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Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Que deviennent vos données bancaires quand vous changez de banque ?

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire Open Banking Paiement

Juin 2019

Article paru sur  Cbanque le 06 juin 2019

Vos données bancaires sont riches d'informations hautement confidentielles. Mais que deviennent-elles quand vous changez de banque ? Le point sur la question, un an après l'entrée en vigueur d'un règlement européen qui est censé avoir tout changé.

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RGPD, an 1. Le 25 mai 2018, le « règlement général sur la protection des données » entrait en application. Objectif : encadrer et harmoniser, à l'échelle de l'Union européenne, le traitement des données à caractère personnel. Il y avait urgence : la précédente directive sur le sujet datait de 1995. Trois ans, donc, avant la création de Google, en 1998 en Californie...

Pensé pour répondre aux nouveaux défis posés par les géants du numérique - notamment les fameuses GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) - le texte s'applique plus généralement à toutes les entreprises qui détiennent des données personnelles. Notamment aux banques qui doivent, comme les autres, permettre à leurs clients de faire valoir leurs droits, certains créés, d'autres consolidés par le RGPD. Deux en particulier : le droit à la portabilité et le droit à l'oubli. En résumé, la possibilité de récupérer, à la demande, ses données personnelles, le cas échéant pour les transmettre à un tiers, ou d'en demander l'effacement.

Quelles sont les données concernées ?

C'est la première question à laquelle les banques ont dû répondre pour mettre en oeuvre ces droits. Il n'y a pas d'ambiguïté pour les informations fournies directement par l'usager : son état-civil, son adresse, ses situations familiale et professionnelle, etc. Il en va différemment des données dites transactionnelles, celles qui figurent sur les relevés de compte : virements, prélèvements, retraits de cash, paiements par carte, etc. S'agit-il de données personnelles ?

D'un point de vue juridique, cela ne fait pas vraiment débat. « Sauf s'il est anonymisé, l'historique des transactions est considéré comme une donnée personnelle, et à ce titre rentre dans le champ du droit à la portabilité et à l'oubli », explique Thibault Verbiest, avocat associé au sein du cabinet DS Avocats et spécialiste du sujet. Confirmation du côté de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui supervise la mise en oeuvre du RGPD en France. « Le Comité européen de la protection des données a estimé que les informations figurant sur les relevés bancaires, produites dans le cadre de l'activité du compte, étaient des données personnelles et relevaient du droit à la portabilité », annonce Clémence Scottez, cheffe du service des affaires économiques de la CNIL.

Puis-je emporter mes données de paiement avec moi quand je quitte ma banque ?

A partir du moment où il s'agit de données personnelles, la réponse est oui : le droit à la portabilité s'applique aussi aux données de paiement. En ce sens, « le RGPD est de nature à renforcer la mobilité bancaire », estime Thibaut Verbiest, en complétant les dispositifs existants, notamment le  mandat de mobilité lancé en février 2017. L'intérêt de s'emparer de ce droit dans le cadre d'un changement de banque est assez clair. Plus besoin, en effet, de repartir de zéro : vous conservez l'historique de vos transactions, et votre nouvelle banque acquiert sur le champ une large connaissance de vos habitudes, qu'elle peut transformer en services à valeur ajoutée : aide à la gestion budgétaire, conseils hyper-personnalisés, avantages fidélité, etc.

 

Quand je quitte ma banque, puis-je lui demander d'effacer mes relevés de compte, entre autres données personnelles ?

La réponse est encore oui, au titre du droit à l'oubli. Dans les faits toutefois, sa mise en oeuvre se frotte à certaines limites. Les banques, en effet, ont « des obligations réglementaires de conservation des données », rappelle Clémence Scottez, de la CNIL. Pendant cinq ans, par exemple dans le cadre de la lutte contre le blanchiment. « Les banques doivent conserver les données pendant une durée raisonnable, ou imposée par la loi le cas échéant », confirme Me Thibault Verbiest.

La CNIL, toutefois, encourage certaines bonnes pratiques. « Les données doivent passer dans un état d'archivage intermédiaire », détaille Clémence Scottez. « De cette façon, elles ne sont plus consultables par les conseillers en agence, mais reste accessibles en cas de demande de Tracfin ».

Les banques françaises remplissent-elles leurs obligations ?

La plupart des banques ont joué le jeu du RGPD en adaptant leurs conditions générales et en nommant des délégués à la protection des données (DPD). Dans les faits toutefois, l'exercice des droits à la portabilité ou à l'oubli dans la banque semble très imparfait.

Premier problème : certaines enseignes refusent, contre l'évidence, de considérer les relevés de compte comme des données personnelles, limitant de fait le droit à la portabilité. « Cela suscite des plaintes d'usagers, qui sont en cours d'instruction », confirme Clémence Scottez. Autre obstacle : la mise en oeuvre concrète. Talend, qui vend aux banques des solutions pour gérer les données de leurs clients, a effectué quelques tests grandeur nature sur des demandes de portabilité. Bilan : « Les banques ne sont pas prêtes », tranche Jean-Michel Franco.

Plus généralement, le directeur marketing de Talend s'étonne qu'aucune banque n'ait fait le choix d'utiliser ce droit à la portabilité de manière offensive, en proposant à des futurs clients de leur confier leurs données en échange de services à valeur ajoutée. « Elles ont mis en oeuvre le RGPD comme une contrainte réglementaire, pas comme un avantage concurrentiel », constate-t-il. Ce faisant, elles ratent une opportunité : la plupart des observateurs du secteur s'accordent en effet à dire que la donnée transactionnelle, et sa valorisation, sera au coeur des futurs modèles économiques de la banque de détail.

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La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

La vertigineuse transformation de l'industrie du paiement

Tags : Banque Carte Bancaire GAFA Paiement

Juin 2019

Dossier paru dans   Le Monde le 05 juin 2019

Longtemps assimilée à une austère affaire de tuyauterie bancaire, la facilitation des paiements du quotidien fait désormais figure de véritable mine d'or. De puissants acteurs émergent, se disputant à coups de milliards une activité innovante et stratégique.

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Payer l'addition au restaurant sans faire signe au serveur, sans attendre la 
note, grâce à un identifiant sur la table du déjeuner, fait partie des innovations sur lesquelles travaille Lyf Pay, l'application de paiement mobile soutenue notamment par BNP Paribas et le Crédit mutuel. Un autre projet maison permet de régler son parking sans quitter son volant, par la lecture de la plaque d'immatriculation.

Tapie derrière ces petits services du quotidien se dessine la nouvelle obsession de l'industrie du paiement : faire disparaître le paiement. A l'image de l'achat avec le one clic (« en un clic ») d'Amazon. Ou d'un Uber, le géant du VTC, qui transporte ses clients sans qu'ils aient à sortir leur portefeuille, la course étant réglée automatiquement par le biais de l'application mobile. « On aime consommer, mais personne n'aime payer. Progressivement, pour toute une série de transactions liées à la vie quotidienne, le paiement va s'effacer en arrière-plan », prédit Marc Niederkorn, spécialiste de la question au sein du cabinet McKinsey.

Le paiement n'a longtemps été qu'une affaire de tuyauterie déléguée dans les banques 
aux collaborateurs les moins gradés. En quelques années, cette industrie austère a entamé une étonnante « remontada », transformant une simple commodité en une activité innovante et stratégique, que se disputent à coups de milliards de dollars les institutions financières, les start-up et les géants de la tech.

Plus de code SMS


Le succès du néerlandais Adyen illustre cette nouvelle puissance. Si la start-up n'a pas quinze ans d'existence, elle a réussi une razzia sur le marché des e-commerçants. Son nom reste inconnu du grand public, mais c'est notamment elle qui traite les paiements d'Uber (elle a contribué à installer dans le paysage le paiement en « zéro clic »), Blablacar, Netflix, Spotify et Deezer, eBay, Gap, H&M, Leboncoin ou Showroomprivé et de plus de 3 400 autres clients. « En France, Adyen a déjà la même part de marché qu'un grand réseau bancaire sur le secteur du commerce en ligne », ne peut que constater un banquier français. Pour les paiements en ligne, Adyen vend à ses commerçants un paiement « sans friction », qui saute la case de la sécurisation de la transaction par l'envoi d'un code SMS. L'e-marchand n'est plus protégé par une banque en cas de fraude. En contrepartie, il ne perd pas de clients en route, alors que l'étape du SMS ferait échouer « 12 % des achats en France, et 40 % aux Etats-Unis », selon la start-up.

Et pour sécuriser ses transactions, Adyen utilise un algorithme qui lui permet, par exemple, de déceler si le numéro de la carte bancaire a été entré par un robot, en évaluant si la vélocité avec laquelle les chiffres sont reproduits dépasse la dextérité humaine.

Aux marchands en ligne, comme aux chaînes de magasins ayant pignon sur rue, l'entreprise propose une offre clés en main, qui leur permet d'accepter toutes les solutions de paiement, y compris les chinoises Alipay ou WeChat Pay. « Quand un groupe veut se lancer dans plusieurs pays, il doit signer avec 70 ou 80 banques locales. Avec nous, le commerçant ne signe qu'un contrat, pour une seule intégration technique. Nous remplaçons tous les intermédiaires », explique Philippe de Passorio, directeur général d'Adyen France. Nous voulons être le moteur silencieux du commerce mondial. »

Le secteur est en effervescence

Les investisseurs apprécient. Alors que son revenu net n'a pas dépassé les 350 millions d'euros en 2018, l'entreprise vaut désormais en Bourse plus de 20 milliards d'euros, soit plus que la Société générale. Dès son premier jour de cotation à Amsterdam, en juin 2018, Adyen a surpris le marché en doublant sa valeur en quelques dizaines de minutes.

Son concurrent américain Stripe, avec un positionnement identique, a été valorisé lors de sa dernière levée de fonds, en janvier, 22,5 milliards de dollars (20 milliards d'euros). Depuis, le secteur est en effervescence. L'américain Fiserv a mis la main sur son compatriote First Data pour 22 milliards de dollars, le britannique Worldpay a accepté une offre d'achat de 43 milliards de dollars du géant américain Fidelity National Information Services (FIS) – la plus grosse opération dans le métier des paiements –, et, très récemment, l'américain Global Payments a annoncé le rachat de TSYS pour 21,5 milliards de dollars.

Autant de signes avant-coureurs de la formation d'une bulle ? « Le secteur offre une réelle plus-value économique et une capacité à se développer », analyse Marc Niederkorn. Selon McKinsey, le paiement (au sens large, en intégrant le compte courant utilisé pour les transactions) représente plus d'un tiers des revenus d'une banque. Et les perspectives s'annoncent excellentes : le nombre de transactions par carte bancaire augmente chaque année de 6 % à 8 % en Europe, porté par le sans-contact et le déclin du cash.

Surtout, l'expansion de l'e-commerce rebat les cartes. « Aujourd'hui, seulement 4 % à 5 % des dépenses dans le monde se font sur Internet. Nous n'en sommes donc qu'au tout début. Ce marché va exploser, avec des modèles d'affaires très différents de ceux du passé, affirme Guillaume Princen, directeur général Europe Continental de Stripe. En France, par exemple, un tiers des entreprises qui se sont créées ces dernières années sont des plates-formes ou des places de marché. »Les accompagner à l'international pour la partie paiement constitue une aubaine pour des spécialistes du paiement électronique comme Stripe ou Adyen.

Les GAFA, un pied dans la porte

Les GAFA ont déjà mis un pied dans la porte. Google, Apple, Facebook et Amazon déploient leurs solutions de paiement à travers le monde. « La véritable valeur de l'activité des paiements, c'est la donnée. Ils permettent de comprendre encore mieux les comportements des consommateurs, indique Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Les Google de demain devront maîtriser la donnée de paiement. Soit les GAFA remporteront le match et renforceront leur puissance, soit de nouveaux acteurs, comme Adyen ou Stripe, deviendront les nouveaux géants. »

Quelle place restera-t-il alors aux banques ? Elles qui tenaient le haut du pavé conservent certes les tuyaux où circulent les flux financiers, mais commencent à voir les relations avec leurs clients commerçants leur échapper. « Le modèle traditionnel où l'on équipait les commerçants avec des terminaux de paiement est remis en cause », reconnaît un grand banquier de la place. Entre levées de fonds, cotations et rachats, leurs concurrents disposent de beaucoup plus de moyens pour investir dans les technologies les plus performantes.

Par le passé, l'Europe bancaire n'a pas su résister à la toute-puissance des réseaux américains Visa et MasterCard. Face à l'appétit des nouveaux champions américains et chinois du paiement, elle a choisi de répliquer en lançant un moyen de paiement domestique. Depuis le mois de novembre 2018, avec le soutien technique de la Banque centrale européenne, de nombreuses institutions proposent à leurs clients d'échanger des paiements instantanés, de compte à compte, sans passer par la carte bancaire. Ces virements électroniques, effectués en quelques secondes, devraient entrer progressivement dans les habitudes des Européens pour payer « de personne à personne », pour régler ses courses en supermarché, ou payer en ligne chez un e-commerçant. Le paiement est devenu un enjeu de stratégie industrielle et de souveraineté.

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Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Etude : le cashback carte bancaire plébiscité par les clients en France

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CLO

Février 2019

Article paru sur Revue Banque le 25 janvier 2019


L'étude annuelle menée par Next Content pour le compte de SAB et CGI a été réalisée en décembre 2018 auprès de 1009 Français connectés à Internet sur ordinateur, smartphone ou tablette et représentatifs de la population connectée à Internet en termes d'âge, de sexe et de CSP. Elle s'intéresse aux pratiques de ces clients en matière de services bancaires et financiers en ligne sous de nombreux aspects : attractivité des banques en ligne, utilisation du smartphone, nouveaux services en ligne, reconnaissance des FinTechs.

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Le premier thème sur lequel a porté l'étude menée par Next Content est la part des banques en ligne en tant qu'établissement principal des clients : celle-ci atteint 6 % du panel des Français interrogés. Les auteurs de l'étude précisent que 70 % de ces derniers sont multibancarisés et que très souvent cette banque en ligne était une banque secondaire avant de devenir leur établissement principal. Si le pourcentage reste encore faible, les auteurs soulignent la croissance des acteurs historiques comme Boursorama ou ING Direct et l'arrivée de nouveaux entrants tels que Hello Bank ou Orange Bank. Cela laisse supposer que cette part pourrait croître dans les prochaines années. En outre, 56 % des clients interrogés affirment que, s'ils devaient changer de banque principale, ils pourraient choisir « une banque exclusivement sur Internet, sans agence », un pourcentage en hausse de 3 points par rapport à 2017 et de 11 points par rapport à 2016.

Le choix d'une banque en ligne se justifie principalement par des gains économiques : les frais moins élevés des banques en lignes (81 % des sondés), mais aussi les offres promotionnelles comme la gratuité des cartes ou les sommes offertes aux nouveaux clients (60 %). La qualité de l'application mobile et des services en ligne ne vient qu'en troisième position (32 %). A contrario, les principaux freins manifestés à l'égard des banques en ligne sont le souhait de pouvoir appeler ou rencontrer un conseiller (57 %) et l'idée qu'une banque avec des agences est plus rassurante en cas de problème (49 %).

L'usage du smartphone

L'étude s'est également intéressée sur la place du téléphone portable dans l'utilisation des services en ligne. Globalement, la fréquence d'utilisation des services en ligne des banques principales demeure fin 2018 plus forte sur ordinateur que sur smartphone. Toutefois le smartphone est l'équipement le plus fréquemment utilisé pour les services en ligne par les personnes ayant téléchargé l'application mobile de leur banque principale. 67 % des Français interrogés détenteurs d'un smartphone ont téléchargé l'application mobile de leur banque principale (en progression de 4 points en un an) et ce pourcentage grimpe à 82 % pour les moins de 35 % (en progression de 6 points).

L'ordinateur reste également l'équipement le plus utilisé quelle que soit l'opération bancaire réalisée (pour les clients détenant au moins deux équipements). Mais l'usage du smartphone est particulièrement fort pour les opérations les plus simples, comme la consultation des comptes et le suivi des dépenses, et dans une moindre mesure pour effectuer des virements. En revanche, il est largement minoritaire pour les opérations de souscription en ligne, y compris par les clients ayant téléchargé l'application mobile de leur banque, un constat à pondérer par le fait que la souscription depuis les applications n'est pas toujours possible.

Nouveaux services en ligne...

L'étude a ensuite cherché à identifier l'intérêt des clients pour les nouveaux services numériques dans le paiement : « Les attentes les plus fortes se situent au niveau des applications qui sécurisent (par empreinte par exemple) ou simplifient (sans contact) le paiement ou en diminuent les frais (carte multidevises pour les déplacements ou virements à l'étranger) ». Le virement bancaire instantané moyennant un surcoût intéresse 47 % des clients interrogés, mais l'étude menée en 2017 montrait que ce même service sans surcoût séduisait 70 % des clients connectés.

Concernant les attentes en matière de services tiers sur les plates-formes des banques, le cash back arrive en tête. Ensuite, les attentes diffèrent selon des critères d'âge ou de richesse : les clients les plus jeunes (18 à 24 ans) mentionnent des nouvelles offres pour le paiement international, alors que les clients avec les revenus les plus élevés (supérieurs à 6 000 euros mensuels) préfèrent une offre élargie de placements et des conseils financiers. Les clients avec des revenus intermédiaires se positionnent plutôt sur des services d'assurance ou de sécurité.

En revanche, 13 % seulement des clients citent l'agrégation de comptes. « Cela peut en partie tenir au fait que la moitié seulement des clients sont multibancarisés et que les banques ont déjà largement investi ce créneau en exploitant notamment en marque blanche les technologies de FinTechs spécialisées », souligne l'étude. 10 % des clients multibancarisés interrogés déclarent déjà utiliser ce service, majoritairement auprès de leur banque principale. 70 % de ceux qui pourraient y recourir, choisiraient également leur banque principale comme tête de pont, contre 20 % des acteurs spécialisés et moins de 10 % un grand acteur internet (Google, Facebook...). Et 10 % des clients interrogés affirment être absolument opposés à ce type de services.

...et nouveaux acteurs

Autre point d'étude : l'intérêt porté aux nouveaux entrants, FinTechs et plates-formes.

Certaines FinTechs comme Bankin, Lydia et Linxo ont déjà une notoriété significative, connues par respectivement 25 %, 16 % et 16 % des Français interrogés. Ces taux passent à 38 %, 27 % et 24 % pour les clients de moins de 35 ans.

Le nombre de clients qui utilisent les services des FinTechs reste encore limité (4 % au mieux pour Bankin), mais il croît significativement chez les plus jeunes clients (18 à 24 ans) : il atteint notamment 12 % pour Lydia.

Concernant les plates-formes qui agrégeraient les offres de différents établissements financiers, 5 % des clients se déclarent prêts à les utiliser, tandis que 42 % estiment cela envisageable. Mais avec des taux qui passent à 15 % et 54 %, les plus hauts revenus (supérieurs à 6 000 euros mensuels) sont de loin les plus intéressés, suivis par les jeunes de moins de 35 ans (respectivement 7 % et 53 %).

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Transformer la data de paiement en nouveaux services pour les banques

Transformer la data de paiement en nouveaux services pour les banques

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK Fintech Innovation Transformation Digitale

Janvier 2019

Interview de Benoit Gruet  à la une de Hello Finance, le 29 janvier 2019

CDLK Services, Fintech spécialisée dans les domaines des Big Data analytics, du Marketing et des Paiements, convertit la donnée transactionnelle en nouveaux services pour les banques. Le 12 décembre 2018, la startup a reçu le Label Finance Innovation lors du Fin&Tech Community. Benoit Gruet, CEO et Co-fondateur de CDLK nous explique comment la jeune fintech française accompagne les banques dans leurs transitions numériques. 

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Des solutions uniques pour accompagner les banques 

« A l'origine du projet, nous sommes partis d'un constat simple : les grands émetteurs de cartes bancaires ont la possibilité de créer de la valeur ajoutée à partir des données de paiement. Dès 2013, nous avons été à l'initiative du développement de la première solution de CLO en France (Card-Linked Offers), plateforme d'offres de cashback liées à la carte bancaire » explique Benoit Gruet. Ce programme de fidélité consiste à proposer via les établissements bancaires des offres de remises sur de nombreux achats en magasin ou sur Internet en privilégiant l'usage de la carte bancaire. Historiquement, les programmes de fidélité bancaire à points proposaient à leurs clients une générosité globalement faible et donc peu engageante. Désormais, grâce à la solution CLO, ce sont les commerçants qui financent la générosité du programme. C'est la mise en place d'un nouveau modèle gagnant-gagnant dans lequel la banque propose une audience de qualité et le commerçant dispose d'un nouveau canal ciblé pour créer du trafic sur son point de vente ou sur son site de e-commerce. La beauté du modèle est l'absence de rupture d'usage puisque le seul effort demandé aux adhérents pour bénéficier automatiquement d'une remise est d'utiliser leur carte bancaire dans les points de vente enrôlés dans le programme de la banque.

Si le principe semble simple sur le papier, le process opérationnel à maitriser s'avère plus compliqué. « Pour capturer les transactions donnant lieu à un cashback, il est nécessaire d'identifier avec précision la signature monétique des points de vente.  Nous avons donc créé à partir de flux transactionnels CB un référentiel marchand actualisé en temps réel. Chemin faisant, nous avons observé que la technologie big data déployée pour les besoins du CLO pouvait répondre à d'autres cas d'usages au sein de la banque », ajoute Benoit Gruet.

En effet, les solutions IT et Big Data sont multiples sur le marché mais peu sont capables de préparer efficacement les données transactionnelles pour les rendre réellement exploitables. « Face à cette problématique, nous avons développé chez CDLK un socle technologique appelé PDMP (Payment Data Management Platform). Grâce à la PDMP, CDLK propose aux banques de déployer dans leurs infra ou en mode SaaS différentes solutions comme le programme de cash-back, mais également d'autres applicatifs de type digital banking.».

En un seul clic, l'applicatif SUPPORT MERID rend intelligible les libellés des relevés de compte en affichant instantanément les informations clés du marchand comme son nom, sa géolocalisation et sa catégorie.  Via un dashboard, BUSINESS INSIGHT permet aux enseignes de juger de leurs indicateurs de performance business (kpi's) en comparaison avec ceux des points de vente avoisinants. EASY-SEG consiste à produire une segmentation basée sur le comportement de consommation des clients.

 

CDLK reçoit le label Finance Innovation 

Le 12 décembre 2018, lors du Fin&Tech Community, le label Finance Innovation a été décerné à CDLK pour sa solution technologique PDMP, en reconnaissance de l'expertise développée par la Fintech dans le domaine des smart data liés aux paiements depuis 5 ans.

 « Nous sommes naturellement très fiers d'avoir été récompensés par le Pôle Finance Innovation. Le Pôle joue ce rôle indispensable de phare auprès des grands acteurs de secteur.  En complément de nos références, ce label très officiel vient cautionner le sérieux de notre approche et la pertinence de notre solution sur un marché de l'innovation Fintech en pleine effervescence.  Plus opérationnellement le Pôle nous donne tout au long de l'année un espace d'échange, où se confrontent différents points de vue, l'objectif étant de contribuer à toujours mieux éclairer l'ensemble de la communauté », conclut Benoit Gruet.

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Pourquoi les relevés de compte bancaire sont souvent illisibles

Pourquoi les relevés de compte bancaire sont souvent illisibles

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK SUPPORT MERID

Janvier 2019

Article paru sur cbanque le 22 janvier 2019


De plus en plus souvent consultés, notamment sur mobile, les relevés de compte restent souvent difficiles à lire, en raison des libellés imprécis de certaines opérations. Pourquoi cette incapacité des banques à présenter de manière claire leurs relevés ? Et quelles sont les pistes d'amélioration ?

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« Bonjour. (...) [impossible] de comprendre les libellés (...) obscurs et raccourcis dans mon relevé (...). C'est quoi LOVEDI ? [J'ai dû faire des recherches] (...) pour comprendre qu'il s'agit d'un achat chez Carrefour City Boulogne Lovedis ». Ce genre de question,  ici posée par un contributeur du forum d'entraide cBanque, est monnaie courante sur le web.

Et pour cause : nous avons tous, un jour ou l'autre, été confrontés à l'impossibilité, en consultant notre relevé de compte, de rattacher une opération par carte affichée à un achat réellement effectué. Et ce, en général, parce que le nom du commerçant nous est inconnu, ou parce que la date ou le lieu présentés semblent incohérents.

Des flux monétiques à décrypter

Pour comprendre cette difficulté, il faut s'attarder sur la manière dont les banques construisent les libellés d'opérations. Chaque paiement, par carte mais pas seulement, donne lieu à ce que l'on appelle une compensation entre, d'un côté, la banque du commerçant qui encaisse le montant de la transaction et de l'autre, celle du client qui la paye.

Pour mener à bien ces compensations, les banques française communiquent au travers d'un système baptisé Core et géré par la société Stet. La banque du client reçoit ainsi, au sein de ces « flux monétiques de compensation », des données permettant d'une part de vous identifier en tant que payeur, de l'autre d'identifier le commerçant à payer grâce à une dizaine de données : date et montant de l'achat, nom du marchand, n° de SIRET de sa société, localisation, type de terminal de paiement utilisée, etc.

Ces données, toutefois, ne suffisent pas toujours à décrire efficacement la transaction. Un exemple : j'achète une galette des rois à la « Boulangerie du château ». Problème : son terminal de paiement (TPE) est enregistré, non pas au nom du commerce, mais à celui de la société qui le détient, la SARL Dupont. C'est donc ce nom qui va apparaître sur mon relevé : impossible de savoir qu'il s'agit d'une boulangerie, et que le débit concerne la galette. D'autant que la date indiquée n'est pas non la date réelle de l'achat, effectué un samedi, mais celle de la télécollecte des informations enregistrées par le TPE, qui a été effectuée un autre jour.

Autre cas de figure : j'achète à Nantes un vêtement dans une chaîne de magasins spécialisés. Il suffit que le siège social de la société qui pilote cette chaîne se situe à Paris pour que mon relevé m'indique que la transaction a eu lieu dans le département 75, et pas dans le 44.

Enrichir les données

A l'heure de la banque mobile, qui accélère la fréquence de consultation des comptes - une quinzaine de fois par mois en moyenne pour les utilisateurs d'applis - et des services d'informations sur les comptes, censés permettre de gérer au plus près chaque poste budgétaire, ce genre d'imprécision fait tâche. Elle remet en cause, en effet, la pertinence de ces outils dernier cri. « Les banques et les applications indépendantes fournissent de beaux graphiques en couleur. Mais ces graphiques sont généralement biaisés ou très incomplets, parce que la catégorisation automatique ne fonctionne pas », résume Benoît Gruet, CEO de la fintech française CDLK Services.

Les banques auraient-elles la possibilité de faire mieux ? « Oui », estime-t-il. CDLK commercialise de fait une solution qui filtre et enrichit les données transactionnelles, en les croisant avec d'autres sources de données, dans une logique dite de big data. Elle permet ainsi, en cliquant dans son relevé en ligne, de proposer, pour chaque transaction, une fenêtre pop up enrichie d'informations sur « le nom ou les noms des commerçants, la date et l'heure de la transaction, sa localisation, l'historique des transactions dans ce point de vente, leur récurrence éventuelle, etc. », détaille Benoît Gruet.

Les banques ont d'autres priorités

Aussi intéressante soit-elle sur le papier, cette solution n'est encore en production dans aucune banque. Pourquoi ? « Aujourd'hui, l'innovation est limitée par l'ampleur des chantiers de conformité vis-à-vis de la réglementation », poursuit Benoît Gruet. « Il y a une marque d'intérêt forte des banques pour ce type de solution mais une grande difficulté à y allouer du temps, des budgets et une échéance... »

Elles y auraient pourtant tout intérêt. Pour proposer un meilleur service à leurs clients, et générer de la satisfaction dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Mais pas seulement. L'illisibilité des relevés de comptes coûte cher. Que fait-on en effet, lorsqu'on constate un débit inconnu sur son compte courant ? On appelle son conseiller, en général sans succès puisqu'il ne dispose pas de plus d'information. On estime ainsi à deux par jour en moyenne le nombre de coups de fil reçus pour ce motif par chaque conseiller. « Au mieux, c'est juste irritant pour le client et c'est un coût opérationnel pour le réseau qui gère des appels entrants improductifs », analyse le CEO de CDLK. « Au pire, ce sont des cas de fraude non détectés ou inutilement déclarés, avec des coûts induits de renouvellement de carte. » Dans tous les cas, des coûts, et pas seulement symboliques.


Vincent Mignot

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Why big data is still a big opportunity for banks ?

Why big data is still a big opportunity for banks ?

Tags : Banque Big Data Innovation

Décembre 2018

Article from  on December 2018

BANKS understand that big data means big money. It represents a big opportunity to them - and they know that unlocking the value in that data could help set them apart from the competition in the dull banking landscape in the region.

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It's why bankers in this part of the world were among the top spenders in the big data and business analytics market this year.

IDC expected revenues for big data and analytics (BDA) in the Asia/Pacific (excluding Japan) to reach US$14.7 billion in 2018 this year, an increase of 14.4 percent over 2017 figures.

Analysts believe that growth is a result of investments led by banking, telecommunication, and discrete manufacturing companies, and forecast that the growth rate of the BDA market will remain at 14.4 percent (CAGR) for the next three years or so.

Obviously, big data is on the radar of leaders in the world of banking, and they're racing to gain the capabilities to harness their data repositories.

Here are some ways banks can use big data:

# 1 | Increase personalization and convenience

Banks have access to customers' credit card history, banking transactions, and web and social interactions. As a result, they're usually in the know when it comes to understanding the needs and wants of the customer and their buying, spending, and repayment patterns.

Using this data, banks can expedite credit checks for faster credit and loan applications and also offer individualized products and services that suit their needs.

Big data can also help banks better cross-sell their products. Say a customer takes a loan to buy a house and is the sole breadwinner for the family, the bank could offer the right kind of insurance to cover the home loan in case of eventualities.

# 2 | Protect customers

Banks know where customers typically log into their accounts from and who they transfer money to.

They also know whether they're in the country or not based on credit/debit card spends, and they are usually able to track how customers generally prefer to pay (or at least use their banking account).

As a result, banks can create algorithms to alert them to transactions that might be fraudulent even if they don't ordinarily raise any red flags.

Say a customer just spent money on his credit card in Singapore and 30 minutes later, someone attempted to log into the customer's account from Vietnam, it's unlikely to be a valid transaction - and big data could help spot, isolate, and investigate it quickly.

# 3 | Create meaningful offers

Big data allows banks to truly understand their customers. They have some personal information about customers, and when they combine it with data about their choices, habits, and income, it helps create a better and fuller picture of the customer.

Using this, banks can create better products and solutions to support customers. In fact, advisors can use insights generated from this data to anticipate a customer's financial goals or partner with the most popular retailers in order to create a better overall experience.

Finally, banks can cross-sell their products better if they're able to understand customers and offer discounts and concessions that are specifically matched to their needs and interests.

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Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution PDMP

Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution PDMP

Tags : Banque CDLK Fintech Innovation

Décembre 2018

Paris, le 12 Décembre 2018

Le label Finance Innovation décerné à CDLK pour sa solution de Smart data dans les paiements. 

Lors de l'événement Fin&Tech Community, qui s'est tenu au Palais Brongniart, CDLK, la fintech big data liée aux données paiement, a reçu le label du pôle de compétitivité mondial Finance Innovation pour sa solution PDMP.

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Ce label a pour mission de sélectionner les meilleurs projets dans le domaine de la Fintech. La qualité de chaque projet est évaluée par un comité d'experts qui attribue le label en se basant sur trois critères: l'innovation apportée, le caractère stratégique du projet sur son secteur, la crédibilité de son modèle économique.  

La fintech CDLK a ainsi été sélectionnée pour sa solution technologique PDMP de type Big Data & Machine Learning. Conçue pour accompagner les banques dans leur transformation digitale, la PDMP (Payment Data Management Platform) permet de transformer la donnée brute de paiement en nouveaux services à valeur ajoutée.

« C'est une grande fierté d'être parmi les 14 projets labélisés sur une centaine de dossiers étudiés par le Pôle Finance Innovation en 2018. Ce label confirme que la direction prise par l'équipe CDLK depuis 2013 constitue la première base d'une innovation-clé pour le secteur de l'exploitation de la data transactionnelle.» Benoit Gruet, CEO et co-fondateur de CDLK, lors de la remise du label.

 A propos du Finance Innovation : 

Finance Innovation est un pôle de compétitivité mondial d'intérêt général, dédié à l'accompagnement et à la croissance des projets innovants et à forte valeur ajoutée, dans le secteur financier. Créé par l'Etat en 2007, le réseau compte aujourd'hui plus de 500 membres et fédère un écosystème large à travers plusieurs filières, dont celui de la banque.

https://finance-innovation.org

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DSP2, quelles nouvelles perspectives de la valorisation de la donnée bancaire ?

DSP2, quelles nouvelles perspectives de la valorisation de la donnée bancaire ?

Tags : Banque Big Data DSP2 Transformation Digitale

Octobre 2018

Tribune de Benoit Gruet dans  Les Echos le 10 octobre 2018

 

Dans un environnement réglementaire en pleine mutation, la DSP2 normalise l'accès aux informations détenues sur les comptes bancaires, pour les tiers autorisés par le client. Si l'accès à la donnée transactionnelle est désormais normalisé avec la DSP2, la question de son niveau d'exploitabilité reste posée.

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Dans un environnement réglementaire en pleine mutation, la DSP2 normalise l'accès aux informations détenues sur les comptes bancaires, pour les tiers autorisés par le client. Les barrières, à l'entrée du secteur bancaire, n'ont jamais été aussi fragiles et le risque de disruption fort. Face à une nouvelle forme de concurrence très active (néo banques, PFM-Agrégateurs, GAFAM, BATX...), les banques traditionnelles doivent s'appuyer sur la valorisation des données qu'elles détiennent, exposées plus que jamais aux convoitises. 

Enjeux autour de la data de paiement bancaire.

Parmi les données rendues accessibles par la DSP2, l'analyse des transactions liées aux dépenses carte bancaire est un enjeu-clé puisqu'elles restent la condition pour créer de la valeur et enrichir la relation client en proposant des offres et services individualisés, à l'instar de ce qui fait la force des géants du net. On entend souvent, chez les nouveaux acteurs, que la DSP2 ouvre les perspectives d'une exploitation "eldoradesque" de la donnée transactionnelle. En revanche, la question de la qualité de la data collectée n'est jamais réellement abordée. Avec la mise en place de cette nouvelle directive, la question posée n'est plus de savoir comment accéder aux données en toute conformité, mais bien de comment parvenir à les exploiter correctement. 

Quel niveau d'exploitabilité de la donnée de paiement ?

Les chantiers menés depuis quelques années sur le sujet ont confirmé le défi lié à la non-qualité des informations transactions carte affichées sur le relevé (celles précisément visées par la DSP2) : identité du commerçant imprécise, absence de localisation de l'achat, absence du type de paiement effectué : offline, online, automate ? Les banques sont quotidiennement confrontées à cette réalité. D'une part, les clients s'interrogent régulièrement lors du pointage de leurs comptes (chaque conseiller bancaire recevant en moyenne 2 appels par jour pour gérer ce type de question*) ; d'autre part, leurs data scientists tentent - sans réel succès à ce jour - de bâtir des modèles efficients pour différentes finalités métiers : CRM, risque, fraude... 

Du côté des applications PFM, l'amélioration de la nature des dépenses est basée principalement sur l'option de catégorisation manuelle, dépendant ainsi du bon vouloir de l'utilisateur. Force est de constater, depuis presque une décennie, que ce principe de contribution n'a pas donné de résultat significatif. Lorsque vous avez la majorité de vos dépenses restant à catégoriser ou incorrectement catégorisée, cela ne motive pas à y passer du temps. Peut-on esquisser des lendemains meilleurs pour les PFM grâce aux avancées de l'IA, permettant un mix "catégorisation automatisée/catégorisation manuelle" plus conforme aux attentes ? 

Que peut faire l'IA face à cette problématique ?

La problématique à résoudre par l'IA serait donc, à partir du libellé unique de la transaction affichée, de reconstituer une identité fiable et intelligible du marchand. Lors d'un récent workshop**, Jean-François Puget, Technical Lead IBM pour WATSON, évoquait la nécessité de partir impérativement d'un cas pratique déjà résolu par l'humain avant de pouvoir tenter d'expérimenter une solution IA. La machine peut être "joueuse d'échecs", "trieuse d'email", "conseiller chat conversationnel"... tous ces cas d'usages doivent préalablement être maitrisés par l'humain avant de tenter de passer à une expérimentation IA. Dans le cas qui nous concerne, l'identification automatique du marchand sur une seule donnée alphanumérique reste non résolue. 

L'accès à la donnée brute monétique constitue un avantage concurrentiel unique.

Pour une fois, les grands émetteurs de cartes bancaires disposent d'un avantage concurrentiel vis-à-vis des nouveaux entrants, que la DSP2 ne gomme pas. Être en capacité de se connecter à la donnée monétique brute avant qu'elle soit filtrée à des fins d'affichage dans l'espace client, constitue la solution à mettre en place dans les banques. Une fois ces données brutes collectées, un processus itératif de normalisation, de raffinage, de croisement avec des bases externes permet l'identification précise et fiable de chaque dépense carte bancaire. 

Créer de nouveaux services à partir de la donnée transactionnelle brute !

Proposer la clarification automatique du relevé de dépense, offrir des offres de shopping personnalisées sous forme de cashback automatisé, pousser aux commerçants des KPI's de benchmarking de leur point de vente... sont quelques exemples de nouvelles fonctionnalités désormais possibles grâce aux nouvelles technologies Big data. Le changement de paradigme pour les banques consiste à créer de la différenciation grâce aux données qu'elles détiennent en exclusivité plutôt que défensivement se focaliser sur celles qui sont désormais, via la DSP2, en format "open source". 

 

* Mesures internes au sein de 2 grands réseaux bancaires en France/# appels entrants concernant des demandes de clarification sur opérations affichées. 

** Workshop Revue Banque (R)évolution digitale - vers la finance 3.0 (19-20 septembre 2018) 

 

@BenoitGruet

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Les établissements financiers ont encore du mal à faire parler leurs données

Les établissements financiers ont encore du mal à faire parler leurs données

Tags : Banque Big Data DSP2 GAFA

Août 2018

Article paru dans  Les Echos le 07 août 2018


Si les GAFA rêvent d'accéder aux données dont disposent les banques, celles-ci demeurent pour l'heure difficilement exploitables.

Les GAFA rêvent de mettre la main sur les données de consommation que les banques ont amassées au fil du temps sur leurs clients. Ces informations - certes précieuses - restent pourtant encore très difficiles à faire parler. De fait, les établissements commencent à peine à mettre de l'ordre dans les masses de données qu'elles ont en leur possession.

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Sous l'impulsion des évolutions réglementaires successives en Europe ( la deuxième directive sur les services de paiement puis surtout  le règlement européen sur la protection des données personnelles ), les banques ont en effet mis en place ces derniers mois des équipes de « data intelligence » chargées de fiabiliser les données et de casser les « silos » informatiques qui se sont progressivement sédimentés. Dans les banques, les différentes modalités de collecte d'information auprès des clients ne sont pas standardisées et les systèmes informatiques n'ont pas été conçus pour mobiliser les données de façon transversale.

Mettre de l'ordre dans leurs stocks de données est surtout devenu une nécessité pour des raisons commerciales et opérationnelles. Les réseaux bancaires sont nombreux à s'équiper  d'algorithmes d'intelligence artificielle pour améliorer leurs performances face au client comme dans les back-offices. Ces outils apprenant puisent justement leur « intelligence » dans les masses de données qui leur sont soumises.

Enfin sur un plan strictement marketing, maîtriser les données est une condition sine qua non pour parvenir à des offres individualisées, adaptées aux besoins de chacun des clients, à l'image de ce que proposent déjà les géants du net.

Pour mener ce chantier stratégique, les banques n'ont pas de temps à perdre. Contraintes par la réglementation européenne, elles doivent dès maintenant ouvrir l'accès aux comptes courants de leurs clients à des acteurs tiers qui en auraient fait la demande. Autrement dit, si elles ne parviennent pas à s'organiser pour faire parler les données de leurs clients, les fintech ou pire  les Gafa risquent de le faire à leur place...

Sharon Wajsbrot

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Pourquoi les banques peinent à faire parler les données de leurs clients

Pourquoi les banques peinent à faire parler les données de leurs clients

Tags : Banque Big Data Fintech GDPR

Mai 2018

Article paru dans  Les Echos le 24 mai 2018

Les banques disposent d'une foule de données sur leurs clients, mais leur qualité reste assez inégale.

L'entrée en vigueur du  règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) demandera certes une rigueur inédite aux banques dans la gestion des données de leurs clients, mais elle ne les privera pas d'en faire usage. Encore faut-il qu'elles en aient la capacité.

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Que ce soit pour proposer des services très personnalisés ou pour optimiser leurs techniques de vente, les banques tentent déjà de « faire parler » leurs données : « 84 % des banquiers estiment qu'ils utilisent de plus en plus de données dans leurs processus de décision traditionnels ou automatisés », indique Marc Monpeurt, directeur exécutif chez Accenture, qui cite les résultats d'une étude récemment menée par le cabinet auprès de 800 banquiers dans 25 pays.

Il faut dire que ces données sont le principal carburant des outils d'intelligence artificielle censés venir révolutionner les produits financiers et la manière de les vendre. Mais si les banques disposent d'une masse de données considérable, elles sont encore loin d'en optimiser l'exploitation comme le font les licornes de la tech.

« Quand on interroge les banquiers sur leurs données, on s'aperçoit qu'environ la moitié d'entre eux ne prennent pas les mesures suffisantes pour s'assurer de leur qualité : 16 % d'entre eux tentent de vérifier leur qualité mais ne peuvent pas la garantir, 11 % pensent que leurs données sont fiables mais ne le vérifient pas et 24 % reconnaissent devoir mobiliser plus de moyens pour s'assurer de leur qualité », indique encore Accenture.

Concrètement, la collecte des données n'est pas toujours standardisée : l'adresse d'un client collectée lors de la souscription d'un crédit peut par exemple se révéler différente de celle collectée lors de l'ouverture d'un compte... Il faut dire que les banques n'ont pas conçu leurs systèmes informatiques pour mobiliser ces données de façon transverse.

Les nouvelles réglementations - la deuxième directive européenne sur les services de paiement ou aujourd'hui le RGPD - les incitent à changer de logique : « on voit de plus en plus d'établissements qui mettent en place des équipes de data intelligence chargées de fiabiliser leurs données et de casser leurs silos informatiques », indique Marc Monpeurt.

Le sujet est d'autant plus crucial que les banques s'équipent d'outils de plus en plus automatisés : selon Accenture, 78 % des banquiers estiment que ces systèmes embarquent de nouveaux risques de piratage via l'intrusion de données frauduleuses.

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Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Comment mettre en oeuvre un programme de cashback ?

Tags : Banque Carte Bancaire Cashback CDLK CLO Promotion

Mars 2018

Dossier paru dans  Mind Fintech le 28 mars 2018

BPCE, BNP Paribas ou encore le Crédit Agricole seraient en train de préparer des offres de fidélité liées aux dépenses de leurs clients pour se prémunir de la concurrence des nouveaux entrants. Mais les banques font face à un défi de taille : fournir une offre différenciante au client avec une expérience utilisateur optimale, tout en offrant de la valeur aux commerçants. mind Fintech fait le point sur les solutions disponibles et les initiatives en cours.

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Sous l'effet combiné de la DSP2 puis de l'introduction progressive d'Instant Payment, les banques craignent de voir à terme la fréquence d'utilisation de leurs cartes bancaires diminuer au profit d'applications tierces permettant d'effectuer des virements instantanés de compte à compte. Une évolution qui mettrait à mal leurs revenus issus des commissions interbancaires, mais aussi la relation client. Pour s'y préparer et contrer la concurrence, les acteurs français qui s'étaient jusque-là peu penchés sur les offres de cashback, étudient tous plus sérieusement cette possibilité et plusieurs projets sont déjà en cours. De quoi peut-être remplacer chez certains les programmes de points de fidélité extrêmement onéreux (ils coûteraient 20 à 25 millions d'euros par an à maintenir chez les grands groupes) et dont le ROI est difficile à mesurer.

LCL a été pionnier en matière de cashback, via son programme Avantage+ lancé en octobre 2015. Depuis la refonte du programme, le lancement d'un nouveau plan marketing et l'activation automatique d'une partie des offres début 2017, le programme est en croissance : un million de clients étaient enrôlés en novembre 2017, contre 600 000 en mai de la même année. Et plusieurs concurrents sont désormais sur les rangs.

[...]

Récupération du flux monétique

La mise en place du programme de fidélité et la mise en valeur des données liées aux transactions nécessitent en premier lieu d'être capable de les récupérer. Pour y parvenir, plusieurs solutions s'offrent aux banques. La première consiste à se baser sur les flux monétiques, comme le fait LCL. La banque peut ensuite se baser sur ces données pour identifier les transactions éligibles au programme de fidélité et en faire bénéficier le client... ou du moins faire appel à un prestataire spécialisé capable de déterminer quel marchand ou quel magasin se cache derrière la signature monétique.

La solution CDLK, pionnière sur le créneau et qui travaille sur le programme Avantage+, permet ainsi d'identifier les marchands derrière chaque libellé et assure parvenir à catégoriser 99,7% des transactions cartes. “Nous avons créé plus de 3 000 règles algorithmiques et nous utilisons des techniques de machine-learning pour raffiner les éléments du flux monétique", raconte Benoît Gruet, CEO. Inconvénient : ces offres de fidélisation requièrent un développement du côté de la banque. Mais, précise Patrick Labbé, “cette méthode, souvent internalisée par la banque, peut être un moyen pour les acteurs traditionnels d'analyser davantage la donnée client car le flux monétique véhicule beaucoup d'informations."

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On-premise ou SaaS

Seul CDLK propose aux banques de développer le programme dans son SI ou bien en SaaS. Les autres acteurs, qui utilisent des agrégateurs, fonctionnent obligatoirement en SaaS. “La méthode on-premise est souvent préférée par les banques pour une question de sensibilité des données, commente Benoît Gruet. Mais pour des questions de time-to-market, nous pouvons démarrer en SaaS puis intégrer des briques en interne au fur et à mesure, pour les données clients sensibles." Patrick Labbé le confirme, un développement sur site “permet à la banque de rester maître de ses données et de ce qui est transmis". Et cela lui évite aussi de devoir mentionner à ses clients l'existence d'un tiers pour le traitement des données personnelles.

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Ciblage des clients

Tous les prestataires opérant sur le CLO ou l'ALO mettent pourtant l'accent sur leur capacité à mettre en oeuvre un ciblage précis des clients pour améliorer le marketing des enseignes. CDLK propose un module de “targeting" pour cibler les clients sur la base de leur comportement d'achat. [...]

Reste qu'aucune offre de cashback extrêmement personnalisée n'a encore vu le jour. Actuellement, chez LCL, les offres sont les mêmes pour tous les clients même si celles qui sont mises en avant sur le site le sont de manière personnalisée, notamment en fonction de la localisation. Les banques sont freinées par la réticence des clients à voir leurs données analysées et scrutées et préfèrent populariser des programmes généralistes plutôt que de heurter leur base, quitte à offrir le même type de récompenses que des acteurs traditionnels.

[...]

Pour Benoît Gruet, dont la solution CDLK permet déjà aux commerçants de surveiller la performance des programmes de cashback en déterminant le “statut" du client (ancien, nouveau, régulier...), "dans cette phase d'apprentissage, la pré-activation est une bonne solution à condition d'avoir une plateforme capable de mesurer les résultats des offres pour en démontrer la performance aux commerçants, avec l'analyse de l'évolution du taux de transformation des non-clients et du RFM [Récence, Fréquence, Valeur, ndlr] sur les clients existants." Selon lui, “la personnalisation des offres sera intégrée petit à petit, mais l'objectif à court terme est l'adoption du CLO par le marché, tant côté clients que commerçants".

LES ETATS-UNIS, UN MARCHÉ À SUCCÈS POUR LE CASHBACK

Aux Etats-Unis, où le cashback est extrêmement développé, “les commerçants participant au programme peuvent interroger une base mise à disposition par la banque ou le consortium de banques pour cibler leurs offres promotionnelles, raconte Pierre de Brabois, Partner chez Wavestone. Les données clients sont anonymisées, mais le commerçant peut proposer son offre uniquement à ceux qui se rendent dans sa zone de chalandise tous les midis mais n'ont encore jamais acheté chez lui, par exemple. Chacune des banques donne donc accès à des bons plans adaptés aux attitudes d'achat de ses clients." Certaines offres de cashback sont disponibles pour tous les clients, mais d'autres sont ciblées et plus limitées. De quoi proposer des remises importantes à un segment restreint à une zone de chalandise par exemple.

Aude Fredouelle

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Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Les projets de CLO bientôt prioritaires en France

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire CDLK CLO Promotion

Janvier 2018

Article paru dans le magazine Point Banque N°217

Sur le front des services de CLO (Card Link Offer) – qui ne sont rien d'autre que des services de cash backs automatisés et contextualisés - LCL fait toujours cavalier seul avec environ un million de membres inscrits à son programme de fidélité Avantage +, un chiffre atteint deux ans après le lancement dudit programme alors que la banque totalise un parc de 3,8 millions de porteurs de cartes.

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Avantage + a atteint un seuil significatif. La relative lenteur de la montée en puissance de ce programme tient essentiellement au fait que l'enrolement se fait par 'opt-in'. « Un programme de CLO se construit dans le temps » explique Benoit Gruet, président de CDLK, pionnier du CLO en France. Le prestataire vise le marché des banques avec une plate-forme technologique qui identifie la signature monétique des commerces grâce à une solution basée sur des algorithmes et du machine learning (CLO Tracking & CLO Targeting). CDLK produit ainsi un référentiel marchand croisant certaines données monétiques (codes MCC, SIRET, etc...) avec des données externes (APE Insee, etc...) pour permettre une identification et une catégorisation à des fins applicatives dont le CLO. La qualité des données du référentiel ainsi obtenu est essentielle pour les banques. Principale raison ? Sur le terrain, dans leurs relevés, les banques ne disposent que du libellé monétique des entreprises, lequel peut différer des marques commerciales connues du grand public. Ainsi, le client d'une banque, qui attend en principe un relevé clair et compréhensible, va donc s'arracher les cheveux pour identifier une dépense qui ne fait pas apparaître directement le nom du salon de coiffure ou de la boulangerie qu'il a l'habitude de fréquenter. « Cette situation résulte notamment du système 4-coins des schèmes CB, Visa ou MasterCard, qui distingue la banque acquéreur qui fournit le terminal de paiement de la banque du porteur » explique Angelo Caci. CDLK offre aux banques une solution technique afin de résoudre ce problème. « Elles peuvent ainsi offrir à leurs clients des relevés parfaitement explicites » explique Benoit Gruet. CDLK propose en outre des outils de segmentation de la clientèle basés sur le comportement de consommation permettant de mieux cerner leurs attentes. Alors que le sujet s'apprête à figurer en tête des priorités, d'autres grandes banques réfléchissent au déploiement d'une solution big data innovante exploitant leurs propres données, et ce afin de faire face à la concurrence croissante des néobanques dans un contexte de taux d'interchange à la baisse estime en substance Benoit Gruet.

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Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Carte bancaire : faut-il s'attendre à un bouleversement en 2018 ?

Tags : Banque Carte Bancaire

Janvier 2018

Article paru sur cbanque le 18 janvier 2018

Dans un secteur en pleine révolution, la carte bancaire reste de loin le moyen de paiement préféré des usagers. Sa domination pourrait-elle être remise en cause à court terme ? Le point sur les évolutions à attendre en 2018.

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Objectif 3 milliards pour le sans contact

La décision date d'octobre 2017 mais elle va réellement prendre son envol en 2018, à mesure que les terminaux de paiements seront mis à jour et les cartes bancaires renouvelées : il est désormais possible de régler sans contact des achats jusqu'à 30 euros. Ce qui couvre potentiellement 60% des paiements par carte, contre 43% pour l'ancien plafond.

Il y a toutes les chances que cette nouveauté soutienne un peu plus en 2018 le développement des usages, qui ont déjà explosé depuis deux ans : le nombre d'achats sans contact est ainsi passé de 605 millions en 2016 à plus d'un milliard en 2017. Le groupement français des cartes bancaires CB a fixé pour le cap pour cette année : atteindre les trois milliards.

Des paiements en ligne mieux sécurisés

La carte reste de très loin le moyen de paiement le plus utilisé pour régler des achats en ligne. Ce n'est toutefois pas sans risque : selon  l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, l'usage de la carte en ligne représentait 17% des transactions en 2016, mais les deux tiers du montant de la fraude. Un problème que les banques et les e-commerçants vont devoir affronter plus résolument.

La nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 janvier 2018, impose en effet, à moyen terme, la généralisation de l'authentification forte pour les paiements en ligne. En clair, il ne suffira bientôt plus de renseigner le cryptogramme visuel situé au dos de la carte pour authentifier un paiement. Il faudra également employer une autre méthode : un code SMS, une authentification biométrique, etc. Des dispositifs qu'on devrait donc voir se généraliser dans le courant de l'année.

Des frais en baisse en cas de perte ou de vol

Autre conséquence de la DSP2 : depuis le 13 janvier, la franchise restant à la charge du porteur dans certains cas d'utilisation frauduleuse d'une carte bancaire volée ou perdue a été divisée par 3, passant de 150 à 50 euros. Une bonne nouvelle pour les usagers, à la portée toutefois relativement limitée : cette franchise ne s'applique que pour les achats frauduleux effectués avec usage du code et en l'absence de déclaration du vol ou de la perte. Sinon, hors cas de négligence grave, la banque doit rembourser dès le premier euro. Par ailleurs, cette franchise est généralement couverte par les assurances perte et vol des moyens de paiement qui équipent nombre de clients bancaires.

Le paiement mobile frémit

Rappel : pour pouvoir utiliser des services comme Apple Pay ou Paylib, il vous faut une carte bancaire compatible. Le paiement mobile n'est donc pas à proprement parler un concurrent de la carte.

Sans parler de véritable décollage, son usage a frémi en 2017 en France. Les 8 principales enseignes bancaires proposent désormais Paylib sur Android à leurs clients. Les rangs des cartes compatibles avec Apple Pay sur iPhone se sont également étoffés : c'est le cas désormais chez Fortuneo, dans les Crédits Mutuels de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, chez N26, en attendant prochainement la Société Générale, Boursorama Banque, Morning et d'autres sans doute.

Le paiement instantané, un concurrent de la carte ?

Si le mobile n'est pas encore un concurrent de la carte, il pourrait le devenir avec l'émergence du paiement instantané. Ce nouveau moyen de paiement, dont le développement est ardemment souhaité par les institutions européennes, permet d'effectuer des virements SEPA quasi-instantanés (10 secondes maxi) 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Une révolution potentielle, même s'il reste des interrogations : quels seront les cas d'usage privilégiés par les banques ? Combien ces virements seront-ils facturés ?

La carte bancaire n'apparaît toutefois pas en première ligne face au paiement instantané, au moins pour les paiements en points de vente. Il pourrait en revanche changer la donne pour les paiements en ligne. Mais c'est surtout le chèque, pour les paiements entre particuliers notamment, qui devrait pâtir de son émergence.

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2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

2018 signera-t-elle l'obsolescence des banques ?

Tags : Banque GDPR Innovation

Janvier 2018

Article paru dans  Les Echos le 04 janvier 2018

Sous l'impulsion de deux législations européennes posant les bases d'un marché digital unique pour 2020, l'année qui arrive est susceptible d'apporter beaucoup de changement au secteur bancaire et financier.

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Une année charnière pour les banques ?

Le 13 janvier marquera la mise en application de la directive sur les services de paiement révisés (PSD2) dans toute l'UE. Elle va multiplier les possibilités en matière de mode de paiement et introduire ce que l'on appelle l'open banking. 

Fin mai, ça sera au tour du règlement général sur la protection des données (GDPR) d'entrer en vigueur. Instauré pour mieux protéger les individus, le GDPR unifie la réglementation relative à la protection des données pour tous les utilisateurs au sein de l'UE. Il ouvre, de fait, l'accès aux données à des sociétés tiers. 

Ces deux réglementations signent clairement la fin du contrôle exclusif des banques sur les données financières de leurs clients. 

Quels changements pour le consommateur ?

Pour le consommateur, ce changement va se ressentir lors d'un achat en ligne, du paiement d'une facture ou d'un virement. Il pourra donner au commerçant son accord pour qu'il accède directement à ses comptes bancaires et procède aux opérations. Plus besoin de rentrer ses numéros de carte bancaire ou de passer par différents intermédiaires. 

Les lignes s'estompent encore plus lors du passage en caisse puisque rapidement n'importe quel objet connecté comme un téléphone, une montre et même une voiture pourra servir de moyen de paiement ! Nous allons assister à une explosion du nombre de points de contact, chacun avec ses spécificités, mais sur lesquels les banques devront être présentes si elles entendent conserver leurs parts de marché. D'autant plus qu'à court terme, Google,  Facebook, Amazon pour ne citer qu'eux, pourront proposer plus facilement leurs services financiers. 

 

Repenser son parcours et son expérience client.

Dorénavant, n'importe quelle entreprise pourra proposer des services équivalents aux banques pour ce qui est du paiement. L'exigence des consommateurs doit, par conséquent, pousser les institutions financières à fournir des services d'une qualité supérieure, toujours plus sûrs et surtout plus pratiques. Si elles souhaitent rester compétitives, les banques devront tirer tout le potentiel de la data dont elles disposent, mais pas seulement puisque les changements réglementaires à venir élargissent le parcours client à une multitude de fournisseurs tiers. 

De ce fait, en plus des données qu'elles collectent déjà, elles devront se concentrer sur l'interaction de leurs clients avec ces entreprises extérieures à leur écosystème et utiliser la data pour booster leur expérience client et étendre la portée de leurs offres avec des programmes de fidélisation, des conseils financiers personnalisés, une réactivité et une plus grande rapidité dans les opérations, etc. Les possibilités sont vastes et il faut dorénavant se donner sérieusement les moyens de saisir ces opportunités, car d'autres acteurs entrent sur le terrain : opérateur téléphonique (Orange Bank), grande distribution (C-zam de Carrefour) et même tour operator (Sumo par Thomas Cook). 

Faut-il s'allier pour éviter de périr ?

La rapidité et la complexité des changements que connaît l'industrie bancaire sont considérables. Ils ne peuvent être appréhendés que par ceux qui utilisent la technologie et concentrent leurs ressources sur la réorganisation de leur parcours client. Les institutions financières axées sur le progrès et la croissance ont déjà noué des partenariats avec des sociétés qui possèdent une connaissance approfondie en matière de création d'expériences client. 

Les banques doivent avoir les compétences techniques, mais aussi culturelles pour construire ces nouvelles expériences client et ces nouvelles offres. Des partenariats entre les banques et des entreprises comme les GAFA ou des fintechs et des géants du commerce peuvent être une partie de la solution. 

Ces derniers excellent dans l'analyse du parcours client et du comportement des utilisateurs ; ils offriront aux banques un accès à des technologies d'analyse de données de pointe, leur permettant d'extraire du parcours client les informations les plus pertinentes pour la construction de leur nouvelle stratégie commerciale. 

PSD2 et GDPR mettent donc les banques face à de nouveaux défis et si elles ne réagissent pas correctement elles risquent de perdre brutalement et durablement du terrain. Mais c'est aussi une opportunité pour se renouveler en trouvant dans une évolution vers une logique d'économie de plateforme la source de nouveaux profits et d'une meilleure fidélisation du client.

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Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Les promotions liées à la carte bancaire gagnent du terrain

Tags : Banque Carte Bancaire CLO Promotion

Novembre 2017

Article paru dans Les Echos le 14 novembre 2017

Pionnier sur ce marché, LCL revendique un million d'utilisateurs en deux ans pour son programme « Avantage + ». BPCE mènerait un pilote comparable. 

Le marché des offres promotionnelles directement liées à l'utilisation de la carte bancaire du client commence à frémir. Deux ans après avoir lancé   son programme « Avantage + » , LCL revendique ainsi un million d'utilisateurs, soit 30 % du nombre total de ses porteurs. 

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« En réalité, la part est plus importante car tous nos clients, notamment les étudiants et les jeunes, ne sont pas éligibles », précise un porte-parole de la banque.

La filiale du Crédit Agricole compte en parallèle 300 enseignes partenaires et 1.200 points de vente où le consommateur peut bénéficier de réductions lorsqu'il utilise sa carte bancaire. Globalement 45 % des commerçants qui offrent ces remises sous forme de cashback le font en magasin tandis que la majorité des partenaires sont en ligne.

Un intérêt croissant en magasin

Mais cette proportion a vocation à s'inverser. « Nos clients sont très demandeurs d'offres de proximité », confirme ce porte-parole. La banque va donc multiplier les opérations commerciales comme celle qu'elle a organisée dans le centre des Quatre Temps à la Défense en septembre. Durant quinze jours, tous les commerçants y ont pu proposer des remises et tester l'intérêt du programme. « Le  chiffre d'affaires des Quatre temps a sensiblement augmenté, les commerçants étaient satisfaits », affirme LCL sans plus de précisions.

De fait, si ce type de programme aussi appelé  CLO (« card-linked offers ») permet à la banque de fidéliser ses porteurs de carte et de justifier la cotisation annuelle qu'ils règlent pour l'utiliser, il permet aussi aux banques de renforcer leur relation avec les clients professionnels. 

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Stop aux mythes sur les données personnelles

Stop aux mythes sur les données personnelles

Tags : Banque Big Data CNIL

Juillet 2017

Article paru sur C'est pas mon idée le samedi 15 juillet 2017.

Dans la plupart des entreprises – notamment les institutions financières – j'entends régulièrement cette plainte : « nous aimerions bien exploiter les données de nos clients, mais la CNIL nous l'interdit ». Si cela ne suffit pas à clore toute discussion, le Règlement Général de Protection des Données ( RGPD) sert maintenant d'argument imparable. 

La réalité est pourtant très différente ...

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Les différents textes en vigueur ou à venir n'ont certainement pas vocation, à quelques rares exceptions près, à prohiber les usages de données personnelles. Au contraire, leur principal objectif consiste justement à définir un cadre acceptable pour ce faire. Parce qu'il est généralement impossible de faire entendre raison à des interlocuteurs inflexibles, la prise de position d'une représentante de la CNIL dans une  interview pour CBanque représente un contre-feu utile.

Clémence Scottez l'affirme sans ambiguïté : « il circule beaucoup de fantasmes sur l'exploitation commerciale des données bancaires ». Loin d'empêcher ces pratiques, la loi impose uniquement qu'elles ne soient pas mises en oeuvre à l'insu des clients et que le recueil de leur consentement respecte quelques règles relevant de la plus élémentaire déontologie. Quant au RGPD, il n'est pas plus restrictif a priori, puisqu'il vise essentiellement à renforcer la transparence des usages au profit du consommateur.

Au lieu de se focaliser (voire se bloquer) sur des contraintes réglementaires fictives (tout en respectant les obligations qui leur incombent, naturellement), les entreprises désireuses d'explorer les opportunités offertes par les données qu'elles hébergent devraient d'abord se pencher sur les moyens de convaincre leurs clients qu'elles vont ainsi leur apporter un meilleur service. En effet, le risque de rejet est plus élevé qu'une infraction et ses conséquences (sur l'image, par exemple) aussi dommageables.

Il s'agit là d'un enjeu de compétitivité. Les règles de protection des données personnelles s'appliquent de manière identique à tous les acteurs, grands groupes et startups, sans discrimination. Mais seuls ceux qui prennent le soin d'évaluer précisément ce qu'ils peuvent faire ou pas avec l'information captée pourront capitaliser sur sa valeur, pour améliorer leur efficacité opérationnelle, affiner et rendre plus attractives leurs offres, renforcer la fidélité de leur clientèle, créer de nouveaux modèles économiques...

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Banques : ce que change la révolution numérique

Banques : ce que change la révolution numérique

Tags : Banque Fintech Innovation

Juin 2017

Article paru sur cbanque.com le 28 juin 2017

Pour tirer leur épingle du jeu dans la nouvelle économie numérique, les banques n'ont d'autre choix que de s'ouvrir, via des API, et de collaborer avec les fintechs, estime une récente étude. Une évolution porteuse de certains risques, mais aussi de nouveaux revenus.

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D'un côté, des services bancaires du quotidien (gestion budgétaire, paiement, épargne) confiés à des sociétés high tech spécialisées, via des applications mobile dernier cri ; de l'autre des enseignes bancaires ramenées au rang de simples chambres d'enregistrement, comptables des opérations de leurs clients et garantes de leur sécurité. C'est un des avenirs possibles de la banque de détail. Et ce n'est pas le plus favorable aux banques, qui y perdraient l'accès direct au client et avec lui des opportunités de revenus.

Comment les banques peuvent-elles éviter ce risque de désintermédiation ? C'est la question posée par l'édition 2017 du World Retail Banking Report, grande étude annuelle sur le marché de la banque de détail, coproduite par la société informatique Capgemini et l'Efma, think tank bancaire spécialiste de l'innovation.

Collaboration avec les fintechs

La réponse est assez paradoxale : pour éviter de perdre l'accès au client, les banques doivent s'ouvrir. « [Celles] qui réussiront le mieux », affirme Vincent Bastid, secrétaire général de l'Efma, « sont celles qui utiliseront des API ouvertes pour collecter des informations sur leurs clients et générer de nouvelles sources de revenus, tout en améliorant l'expérience client ». Les API - ou interfaces de programmation applicative - permettent en effet à une application de se connecter à une autre application et de lui fournir des données et des services. Elles sont ainsi un « outil essentiel aux banques pour tirer parti de l'ingéniosité des fintechs sans avoir à modifier en profondeur les infrastructures existantes », détaille le rapport.

Le futur paysage de la banque de détail dépendra en effet, pour une part, de la manière dont les banques parviendront à travailler avec ces sociétés technologiques du secteur financier. Cette collaboration, en effet, apparait désormais incontournable pour 9 banques sur 10 et 3 fintechs sur 4, selon les résultats d'un sondage mené dans le cadre de l'étude. Mais quelle forme prendra-t-elle ?

De nouvelles sources de revenus grâce aux API

54% des fintechs et 43,5% des banques pensent qu'elles collaboreront pour développer ensemble des plateformes offrant des services complémentaires groupés aux clients. C'est donc le scénario le plus probable pour les deux secteurs. Mais il y a une alternative possible, qui convainc près la moitié des fintechs (47,8%) et nettement moins les banques (28,8%) : c'est celui envisagé en début d'article, où les banques abandonnent à ces tiers la distribution de leurs produits, et tout ou partie de la relation avec le client.

L'enjeu sous-jacent est évidemment celui de la capacité des banques à gagner de l'argent dans cette nouvelle configuration. Elles doivent choisir « soigneusement leur modèle économique d'interaction avec les clients » préviennent Capgemini et l'Efma. De ce point de vue, la révolution en cours n'est pas dénuée de perspectives. « Les banques ont l'opportunité d'utiliser leurs données clients non seulement pour améliorer l'engagement du client, mais aussi pour créer de nouvelles sources de revenus », explique l'étude.

Les banques disposent ainsi de trois pistes pour monétiser l'accès à leurs données. La première est celle du partage des revenus générés par la fintech grâce aux API. Une solution qui plaît aux banques (48% d'entre elles l'envisagent positivement), mais pas aux fintechs. Ces dernières, d'une courte majorité (54,3%), sont plutôt convaincues par une sorte de « paiement à l'acte » : la fintech paye une commission à la banque à chaque fois qu'elle effectue une transaction via l'API. Un modèle plus consensuel, puisqu'il convainc également 43,5% des banques.

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World Retail Banking report #2017

World Retail Banking report #2017

Tags : Banque Open Banking Retail

Juin 2017

Article from Payments Cards & Mobile on June 2017

The Open Banking evolution continues to unfold. Banks risk disintermediation if they do not carefully 1) choose their customer-interaction business model role, and 2) use application programming interfaces (APIs), according to the  World Retail Banking Report 2017.

Banks, in collaboration with FinTechs, can lead the Open Banking movement by offering their customer bases innovative and personalized services that create new revenue streams and provide more value to customers.

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Usage of traditional Vs non-traditional firms

“FinTechs are now earning higher positive customer experience scores than traditional banks, and banks are openly seeking to collaborate with FinTechs," says Anirban Bose, Global Head of Banking and Capital Markets, Capgemini.

“Open Banking offers banks an opportunity to retain and grow their customer base as they add the varied services of third parties to personalize and customize products and services. For banks that don't think strategically and establish a role in Open Banking, there is a chance they will be disintermediated from their customers.

It is imperative that banks consider business transformation approaches now, to establish and solidify their long-term base in Open Banking."

APIs Offer a Pathway to Open Banking Transformation

The  World Retail Banking Report 2017 details how APIs offer a pathway toward Open Banking, where FinTechs and financial institutions collaborate rather than compete to create customer-centric solutions. Though APIs raise some security and privacy concerns, they are seen as crucial in allowing banks to take advantage of FinTech ingenuity without having to make major changes to existing infrastructures.

“The most successful banks will use open APIs to generate new customer insights and revenue streams, while also improving customer experience," explains Vincent Bastid, Secretary General, Efma. “Many banks currently use APIs internally to improve information flow between legacy systems. In fact, we are already seeing early adopter banks asserting their role in Open Banking by proactively making their systems and data available to third parties and creating new revenue streams."

Benefit of implementing API's

Collaboration Is Key to the Future of Open Banking

Exactly how the evolution toward Open Banking will play out is far from clear. A majority of FinTech respondents (53.8%) and banks (43.5%) envision a future in which banks and FinTechs work together to build cross-industry platforms with bundled, complementary services that benefit customers.

A less likely but still plausible outcome, is that banks will continue to provide products and services but leave distribution to FinTechs, BigTech, or other new open platforms. This has the potential to lower customer acquisition costs but raises issues related to disintermediation branding and customer ownership. Nearly half (47.8 percent) of banks predict this future scenario compared to only 28.8% of FinTechs.

This year's  World Retail Banking Report also quantified the robust appetite for closer partnerships between FinTechs and banks going forward. The vast majority of banks (91.3%) and most FinTechs (75.3%) say they expect to collaborate in the future, with banks providing access to their broad resources, experience and expertise, and FinTechs offering agility, speed to market and a fresh take on customer-centricity.

By working together and taking advantage of APIs, banks and FinTechs can leverage their complementary strengths, enhancing the customer experience much more than each entity could do on its own.

“We work with clients every day who tell us that they are looking to better understand the roles they should play as these new business models take shape; everything from the investment necessary to how to engage with these new players. Many understand that Open Banking is the new normal, but they are still unclear about how to proceed," continues Bose.

“We are helping our clients see first-hand just how Open Banking opportunities are improving their product portfolio and distribution networks, as well as creating new revenue streams, while minimizing the risk of customer disintermediation."

FinTechs Earning Higher Marks in Customer Experience and Collaboration is Key

FinTech companies have done a good job of cracking the code on what customers want, which presents a threat to bank-customer relationships, the report found.

BigTech companies like Amazon, Apple and Facebook are conditioning customers to expect more from their banks and the experience they provide. Because of this, customers are embracing FinTechs, with 40.3% saying they deliver a positive experience, compared to 37.1% who say banks do.

FinTechs are most popular in North America, where 57.8% of customers say they offer a positive experience, compared to 49.5% who cite banks. Globally, customers who are young and tech-savvy are the most likely to turn to FinTechs.

APIs make it easier to create innovative and valuable customer experiences by pooling the collective tribal knowledge of banks and FinTechs. Challenges to Open Banking development include the need for governance and consistent technology standards. Additionally, banks must determine their role in Open Banking, how to effectively personalize customer data, and how to prepare for new revenue opportunities.

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The use of data for banks

The use of data for banks

Tags : Banque Big Data Innovation

Juin 2017

Article from the  Financial IT on June 2017

If oil was thought to be the most valuable commodity at the beginning of the 20th Century, then data has now assumed a similar role in the post industrial age that is the 21st century. Customer experience is at the heart of the new banking model, and data is its most valuable commodity.

Banks have always held vast amounts of data. The problem they have faced is that historically they have not been good at interpreting and extracting insight and value from it.  This situation is changing as financial services adjust to a new competitive environment in which the ability to identify value and insight from data becomes ever more critical.

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Competition from challenger banks alongside new legislation is changing the bank business model. Regulators in the UK and in Europe want to increase competition in the market by pushing towards an 'open banking' model.

Open banking will require banks to share data that they have historically held exclusively, with consumers and third parties. Third parties can access this data by connecting directly to customer bank accounts via a standard Application Programming Interface (API). This access will allow third parties to build products on a bank's infrastructure, enabling new services to be delivered and specifically tailored to the needs of different customers.

Open banking brings bank data, customer data and third party providers together and will radically transform the relationship between banks and their customers. With this development, banks need to reconsider how they create value – it will require banks to adopt a customer centric and data centric view on how they do business.  New businesses will be born on the promise of aggregated real time data analysis, customers controlling not only how they share their 'financial selves' but also assembling the financial relationships they want and need.

Banks must identify where the value case exists for insight from their data. Banks should begin with the customer experience both in terms of matching customer need, anticipating customer requirements, and improving communication to customers. This communication is not simply about selling more products, it includes the servicing experience that customers receive. Data is also helping banks streamline processes such as KYC (Know Your Customer) and underwriting that are benefiting customers.

Open Banking and regulations such as PSD2 has created an environment of permissive data sharing. This has increased the value of customer data. Customers can look forward to giving explicit permission for their own personal transaction data to be shared with third parties and to authorise payments direct from current accounts. This development is at the very heart of Open Banking. It is one of the drivers that are changing the dynamic of customer interaction with institutions and their ability to share information in real time and get real-time responses.

Moving from 'Big Data' to Fast Data'

Banks already possess vast amount of data but deriving greater value and insight requires the need for 'Fast Data'. Big data as the term suggests describes large amounts of structured and unstructed data that require orchestration.The defining feature of fast data is the rapid gathering and analysis of data in real time. It is about the ability to consume, analyse and execute on the insight generated from multiple data sources.  The difference between big and fast data is in the accessibility and utilisation of the data to create value.

Open Banking has increased the opportunity for banks and other third parties to consume data in real time on a customer's transaction history. They need to analyse and gain value from this data in a meaningful timeframe. This means in seconds and not days or weeks. Ultimately, fast data is about the ability to churn vast amounts of data quickly and derive insight. Unlike big data which focuses on storage, fast data takes a consumption orientated view of data. Fast data provides a richer context in terms of analysis and decisions making. This enables banks to provide added value to their customers; ultimately leading to an enhanced and more personalised customer service and experience.

 

Cognitive Banking

Improving the digital banking process involves embracing what can be termed cognitive banking. Cognitive banking should be viewed as an evolution. In the world of digitalisation and the digital economy, cognitive banking expresses all the digital banking requirements and more Cognitive banking is about having fast data, good User Experience and Interfaces (UX & UI) for customers. In addition it  includes automatic or robotic artificial intelligence, deployed in executing data quickly, accurately, cost effectively and predictably.

Not only do banks need to provide services in a digital way, part of the equation now involves reaching conclusions on the engagement strategy with their customer base either directly or indirectly on real time data from multiple data sources. This forms part of the cognitive banking process; it encompasses the analysis, processing and production of insights – new products and deeper more targeted customer value if you like.

Banks are working hard to apply this paradigm to establish new business opportunities by identifying how customers consume and are made aware of products. Decisions can be made on which additional services can be offered to secure customer loyalty along with understanding how banks should communicate specifically with individuals through applying more behavioural analytics to segmentation.

If banks apply greater machine learning and artificial intelligence techniques and technology, they can create a far more personalised, focused message. One that is targeted more effectively and with the added benefit of improving each customer's appreciation of what their bank can do for them. The holy grail of marketing has traditionally been the customer segment of one because everyone is, in the end,an individual. We have yet to reach that point but banks are on a path towards becoming more accurate in identifying and understanding who their customers really are. Data is critical to this.

The competitive advantage that data brings to incumbents

In 2015, when speaking about digital transformation, the CEO of Spain's largest banks BBVA, Francisco Gonzalez said that data was the most important competitive advantage that banks have. He said:

“Banks should become data-driven organisations in order to deliver knowledge banking: new and better financial products and services based on information and better suited to every customer's needs and expectations."

Faced with increased competition from challenger banks and fintechs, data provides incumbents with an inbuilt advantage that if harnessed successfully will help maintain their dominate position within given markets. They already possess large established customer bases and segments compared to challenger banks. With this presence, incumbents can extrapolate valuable data. This customer base gives incumbents insight which challenger banks do not have. In terms of data access, it is this which gives them a competitive edge over challenger banks.

In the era of Open Banking, the value incumbents can derive from data becomes more significant. How banks choose to consume and monetise their data is an open field. It becomes permissible for banks enable third parties to access segmentation information about their customer base which details consumer consumption behaviour. This permissive data which customers have agreed to share is an important development. The opportunity to sell insights based on segmentation knowledge is a value driver for incumbents which challenger banks do not have. This ability to sell insights to third parties presents potential new revenue streams for incumbents.

The relationship between banks and customers is being radically transformed through Open Banking, new technologies and increased market competition. What we see  are three main areas that banks are addressingto harness data;

Firstly, they must utilise data to better understand the customer experience. This involves identifying the most appropriate communication strategy and messaging in the right context for customers. Data provides an opportunity to obtain a much deeper knowledge and understanding of customers. This allows for a more personalised and insightful customer experience.

Secondly, banks need to know their segmentation. In an environment of fast data, banks can consume large quantities of data in real time. This helps drive a more accurate understanding of customers and the context in which they are operating in whether from a business or personal perspective. Fast data enables more insightful decisions based upon the greater number of factors that can now be considered real time, supporting accuracy of underwriting and the matching of need with solutions better.

Finally, banks must identify what value they can bring to their customers. This can involve better pricing and targeting of products and services from the bank to customer. Equally, with the advent of Open Banking, products and services can be provided through third party partnerships. Banks are no longer obliged to provide all services to their customers. Digitalisation and cognitive banking is about banks recognising where value can be created for their customer. In many cases added value will come from a third party and not from banks.

Exploiting the value of data involves banks bringing together many disparate elements of banking and financial services that meet the needs of customers. Those banks that can help manage and orchestrate these services will be successful as they can take value from their enhanced customer relationship. In order to be successful, banks need to have a clear understanding of their data estate, it must be built in a way that facilitates real time engagement, efficiently alongside an understanding of how they consume third party information. They must augment this data and understand how they derive insight.

Many banks have a long journey ahead before they reach this point but in understanding the true value of data they possess, they will be in a far stronger position to deal with the competitive opportunities they face in the Open Banking era.

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La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

La Fnac lance à son tour sa carte bancaire

Tags : Banque Carte Bancaire Innovation

Mai 2017

Article paru dans  Les Echos.fr  le 2 mai 2017

Après Orange ou Carrefour, l'enseigne de biens culturels veut fidéliser encore plus ses clients et tenter de capitaliser sur le succès d'Amazon.

Face à la menace d'Amazon Pay,  tout juste arrivé en France, la Fnac met les bouchées doubles.  Comme le révèle "Le Monde" ce mardi 2 mai, l'enseigne de biens culturels va lancer une carte bancaire en partenariat avec Crédit Agricole et Consumer Finance. Gratuite, elle servira de carte de débit supplémentaire au compte courant.

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Si la Fnac Mastercard est accessible à tous, elle reste principalement pensée pour les détenteurs d'une carte de fidélité Fnac.  Dans son communiqué, Fnac précise qu'c1% des achats réalisés avec la Fnac Mastercard - y compris chez des concurrents - se cumuleront automatiquement pour les cinq millions d'adhérents Fnac, qui pourront les récupérer ensuite sous forme de chèques-cadeaux utilisables dans le réseau Fnac. Une manière de capitaliser un peu sur le succès d'Amazon en France. 

De plus en plus d'enseignes non-bancaires se lancent dans la carte

Cette nouvelle carte bancaire est la dernière des innovations du groupe Fnac-Darty, depuis le rachat de l'enseigne d'électroménager en avril 2016 . Fnac a ainsi multiplié les passerelles entre les deux groupes, comme dans les chèques-cadeaux, tout en développant un partenariat,  notamment avec Deezer . Fnac Darty avance à une cadence soutenue, et promet  d'atteindre un an plus tôt les synergies promises lors du rachat.

Cette annonce d'une carte bancaire s'inscrit également dans une tendance où des acteurs non-bancaires tentent d'investir le marché. Orange,  avec Orange Bank - dévoilée la semaine dernière -, ou Carrefour,  avec sa carte "C-zam" , veulent profiter de l'essor de l'usage du mobile pour continuer à fidéliser leurs clients, habitués ou non. 

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Vers une réglementation des big data ?

Vers une réglementation des big data ?

Tags : Banque Big Data ESA

Janvier 2017

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée  le 30 décembre 2016

Parce que les mégadonnées (« big data ») offrent autant d'opportunités qu'elles induisent de risques, l'ESA – qui rassemble les 3 principaux organismes européens de régulation du secteur financier, ESMAEBA et EIOPA – lance une consultation afin de décider s'il est nécessaire de définir des règles spécifiques en vue d'encadrer leurs usages.

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Les nouvelles technologies d'analyse de données et l'émergence de l'intelligence artificielle constituent désormais un thème d'exploration universel dans les institutions financières. Les bénéfices potentiels, autant pour les clients que pour leurs fournisseurs, commencent à se concrétiser, créant un effet d'emballement généralisé. En parallèle, les risques associés à ces initiatives apparaissent progressivement et sont mal maîtrisés. Pour les régulateurs, il devient donc urgent de dresser un premier état des lieux.

Avec une certaine sagesse, les autorités européennes considèrent qu'un certain nombre de textes existants sont déjà susceptibles de couvrir le sujet, par exemple en matière de protection des données personnelles, de cybersécurité, de transparence et d'information des consommateurs, de gestion des risques... En conséquence, elles ne se jettent pas immédiatement dans une course à la réglementation et préfèrent prendre le temps de la réflexion. La priorité porte d'abord sur la compréhension de l'ensemble des enjeux.

Pour remplir cette mission, les 3 organisations ont compilé un document préparatoire [PDF], qu'elles soumettent maintenant aux commentaires des parties prenantes. Dans la perspective d'établir un panorama à 360° des « big data » pour le secteur financier, ce travail à vocation à rassembler une liste exhaustive des opportunités et, surtout, des menaces à appréhender dans les usages envisagés. Quelles qu'en soient les suites, ce recueil constitue déjà une aide précieuse pour les acteurs concernés.

Du côté des bénéfices, les avantages perçus à travers les expérimentations actuelles sont dorénavant bien partagés. La personnalisation des produits et services en est un des principaux, ouvrant la voie à une meilleure adaptation de l'offre aux attentes des clients ou à des possibilités de servir une population jusque-là exclue (plus ou moins complètement) du système financier. L'impact sur les coûts est également mis en avant, que ce soit grâce aux gains d'efficacité ou par la création de nouveaux modèles économiques.

Il ne faut évidemment pas oublier les améliorations possibles dans les opérations, notamment au niveau de la lutte contre la fraude et autres activités illégales, de la cybersécurité ou même de la gestion de la conformité. La stimulation de l'innovation est enfin perçue comme un facteur important, par le renforcement des capacités à développer des processus et produits diversifiés, avec une meilleure qualité de service, mais aussi sous la forme de solutions rendant aux consommateurs le pouvoir sur leur argent.

En contrepoint, les éventuelles dérives sont tout aussi nombreuses et variées. Il en est, ainsi, des excès de la segmentation des consommateurs, si elle va jusqu'à un filtrage potentiellement générateur d'exclusion. Plus subtil, l'ultra-personnalisation des services peut également engendrer une perte totale de transparence, qui se concrétiserait par une information insuffisante, des difficultés à comparer des solutions concurrentes ou encore l'incitation à des pratiques déloyales (en mesurant, par exemple, la probabilité de défection de chaque client avant une augmentation de tarifs).

Dans un registre différent, il faut en outre se préoccuper des inévitables anomalies, erreurs et bugs qui affecteront à la fois les outils mis en place et les données collectées. En particulier, quels seront les recours des personnes dont les informations personnelles sont exploitées qui estimeraient être indûment désavantagées ? Comment juger impartialement ce type d'assertion ? Ces questions amènent ensuite à réfléchir aux risques de réputation et juridiques, puis aux problèmes de délégation de responsabilité...

Avant que les régulateurs ne s'emparent concrètement du sujet, il est évident que les interrogations soulevées par le travail de l'ESA – dont la plupart relève directement de l'éthique – doivent être prises en compte très sérieusement et dès aujourd'hui par les institutions financières. Il serait dangereux d'attendre une hypothétique réglementation pour apporter des réponses pratiques et raisonnées aux consommateurs qui ne manqueront pas de s'émouvoir de la multiplication des applications des « big data ».

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Point Banque : premiers pas du CLO en France

Point Banque : premiers pas du CLO en France

Tags : Banque Cashback CLO

Décembre 2015

Article paru dans Point Banque, le magazine de l'industrie bancaire et des moyens de paiement, de décembre 2015.

LCL a lancé le 1er octobre dernier Avantage +, le premier programme relationnel carte, alias CLO – Card Linked Offers ou « offres liées à la carte » – une initiative qui risque d'être suivie courant 2016 par toutes les grandes banques de la place. 

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Lancé par la société américaine Cardlytics, le principe du CLO repose sur une analyse par un organisme financier des dépenses effectuées par carte bancaire de ses clients en vue de leur proposer des promotions ciblées générant un cash back automatique en cas d'achat. Malgré la prudence dont font preuve les banques françaises à ce sujet, les raisons objectives d'un ralliement au concept de CLO sont nombreuses.

 

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Quand les banques deviennent des marchands connectés

Quand les banques deviennent des marchands connectés

Tags : Banque Big Data Carte Bancaire

Mai 2015

Article de Ninon Renaud, paru dans  Les Echos.fr le 29 avril 2015

Les banques françaises sont à deux doigts de franchir une nouvelle étape dans l'ère du shopping connecté, qui voit converger le monde du e-commerce et des magasins. Face au développement de nouveaux usages de consommation liés au mobile, elles se sont déjà toutes dotées de portefeuilles électroniques, mais, pour faire mouche, il manquait à ce contenant du contenu ! //.... Et ce grâce à une solution logicielle fournie par la start-up Cardlinkin', qui viendra s'implémenter sur le système d'information de la banque.

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Protéger les données

Les banques assurent en effet avoir pris soin de protéger jalousement les données de leurs clients. « Le secteur veut préserver son image de tiers de confiance et il n'était pas question de mettre ces informations sensibles à disposition d'autres acteurs! », souligne un expert du secteur, qui garde en mémoire les déboires de ING. Le groupe néerlandais avait reçu une volée de bois vert en annonçant il y a un an qu'il était prêt à partager les données de ses clients avec des entreprises extérieures afin de leur permettre de mieux cibler les consommateurs.

Les banques sont d'autant plus soucieuses de rassurer leurs clients sur ce plan que l'enjeu est important. Source de commissions supplémentaires (voir ci-contre), en démocratisant les programmes d'avantages liés à la carte bancaire, ce type de solution peut renforcer aussi tout à la fois la fidélité de leurs clients et le recours à un moyen de paiement moins coûteux que le liquide ou le chèque.

Or, d'autres acteurs venus d'Internet se positionnent aussi sur ce nouveau marché. Pour cause : 90% des achats se font en magasin... Plebicom lui-même, qui opère le site eBuyClub - 2,5 millions de membres et 1.900 e-commerçants - est en passe de basculer son site de « cashback » dans le monde physique. Il s'est associé à Ingenico pour permettre aussi à d'autres acteurs disposant de sites d'avantages en ligne d'étendre leurs offres à des marchands traditionnels. Dans cette configuration, c'est la plate-forme d'Ingenico qui permettra de faire le lien entre le client, identifié par sa carte quand il paie sur le terminal de paiement, et Plebicom qui déclenche l'offre de remboursement. Le spécialiste de la fidélité en ligne a déjà trouvé un accord de poids : il prépare la bascule dans le monde physique d'ici à la fin de l'année du site Ma Galerie Marchande de MasterCard.

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Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Les « CLO » débarquent au Crédit Agricole

Tags : Banque CLO

Mai 2015

Article publié sur le blog  C'est pas mon idée le 4 mai 2015

S'il ne fait absolument aucun doute que toutes les grandes banques françaises réfléchissent aujourd'hui à l'utilisation des données qu'elles détiennent sur leurs clientèles, il est tout aussi évident qu'elles hésitent à se lancer dans une aventure potentiellement risquée. Selon un  article des Échos, le Crédit Agricole s'apprêterait à franchir le pas...

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L'initiative prendrait la forme classique (ailleurs dans le monde) d'« offres liées à la carte » (ou « CLO » pour l'acronyme anglais). Pour mémoire, son principe consiste à analyser les transactions individuelles de chaque client de la banque afin de lui proposer des réductions correspondant au mieux à ses habitudes de consommation. Ces promotions lui sont présentées dans ses relevés d'opérations en ligne : il n'a plus qu'à les accepter, d'un clic, pour qu'elles soient automatiquement appliquées lors d'un achat qualifiant (généralement par l'intermédiaire d'un remboursement sur son compte).

Le service mis en oeuvre par le Crédit Agricole serait celui de la jeune pousse française Cardlinkin', qui trouverait ainsi son premier client d'importance, un an et demi après sa création. Il s'agirait également d'un (petit) pied de nez à Visa qui essaie depuis quelques mois d'introduire en Europe la solution de son partenaire américain edō Interactive. Quoi qu'il en soit, le choix de faire appel à un spécialiste plutôt qu'à une réalisation interne fait preuve de bon sens, notamment par la difficulté à appréhender un nouveau métier.

En effet, le concept de « CLO », pour être à la fois efficace et pertinent vis-à-vis de ses utilisateurs et rentable pour la banque, n'est pas qu'une simple affaire de traitement et d'analyse de données. Certes, ces aspects techniques sont importants, mais la gestion des promotions (et des commerçants qui les distribuent) requiert, de son côté, une approche dédiée (que propose Cardlinkin'). Avec ses clients professionnels, le Crédit Agricole dispose certainement d'un vivier de prospects plus ou moins facilement accessible, encore faut-il leur vendre la solution.

Tout cela est cependant parfaitement réglé, les exemples de réussite – à l'image de  celui de Cardlytics aux États-Unis – ne manquant pas à travers le monde. Le danger pour le Crédit Agricole réside donc ailleurs. En premier lieu, il existe un frein culturel, nos compatriotes étant relativement peu adeptes des bons de réduction en tout genre qui prolifèrent dans d'autres pays. Mais, surtout, c'est la perception des consommateurs en matière d'intrusion dans leur vie privée qui représente un risque majeur.

Comme l'ont démontré, entre autres, les cas d'ING aux Pays-Bas et PostFinance en Suisse, dans des circonstances tout à fait similaires, la frontière est très étroite entre un nouveau service accepté – voire plébiscité – par les clients et une catastrophe de communication. Les réassurances concernant la sécurité absolue des données personnelles ne suffisent pas, c'est une véritable alchimie qui est à l'oeuvre. Pas étonnant, dans ces conditions, que les banques ne soient pas plus empressées...

Il est vrai que l'hexagone compte un précédent, à travers les Bons Plans de Fortuneo Budget, mais il reste tellement discret, à l'écart des services bancaires proprement dits, qu'il ne peut réellement constituer une référence. Alors, s'il confirme son initiative, le Crédit Agricole a toutes les chances de devenir le poisson pilote du sujet : en cas de succès, il faut s'attendre à une déferlante chez toutes ses concurrentes, en cas d'échec, les projets « big data » prendront encore du retard dans l'ensemble du secteur.

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Les achats par CB valent de l'or

Les achats par CB valent de l'or

Tags : Banque Big Data

Janvier 2014

Article paru dans  le figaro le 20/01/2014, par Anne de Guigné.

BNP Paribas et la Société générale pourraient se lancer dans l'exploitation des données sur les transactions de leurs clients.

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Les banques françaises devraient bientôt franchir le pas. Comme leurs homologues américaines, britanniques et espagnoles, elles exploiteront les informations provenant des cartes de paiement de leurs clients pour vendre des campagnes de publicité ou de marketing sur-mesure.«Nous avons accès à l'ensemble des achats des clients, explique un banquier français, qui explore le sujet. Nous pouvons qualifier les dépenses par grands thèmes et vérifier à tout moment s'il a consommé son budget mensuel pour chacun.»

Aux États-Unis, cette pratique, initiée au départ par  Bank of America, s'est développée massivement depuis 2005. Les banques confient les données de paiement de leurs clients à des sociétés de traitement de données marketing comme Cartera ou Cardlytics. Celles-ci proposent ensuite aux grandes enseignes comme aux petits commerçants des campagnes promotionnelles très ciblées. Un client habitué des grands magasins J.C. Penney recevra, par exemple par le biais de ce service, des courriels de l'enseigne concurrente Macy's lui proposant des réductions sur ses produits préférés. Dans le modèle américain, l'intermédiaire et la banque sont rémunérés à chaque achat du client. Le marché est évalué pour les banques américaines entre 2 et 4 milliards de dollars de revenus supplémentaires à horizon 2015.

Vie privée

En France, l'exploitation des données privées étant très encadrée, les banques ne peuvent pas se contenter de décalquer la solution américaine. La loi française leur interdit en effet d'externaliser les données et leur traitement. Elle exige aussi que les intéressés donnent formellement leur accord à leur utilisation. Malgré ces contraintes réglementaires, qui obligeront les banques à exploiter en interne les fichiers, les grands établissements français travaillent tous sur le sujet. Selon nos informations, BNP Paribas  et la Société générale seraient les plus avancés. BNP Paribas pourrait même sortir un projet pilote dès le premier semestre 2014. «Les banques réfléchissent à ces projets d'exploitation des données bancaires, confirme Nathalie Chabaud, responsable de la communication de Visa France. Visa réfléchit à leurs côtés. Elles avancent chacune à leur rythme et en fonction de leur stratégie marketing.»

Ce marché du marketing direct auprès des clients est estimé, en France, autour de 3 à 4 milliards d'euros. Les banques ne devraient gagner qu'un petit pourcentage de ce marché. «En moyenne, évalue Jean-Philippe Poisson, associé du cabinet Elia, cette activité pourrait rapporter aux banques 4 euros de produit net bancaire par client équipé d'une carte bancaire.» Avec 6,8 millions de clients dans son réseau français, BNP Paribas pourrait ainsi s'octroyer un supplément de revenu de 27 millions d'euros annuels. Un apport modeste comparé à un produit net bancaire annuel de près de 7 milliards d'euros en 2012 pour l'activité de banque de détail française du groupe. Mais, dans le contexte actuel de taux bas, qui lamine la rentabilité des établissements, tous les petits ruisseaux sont bienvenus... Reste à savoir comment réagiront les Français, moins fanatiques de promotions que les Américains et plus sourcilleux sur leur vie privée.

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