes correspondant au budget des ménages français de rejoindre le programme durant l'été et de consentir des remises suffisamment attractives. Si, en France, les offres de « cashback » existent déjà sur Internet, tout reste en effet à faire dans le monde physique. Mais LCL veut croire que les commerçants seront intéressés par le modèle économique de ce type de programme fondé sur la performance (voir ci-dessus). Contrairement à une publicité traditionnelle, ils ne paient en effet que si un client vient consommer chez eux. La banque espère ainsi offrir d'ici à deux ans 80 % de promotions en magasin pour 20 % en ligne.

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