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La Société Générale accélère dans le cashback

La Société Générale accélère dans le cashback

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO Transformation Digitale

Avril 2018

Article paru sur  L'AGEFI le 04 avril 2018

Le marché français du cashback attise les convoitises des banques. Cette pratique, qui consiste à faire profiter des consommateurs de remises négociées lors de leurs achats, vient en effet d'être généralisée par la Société Générale à l'ensemble de ses clients majeurs, soit 5,7 millions de personnes. Lancée fin 2014 via la plate-forme Grande Avenue de la banque rouge et noire, cette offre concernait jusque-là 3,7 millions de clients souscripteurs du package bancaire Jazz.

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«Notre objectif est de fidéliser notre clientèle par le biais de bons plans permettant d'augmenter le pouvoir d'achat, explique Stéphanie Vuillemin, responsable marketing offres de services aux particuliers de la Société Générale. L'offre de cashbackest aussi un moyen de différenciation dans le paysage bancaire français. Le cashback demeure en effet encore embryonnaire, puisque 10% des Français sont utilisateurs, contre plus de 60% aux Etats-Unis. Cette offre nous permet par ailleurs de nous poser en tiers de confiance dans la protection des données clients, car le site Grande Avenue a été développé par une filiale du groupe, Franfinance.»

Jusque'alors, la Société Générale comptait 147.000 utilisateurs, qui ont déjà réalisé 29 millions d'euros d'achats, avec à la clé 1,2 million de cashback. En s'inscrivant gratuitement à Grande Avenue, les futurs utilisateurs pourront accéder, via la plate-forme, à 800 e-commerçants, dont les plus grandes enseignes (Fnac, Booking.com...). Après l'achat, la remise, dont la banque perçoit une partie, est reversée sur une cagnotte, qui peut être transférée sur le compte courant du client dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros.

Ce seuil est également appliqué par LCL, qui a lancé un service similaire en octobre 2015 (NDLR: Solution CLO de CDLK) et compte désormais 300 enseignes partenaires. «Un quart de nos clients adultes ont activé ce service et un tiers d'entre eux environ l'utilisent régulièrement», commente LCL, ajoutant que «2017 a été six fois plus dynamique que 2016». Certaines caisses régionales du Crédit Agricole proposent aussi une offre de ce type. La Société Générale a, par ailleurs, lancé un pilote pour étendre le système à certains points de vente physiques, une possibilité déjà offerte par LCL dans 1.100 magasins.

Les achats générés en France par le cashback ont atteint 600 millions d'euros en 2015, selon une étude réalisée par Xerfi en 2016 qui tablait sur un volume de 800 millions en 2017. L'étude pointe notamment que le marché représentait déjà environ 2,5 milliards d'euros au Royaume-Uni à cette époque.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

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Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

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Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

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Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK CLO Promotion

Janvier 2018

Article paru dans le magazine Point Banque N°217

Sur le front des services de CLO (Card Link Offer) – qui ne sont rien d'autre que des services de cash backs automatisés et contextualisés - LCL fait toujours cavalier seul avec environ un million de membres inscrits à son programme de fidélité Avantage +, un chiffre atteint deux ans après le lancement dudit programme alors que la banque totalise un parc de 3,8 millions de porteurs de cartes.

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Avantage + a atteint un seuil significatif. La relative lenteur de la montée en puissance de ce programme tient essentiellement au fait que l'enrolement se fait par 'opt-in'. « Un programme de CLO se construit dans le temps » explique Benoit Gruet, président de CDLK, pionnier du CLO en France. Le prestataire vise le marché des banques avec une plate-forme technologique qui identifie la signature monétique des commerces grâce à une solution basée sur des algorithmes et du machine learning (CLO Tracking & CLO Targeting). CDLK produit ainsi un référentiel marchand croisant certaines données monétiques (codes MCC, SIRET, etc...) avec des données externes (APE Insee, etc...) pour permettre une identification et une catégorisation à des fins applicatives dont le CLO. La qualité des données du référentiel ainsi obtenu est essentielle pour les banques. Principale raison ? Sur le terrain, dans leurs relevés, les banques ne disposent que du libellé monétique des entreprises, lequel peut différer des marques commerciales connues du grand public. Ainsi, le client d'une banque, qui attend en principe un relevé clair et compréhensible, va donc s'arracher les cheveux pour identifier une dépense qui ne fait pas apparaître directement le nom du salon de coiffure ou de la boulangerie qu'il a l'habitude de fréquenter. « Cette situation résulte notamment du système 4-coins des schèmes CB, Visa ou MasterCard, qui distingue la banque acquéreur qui fournit le terminal de paiement de la banque du porteur » explique Angelo Caci. CDLK offre aux banques une solution technique afin de résoudre ce problème. « Elles peuvent ainsi offrir à leurs clients des relevés parfaitement explicites » explique Benoit Gruet. CDLK propose en outre des outils de segmentation de la clientèle basés sur le comportement de consommation permettant de mieux cerner leurs attentes. Alors que le sujet s'apprête à figurer en tête des priorités, d'autres grandes banques réfléchissent au déploiement d'une solution big data innovante exploitant leurs propres données, et ce afin de faire face à la concurrence croissante des néobanques dans un contexte de taux d'interchange à la baisse estime en substance Benoit Gruet.

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Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Tags : Banque Carte Bancaire CLO Promotion

Novembre 2017

Article paru dans Les Echos le 14 novembre 2017

Pionnier sur ce marché, LCL revendique un million d'utilisateurs en deux ans pour son programme « Avantage + ». BPCE mènerait un pilote comparable. 

Le marché des offres promotionnelles directement liées à l'utilisation de la carte bancaire du client commence à frémir. Deux ans après avoir lancé   son programme « Avantage + » , LCL revendique ainsi un million d'utilisateurs, soit 30 % du nombre total de ses porteurs. 

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« En réalité, la part est plus importante car tous nos clients, notamment les étudiants et les jeunes, ne sont pas éligibles », précise un porte-parole de la banque.

La filiale du Crédit Agricole compte en parallèle 300 enseignes partenaires et 1.200 points de vente où le consommateur peut bénéficier de réductions lorsqu'il utilise sa carte bancaire. Globalement 45 % des commerçants qui offrent ces remises sous forme de cashback le font en magasin tandis que la majorité des partenaires sont en ligne.

Un intérêt croissant en magasin

Mais cette proportion a vocation à s'inverser. « Nos clients sont très demandeurs d'offres de proximité », confirme ce porte-parole. La banque va donc multiplier les opérations commerciales comme celle qu'elle a organisée dans le centre des Quatre Temps à la Défense en septembre. Durant quinze jours, tous les commerçants y ont pu proposer des remises et tester l'intérêt du programme. « Le  chiffre d'affaires des Quatre temps a sensiblement augmenté, les commerçants étaient satisfaits », affirme LCL sans plus de précisions.

De fait, si ce type de programme aussi appelé  CLO (« card-linked offers ») permet à la banque de fidéliser ses porteurs de carte et de justifier la cotisation annuelle qu'ils règlent pour l'utiliser, il permet aussi aux banques de renforcer leur relation avec les clients professionnels. 

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Le Match : App de services ou app de paiement ?

Le Match : App de services ou app de paiement ?

Tags : App Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Innovation

Mai 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 17 mai 2017

...  Operé techniquement par la solution de la Fintech CDLK, le dispositif du Programme CLO de LCL est extrêmement simple du point de vue du client : tout porteur de carte de la banque peut s'inscrire au programme Avantage+, qui lui permet de recevoir des offres de « cashback » sur ses achats, sans intervention de sa part. À chaque fois qu'il réalise une dépense qualifiante avec sa carte, sa cagnotte est alimentée et celle-ci peut être reversée sur le compte courant dès qu'elle atteint le seuil de 20 euros ...

 

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Tags : Banque Cashback CLO

Décembre 2015

Article paru dans Point Banque, le magazine de l'industrie bancaire et des moyens de paiement, de décembre 2015.

LCL a lancé le 1er octobre dernier Avantage +, le premier programme relationnel carte, alias CLO – Card Linked Offers ou « offres liées à la carte » – une initiative qui risque d'être suivie courant 2016 par toutes les grandes banques de la place. 

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Lancé par la société américaine Cardlytics, le principe du CLO repose sur une analyse par un organisme financier des dépenses effectuées par carte bancaire de ses clients en vue de leur proposer des promotions ciblées générant un cash back automatique en cas d'achat. Malgré la prudence dont font preuve les banques françaises à ce sujet, les raisons objectives d'un ralliement au concept de CLO sont nombreuses.

 

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LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

LCL réinvente la carte bancaire qui rapporte

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Novembre 2015

Article de Aline Fauvarque paru dans  lerevenu.com le 19 novembre 2015

Alors que les banques s'interrogent sur les moyens de résister à l'«uberisation» des moyens de paiements, LCL a dégainé en proposant le premier service de récompense «cash back» sur vos achats par carte bancaire. Ouvrant la voie à une exploitation des données commerciales.

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Le 1er octobre, LCL a lancé avec l'appui des commerçants  un programme de rétrocessions pécuniaires «Avantage +» qui vous fait profiter de rétrocommissions non négligeables sur vos achats, entre 4% et 10% dans la plupart des cas. Elles émanent aussi bien de e-commerçants que d'enseignes ayant pignon sur rue.

«J'ai acheté une machine à laver chez Conforama et huit jours après, j'étais crédité de 100 euros sur mon compte», se réjouit un client. Le délai de rétrocession peut s'allonger, le temps de s'assurer que l'achat est effectif, par exemple en cas de vente à distance ou si le client dispose d'un délai pour retourner la marchandise.

Jusqu'à présent, les programmes de ce type reposaient sur la seule banque, qui vous retourne un infime pourcentage sur tous vos achats ou des points permettant de rembourser votre cotisation de carte bleue. À présent, ce programme de fidélité fait intervenir les commerçants. LCL négocie avec eux afin qu'ils vous accordent des réductions.

Pour en bénéficier, les clients de LCL n'ont qu'à se connecter sur le site de la banque, s'inscrire au programme et cocher les offres dont ils veulent profiter. Après, tout est automatique. Inutile de s'embarrasser d'un code de réduction à recopier sur un site ou d'une carte de fidélité en magasin. La mécanique du système permet d'ailleurs la plus grande discrétion : le vendeur ne voit pas que son client bénéficiera de ce «cash back» et cela n'est pas mentionné sur son ticket de caisse.

Dans un premeir temps, le client choisit donc les offres parmi celles négociées par LCL pour tous ses clients, seuls les taux de réduction peuvent varier en fonction du niveau de carte bancaire : il faut bien récompenser les porteurs de cartes haut de gamme. 

Dans un second temps, il est prévu de proposer aux clients qui le veulent de recevoir des offres ciblées, en fonction de leurs achats antérieurs. "Ce sont les clients qui décideront s'ils autorisent ou non LCL à décortiquer leurs relevés de carte bancaire pour leur envoyer des offres individualisées explique Benoit Gruet" co-fondateur de CDLK, la "fintech" qui a conçu le programme.

LCL ne dit pas encore combien de clients se sont déjà inscrits mais se félicite d'avoir enrôlé plus d'une centaine de commerçants dans tous les domaines, un point clé. Avec cette offre de «cash back», la filiale du Crédit Agricole incite non seulement le détenteur de multiples moyens de paiement à utiliser la carte de LCL mais elle se donne les moyens d'entrer dans l'ère du big data. Et le Crédit Agricole pourrait suivre son exemple s'il s'avère concluant. L'enjeu est double.

Baisse des commissions par carte

Cette offensive vise d'abord à contrecarrer l'érosion des commissions sur les paiements par carte bancaire en accroissant leur utilisation. La carte bancaire représente aujourd'hui près d'un paiement sur deux en France (49,06% en 2013), un pourcentage que les banques souhaitent faire encore progresser, mais au prix d'une baisse des commissions qui devraient une nouvelle fois se réduire au 1er décembre prochain (0,2% ou 0,3% de la transaction).

L'autre objectif est de contrer l'intrusion de nouveaux opérateurs non-bancaires dans le domaine des paiements tel Paypal, qui revendique plus de 5 millions de clients en France. Dans cette bataille engagée avec un train de retard, les banques ont tout à gagner à resserrer leurs relations avec les commerçants qu'elles fournissent en TPE et dont elles assurent les règlements. Elles pourraient ainsi les fournir en données utiles à leur développement commercial, comme tous les nouveaux acteurs savent déjà le faire.

La bonne offre, au bon moment, au bon client

Les géants du Web fidélisent leurs adhérents par des primes et valorisent ensuite ce travail auprès des commerçants qui en assument le coût. De quoi vous attacher à leurs applications et e-wallet, et retirer aux banques leur fond de commerce. «Si nous avions affirmé notre volonté de nous battre sur ce terrain il y a quelques années, nous ne nous serions pas laissé tailler des croupières par Paypal», dit un banquier en test sur d'autres solutions dans l'objectif de proposer «la bonne offre, au bon moment, au bon client».

«Aux États-Unis, c'est la banque qui propose au commerçant de lui envoyer une clientèle correspondant à ses critères de revenus, de zone de chalandise ou de centres d'intérêts», explique Pierre de Brabois, consultant chez Kurt Salmon. Les banques ont des moyens pour utiliser leurs fichiers tout en conservant le secret bancaire. De plus, si des données personnelles sont fournies aux commerçants, votre accord est demandé. En France, la Cnil y veille de près, compliquant d'ailleurs certains développements souhaités par les banques et par leurs concurrents, mais l'évolution est en marche...

 

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LCL se lance dans les offres marketing ciblées

LCL se lance dans les offres marketing ciblées

Tags : Carte Bancaire Cashback CLO

Juillet 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 6 juillet 2015

Après les rumeurs du printemps, le lancement serait désormais imminent, selon Les Échos : dans quelques mois, LCL deviendra la première banque française à intégrer des « offres liées à la carte » (ou CLO en anglais, pour « Card Linked Offers ») au coeur de ses services en ligne, pour être suivie plus tard, peut-être, par le Crédit Agricole.

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Le programme « Avantage + » de l'établissement est tout à fait conforme aux standards du genre (américains, principalement) : sur la base d'une analyse de ses transactions (par carte) passées, le système sélectionne des promotions ajustées au mieux au comportement du consommateur et les lui propose ensuite au sein de son espace personnel. Une fois acceptées, les offres sont automatiquement appliquées lors des dépenses éligibles, sous la forme de reversements (cashback) sur son compte.Comme prévu, la plate-forme mise en oeuvre serait celle de CDLK (anciennement Cardlinkin'), le pionnier du sujet en France, combinée à l'expertise de Plebicom pour toute la partie concernant les relations avec les annonceurs. À travers cette initiative, LCL vise plusieurs bénéfices, en matière de fidélisation de sa clientèle, entre restitution de valeur sur les cotisations des cartes (face à la concurrence du gratuit), augmentation du volume des paiements par carte et attractivité des promotions distribuées.

Le système est simple et apparemment impossible à ne pas aimer, il fait fureur aux États-Unis, mais il peine à s'installer en Europe continentale. Pourquoi ? Par peur de réactions de rejet, comme ING en a déclenché aux Pays-Bas. Le risque est grand, en effet, de froisser les consommateurs, à la fois peu habitués (et, par conséquent, relativement peu réceptifs) aux coupons de réduction et prompts à s'inquiéter de l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles, surtout quand elles sont aussi intimes que leurs achats.

Mais, visiblement, la tentation est trop grande pour y résister et LCL tente donc l'aventure. La banque veut toutefois mettre tous les atouts de son côté, en établissant un système d'opt-in (activation volontaire du service), à renouveler tous les 3 mois, et en insistant sur le fait que les données de ses clients ne sont jamais transmises à un tiers. Par ailleurs, le dispositif sera d'abord expérimenté, cet été, auprès de quelques utilisateurs pilotes avant une généralisation prévue, pour l'instant, au mois d'octobre.

Rendez-vous à cette date pour voir si le test du premier déploiement se déroule sans anicroche (à moins que la révélation des Échos ne soit auparavant montée en épingle par la presse, comme ce fut le cas avec ING). L'étape d'après consistera à vérifier si la valeur attendue est au rendez-vous, ce qui reste également à prouver. Et, derrière, il ne fait aucun doute que toutes les banques de l'hexagone (et probablement plus loin) surveillent cette expérience à la loupe, prêtes à rapidement suivre l'exemple de LCL.

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Les beacons ne servent-ils donc à rien ?

Les beacons ne servent-ils donc à rien ?

Tags : Beacon CLO

Juin 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 1er juin 2015

Lors de la récente édition californienne de Finovate, Digital Insight présentait une première démonstration de sa vision de l'usage des beacons dans une application bancaire. Voilà naturellement de quoi exciter la curiosité de ceux qui ne pouvaient être sur place (dont je fais partie). Depuis, la vidéo de l'intervention a été mise en ligne.

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Hélas, il ne s'agissait en fait que d'une nouvelle itération sur des idées bien peu originales. Le cas d'utilisation proposé consiste en effet simplement à identifier le visiteur lors de son arrivée en agence, en profitant des détails connus de son rendez-vous – par exemple selon qu'il vient pour un crédit immobilier ou un projet d'investissement – pour lui offrir un minimum d'information contextuelle. Puis, à la fin de son entretien, lorsqu'il s'éloigne, il reçoit une notification l'invitant à exprimer son niveau de satisfaction.

La seule petite ouverture imaginée par Digital Insight arrive en toute fin d'intervention. Il s'agirait de compléter les promotions ciblées que délivre la banque à ses clients avec un système de « geofencing » les rendant plus efficaces. Plusieurs conditions doivent cependant être rassemblées avant de mettre en oeuvre ce mécanisme. Tout d'abord, il ne peut concerner que des établissements qui distribuent des offres (par exemple les adeptes des «  CLO »). Ensuite, il impliquerait probablement de distribuer (d'une manière ou d'une autre) des beacons aux commerçants.

Il n'est pas certain que beaucoup de banques se voient assumer un rôle de ce genre. Peut-être pourrait-il s'agir plutôt d'un modèle viable pour les fournisseurs de solutions de marketing (du type CardlyticsCardlinkin' et consorts).

Finalement, se pose surtout la question essentielle : n'y a-t-il rien de mieux à faire avec ces balises qu'un message d'accueil personnalisé, un questionnaire de satisfaction ou l'envoi de coupons de réduction contextuels ? À voir les expériences qui se multiplient autour de ces mêmes bases, qui plus est souvent mises en oeuvre sans avantage particulier par rapport à une localisation par GPS, il faut croire que non. Pire, rien ne prouve, pour l'instant, que les consommateurs sont intéressés par ces possibilités.

Alors, à défaut d'idée d'usage révolutionnaire et afin d'éviter la tentation du « coup » médiatique sans lendemain, la prudence devrait être de mise. Avant tout lancement, l'expérimentation s'impose, en minimisant les investissements (ce qui est parfaitement réaliste avec ces technologies) et en mesurant les résultats avec extrême rigueur. Dans de nombreux cas, y compris si vous pensez avoir inventé le concept du siècle, il ne devrait même pas être nécessaire de déployer des beacons, une simple géolocalisation pouvant faire l'affaire, au moins dans un premier temps.

Et il se pourrait bien qu'à la fin, on se rende compte que, malgré ses promesses, la technologie ne rencontre pas son public et soit vouée à finir au cimetière...

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Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Tags : Banque CLO

Mai 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 4 mai 2015

S'il ne fait absolument aucun doute que toutes les grandes banques françaises réfléchissent aujourd'hui à l'utilisation des données qu'elles détiennent sur leurs clientèles, il est tout aussi évident qu'elles hésitent à se lancer dans une aventure potentiellement risquée. Selon un  article des Échos, le Crédit Agricole s'apprêterait à franchir le pas...

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L'initiative prendrait la forme classique (ailleurs dans le monde) d'« offres liées à la carte » (ou « CLO » pour l'acronyme anglais). Pour mémoire, son principe consiste à analyser les transactions individuelles de chaque client de la banque afin de lui proposer des réductions correspondant au mieux à ses habitudes de consommation. Ces promotions lui sont présentées dans ses relevés d'opérations en ligne : il n'a plus qu'à les accepter, d'un clic, pour qu'elles soient automatiquement appliquées lors d'un achat qualifiant (généralement par l'intermédiaire d'un remboursement sur son compte).

Le service mis en oeuvre par le Crédit Agricole serait celui de la jeune pousse française Cardlinkin', qui trouverait ainsi son premier client d'importance, un an et demi après sa création. Il s'agirait également d'un (petit) pied de nez à Visa qui essaie depuis quelques mois d'introduire en Europe la solution de son partenaire américain edō Interactive. Quoi qu'il en soit, le choix de faire appel à un spécialiste plutôt qu'à une réalisation interne fait preuve de bon sens, notamment par la difficulté à appréhender un nouveau métier.

En effet, le concept de « CLO », pour être à la fois efficace et pertinent vis-à-vis de ses utilisateurs et rentable pour la banque, n'est pas qu'une simple affaire de traitement et d'analyse de données. Certes, ces aspects techniques sont importants, mais la gestion des promotions (et des commerçants qui les distribuent) requiert, de son côté, une approche dédiée (que propose Cardlinkin'). Avec ses clients professionnels, le Crédit Agricole dispose certainement d'un vivier de prospects plus ou moins facilement accessible, encore faut-il leur vendre la solution.

Tout cela est cependant parfaitement réglé, les exemples de réussite – à l'image de  celui de Cardlytics aux États-Unis – ne manquant pas à travers le monde. Le danger pour le Crédit Agricole réside donc ailleurs. En premier lieu, il existe un frein culturel, nos compatriotes étant relativement peu adeptes des bons de réduction en tout genre qui prolifèrent dans d'autres pays. Mais, surtout, c'est la perception des consommateurs en matière d'intrusion dans leur vie privée qui représente un risque majeur.

Comme l'ont démontré, entre autres, les cas d'ING aux Pays-Bas et PostFinance en Suisse, dans des circonstances tout à fait similaires, la frontière est très étroite entre un nouveau service accepté – voire plébiscité – par les clients et une catastrophe de communication. Les réassurances concernant la sécurité absolue des données personnelles ne suffisent pas, c'est une véritable alchimie qui est à l'oeuvre. Pas étonnant, dans ces conditions, que les banques ne soient pas plus empressées...

Il est vrai que l'hexagone compte un précédent, à travers les Bons Plans de Fortuneo Budget, mais il reste tellement discret, à l'écart des services bancaires proprement dits, qu'il ne peut réellement constituer une référence. Alors, s'il confirme son initiative, le Crédit Agricole a toutes les chances de devenir le poisson pilote du sujet : en cas de succès, il faut s'attendre à une déferlante chez toutes ses concurrentes, en cas d'échec, les projets « big data » prendront encore du retard dans l'ensemble du secteur.

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Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Oui, le marketing lié à la carte est efficace !

Tags : Carte Bancaire CLO

Avril 2014

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 25 avril 2014

Alors qu'elles n'ont toujours pas décollé en France, les « offres liées à la carte » (CLO en acronyme et en anglais) avaient déjà prouvé leur capacité à conquérir les consommateurs américains. Elles font désormais la démonstration de leur efficacité pour les responsables marketing, selon une étude commanditée par Bank of America.

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Rappelons tout d'abord en deux mots de quoi il est question. Le principe du CLO, plus ou moins inventé par la jeune pousse Cardlytics, s'appuie sur une analyse des dépenses (telles qu'elles ressortent de l'historique des opérations antérieures) pour proposer des promotions ciblées, imputées directement sur les achats réalisés avec la carte bancaire associée au programme. Exemple classique : un paiement passé chez Burger King déclenche une réduction de 5$ chez McDonald, automatiquement appliquée à la prochaine transaction correspondante.

Le concept est séduisant mais, pour les commerçants qui l'adopte, les résultats sont-ils à la hauteur des attentes ? C'est la question à laquelle a voulu répondre Bank of America, en réalisant une enquête auprès des directeurs marketing membres du CMO Club (représentant principalement des grandes structures). Et la réponse est incontestablement « oui », même s'il faut conserver un minimum de prudence avec un sondage orchestré par un établissement directement intéressé au sujet (via sa plate-forme BankAmeriDeals, motorisée par Cardlytics).

Plus précisément, parmi les répondants qui ont eu l'occasion d'utiliser une solution de CLO, 9 sur 10 ont mesuré un effet positif sur leurs ventes, ce qui conduit une immense majorité d'entre eux (98%) à considérer que ces programmes sont efficaces pour atteindre leurs cibles privilégiées et ils sont presque autant (96%) à affirmer qu'ils continueront à employer cette technique pour leurs futures campagnes. Les autres bénéfices qu'ils en retirent comprennent l'amélioration de la fidélité (avec une augmentation des ventes répétées), une croissance de la fréquentation des boutiques...

Et ces avantages s'accompagnent naturellement des caractéristiques jugées essentielles par les responsables de marketing pour une approche de qualité et fructueuse : une excellente connaissance du client au service d'un ciblage extrêmement précis, ainsi que des outils de mesure du succès des campagnes. Un autre aspect à ne pas négliger est l'importance qu'ils accordent au recours à un partenaire reconnu, fiable et digne de confiance, qui tend à justifier le rôle que peuvent jouer les banques sur ce marché.

En dépit de ses atouts, le CLO reste pourtant méconnu et sous-utilisé, même aux États-Unis (où le seul Cardlytics opère ses programmes pour plus de 400 institutions financières). Ainsi, plus de 60% des personnes interrogées n'ont jamais testé ses possibilités et la moitié de ceux-là ne connaissent pas son mode de fonctionnement. Un important effort de sensibilisation sera donc nécessaire pour les acteurs qui tenteront de répliquer ces modèles en Europe (par exemple Birdback et CardLinkin'), notamment ceux qui visent plutôt les petits commerces.

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France – CardLinkin la start-up monétique du smart-shopping

France – CardLinkin la start-up monétique du smart-shopping

Tags : Big Data CDLK CLO

Janvier 2014

Article paru dans  monéticien.com, le 16/01/2014 par Georges Langeais

Initiée au printemps 2012 et officiellement créée en juillet 2013 par Messieurs Benoit Gruet et Patrick Villeneuve, la start-up « Cardlinkin » se positionne sur le marché du smart shopping offrant aux établissements de paiement un modèle innovant issu du domaine des « Payment Information Value Added Services » (PIVAS). Sujet d'actualité, s'il en est, tant les enjeux sont importants pour les acteurs de la monétique en recherches de relais de croissance et de nouveaux services en 2014. Vous trouverez ci-après, l'interview d'un des fondateurs afin de décrypter le positionnement et la stratégie de la société.

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CarLinkin est un nouvel entrant avec une offre en plein essor aux États-Unisappelée « card linked offer » proposant aux banques d'exploiter leur connaissance clients basée sur l'historique des transactions. La start-up souhaite séduire à la fois l'établissement de paiement (émetteur de cartes bancaires), mais aussi le marchand (grande enseigne, commerce de proximité et site de ventes à distance). La plateforme, développée par la société, repose donc sur l'exploitation des données transactionnelles de type « carte » auprès des commerçants via un programme « client bancaire » d'offres promotionnelles ciblées.

Monsieur Benoit GruetCEO de CardLinkin, nous a accordé une interview afin de mieux connaitre cette offre se présentant sur le marché de la monétique une dimension « time to market » particulièrement forte.

Monéticien : Votre offre se compose d'une solution en trois étapes, analyse anonymisée des données du client, ciblage d'une population de consommateurs et communication des offres du marchand. Comment se différencie votre offre avec les programmes de fidélité déjà existants sur le marché et utilisés par les acteurs, à l'instar de la grande distribution ?

B.G : C'est à la fois un programme de fidélité destiné aux banques et également unoutil marketing de ciblage puissant pour les commerçants. Pour les banques, cela permet d'augmenter la volumétrie des opérations monétiques mais aussifavoriser le taux de pénétration de l'usage de la carte bancaire au point de ventes. Pour les  marchands, la solution vise à générer du trafic via des offres promotionnelles avec une possibilité de ciblage inégalée. L'enseigne marchande peut privilégier, soitl'animation de sa clientèle existante, soit l'acquisition de nouveaux clients. A titre d'exemple, une des problématiques connues chez le marchand aujourd'hui est, entre-autre, de « réactiver » la relation avec ses anciens clients.

Monéticien : L'objectif pour le commerçant est d'augmenter son chiffre d'affaires grâce à votre programme de fidélité. Comment déterminez-vous le profil du client afin de cibler au plus juste, une offre à laquelle, il peut répondre favorablement ?

B.G : La solution Cardlinkin permet au marchand de concevoir sa campagne et définir sa proposition d'offres promotionnelles en exploitant différents paramètres de ciblage. Parmi ces critères, notre plateforme propose un tri par type de dépenses(localisation, Récence, Fréquence, Montant (RFM), type d'industrie, etc.) à croiser avec lesdonnées socio-démo disponibles comme l'âge, le genre, etc... Pour se faire, notre portail interroge en temps réel, par requêtes, la base de données des porteurs de carte et ceci en garantissant à 100% qu'aucune donnée ne sorte de la banque, même anonymisée. C'est un point de différenciation spécifique à la solution technique développée par notre entreprise, si on la compare aux solutions de Card-Linked-Offer existantes sur le marché.

Monéticien : Comment choisissez-vous les offres marchands et à quel moment intervient l'établissement de paiement dans la décision finale ?

B.G : Naturellement tous les commerçants ne sont pas éligibles à la plateforme car ils doivent correspondre à une ligne éditoriale que nous définissons conjointement avec les banques partenaires. Par souci d'efficacité, les offres promotionnelles retenues doivent correspondre aux attentes des clients en termes d'image, d'accessibilité et de générosité. Nous opérons une solution « monético-marketing » dans un cadre pré-défini conjointement avec les banques associées à la plateforme.

Monéticien : Votre solution de « smart-shopping » est basée sur la simplicité du service proposé au porteur de la carte bancaire d'un établissement de paiement. Pouvez-vous nous expliquer le modèle économique de votre société ?

B.G : Vous avez raison, l'attrait de notre solution repose sur la simplicité pour le porteur. Via sa carte, il active une offre de son choix en un seul clic et, se rend dans l'enseigne concerné pour y faire son achat sans coupon. Son compte bancaire est crédité par sa banque sous 48 heures automatiquement. Concernant le modèle économique, lemarchand paie une commission marketing selon la performance de son offre. Selon le niveau d'activité généré, un pourcentage de cette commission facturée par Cardlinkin, est reversé à la banque partenaire.

Monéticien : Votre offre est disponible actuellement sur le marché français. Avez-vous des ambitions de développement à l'international, à quelle échéance et quels sont les pays visés par votre programme de développement ?

B.G : Notre solution IT a été développée en interne pour répondre précisément aux attentes des banques en France et plus largement en Europe Continentale. La Belgique, l'Italie ou encore la Russie sont des marchés avec lesquels nous avons eu des premières sollicitations et pour lesquels, nous souhaitons envisager une présence dans l'avenir. Ceci étant dit, notre focus reste à court-terme, le marché français. Il représente un fort potentiel avec 45 Millions de porteurs, 30 milliards de dépenses marketing annuelles et des attentes fortes des 5 /6 grands émetteurs de carte bancaire concernant l'exploitation vertueuse de leur données clients.

Nous vous remercions chaleureusement, Monsieur Benoit Gruet, pour cette interview exclusive et vous présentons nos voeux de succès au développement de votre activité.

La Rédaction

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